Un emplacement M.2 finalement, ce n'est rien d'autre qu'un bonne vieille connexion PCIe d'une à quatre lignes selon la machine (sauf quand il est câblé en SATA, mais ça, j'en reparle à la fin). Et en général, comme le montre la photo ci-dessous, ce qu'on y met, c'est un SSD pour avoir du stockage rapide et efficace
Emplacement d'un M.2 sur la carte mère d'un laptop ( source )
Mais aujourd'hui, on va s'ouvrir un petit peu l'esprit sur cet emplacement M.2, parce que OUI, rien ne vous oblige à y mettre un SSD !
Mais avant de commander quoi que ce soit, sortez le manuel de votre carte mère ou la doc de votre mini-PC et regardez le type (PCIe ou SATA) de votre connecteur M.2, le format accepté et surtout le nombre de lignes de cet emplacement.
Le nombre de lignes, c'est le nombre de voies de circulation entre la carte M.2 et le processeur. Plus il y en a, plus ça va vite, donc en général, pour une carte réseau, une ligne (x1) ou deux (x2) suffisent. Mais si vous partez sur une carte graphique, il faudra 4 lignes minimum (x4).
Par exemple, le Beelink ME Mini , lui, dispose de 5 emplacements PCIe 3.0 x1 et un seul en x2. Et sur une ASRock B850 Pro-A , le 4e emplacement M2 tourne en x4... mais retombe en x2 dès qu'un disque occupe l'un des autres ports M.2 en SATA3.
Regardez aussi ce que l'emplacement partage, car sur cette même carte mère ASRock, occuper par exemple le 3ème emplacement désactive purement et simplement le slot PCIE2. Vérifiez aussi que la puce du contrôleur M.2 dispose bien d'un pilote pour votre système, et demandez-vous par où passera le câble car mis à part l'accélérateur IA que je vous présente un peu plus bas, toutes les cartes qui suivent traînent un truc derrière elles. Donc, il faudra peut-être découper votre boîtier ou laisser dépasser des trucs...
Allez, c'est parti !
Pour un NAS ou un routeur maison, la carte 5 GbE de KALEA à 29,90 € embarque une Realtek RTL8126 qui se branche sur un emplacement à clé M ou B+M et déporte son port RJ45 sur une équerre classique de PC. Et bonne nouvelle, comme la RTL8126 est une puce PCIe 3.0 x1, une seule ligne suffit ! Elle est reconnue par le pilote r8169 de Linux depuis le noyau 6.9, et sous FreeBSD (donc OPNsense ou pfSense) par le pilote officiel de Realtek , realtek-re-kmod, qui s'installe à part.
La carte 5 GbE de KALEA, avec son port RJ45 déporté sur une équerre
Maintenant, si vous voulez du 10 GbE, la carte de REKONG à 98,32 € passe par une Marvell AQC113. Et si j'en crois la fiche du vendeur, elle accepte du Gen4 x1 ou du Gen3 en x4, x2 et x1. Sauf qu'une ligne Gen3, c'est 8 Gbit/s, ce qui veut dire que sur un emplacement Gen3 x1, elle plafonnera sous ses 10 Gbit/s. Donc à ce prix-là, autant prendre la 5 GbE. Par contre, en Gen3 x2 (16 Gbit/s) ou en Gen4 x1 (32 Gbit/s), elle pourra tenir les 10 Gbit/s sans problème,
Côté logiciel, Linux la gère avec son pilote atlantic, mais sous OPNsense, c'est une autre histoire. Le pilote FreeBSD d'Aquantia, lui, ne prend pas en charge l'AQC113 et il faudra passer par un pilote communautaire .
Si vous faites tourner Frigate pour vos caméras , oubliez le Google Coral, qui n'est plus recommandé par Frigate . Mais attention, avant d'acheter un autre accélérateur IA à la place, regardez d'abord si votre processeur ne sait pas déjà faire le boulot, car le détecteur OpenVINO de Frigate tourne sur le GPU intégré des processeurs Intel de 6e génération ou plus récents. Un N100, par exemple, analyse une image en 15 ms environ avec MobileNetV2, sans rien acheter de plus, donc vous n'en aurez peut-être même pas besoin.
Par contre, si ça ne suffit plus, le module Hailo-8 de LUCKFOX à 201,59 € vous amènera 26 TOPS sur une interface PCIe Gen3 à quatre lignes. Frigate le prend en charge, avec environ 7 ms par image, mais mesurées avec YOLOv6n, donc c'est loin d'être comparable aux 15 ms du N100.
Maintenant, le truc cool, c'est que vous n'avez pas besoin d'un emplacement x4. La preuve, l'AI HAT+ 26 TOPS de Raspberry Pi, construit autour du même Hailo-8, tourne sur le port PCIe du Pi 5, qui n'a qu'une seule ligne. Un emplacement M.2 en x1 fera donc l'affaire, même si Frigate note que les PC x86 à deux lignes font mieux que le Pi.
Le module M.2 Hailo-8, avec sa puce sous un capot métallique
Ici, c'est la seule carte de la liste qui exige un emplacement x4. L'adaptateur OCuLink de RIITOP à 36,95 € transformera instantanément votre port M.2 en prise OCuLink PCIe 4.0 x4 (jusqu'à 64 Gbit/s). On doit ensuite le relier au dock Minisforum DEG1 (prix 109,00 €), sur laquelle se plug la carte graphique (à acheter séparément avec son alim) et se branche sur une alimentation ATX ou SFX. Le câble OCuLink, lui, est livré avec le dock .
L'adaptateur M.2 de RIITOP et sa prise OCuLink
Notez que le DEG1 de Minisforum n'est compatible qu'avec les machines qui gèrent le PCIe 4.0 x4, donc visez un emplacement Gen4 x4. Et l'OCuLink ne se branche pas à chaud, faudra éteindre le PC avant.
Le dock DEG1 de Minisforum, avec le slot qui reçoit la carte graphique
Et si vous préférez rester à l'intérieur du boîtier, la nappe ADT-Link à 35,45 € ressortira l'emplacement M.2 en slot PCIe x16 prévu pour une carte graphique. Alors je dis x16, mais c'est seulement au niveau du format PCIe 3.0 parce que la carte, en réalité, ne recevra que les lignes réellement disponibles de l'emplacement M.2.
La nappe R43SR d'ADT-Link, du connecteur M.2 au slot PCIe x16
Et si le port USB-C en façade de votre boîtier reste inerte faute de connecteur sur la carte mère, l'adaptateur Type-E de CY à 32,99 € transformera l'emplacement M.2 en connecteur interne Type-E à 20 Gbit/s. Il repose sur une ASMedia ASM3242, conçue pour quatre lignes PCIe Gen3 (sur deux, on tombe à 16 Gbit/s), et ne fait ni vidéo, ni audio, ni recharge PD.
L'adaptateur M.2 de CY, son connecteur Type-E et son dissipateur
Maintenant, si un connecteur USB 3.0 à 19 broches est encore libre, un simple adaptateur EZDIY-FAB à 14,99 € réveillera ce port en USB 3.2 Gen 1, sans avoir à toucher à votre emplacement M.2.
L'adaptateur en L d'EZDIY-FAB, vu sous deux angles
Côté stockage, le contrôleur SATA de Namvo à 29,99 € vous ajoutera 6 ports SATA 6 Gbit/s grâce à une ASMedia ASM1166 , reliée en PCIe Gen3 x2. Ça fait 16 Gbit/s à partager entre les 6 disques, et moitié moins sur un emplacement x1.
Le contrôleur SATA de Namvo
Enfin, pour ajouter du Wi-Fi 6E à une tour qui n'en a pas, il vous faudra un module Intel AX210 à 28,37 € et un adaptateur Jectse à 9,62 € qui le fera tenir dans un emplacement à clé M. Comme Intel documente son AX210 comme étant du Wi-Fi (PCIe) et BT (USB), l'adaptateur fait passer le Wi-Fi par une ligne PCIe et le Bluetooth par un petit câble USB 2.0 fourni, à relier à un connecteur interne de la carte mère. Et les antennes ne figurent ni sur la fiche du module ni dans le colisage de l'adaptateur, donc faudra les acheter à part.
Méfiez-vous par contre de la liste de compatibilité de la fiche Jectse, qui dit supporter aussi l'AX201. Intel classe ce module en "M.2: CNVio2", et pas en PCIe et USB. Bref, attention à bien prendre un AX210 et pas un 201
Voilà et si votre emplacement libre s'avère être câblé en SATA, bah oubliez toutes ces cartes... Toutes ces cartes parlent uniquement le PCIe. Il ne vous restera alors plus qu'à y mettre un SSD SATA... Snif.
Source : XDA Developers
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Je ne sais pas si vous êtes déjà tombé dessus, mais le ministère de l'Éducation nationale fait tourner son propre GitLab depuis un petit moment maintenant, il est public, et il s'appelle La Forge des communs numériques éducatifs . Au moment où j'écris ces lignes, il y a dessus 12 896 projets et 15 638 membres dans ce qu'ils appellent "l'atelier".
Alors c'est quoi cette dinguerie comme disent les anciens ? Hé bien derrière, c'est du GitLab CE, infogéré par le pôle de compétences Logiciels Libres (oui, ça existe, et c'est un vrai service de l'Éducation nationale), et classé dans les services partagés d' apps.education.fr .
Les 595 ressources de la ressourcerie, avec les étiquettes de niveau et de discipline sous chaque fiche
Et le plus beau c'est que pour aller fouiller dedans, vous n'avez besoin de rien du tout puisque les dépôts publics s'ouvrent via le navigateur, sans authentification.
Bien sûr, cette grosse dizaine de milliers de dépôts de code bruts, ça ne se visite pas comme ça. Il y a donc une vitrine, nommée la ressourcerie , qui en met en avant un peu moins de 600, triées par niveau, par discipline et par tag et pour la plupart, testables en ligne.
Par contre, pousser du code est un poil plus encadré. Pour cela, le personnel du ministère doivent avec leur compte Apps, et tous les autres, profs retraités, universitaires, Inria, boîtes de l'EdTech, associations, et j'en passe, passent par un second annuaire avec validation préalable.
Donc non, vous ne pourrez pas y déposer votre side-project éducatif du week-end, mais si votre truc sert vraiment à des profs, la porte n'est pas fermée...
Là-dessus l'Éducation nationale n'est pas toute seule, puisque les Pays-Bas ont également monté leur forge de code , où une cinquantaine d'administrations et de communes publient déjà.
Et l'IA là-dedans ?
Hé bien c'est complètement décomplexée et tant mieux ! Le catalogue a 7 tags officiels rien que pour ça, de "IA chatbot" à "IA prompt" en passant par "IA LLM souverain", et 48 fiches en font partie. Ce n'est donc pas la majorité du catalogue, mais il y a quand même un projet nommé EduVaibe dont le boulot est de "générer, étape par étape, un prompt complet à coller dans une IA pour créer des applications numériques éducatives".
Le truc le plus utile du lot, je trouve, même quand on n'a aucune classe à gérer, c'est ChatMD . Vous forkez le dépôt, vous remplacez le contenu d'index.md par vos propres réponses écrites en Markdown, et votre agent conversationnel bien à vous est ensuite accessible à partir d'une simple URL. Le tout est sous licence MIT bien sûr !
Maintenant derrière une bonne partie de ces dépôts, il y a un prof tout seul qui bricole sur son temps libre, et malheureusement, le jour où il abandonne, le projet s'arrête. Mais la bonne nouvelle c'est que la Forge rétribue chaque année quelques profs pour justement les soutenir dans leurs projet.
C'est maigre à l'échelle d'un ministère, je vous l'accorde, mais c'est quand même mieux que rien. Voilà, en attendant, je vous invite à y faire un tour ! Vous y trouverez peut-être des choses intéressantes.
Merci à Sylvain Bruyère pour le lien !
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Vous savez ce que c'est une caméra thermique ? Oui, probablement, mais au cas où, c'est un appareil qui affiche les écarts de température sous forme de couleurs, pour chercher un défaut d'isolation autour d'une fenêtre par exemple ou repérer un composant qui chauffe trop. Avec la Thermal Master P3, cette image apparaît sur votre téléphone, grâce à un petit module branché à sa prise USB-C.
Il faut d'abord installer l'application du fabricant, puis connecter la caméra à un smartphone Android ou à un iPhone compatible. L'adaptateur Lightning est dans la boîte pour les anciens iPhone, et l'alimentation passe par le téléphone : la P3 n'a aucune batterie à recharger avant de s'en servir. C'est franchement pratique.
Son boîtier en métal mesure environ six centimètres de long, avec un étui de protection pour le rangement. J'aime bien la présence d'une rallonge USB-C de 50 cm dans le paquet, parce qu'on peut tourner la caméra vers un coin difficile d'accès tout en gardant le téléphone dans une position confortable.
La bague dorée autour de l'objectif règle la netteté. Vous la tournez jusqu'à distinguer correctement ce que vous regardez, avec la possibilité d'approcher la caméra très près de n'importe quel appareil, pour observer ses petits composants. C'est clairement intuitif, même si vous n'avez jamais utilisé ce genre de truc avant.
Le capteur de 256 x 192 pixels fournit 25 images par seconde. L'image permet de localiser les zones chaudes sans trop de difficulté, et vous pouvez afficher la température d'un point ou rechercher les valeurs les plus chaudes et les plus froides dans une zone sélectionnée.
Il y a aussi un mode X3 qui agrandit l'image à 512 x 384 pixels par traitement logiciel, sans augmenter la résolution du capteur, et peut ralentir l'affichage selon le téléphone utilisé. C'est moins indispensable mais ça peut dépanner.
La plage de mesure annoncée s'étend de -20 à 600 °C, mais attention, la caméra mesure la température des surfaces, elle ne voit pas à travers les murs.
Une zone froide est donc une bonne piste pour rechercher un problème d'isolation, mais il faut comprendre son origine avant de décider de travaux, en comparant les différentes zones du logement plutôt qu'en interprétant une seule image.
En ce moment le produit est à 299 euros sur Amazon , contre 349 euros en général, si vous avez déjà considéré de vous équiper, c'est le bon moment. C'est par ici .
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Si comme moi, vous aimez les livres, ce que je vais vous raconter aujourd'hui va vous rendre fous ! Hier, 404 Media a publié une enquête qui suit le trajet d'un AirTag. Mais pas n'importe lequel... C'est un AirTag qu'un libraire a glissé, à la demande de la rédaction, dans un livre parti au sein d'une commande d'un millier d'ouvrages. Et son terminus va vous surprendre (ou pas, parce qu'on commence à les connaitre les lascars...) : un entrepôt Amazon de Las Vegas.
Ce qu'on apprends dans l'article de 404 Media c'est qu'en fait, là-bas, une équipe interne baptisée VGT3 reçoit des tonnes de cargaisons de livres, en découpe les reliures et les passe au scanner afin d'en numériser les pages.
Pour la blague, le logo de cette équipe est un tyrannosaure gueule ouverte qui semble dévorer un livre. Ironique n'est-ce pas ?
Des salariés du site racontent eux-mêmes sur un forum d'employés Amazon, que les livres ne survivent pas à l'opération.
Et c'est ça qui rend dingo tout le monde, moi le premier !
Amazon, interrogé, a répondu qu'il achetait des livres par des canaux commerciaux pour "développer et améliorer ses produits et services". Oui, c'est vague mais c'est fait exprès.
Maintenant, calmez vos palpitations cardiaques, ce qu'ils numérisent (et détruisent), ce ne sont pas des incunables , c'est-à-dire des livres anciens édités avant l'invention de l'imprimerie (donc faits à la main). Les libraires interrogés précisent en effet, que les commandes en gros n'incluent jamais les ouvrages les plus anciens sans codes ISBN. Ce qu'ils achètent en fait, ce sont des titres sans presque aucun marché de revente, tirés à peu d'exemplaires ou écrits dans une langue que peu de gens lisent.
Et c'est pile poil ce qui fait leur valeur pour un entraîneur de modèle IA. Ces textes n'ont jamais été numérisé, donc ils n'ont jamais été aspirés par personne, et ont été imprimés avant que le web ne se remplisse de slop IA. Ces livres-là ne sont pas vraiment "précieux" mais comme ils sont rares et de niche, ils sont convoités par les géants de l'IA.
Maintenant ce qui me met en colère quand je lis cet article, c'est surtout cette histoire de destruction du bouquin... Parce que numériser un livre sans l'abîmer, ce n'est pas un rêve utopiste d'archiviste, hein... C'est possible avec des machines qu'il est facile de se procurer. Je pense par exemple à ce ScanRobot autrichien qui est sur le marché depuis 2007 et déjà vendu dans plus de soixante pays.
Il glisse un prisme dans la pliure, aspire les pages de part et d'autre via des petits trous, remonte en photographiant le texte, puis retourne la page d'un souffle d'air grâce à des capteurs optiques et des lasers repèrent le moment où deux feuilles se lèvent ensemble. Et la cadence est plutôt bonne puisqu'elle peut aller jusqu'à 2 500 pages à l'heure, sans que le dos du livre ne soit tranché.
La Bibliothèque du Congrès en a une, le Trinity College Dublin aussi, l'université de Sydney, le Getty Research Institute...etc. L'Internet Archive, lui, tournait déjà en 2021 à environ 3 500 livres par jour dans une vingtaine de centres.
D'ailleurs, j'en parlais dans un article sur un scanner à 250 pages par minute en novembre 2012. J'écrivais qu'au début ça y allait au massicot, et que depuis, les bras robotisés avaient pris le relais pour les ouvrages anciens. Et là on est presque 14 ans plus tard, la plus grosse librairie du monde est retournée au massicot, comme des bourrins préhistoriques.
Sur le motif de la découpe elle-même, Ars Technica avance que la vitesse et le moindre coût ont pris le pas sur la conservation, et c'est vrai que ces bouquins existent ailleurs, et que découper un exemplaire d'occasion sans valeur marchande ne fait de mal à personne. Oui c'est vrai mais c'est incroyablement triste car on peut faire autrement. La preuve, quand Google, OpenAI ou Microsoft numérisent des livres, eux les empruntent dans des bibliothèques ou les offrent ensuite à celles-ci. Les livres peuvent continuer leur vie, alors qu'Amazon n'est pas du tout dans ce cercle vertueux. Et c'est sans parler des auteurs de tous ces livres qui ne savent même pas que leur travail vient d'être absorbé pour l'éternité par une IA...
Bref, Amazon prend un exemplaire dont le texte n'a jamais été numérisé, le déstructure en tokens pour son propre profit puis détruit le livre... Si tout le monde faisait ça, au bout d'un moment, de nombreux ouvrages anciens disparaitraient je pense... Et faut pas oublier que cette destruction de livres c'est surtout un choix délibéré de leur part.
Ray Bradbury doit se retourner dans sa tombe, mais je suis certain que si les gens protestaient massivement contre ça, ils changeraient leurs méthodes de sagouins.
Source : 404 Media
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Diagram-design , c'est un skill pour Claude Code, Codex et Pi qui vous fabrique un schéma technique sous forme de fichier HTML autonome. Vous double-cliquez, ça s'ouvre dans le navigateur, et le diagramme est là, super clean et sans avoir à faire de build ou importer des images.
27 types de diagrammes sont couverts, du schéma d'architecture au diagramme de séquence en passant par la machine à états, le Gantt et le quadrant, chacun en 3 variantes : claire, sombre et éditoriale. Bref, de quoi illustrer une doc ou un article de blog sans dessiner les boîboîtes vous-même, une par une comme dans un Excalidraw .
Le type Loop, avec son moyeu de mémoire partagée. Les pointillés sont les écritures en retour.
Il sait aussi partir de ce que vous avez déjà. Vous lui pointez un fichier draw.io ou un bloc Mermaid planqué dans un README, et il le reprend. Attention, ce n'est pas une conversion hein, mais un re-dessin (ça se dit ?? j'sais pas mais je m'en fous) complet. Il va même récupérer le diagramme embarqué dans un .drawio.png, vous savez, celui qui ressemble à du charabia quand vous ouvrez le fichier dans un éditeur.
Ce qu'il jette au passage ce sont les coordonnées de la source, sa palette, ses polices, les connecteurs en diagonale de draw.io et la mise en page automatique de Mermaid. Ce qu'il garde par contre, ce sont les composants, les relations, les regroupements et le sens de lecture.
À la fin de l'import, il rend même un genre de relevé de fidélité en vous indiquant les noeuds en entrée, les noeuds qu'il a dessinés et les noeuds orphelins qu'il a supprimé.
Un fichier draw.io de 12 nœuds redessiné en niveau de détail équilibré, pour un billet de blog.
La sortie se règle ensuite sur 4 critères. Le format d'abord, HTML, SVG ou PNG. Puis la taille, qui ne touche pas que le cadre. Une planche 16:9 destinée au vidéoprojecteur reçoit des libellés en 16px, une image de doc en reçoit des 12px.
Le troisième critère élague votre dessin, avec 24 nœuds au maximum en mode fidèle, 12 en équilibré, 7 en simplifié, et la coupe suit toujours le même ordre : les décorations, puis les doublons, puis les grappes de feuilles, puis l'infrastructure.
Le quatrième change le vocabulaire, mais pas le nombre de boîtes pour s'adapter au public à qui est destiné le diagramme. Pratique pour passer d'un diagramme hyper technique à quelque chose qui pourra être compris de la direction ou des commerciaux.
Reste l'allure du diagramme... Vous lui donnez par exemple l'URL de votre site, il lit la page d'accueil, en tire la couleur de fond, celle du texte, celle des boutons et la pile de polices, puis range tout ça dans des rôles, et voilà vous avez le design de vos rêves.
Mais surtout, avant d'écrire quoi que ce soit, il contrôle le contraste en AA. Si une de vos couleurs ne tient pas la route à la taille où vivent les libellés, entre 9 et 12px, il propose une valeur corrigée et explique pourquoi. Vous validez le diff, et le guide de style du skill est mis à jour pour tous les schémas suivants.
Et au premier schéma dans un nouveau projet, il refusera même de partir sur le thème par défaut sans vous demander. Il vous proposera naturellement d'aller consulter votre site, de coller vos couleurs à la main, ou encore d'assumer le défaut en connaissance de cause.
Côté installation, ça passe par les plugins pour Claude Code et Codex, par npx pour Codex, par une ligne pour Pi. C'est sous licence MIT et c'est gratuit. Tout est ensuite produit en local, et l'import Mermaid se contente de lire le texte, sans rendu ni appel réseau. Il n'y a que l'export PNG qui réclame un extra, à savoir Playwright, à installer à côté.
Maintenant, c'est pas le même usage qu'un bloc Mermaid qui lui est destiné à évoluer en permanence. Là c'est vraiment pour faire des rendus sous la forme d'une image finie et jolie. Donc à vous de voir !
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Dans la série, "Il n'y a pas que chez nous que la police fait mal son travail", aujourd'hui, je vous emmène rire avec la police canadienne qui a fait une boulette, mais alors comme jamais j'en ai vu. Et cela bien sûr avec la complicité de la justice, parce que sinon ce serait pas drôle.
En fait, il y a un Canadien qui vient de passer 18 mois en taule pour pédopornographie sur la messagerie Kik. À l'origine, le suspect dans cette affaire avait le nom d'utilisateur "fus__ro_dah".
Fus Ro Dah ça vient de The Elder Scrolls V: Skyrim, et ça désigne le cri Unrelenting Force. Ce sont 3 mots de langage draconique : Fus pour la force, Ro pour l'équilibre, Dah pour la poussée et le joueur les hurle pour projeter ses adversaires à l'autre bout de la salle. Fin de ma parenthèse gaming ^^.
Ceux parmi vous qui ont eu la moyenne au brevet des collèges auront remarqué que dans ce pseudo, il y a 3 underscores. Les boomers appellent ça le "tiret du bas", si jamais vous ne savez pas de quoi je parle. Et pas de bol, notre Canadien qui s'appelle Brandon Klayme s'est fait arrêter en 2020 parce qu'il avait le même pseudo.
Enfin, pas tout à fait... Lui, il n'avait que deux underscores dans son pseudo "fus_ro_dah". Alors certes, la police du Wisconsin avait bien relevé "fus__ro_dah" dans les 125 messages extraits du téléphone de la victime, mais la demande envoyée à Kik pour obtenir les données du compte, elle, portait sur "fus_ro_dah". Kik a donc répondu avec l'adresse mail rattachée à ce compte-là, et le reste s'est enchaîné tout seul... Google pour l'adresse IP, Bell Aliant pour l'adresse postale, puis la police de Halifax pour la perquisition.
Donc évidemment, tout ce qui a été collecté en ligne, comme preuve pour l'inculpé, ne lui était absolument pas rattaché. Mais cela n'a pas empêché la justice de le reconnaître coupable en avril 2023 et à le condamner à 18 mois de prison, suivi de 18 mois de probation. Le gars, évidemment, a toujours clamé son innocence, mais peu importe, on sait comment ça marche. Pendant plusieurs jours au tribunal, les procureurs ont passé en revue des tas de preuves contre lui et il a fini par être condamné malgré le fait qu'ils n'aient rien trouvé sur ses appareils électroniques. Une fois encore, la justice fait bien son travail ^^.
Bref, ce petit _ en trop est passé totalement inaperçu...
Jusqu'à ce que les avocats qui travaillent sur son dossier se rendent compte de cette subtile erreur. Alors le 23 juillet, la Cour d'appel de la Nouvelle-Écosse ne s'est pas contentée d'annuler la condamnation. Son jugement prend soin de préciser que ce n'est ni un vice de procédure ni un acquittement au bénéfice du doute et heureusement. Ils reconnaissent que Klayme est "factuellement innocent". Quant au titulaire du compte aux deux underscores, un dénommé Jay, son adresse IP pointe vers la Californie...
Et voilà comment à cause d'un gars qui ne sait pas faire un copier-coller, un gamer Skyrim innocent a passé 18 mois en taule. Évidemment, il a été "décondamné", circulez y'a plus rien à voir.
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Une salle de contrôle satellite, celle qu'on imagine avec des grands écrans et des ingénieurs en blouse, Clément Igonet en a monté une version perso qui tient sur un seul serveur. Son projet Overwatch affiche 23 satellites qui défilent en temps réel sur un globe. Vous cliquez sur n'importe lequel pour lire, en direct, sa tension de batterie, ses températures et ses courants. Le tout à partir de données 100% ouvertes.
Et il y a deux trucs vraiment sympas à regarder ! D'abord, la batterie de chaque satellite monte et descend selon qu'il passe au soleil ou dans l'ombre de la Terre, et ça se voit direct sur le graphe. Ensuite, pour chaque engin, une carte montre quelles stations au sol l'ont capté : tel satellite entendu depuis Kitakyushu, Buenos Aires et un jardin en Bavière. C'est une vraie photo vivante du réseau de radioamateurs qui écoutent le ciel !
Les positions des engins viennent de CelesTrak, la télémétrie de SatNOGS, le réseau mondial de stations tenues par des radioamateurs bénévoles, et le fond de carte, c'est de l'imagerie Sentinel-2 de Copernicus. C'est un peu comme ce globe temps réel qui agrège avions, navires et radios , sauf qu'ici on écoute des satellites.
Un truc qui m'a surpris, d'ailleurs c'est que sur environ 1700 satellites encore vivants, seulement 23 émettent en clair ET sont vraiment entendus par une antenne. C'est ça l'état réel de la télémétrie satellite ouverte aujourd'hui. J'avais déjà parlé d'un radioamateur qui décode le signal d'une sonde chinoise , et ici c'est la même idée, mais servie sur un joli globe.
Le tout est open source sous licence AGPL, auto-hébergé en Europe, dans la même logique que la stack privacy européenne dont je vous parlais .
La démo est juste ici , amusez-vous bien à cliquer sur tous ces satellites !
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Bon, vous le savez, l'Europe tient absolument à savoir votre âge, avant de vous laisser scroller librement sur le net. Alors pour cela, ils ont mis au point une application qui permet de prouver votre âge et qui nous est proposée comme simple à utiliser et respectueuse de notre vie privée.
Mais ça c'était sans compter sur Paul Moore , chercheur en sécurité, qui vient à nouveau de l'éclater à l'aide d'une simple extension Chrome...
Mais reprenons depuis le début, parce que cette appli, c'est le modèle de référence de la Commission européenne pour vérifier qu'un internaute a bien plus de 18 ans, sans avoir à dévoiler qui il est. Développée par un consortium germano-suédois, elle est actuellement en test dans cinq pays dont la France, et vise aujourd'hui surtout le contenu adulte / porno et les jeux d'argent.
Ce 13 juillet, notre bien-aimée Ursula von der Leyen a même annoncé vouloir réutiliser cette infrastructure pour barrer l'accès des plus jeunes aux réseaux sociaux, avec une loi attendue après l'été et un âge minimum autour de 13 ans. "Les réseaux sociaux ne sont pas un jouet", comme elle l'explique !
Et pour arriver à cela, rassurez-vous, l'UE ne va pas stocker la carte d'identité de chaque Européen puisque le principe de ce système de contrôle, c'est de prouver l'âge sans transmettre l'identité.
Enfin, en théorie...
Parce qu'en pratique, c'est un peu la fête du slip ! Déjà il y a le dépôt Github officiel qui prévient tout le monde que c'est une implémentation de référence et absolument pas un truc à déployer en production. Donc en gros démerdez-vous !
Et ensuite, cette application est censée présenter une preuve d'âge à un vérificateur sans avoir à balancer notre identité. Alors ce qu'a fait Paul Moore, c'est qu'il a fabriqué cette preuve directement à partir d'une extension Chrome, et la présenter au vérificateur officiel de la démo. Et comme vous vous en doutez, celui-ci l'a validée comme si de rien n'était
Ça a l'air tellement simple !
En même temps, vu que la clé crypto, c'est une simple clé logicielle P-256 et pas une clé qui est enfermée dans le coffre matériel du téléphone, eh bien c'est assez facile à déjouer. Il n'y a pas besoin de scanner son passeport ou sa carte d'identité, il n'y a aucune reconnaissance faciale, ni aucune attestation matérielle façon Play Integrity pour prouver que ça tourne sur du vrai matos et (rigolez pas) la même preuve peut être rejouée en boucle encore et encore !! Une preuve d'âge peut donc servir 2 fois de suite.
Et puis cette preuve d'identité, elle est à 100% sous le contrôle du client. Donc en gros c'est à l'application installée sur votre téléphone qu'on demande de ne pas tricher. Mais lol.
Pour Moore qui a mis au point ce hack, il n'y aurait aucun patch qui pourrait régler ça. C'est vraiment l'architecture qui est foireuse. Et comme tout repose sur la bonne foi de l'application, eh bien c'est foutu. N'importe qui détourne l'application ou forge sa propre app peut faire croire au vérificateur qu'il a plus de 18 ans.
Pour boucher ce trou, l'Europe dispose de deux pistes : Soit passer par une attestation matérielle en béton, comme celle que Google verrouille via Play Integrity, ce qui recale au passage les gens sous GrapheneOS, Linux et compagnie, ou alors faire de la vraie crypto à divulgation nulle, prévue pourtant dans la spec mais pas branchée dans cette version.
Ce qui est rigolo, c'est que Moore a expliqué sur X avoir codé son proof of concept avec une IA en quelques minutes. Et on n'oublie pas non plus que Bruxelles veut interdire les réseaux sociaux avant 13 ans et a fait passer Chat Control pour scanner nos messages.... Je trouve que ça fait beaucoup de "contrôle" qu'on essaye de déguiser en "protection".
En attendant, ils sont bien ridicules avec leur application de validation d'âge en mousse.
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DNS4EU dont je vous ai causé y'a pas longtemps, c'est le service de DNS co-financé par l'UE et opéré par une société tchèque nommée Whalebone. Et bizarrement, depuis des mois, cette société récupère auprès de l'organisation anti-piratage néerlandaise (la BREIN) des listes de sites pirates.
Du coup, les utilisateurs commencent à se poser des questions... Pourquoi faire ?
Et bien d'après les dernières nouvelles, ils ne s'en servent pas.
La BREIN envoie automatiquement sa liste contenant +300 sites bloqués vers DNS4EU comme ils le font déjà avec les FAI, et je pense qu'ils voyaient ça comme une bonne astuce pour bloquer un maximum de sites illégaux.
Mais pas de bol, Whalebone a fini par expliquer que comme la BREIN n'était pas une vraie autorité de régulation, bah y'avait aucune raison qu'ils utilisent leur liste pour faire du DNS filtrant. Hé ouiiii.
Vous allez voir la nuance... En fait dans le cadre de l'appel d'offre de la Commission européenne en 2022, il était demandé à ce que le prestataire filtre le contenu illégal "sur base légale", donc sur ordonnance d'un tribunal. Par exemple, ça a déjà été le cas avec la France, qui a ordonné par décision de justice de bloquer certains sites sur DNS4EU .
Mais cette liste de la BREIN s'appuie uniquement sur des décisions de justice obtenues CONTRE les FAI néerlandais et pas contre DNS4EU. Ah ils sont trop malins !
Après côté usage, ça reste un DNS classique avec cinq profils au choix, un qui bloque juste le malware et le phishing, un qui ajoute le blocage des pubs, un avec protection des enfants, la combinaison des deux, et un "unfiltered" sans le moindre filtre (86.54.11.100 si ça vous tente). Le filtrage, c'est vous qui choisissez, les blocages imposés par la justice mis à part.
Et sur les 63 millions de blocages décidés par DNS4EU lui-même, l'écrasante majorité c'est du phishing et des arnaques, pas du téléchargement. On est donc trèèèès loin de ces cinglés de flics du copyright. Pour l'instant en tout cas...
Je dis "pour l'instant" parce qu'actuellement, on est dans un contexte où la justice européenne serre la vis partout, avec par exemple la France qui ordonne aux VPN de filtrer ou encore l' Italie avec son Piracy Shield qui veut faire plier Cloudflare. Mais bon, pour le moment, ce DNS souverain a su dire qui dit "nee" (c'est comme ça qu'on dit "non" en néerlandais) à ces fifous d'ayants droit et pour ça, je les remercie.
Après, un DNS qui propose en option de bloquer ou non les pubs, ça ne me gêne pas une seconde. Mais si un jour c'est pour faire du DNS menteur histoire de faire plaisir aux ayants droit, là ce sera boycott direct pour moi. Bref, je surveille ça de près et je ne manquerai pas de vous tenir au courant.
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Cela faisait des années que je tournais avec de très anciennes caméras Eufy, et je me suis dit récemment qu'il était temps de les remplacer. J'ai donc pris l' Indoor Cam E30 , le modèle 4K de la marque qui pivote sur 360 degrés.
Elle est affichée autour de 60 euros, mais on la trouve très souvent en promotion, autour de 45 euros en ce moment . À ce tarif, difficile de bouder le produit tellement il est complet.
Alors déjà, première bonne surprise, l'image. La 4K change vraiment la donne par rapport à mes vieux modèles, c'est net et lumineux, et la vision nocturne en couleur est parfaitement lisible grâce au petit projecteur intégré, qui fait au passage office d'épouvantail pour les visiteurs indésirables. Quand on regarde le flux à distance, on peut régler la résolution et la réduire un peu pour ne pas forcément streamer de la 4K, ce qui peut être un peu lourd quand on est sur une petite barre de 3G à l'autre bout de la France.
Mais ce qui m'a le plus bluffé, c'est le suivi des mouvements. La caméra repère une personne ou un animal, puis pivote toute seule pour le garder dans le cadre et continue de le filmer pendant qu'il se déplace dans la pièce. Le résultat est bluffant.
Et tout ça est calculé en local, directement dans la caméra, sans dépendre du cloud. Son IA embarquée reconnaît aussi les sons et même les pleurs d'un bébé, ce qui la transforme à l'occasion en babyphone, alors que l'audio bidirectionnel permet de parler à travers la caméra depuis son téléphone.
Côté stockage, je passe par une HomeBase , le petit boîtier maison d'Eufy qui garde toutes les vidéos chez moi, sans le moindre abonnement mensuel. Mais ce n'est pas obligatoire : une simple carte microSD glissée dans la caméra fait aussi le travail, ou le cloud si vous y tenez.
J'en ai même installé une dehors, bien à l'abri de la pluie quand même, parce que ce modèle reste officiellement une caméra d'intérieur sans certification pour affronter les intempéries. Et franchement, elles fonctionnent toutes parfaitement, aussi bien dedans que dehors.
Elle cause aussi à HomeKit, Alexa et l'Assistant Google, avec une petite réserve à connaître : en passant par HomeKit, l'image retombe à du 1080p au lieu de la 4K. Bon à savoir si vous vivez à fond dans l'écosystème Apple, mais pour rappel ça devrait changer dès la rentrée prochaine, avec un iOS27 bien plus capable pour la gestion des caméras.
La marque pousse aussi son IA maison, baptisée BionicMind, qui ne se contente plus de repérer une silhouette mais reconnaît carrément les visages et fait le tri entre une personne, un animal, une voiture ou un colis déposé devant la porte.
Bref, à ce prix, j'ai remplacé toutes mes caméras par ce modèle, et je suis bien content. Disponible par ici sur Amazon.
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Je ne lis pas les médias d'actu, et je ne vais quasiment plus sur les réseaux sociaux. Pas par flemme, mais parce qu'à force, je ne voyais plus le monde QUE par le prisme des mauvaises nouvelles et de la négativité (sans parler de la connerie humaine omniprésente mais ça c'est un autre sujet... lol).
Et il se trouve qu'un psychologue de l'université Wilfrid Laurier, Ali Jasemi, vient justement de mettre un peu de science sur ce ras-le-bol que je ressens depuis longtemps. Car si je sature, c'est pas uniquement à cause des drames relayés par BFM ou France Info.
Il y a aussi toutes ces anecdotes sans intérêt mais négatives au possible, ces vidéos d'agression, ces grosses ou petites injustices, cette haine, ces attaques et tout ce qu'on voit à longueur de journée sur nos réseaux sociaux et qui est imaginé, fabriqué et poussé pour nous faire réagir, nous indigner et faire du clic. Et j'avoue qu'au-delà d'un certain stade, ça devient trèèès compliqué à gérer émotionnellement.
Je suis aussi convaincu qu'au bout d'un moment, soit on s'écroule, soit on se retrouve totalement immunisée à la souffrance des autres ou de la nature.
En me coupant de toute cette merde, j'ai surtout remarqué qu'une information vraiment importante finira toujours par arriver jusqu'à moi. Et si personne autour de moi n'en parle, c'est probablement que ce n'était que du bruit. Comme ça, j'évite la quasi-totalité des faits divers, et bizarrement je me porte plutôt bien.
Et d'après ce qu'explique Jasemi, je ne suis apparemment pas le seul à pratiquer ça puisque les nouvelles générations se débranchent également de plus en plus de l'actualité. Dans son analyse paru sur The Conversation , il explique que la fatigue informationnelle, ce n'est ni de la paresse, ni de la faiblesse, et encore moins un désintérêt des nouvelles générations. C'est, je cite, "la réaction prévisible d'un cerveau humain confronté à un environnement pour lequel il n'a jamais été conçu".
Car le truc, c'est que notre cerveau est précisément câblé pour ça. Pendant des centaines de milliers d'années, le cerveau qui prêtait attention aux menaces, c'était celui qui survivait. Un prédateur planqué dans les fourrés comptait davantage qu'un joli coucher de soleil, sauf qu'aujourd'hui, ce vieux réflexe se fait exploiter à la chaîne par les pro de l'économie de l'attention.
Une étude parue dans Nature Human Behaviour a passé au crible plus de 105 000 titres d'articles, et le résultat est sans appel puisque chaque mot négatif ajouté dans un titre fait grimper le taux de clic d'environ 2,3%. Et les mots positifs, eux, font l'inverse, ils font fuir le lecteur. Donc autant vous dire que tout ce flux de news génère pas mal de "plaisir" pour nos cerveaux déjà bien ramollis et torturés, et qu'on glisse très vite dans cette espèce de transe du scroll infini de la mauvaise nouvelle.
Aujourd'hui, c'est 40% des gens dans le monde qui évitent activement les infos, au moins de temps en temps, contre moins de 30% à la fin des années 2010. Chez les plus accros, ceux que les chercheurs classent en consommation problématique, ce qui représente 16,5% des adultes américains quand même, 61% déclarent se sentir physiquement mal, contre 6% chez les autres.
Et ce n'est pas la première fois que les études tirent la sonnette d'alarme sur notre rapport aux écrans. Il y a vraiment un côté fascination pour les contenus de merde, les contenus violents, dégradants et j'en passe. C'est un problème, même si c'est profondément humain. Et comme pour toutes les addictions, il y a un moment où ça bascule, où c'est elle qui prend les commandes et où vous n'êtes plus celui qui décide.
Après, je ne vais pas vous mentir, se couper totalement de l'info et des sources fiables, ça a un revers chez certaines personnes. En effet, ça peut laisser le champ libre à la désinformation si on ne prend pas soin de choisir ses sources et surtout de les croiser. Les escrocs de la fake news sont nombreux et il est facile de se faire berner quand on n'a pas l'habitude.
C'est humain, et il faut lutter contre ça, même si j'ai un peu l'impression qu'il n'y a pas grand monde qui lutte en ce moment...
Alors si vous saturez vous aussi, sachez que vous n'êtes ni faible ni paresseux. Coupez le robinet, gardez deux ou trois sources que vous avez choisies, et faites confiance au reste... L'important finira toujours par vous trouver.
Source : ScienceDaily
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La Tapo C675D KIT de TP-Link est une caméra de surveillance solaire qui vient de sortie, avec un truc qu'on voit rarement à ce tarif : 2 objectifs 4K.
Un grand-angle fixe qui surveille toute la scène, et un second monté sur rotule qui zoome et suit l'action tout seul comme un grand. J'avais déjà testé sa petite sœur, la Tapo C665G , et là j'avoue que Tapo monte clairement d'un cran.
Les deux objectifs, c'est malin parce que sur une caméra motorisée classique, dès qu'elle pivote pour suivre quelqu'un, elle perd le reste du champ. Ainsi, pendant qu'elle zoome sur le mec qui crochète votre portail, votre bagnole sort du cadre et son complice peut se barrer avec... Alors qu'ici, non. Le grand-angle reste planté sur ses 169° et filme tout en permanence, tandis que le téléobjectif part chasser le mouvement en tournant sur 360°. Et tout ça est diffusé sur deux flux 4K séparés.
Et le mieux, c'est que les deux bossent ensemble puisque c'est le grand-angle qui fait le boulot de détection : il repère le mouvement et envoie le téléobjectif se verrouiller dessus pour le suivre en temps réel. Tapo appelle ça le suivi intelligent synchronisé, moi j'appelle ça "la caméra qui te colle aux cul". Les deux capteurs crachent du vrai 4K (3840 x 2160), le grand-angle ouvre à 169° et le téléscopique à 66° avec un zoom x5 pour aller lire une plaque ou reconnaitre un visage au fond du jardin.
Pour l'installation, rien de sorcier comme d'hab avec Tapo. Le panneau solaire doit être orienté plein sud sinon il prend pas assez de lumière, et la caméra se fixe avec des vis. Y'a 9 vis et 9 chevilles dans la boîte, plus un gabarit autocollant pour percer droit. La recharge passe également par un port USB-C planqué sous une trappe étanche, et comme le câble entre le panneau et la caméra fait 3,6 mètres, vous pouvez vraiment placer le panneau looooiiin si la caméra est à l'ombre. Et surtout, les ports et les boitiers sont étanches (IP65), donc y'a pas de flotte qui rentre.
Côté énergie, y'a une batterie de 10000 mAh et un panneau solaire de 4,5 W donc il faut environ 90 minutes de soleil direct par jour pour tenir la journée, et jusqu'à 3 mois d'autonomie sur une charge si jamais le ciel fait la gueule. Avec les longues journées d'été et la canicule permanente qu'on se prend, zéro souci donc de ce côté.
Reste à voir cet hiver ce que ça donne, comme d'hab avec le solaire.
Petite différence quand même avec la C665G, ici, pas de 4G. C'est uniquement du WiFi bi-bande 2.4 et 5 GHz. Donc faut avoir du réseau là où vous la posez. C'est donc un peu moins polyvalent pour le fond du jardin, mais pour surveiller une maison, une cour ou une allée, le WiFi suffit largement et ça vous évitera de bloquer un forfait data pour ça.
Et pour le mode nuit, vous avez le choix : infrarouge classique en 850 nm pour le noir total, ou la vision nocturne couleur grâce aux projecteurs intégrés. Comme ça, plus besoin de deviner si c'est un chat noir ou un tout petit cambrioleur en sweat à capuche. La détection IA distingue également les personnes, les animaux et les véhicules, et ces fonctionnalités sont gratuites et sans abonnement, puisque tout est traité directement en local sur la caméra. Vous pouvez aussi définir des zones d'activité, genre surveiller l'allée mais ignorer la rue pour pas vous faire alerter à chaque voiture qui passe (puis de toute façon, c'est illégal de filmer la rue).
Pour le stockage, vous pouvez y glisser soit une carte microSD jusqu'à 512 Go en local, soit opter pour le cloud Tapo Care si vous préférez. Le mode capture 24/7 permet aussi à la caméra d'enregistrer en continu par petits intervalles pour ne pas vider la batterie, mais dès qu'elle détecte un truc qui gigote, elle passe en mode film complet. Y'a aussi l'audio bidirectionnel pour engueuler le livreur à distance, une sirène et des lumières d'alarme rouge et bleu pour faire fuir les curieux et le tout encaisse de -20°C à 45°C. Ah et j'oubliais, c'est compatible Alexa et Google Home, et tout est piloté depuis l'appli Tapo.
Pour les bidouilleurs, sachez que comme souvent sur les Tapo sur batterie, y'aura pas de flux RTSP à récupérer. C'est vraiment dommage et je comprends pas pourquoi les constructeurs n'en proposent pas d'office (ah oui, leur abonnement, c'est vrai...). Donc si vous vouliez la brancher à un Frigate ou à Motion sous Linux pour la gérer avec vos autres caméras, bah c'est mort. Par contre sur vos caméras qui exposent du RTSP, Cameradar reste très pratique pour tester si vos flux sont bien sécurisés, je vous invite à tester !
Bref, la C675D KIT, c'est la version "je veux tout voir et tout savoir" de la caméra solaire avec un vrai double objectif qui règle enfin ce défaut des caméras motorisées. Sans parler du panneau solaire qui vous évitera de tirer des câbles partout comme un électricien qui aurait bu trop de café.
Vous pouvez la trouver ici si ça vous tente !
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Si vous êtes développeur en Iran, à Cuba ou en Corée du Nord, vous venez officiellement de perdre l'accès à Let's Encrypt !
En effet, la version 1.7 du Subscriber Agreement publiée par l'ISRG (Internet Security Research Group), l'organisation derrière le service, est malheureusement entrée en vigueur le 4 juin dernier. Et sur les 8 pages du document, il n'y a qu'un seul ajout, mais il pèse trèèès lourd : section 3.1, un nouveau bullet point oblige maintenant chaque utilisateur à garantir qu'il "n'est pas localisé, organisé sous les lois de, ou résident dans un pays cible de sanctions américaines complètes".
En pratique, la liste OFAC des juridictions sous sanctions globales actuelles couvre Cuba, l'Iran, la Corée du Nord, et les zones occupées de Crimée, Donetsk et Lougansk (la Syrie en a été retirée fin 2025 ce qui montre bien à quel point ce périmètre peut évoluer rapidement).
Et le couperet ne tombe pas que sur des États-paria abstraits puisque ONG d'aide humanitaire, journalistes, universités, et tout le monde qui travaille ou vit dans ces zones perd le service. Du coup, pour récupérer un certificat HTTPS gratuit, vous devez maintenant signer une clause d'embargo. Plusieurs utilisateurs rapportent également que des certificats de sites russes auraient déjà été révoqués au cours des derniers mois, sans préavis officiel de l'ISRG...
Le piège, c'est la section 2.2 du contrat, intacte depuis longtemps mais qui prend un sens tout neuf : l'agrément reste en vigueur tant que vous possédez un seul certificat valide. Cela veut dire qu'une violation potentielle sur UN certificat peut donc, en théorie, déclencher une révocation en cascade de TOUS les autres, un peu comme un crédit immobilier où une mensualité ratée rendrait tout le contrat caduque...
Je vous laisse imaginer la tronche d'un hébergeur qui gère mille sites le jour où ça tombe et qui crée des certificats Let's Encrypt pour ses clients... La section 4.2 énumère onze motifs de révocation activables "à la seule discrétion" de l'ISRG, dont la violation de l'agrément et un joli fourre-tout "d'autres motifs raisonnables et légaux".
Notez que l'ISRG est domiciliée à San Jose, en Californie et que tous les CA américains (DigiCert, Sectigo, GlobalSign US) sont déjà soumis aux mêmes obligations OFAC depuis toujours, donc c'est pas vraiment non plus une surprise... Mais ça tombe toujours mal ce genre de conneries.
Maintenant, côté alternatives, si vous voulez sortir de la juridiction US, y'a pas grand chose... Je me souviens de ZeroSSL qui ressemblait à une option européenne mais qui a été racheté début 2024 par HID Global (filiale du suédois Assa Abloy, basée au Texas... donc aux Etats-Unis), donc soumis aux mêmes obligations OFAC à terme. Après vous avez peut-être des services à me recommander ? Sinon il faudra passer par des certificats payants.
Bref, le HTTPS gratuit a toujours eu un drapeau, mais on faisait juste semblant de l'oublier...
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J'sais pas si vous avez vu passer ça, mais vous pouvez désormais déclencher la guerre Iran-USA directement depuis votre navigateur, tout ça en pixel art, en incarnant ce bon vieux Donald Trump. C'est gratuit, accessible sur epicfurious.com , et c'est signé The Secret Handshake , le collectif anonyme déjà responsable des statues Trump-Epstein qui poppent et disparaissent un peu partout.
Le jeu s'appelle Operation Epic Furious : Strait to Hell, et il a en fait deux vies. D'abord, une version jouable depuis n'importe quel navigateur et aussi dans 3 bornes d'arcade installées devant le War Memorial de Washington le 11 mai dernier.
Dans ce jeu, vous spawnez à la Maison-Blanche avec un choix initial : Diet Coke ou invasion de l'Iran ? Et ensuite, ça part en sucette !
Le moteur, c'est du RPG Maker MZ , l'outil japonais qui sert habituellement à pondre des JRPG indé sympas sur itch.io. Et The Secret Handshake l'a tout simplement utilisé pour faire ce qu'on appelle du culture jamming , et je trouve ça chouette. Comme ça plutôt que de monter un énième Wordpress tout nul avec un manifeste politique que personne ne lira, leur jeu se diffuse tout seul en faisant le buzz (la preuve j'en parle ici).
Le look pixel des années 90 crée un décalage immédiat avec ce sujet très actuel et la guerre y est vendue comme un produit joliment packagé, soit exactement le reproche que le collectif fait à l'administration Trump.
Et côté gameplay, ça part dans tous les sens ! Vous prenez un hélicoptère pour aller en Iran, vous combattez le Pape, des collégiennes et des wokes au passage, vous lootez du lubrifiant dans Téhéran en ruines, et vous croisez Pete Hegseth et Kash Patel en chemin... Ah, et si vous tentez de tenir la main de Melania, hop, Game Over instantané.
Et n'oubliez pas de commander 6 Diet Cokes... il va se passer un truc dont je vous laisse la surprise. Et pour finir, le jeu vous fera forcément perdre la guerre (désolé hein ^^), avec cette punchline : "You'll lose this war, too, but at least it'll only cost a quarter."
Faut dire que The Secret Handshake n'en est pas à son coup d'essai. En septembre 2025, comme je vous disais en intro, ils ont installé Best Friends Forever, une statue grandeur nature de Trump et Epstein main dans la main, sur le National Mall qui s'est faite démontée en moins de 24 heures par la police.
Ils ont remis ensuite ça quelques semaines plus tard, puis en mars 2026 avec King of the World, une variante en pose Titanic, et même une carte d'anniversaire géante reproduisant la lettre que Trump aurait envoyée à Epstein, sortie en janvier dernier.
Vous l'aurez compris, ce collectif de zinzins ce sont vraiment des spécialistes du détournement en mode guerilla qui ont même rendu leur statue téléchargeable en creative commons sur Printables pour que n'importe qui puisse l'imprimer en 3D.
Quant au message du nouveau jeu, il est explicite : "In Trump's America, war isn't just patriotic, it's gamified."
Ce que The Secret Handshake critique, ce sont donc également ces posts de réseaux sociaux qui font le buzz et où l'administration mélange images réelles de bombardements avec des séquences de Call of Duty ou GTA pour vendre la guerre comme un divertissement. C'est de la protestation par l'art et on dirait que ça fonctionne plutôt bien.
En tout cas, c'est plus efficace qu'un communiqué de presse d'ONG...
Bref, à jouer pour le geste autant que pour le gameplay, tant que c'est dispo.
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Si vous faites tourner WireGuard depuis un réseau filtré par DPI (Genre en Russie, Iran, Chine, et autres pays défenseurs de la libertéééé (non)), vous avez sans doute remarqué que les tunnels tombent rapidement. En effet, les signatures des protocoles et notamment du protocole WireGuard sont devenues facilement identifiables. Les filtres modernes de censure sont ainsi capable de les bloquer en quelques secondes. C'est pour ça que wg-obfuscator , sorti par Alexey Cluster (le dev derrière le mod hakchi de la NES Classic Mini dont je vous parlais en 2017), m'a tapé dans l'œil.
Concrètement, c'est un petit proxy en C qui se glisse entre votre WireGuard et le réseau. Vous le lancez aux deux bouts du tunnel, et lui déguise les paquets pour qu'ils ressemblent à du STUN (le protocole utilisé par les outils de visioconf, rarement bloqué) ou à un flux random pas reconnaissable. WireGuard continue ainsi de tourner sans aucune modification...
C'est vraiment bien fichu son truc et surtout, par rapport à AmneziaWG (un célèbre fork de WireGuard souvent cité comme référence en obfuscation), hé bien y'a juste un binaire à rajouter, alors que AmneziaWG, lui, modifie TOUT le protocole. Il faut donc remplacer les client ET le serveur ce qui est bien relou.
Comme wg-obfuscator se contente uniquement de faire le proxy, vous gardez votre setup WireGuard classique et donc ça fonctionnera partout... Sur OpenWrt, MikroTik avec RouterOS 7.4+ sur ARM64/x86_64 via Docker, NixOS, Android, ou un simple Raspberry.
Par contre, l'outil utilise une clé symétrique en texte clair donc c'est pas du chiffrement fort, mais du camouflage.
Côté config, on est sur du fichier INI tout simple :
[main]
source-lport = 13255
target = 10.13.1.100:13255
key = votre_secret
masking = STUN
verbose = 2
Après c'est pas dit dans la doc mais je pense que c'est compatible IPv4 seulement... Donc oubliez l'IPv6 pour le moment. Ensuite il faut les deux extrémités sous votre contrôle, donc oubliez les VPN commerciaux type NordVPN ou ProtonVPN tant qu'ils ne déploient pas wg-obfuscator côté serveur.
Ah et un dernier détail qui vaut le coup d'être noté, c'est le mode two-way avec static-bindings. En fait si vos deux peers ont une IP publique, vous pouvez parfaitement configurer à la main vos mappings NAT pour permettre à chacun d'initier la connexion, sans dépendre d'un serveur central.
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Un chercheur du nom de Michel a mis la main sur une caméra de surveillance issue d'un drone Shahed-136 abattu en Ukraine, et il en a fait un démontage très complet.
Le Shahed-136, ce drone iranien que la Russie a adopté massivement et qu'elle modifie au fil des mois avec des charges utiles supplémentaires, embarque ici une caméra thermique pour les missions de nuit, montée sur un gimbal motorisé, le tout dans un boîtier qui tient dans la main.
Ce qui frappe quand on regarde l'intérieur, c'est l'origine des pièces. Vous avez deux cartes basées sur un FPGA Artix-7, plus un SoC Hi3519 qui s'occupe du flux vidéo. Le Hi3519, c'est un composant chinois qu'on trouve sans peine sur AliExpress et qui équipe une bonne partie des caméras IP grand public.
Ajoutez à ça une carte d'alimentation commerciale, une carte relais classique, un télémètre, et vous avez un assemblage qui ressemble plus à un projet maker qu'à du matériel militaire.
Côté gimbal, le constat est encore plus parlant : la majorité des composants sont occidentaux. Les marquages laser ont été soigneusement grattés ou poncés pour effacer la traçabilité, mais les pièces restent identifiables au format.
C'est cohérent avec ce qu'on voit depuis le début du conflit, avec ces drones russes bourrés de puces Texas Instruments, Analog Devices, STMicroelectronics ou Infineon censées ne jamais finir dans une arme.
Ce qui est fou dans cette histoire, c'est le contraste avec les missiles russes plus haut de gamme, où les ingénieurs partent de circuits sur mesure et de composants militarisés. Ici c'est plus simple. Du dev board reconverti et du off-the-shelf, sans doute parce que produire un Shahed à 50 000 dollars la pièce ça oblige à raboter partout, et que personne ne va concevoir une carte custom pour un drone qui se crashe par définition.
Source : Hackaday
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Mis à part son auteur, y'a un truc qui sent pas bon dans l'avant-projet de loi de Laurent Nuñez sur le séparatisme et l'entrisme. Au milieu des mesures sur la dissolution d'assos et l'interdiction d'ouvrages, le texte prévoit en effet d'étendre fortement les pouvoirs de blocage administratif des sites web en France. Et quand je dis "administratif", ça veut dire sans juge.
Bah ouais, ça servirait à quoi alors qu'il suffit d'un bon vieux coup de tampon de l'administration, et votre site peut disparaître de l'internet français.
Concrètement, le texte vise l'article 6-1 de la LCEN. Ce truc-là, c'est le bouton rouge que Pharos et l'ARCOM peuvent pousser depuis 2014 pour faire retirer un contenu. Aujourd'hui ça couvre le terrorisme, la pédopornographie, la vente de stupéfiants et les images de tortures.
Demain, le projet veut y rajouter l'apologie des crimes de guerre, les provocations à la haine ou à la discrimination, et surtout un motif tellement flou que c'en est vertigineux : les contenus "susceptibles de créer un trouble grave pour l'ordre public".
Et c'est là que ça coince. Car "Trouble grave à l'ordre public", vous savez ce que ça veut dire ? Moi oui ! Ça veut dire exactement ce que le préfet en charge veut bien que ça veuille dire. C'est le genre de formule qu'on met dans une loi quand on sait très bien qu'on en fera plus tard un usage BEAUCOUP PLUS LARGE que l'intention affichée initialement.
Et c'est là que ça me colle des boutons, parce qu'on a déjà vu ce film je ne sais combien de fois !!
2014, Cazeneuve, article 6-1 créé pour le terrorisme. 2020, loi Avia retoquée par le Conseil constitutionnel . 2021, extension aux stupéfiants. 2024, loi SREN et vérification d'âge. 2026, apologie crimes de guerre plus haine plus "trouble grave à l'ordre public". À chacune de leur itération, le périmètre s'élargit, les motifs deviennent encore plus flous, et le juge disparaît encore un peu plus du décor.
C'est ça le vrai sujet en fait. C'est pas la question de savoir si bloquer l'apologie des crimes de guerre est légitime (ça l'est). La vraie question c'est : Qui décide ?
Car pendant des siècles en France, seul un juge pouvait ordonner à un éditeur de se taire. Mais depuis 2014, c'est devenu la fête du slip puisque l'administration peut le faire toute seule, et Ô comme c'est bizarre, chaque loi qui arrive ensuite, élargit son, déjà trop grand, terrain de jeu. Alors bien sûr, le juge, on peut éventuellement le saisir après coup, en référé, avec un bon avocat mais dans l'intervalle, votre site a été déréférencé, votre trafic est en EEG plat, et votre asso par exemple, a claqué.
Surtout que la formulation "trouble grave à l'ordre public" est tellement élastique qu'elle peut demain couvrir à peu près n'importe quel sujet qui gêne. C'est pratique hein ? Un dossier sur les violences policières ? Un article sur les manifs ? Une tribune un peu incendiaire ? Allez hop, on coupe TOUT et on retourne sucer des feutres en réfléchissant à la prochaine loi liberticide !!
Vu que le texte part au Conseil d'État avant d'arriver au Conseil des ministres fin avril, le périmètre exact peut encore bouger donc je vous invite à suivre ça du coin de l'œil. Et si vous avez un site ou une asso qui risque de matcher, le bon réflexe c'est La Quadrature du Net . Eux savent contester ces trucs, et ils l'ont déjà fait pour Avia et SREN.
Bref, on se retrouve dans dix ans ou moins, et je vous parie qu'on rediscutera ENCORE d'une nouvelle extension de l'article 6-1, cette fois au nom d'une menace qu'on n'avait pas encore vu venir. L'effet cliquet, ça se déclenche toujours dans le même sens, malheureusement.
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Ce week-end, pendant qu'on se gavait d'oeufs de Pâques au Cadmium, un chercheur en sécu a balancé un zero-day Windows dans la nature... et tout ça d'après ce que j'ai compris, à cause de Microsoft qui l'a vraiment poussé à bout. L'exploit s'appelle BlueHammer et il permet à quiconque ayant un accès local sur une machine Windows 11 25H2 de passer SYSTEM. Et vous vous en doutez y'a toujours pas de patch.
Il s'agit d'une d'une escalade de privilèges locale (LPE) qui exploite une race condition de type TOCTOU (time-of-check to time-of-use), combinée avec une confusion de chemins dans le processus de mise à jour des signatures de Windows Defender. Je sais, il est trop tôt pour ces conneries mais disons que c'est le bug classique où un programme vérifie un truc, puis l'utilise, mais entre les deux quelqu'un a changé le truc en question.
En gros, l'exploit profite d'une fenêtre de temps entre le moment où Defender vérifie un fichier et celui où il l'utilise pour glisser un lien symbolique qui redirige vers la ruche SAM, le fichier C:\Windows\System32\config\SAM (là où Windows stocke les identifiants locaux). Et là, après ça devient open bar sur les hash de mots de passe de tous les comptes locaux.
Le chercheur derrière tout ça opère sous les pseudos Chaotic Eclipse et Nightmare-Eclipse et le 3 avril 2026, il a publié le code source complet sur GitHub , signé PGP, avec ce message assez salé : " I was not bluffing Microsoft, and I'm doing it again. "
Son reproche ? D'abord le MSRC (Microsoft Security Response Center) qui lui a demandé une vidéo de démonstration pour valider son rapport, et ensuite une réponse sur ce bug Windows Defender qui ne l'a visiblement pas satisfait : "I'm just really wondering what was the math behind their decision"
Will Dormann, analyste principal chez Tharros (ex-Analygence) et référence dans le milieu, a confirmé que l'exploit fonctionne, même s'il précise que l'exploitation n'est pas triviale. Une fois les privilèges obtenus, l'attaquant a les clés du royaume et peut lancer un shell avec les privilèges SYSTEM comme si c'était chez lui... Donc pas trivial, certes mais bien réel. D'ailleurs, c'est pas la première fois que Windows se fait éplucher par des chercheurs qui trouvent sans difficultés des failles d'escalade de privilèges en série.
Après, sous le capot, c'est quand même bien foutu. Un développeur (0xjustBen) a réimplémenté le PoC de manière modulaire et ça montre bien la mécanique : un module télécharge une vraie mise à jour Defender, un autre surveille les Volume Shadow Copies, un troisième enregistre un callback via l'API Cloud Files.
Et le cœur du truc joue la race condition avec un swap de lien symbolique pour lire la ruche SAM.
Notez quand même que le PoC original contient des bugs (le chercheur l'admet lui-même dans le README) et ne fonctionne pas sur Windows Server... ce qui ne veut pas dire que c'est inoffensif, attention. Et la réimplémentation de 0xjustBen, elle, n'a fonctionné que sur Windows 11 25H2, les versions 22H2, 23H2 et 24H2 n'étant pas affectées. Pas de CVE attribuée non plus pour l'instant, ce qui veut dire que Microsoft n'a même pas encore catalogué officiellement le problème.
Côté protection, c'est pas simple vu qu'il n'y a pas de correctif officiel mais comme l'attaque nécessite un accès local à la machine, ça limite pas mal les scénarios. Faut déjà être sur le poste Windows, que ce soit via un malware, du social engineering ou un accès physique. Après on sait bien qu'en entreprise, un poste partagé ou un stagiaire un peu curieux, c'est pas rare...
Premier réflexe donc : allez vérifier votre version de Windows (Paramètres > Système > À propos, ou winver dans Exécuter). Si vous n'êtes pas sur 25H2, vous n'êtes pas concerné. Sinon, vérifiez que vos comptes locaux ont des mots de passe costauds (pas "admin123"), désactivez les comptes inutilisés et gardez un œil sur les processus qui tournent avec des privilèges élevés. Côté entreprise, les solutions EDR devraient pouvoir détecter le comportement suspect (création de service temporaire, accès SAM inhabituel).
Bref, je pense que Microsoft finira bien par patcher... un jour.
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