Lateo.net - Flux RSS en pagaille (pour en ajouter : @ moi)

🔒
❌ À propos de FreshRSS
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierKorben

Test du SSD NVMe 1 To Fanxiang dans mon NAS

- Contient des liens affiliés Amazon -

Je vous parlais hier de mon NAS UGREEN DXP8800 Ultra , ce 8 baies dans lequel j'ai regroupé mes deux anciens serveurs et des dizaines de téraoctets de données. Fanxiang, une marque chinoise de stockage qu'on croise partout sur Amazon, m'a envoyé un SSD NVMe de 1 To au format M.2, cette petite barrette qui se branche directement sur la carte mère.

Ça tombe plutôt bien, le NAS garde justement deux emplacements M.2 en PCIe 4.0 à côté de ses huit tiroirs.

Les disques durs mécaniques encaissent très bien les gros transferts qui s'enchaînent, mais ils s'écroulent dès qu'on leur demande des milliers de petits fichiers d'un coup, et c'est exactement le genre de charge que génèrent les applications d'un NAS.

UGOS Pro, le système maison d'UGREEN, propose deux façons d'utiliser la barrette. Soit en cache, et la machine recopie alors toute seule les fichiers les plus consultés sur le SSD pour les servir plus vite, soit en volume de stockage à part entière. Un seul SSD limite le cache à la lecture, il en faut deux pour accélérer aussi les écritures.

De mon côté je pars sur un volume dédié, pour y installer mes conteneurs Docker, les bases de données des applications et les métadonnées de Plex, ces milliers de vignettes et de fiches que le serveur consulte en permanence. Les huit disques mécaniques ne travaillent plus que pour les fichiers eux-mêmes.

La gamme PCIe 4.0 de Fanxiang est donnée pour des pointes à 7 300 Mo/s en lecture. Sauf que dans un NAS, tout passe par le réseau, et mes deux ports 10 Gb/s plafonnent les transferts autour de 1 Go/s, soit sept fois moins que ce que la barrette sait encaisser. Le gain, il est ailleurs, sur ces fameux petits accès où n'importe quel NVMe écrase un disque mécanique.

Du coup, un modèle abordable comme ce Fanxiang me semble exactement le bon choix pour cet usage. Payer un SSD haut de gamme pour le coller derrière un réseau qui nivelle tout n'aurait aucun sens, d'autant que la marque annonce sur cette gamme 700 To d'écritures cumulées avant usure, de quoi voir venir.

Et si vous n'avez pas de NAS, la même barrette vous servira forcément. Elle se glisse dans un PC de bureau comme dans un portable récent, dans une PS5 à condition de lui ajouter un dissipateur, ou dans un boîtier externe qui la transforme en disque de poche très rapide pour un Mac.

Comptez entre 130 et 170 euros le To chez Fanxiang en ce moment, la flambée de la mémoire qui fait déjà grimper les disques durs n'épargne pas les SSD.

Pourquoi je n'ai pas racheté de Mac mini - le PC GEEKOM A5 à 500 euros

- Contient des liens affiliés Amazon -

Chez moi, c'est un Mac mini qui gère à peu près tout depuis des mois. Il héberge mes projets de vibe coding, (pour ceux qui débarquent, on parle du développement où une IA écrit le gros du code pendant que je bois des chocolats chauds devant Rick et Morty), il fait tourner mes sessions de Claude, l'IA d'Anthropic, il pilote ma domotique, il surveille même mes NAS et mon Plex. Tout ça marche bien, je n'y touche presque jamais.

Sauf que voilà, il m'a fallu une seconde session de travail avec une autre instance de Claude/Codex, pour un projet qui n'avait rien à voir. J'ai d'abord pensé racheter un Mac mini. Et puis entre les prix qui ont gonflé et macOS qu'il aurait fallu piloter à distance en permanence, j'ai un peu baissé les bras.

GEEKOM m'a alors proposé de tester son A5 , un petit PC de la taille d'un Mac mini, 11,7 centimètres de côté pour 650 grammes, qu'on trouve autour de 500 euros avec trois ans de garantie. J'ai dit oui, forcément, même si je n'ai plus acheté de PC depuis 15 ans.

Dedans, il y a un Ryzen 7 7730U d'AMD avec huit cœurs, seize threads et une fréquence qui monte à 4,5 GHz, le tout dans 15 watts, donc ça chauffe vraiment très peu. Les 16 Go de mémoire DDR4 ne sont pas soudés, on peut aller jusqu'à 64 Go en ouvrant le boîtier, et ça, Apple ne vous laissera jamais le faire sur un Mac Mini.

Le SSD de 500 Go est déjà plus généreux que les 256 Go du Mac mini de base, et si ça ne suffit pas, il y a un deuxième emplacement M.2 et une baie pour un disque 2,5 pouces. En cumulant, on peut monter à 7 To.

Pour la connectique, j'ai de quoi voir venir, avec six ports USB dont deux USB-C, deux sorties HDMI qui gèrent jusqu'à quatre écrans 4K, du WiFi 6, du Bluetooth 5.4 et surtout un port Ethernet 2,5 gigabits, le seul que j'utilise vraiment vu que la machine discute toute la journée avec mes NAS, tout le monde à cette vitesse, ce qui est quand même bien sympathique.

La machine est livrée sous Windows 11, mais je lui ai installé un Ubuntu en version serveur. J'ai branché un écran une heure à tout casser, le temps de l'installation, de configurer le Bios pour qu'il redémarre tout seul en cas de panne de courant, et depuis je n'y touche plus qu'en SSH, la prise de contrôle à distance en ligne de commande. Et encore quand je dis "Je", ce sont mes IA et mes automatisations qui administrent la machine, et ça fonctionne, sans drame (j'ai BEAUCOUP de sauvegardes derrière, je vous conseille d'en avoir aussi si vous laissez l'IA administrer vos machines).

Le plus fou, et qui m'a vraiment surpris, c'est le silence. GEEKOM annonce autour de 28 décibels au repos et à peine plus en charge, et dans les faits je ne l'entends simplement jamais, alors qu'il est posé dans mon salon et qu'il tourne 24h/24. La consommation est ridicule aussi, environ un demi kilowattheure par jour.

Ce genre de machine peut servir à plein de choses, un petit serveur maison, Home Assistant pour la domotique, une médiathèque, des agents IA qui bossent la nuit, ou tout simplement un PC de bureau classique si vous le laissez sous Windows.

Et pour tout vous dire, sur cet usage serveur, il est même meilleur que mon Mac mini. Plus de bizarreries macOS, plus de mise à jour qui réclame une session ouverte, plus de réglage système qui se met en travers du chemin. Ubuntu fait ce qu'on lui demande et c'est vraiment très reposant.

Le circuit graphique Vega 8 intégré ne vous permettra pas de lancer GTA6 en 4K (en même temps il n'est toujours pas annoncé sur PC...), et il ne faut pas compter dessus pour faire tourner un gros modèle d'IA en local, mais pour du développement, du serveur et de la vidéo, c'est vraiment la machine idéale.

Si vous avez le même genre de besoin que moi, ou que vous avez envie d'expérimenter, vous pouvez y aller. L'A5 est en vente autour de 550 euros sur Amazon, dispo en cliquant ici .

Avec en plus un petit code promo :
Prix habituel : 549 €
Prix après réduction : 494 € (10 % de réduction)
Code promo : KORBA527 (valable jusqu'au 30 octobre)

LivePE - Une clé de dépannage Windows chargée à bloc

Par : Korben ✨

Vous ne le savez surement pas mais Sebseba, un membre du forum TeamAAZ, partage depuis juin 2025 un LivePE 100% en français . C'est une ISO qui se met sur une clé USB et qui permet de démarrer un LivePE (un Windows Live quoi...), en EFI comme en MBR, avec de quoi sauvegarder, partitionner, récupérer des fichiers ou réparer le boot. Bref, c'est super pratique si vous faites un peu d'admin ou de support technique.

Le bureau du LivePE démarré dans une machine virtuelle, avec ses icônes en français

Il l'a fabriqué avec une base de Win10XPE , SFX Constructor et Dism++ , et ça embarque une sacrée liste de programmes.

Par exemple, pour les sauvegardes, vous avez le droit à Acronis True Image 2026, Macrium Reflect X Server, AOMEI Backupper et les outils Hasleo. Pour tout ce qui est partitionnement, c'est MiniTool, EaseUS et AOMEI Partition Assistant. Aussi, pour récupérer des fichiers, GetDataBack Pro et Hasleo Data Recovery et il y a bien sûr AIDA64 Extreme et le Kaspersky Virus Removal Tool.

Maintenant, pour le mettre sur une clé ou un SSD externe, le tuto de Sebseba impose UltraISO et rien d'autre, sinon le multiboot EFI + MBR ne marchera pas. Il faut initialiser le support en MBR, puis vous le formatez en FAT32, vous ouvrez TECH.iso dans UltraISO et vous l'écrivez en mode USB-HDD+.

Et ensuite, vous pouvez réduire cette partition et en créer une seconde en NTFS pour y ranger vos ISO Windows. Par contre, attention, WinToHDD ne créera pas la partition MSR quand il installera Windows en GPT/EFI, ce qui posera des problèmes de migration plus tard... Donc préparez bien l'ESP et la MSR avant, avec DiskGenius ou DiskPart GUI Micro.

Le gestionnaire de démarrage de l'ISO, lui, s'affiche en anglais

Cette ISO de LivePE bien frenchy est une adaptation du WinPE de Sergei Strelec, dont l' historique officiel liste lui aussi Acronis, Macrium Reflect, AIDA64 et GetDataBack, mais uniquement dans la langue de David Bowie (ouais Shakespeare c'est has-been). Et si vous préférez une clé multiboot montée avec Ventoy, Medicat dont je vous ai déjà parlé à de multiples reprises, fait ça très bien depuis longtemps.

Un grand merci à Sebseba pour le partage !

Source : LivePE en français sur TeamAAZ

Mulderland - Pour pimper vos jeux PC

Par : Korben ✨

Mulderland , c'est le site bilingue d'un seul mec, qui signe Mulder (vous aurez la ref si vous êtes des vrais ^^), et qui conçoit et diffuse des installeurs pour remettre d'aplomb des jeux PC que vous avez déjà achetés.

Vous lancez l'un de ses exécutables sur votre dossier Steam ou GOG, et il va chercher tout seul le gros tas de correctifs et de mods qu'il faudrait sinon récupérer à la main pour avoir une version du jeu la plus actuelle et pimpée possible. Mulder propose une cinquantaine de titres de Resident Evil à Deus Ex, donc forcément vous allez y trouver votre bonheur !

Par exemple sur 007 First Light, sorti en mai, le pack permet de corriger les cinématiques en ultrawide, de supprimer les vidéos d'introduction et de poser un HUD plus immersif. Sur le Resident Evil de 1996, c'est carrément un autre chantier avec des textures retravaillées par TeamX et le Seamless HD Project , les cinématiques et l'audio en haute qualité, le patch Classic REbirth , et des traductions en option. Le pack Steam pèse quand même 3,5 Go ce qui est pas mal pour un jeu de 1996, oui...

Après ce pack-là fait plus que poser des mods par-dessus votre jeu, puisqu'il remplace les exécutables de votre version Steam par ceux de l'édition GOG, et que son utilitaire MulderConfig prend la place du lanceur CAPCOM. Et tant mieux, car c'est justement ce lanceur d'origine qui casse l'overlay Steam, et MulderConfig le répare, ainsi que le suivi du temps de jeu et le Steam Input.

Ah et il y a aussi tout ce qui faut pour obtenir le meilleur d'outils et d'OS comme diverses versions de Microsoft Office et de Windows !

Rassurez-vous, rien de tout ça n'est opaque puisque chaque pack est une recette NSIS publique visible sur GitHub , qui liste l'URL de chaque fichier avec son empreinte en clair, et les installeurs sont compilés par GitHub Actions depuis ce même dépôt. Comme ça, si une empreinte ne correspond pas au fichier téléchargé, l'installeur s'arrête immédiatement.

Voilà, après que dire... ?

Ah oui, c'est uniquement pour du Windows, et comme les installeurs sont signés avec un certificat auto-signé, Windows va râler sur un éditeur inconnu, donc pensez bien à débloquer ça dans les propriétés du binaire.

Notez que si l'envie vous prend de faire tourner Resident Evil sur Steam Deck et sous Linux, où Proton a bien progressé sur ces vieux titres d'ailleurs, le pack vous demandera Proton 9 ou supérieur ainsi que dgVoodoo2. Ensuite y'a plus qu'à coller ça dans les options de lancement du jeu et le tour est joué :

WINEDLLOVERRIDES="ddraw=n,b;dinput8=n,b;libwebp=n,b" %command%

Voilà, à vous de jouer maintenant et bravo à Mulder pour le boulot !

Source : le post de DaniCorpHQ sur X

DLSS 5 sur Radeon, ça fonctionne

Par : Korben ✨

DLSS-NR on AMD est un mod pour Windows capable de faire tourner sur une Radeon le fameux Neural Rendering du DLSS 5, la technologie de Nvidia dont tout le monde parle. Ce mod vise les AMD RX 9000 mais les RX 7000 sont censées fonctionner aussi, et il se greffe également sur les jeux DirectX 12 qui gèrent déjà le FSR d'AMD.

Le principe c'est qu'en toute dernière étape du rendu, le DLSS 5 ajoute de l'éclairage et des tas de détails de matière à l'image que le jeu vient de calculer. Nvidia l'a mis en place sur NBA 2K27 en partenariat avec Visual Concepts et 2K, alors que le mod DLSS-NR on AMD l'applique déjà à Cyberpunk 2077, qui n'a pourtant pas été conçu pour ça. Je me rappelle quand même que la démo du DLSS 5 avait été très mal accueillie en mars parce qu'elle donnait l'impression d'écraser la direction artistique des jeux mais on dirait que ça passe un peu mieux aujourd'hui... Soit les gens se sont habitués, soit le logiciel fait du meilleur taf, je ne sais pas.

D'après le README du projet, pour installer ça sur votre ordi, vous devez placer le programme d'install de la dernière release dans le dossier de l'exécutable du jeu (bin\x64 pour Cyberpunk 2077), à côté d'une DLL de Nvidia . Ensuite vous le lancez, puis vous démarrez le jeu et activez le FSR. La touche Fin ouvrira alors l'overlay du mod, et si vous voulez mettre à jour tout ça ou le virer, il suffit de relancer l'installateur.

Il faut aussi Windows 11 et le pilote Adrenalin 26.1.1 ou plus récent et comme les jeux avec anti-triche bloquent la DLL, vaut mieux pas vous lancer en multi avec ce mod.

Par contre, sachez-le, les résultats en termes de FPS ne sont pas toujours au rendez-vous si j'en crois les benchmarks publiés sur les pages du projet.

Maintenant à vous de voir si vous faites confiance à ce mod puisque le code n'est pas publié. Notez que 2 autres projets similaires pourraient également vous intéresser... Il y a lmxxf , sous licence MIT qui se limite aux RX 9000 et embarque les poids de Nvidia extraits d'une copie locale de la DLL. Et aussi AMDNR de 3zwr1 qui est intégré à OptiScaler.

Mais en tout cas, si vous essayez DLSS-NR on AMD sur une RX 7000, sachez que son auteur demande des retours donc n'hésitez pas à lui envoyer votre fichier dlssnr_on_amd.log si vous rencontrez des bugs.

Source : Tom's Hardware

PS5 - Streamer sur Discord sans carte d'acquisition

Par : Korben ✨

Hier, le bidouilleur Yash Garg a publié sur son blog une astuce incroyable permettant de diffuser le contenu de sa PS5 sur Discord sans avoir besoin de carte d'acquisition. Son astuce c'est tout simplement de faire croire à sa console que son Mac EST le serveur de Twitch qui doit recevoir la vidéo et comme j'ai trouvé ça cool, je vous explique.

Le point de départ en fait, c'est que Yash diffuse souvent ses parties à des potos sur Discord. Pourtant, cette bonne vieille PS5 ne sait pas partager le stream de ses jeux aussi facilement. Elle peut juste diffuser par défaut vers YouTube et Twitch, à condition d'y être connecté via une option prévue pour ça par Sony. Cela veut dire que pour streamer vers Discord, sa seule vraie option c'est donc la carte d'acquisition, mais celles qui marchent bien coûtent un rein et notre ami ne voulait pas investir.

Il s'est donc mis à utiliser Remote Play qui permet de jouer à la PS5 depuis un Mac. Grâce à ça, la console se connecte à son MacBook et il partage l'écran du Mac sur Discord. Sauf que cela exige de brancher la manette et les écouteurs sur le Mac, et en plus, parfois ça lag de fou au niveau des commandes. Sans parler de la qualité de l'image, qui est choisie par la console, sans possibilité de réglage par l'utilisateur. Pas cool.

Alors, il a imaginé une solution qui je pense va vous intéresser si vous voulez streamer vos parties de PS5 ailleurs que sur Twitch et Youtube. En fait, comme la PS5 ne connaît pas par cœur l'adresse de Twitch, elle la demande aux serveurs DNS à chacune des diffusions. Du coup, celui qui contrôle ce DNS contrôle où se dirige le flux. Yash a donc monté sur son Mac un petit serveur DNS maison qui renvoie tout simplement l'adresse IP du Mac à la place de celle de Twitch.

Il a ensuite paramétré son routeur (un GL.iNet sous OpenWrt) pour forcer l'utilisation de ce DNS pour sa console, sans rien modifier sur la PS5. Cette dernière pousse alors son flux en 1080p à 60 fps vers le Mac, qui le lit, tout ça avec moins d'une seconde de délai avant de le diffuser sur Discord. L'ami Yash s'en sert chaque jour depuis quelques semaines et pour le moment, il n'a pas rencontré le moindre souci.

Par contre, ça ne passe pas avec YouTube car la console envoie bien sa vidéo au Mac, mais vérifie également régulièrement auprès de YouTube que le direct est bien en cours de diffusion. Et comme rien n'arrive, bah elle coupe tout simplement la diffusion au bout d'une minute.

Voilà, si ça vous intéresse, il a fait un article complet où il détaille tout, du DNS au routeur, avec le code de sa petite application qu'il a écrite et qui se loge dans la barre de menu de son Mac. Voilà, si ça vous tente, c'est par ici.

Que faire avec un port M.2 libre ? 6 gadgets à y brancher à la place d'un SSD

Par : Korben ✨
- Contient des liens affiliés Amazon -

Un emplacement M.2 finalement, ce n'est rien d'autre qu'un bonne vieille connexion PCIe d'une à quatre lignes selon la machine (sauf quand il est câblé en SATA, mais ça, j'en reparle à la fin). Et en général, comme le montre la photo ci-dessous, ce qu'on y met, c'est un SSD pour avoir du stockage rapide et efficace

Emplacement d'un M.2 sur la carte mère d'un laptop ( source )

Mais aujourd'hui, on va s'ouvrir un petit peu l'esprit sur cet emplacement M.2, parce que OUI, rien ne vous oblige à y mettre un SSD !

Mais avant de commander quoi que ce soit, sortez le manuel de votre carte mère ou la doc de votre mini-PC et regardez le type (PCIe ou SATA) de votre connecteur M.2, le format accepté et surtout le nombre de lignes de cet emplacement.

Source

Le nombre de lignes, c'est le nombre de voies de circulation entre la carte M.2 et le processeur. Plus il y en a, plus ça va vite, donc en général, pour une carte réseau, une ligne (x1) ou deux (x2) suffisent. Mais si vous partez sur une carte graphique, il faudra 4 lignes minimum (x4).

Par exemple, le Beelink ME Mini , lui, dispose de 5 emplacements PCIe 3.0 x1 et un seul en x2. Et sur une ASRock B850 Pro-A , le 4e emplacement M2 tourne en x4... mais retombe en x2 dès qu'un disque occupe l'un des autres ports M.2 en SATA3.

Regardez aussi ce que l'emplacement partage, car sur cette même carte mère ASRock, occuper par exemple le 3ème emplacement désactive purement et simplement le slot PCIE2. Vérifiez aussi que la puce du contrôleur M.2 dispose bien d'un pilote pour votre système, et demandez-vous par où passera le câble car mis à part l'accélérateur IA que je vous présente un peu plus bas, toutes les cartes qui suivent traînent un truc derrière elles. Donc, il faudra peut-être découper votre boîtier ou laisser dépasser des trucs...

Allez, c'est parti !

Une carte réseau 5 ou 10 GbE

Pour un NAS ou un routeur maison, la carte 5 GbE de KALEA à 29,90 € embarque une Realtek RTL8126 qui se branche sur un emplacement à clé M ou B+M et déporte son port RJ45 sur une équerre classique de PC. Et bonne nouvelle, comme la RTL8126 est une puce PCIe 3.0 x1, une seule ligne suffit ! Elle est reconnue par le pilote r8169 de Linux depuis le noyau 6.9, et sous FreeBSD (donc OPNsense ou pfSense) par le pilote officiel de Realtek , realtek-re-kmod, qui s'installe à part.

La carte 5 GbE de KALEA, avec son port RJ45 déporté sur une équerre

Maintenant, si vous voulez du 10 GbE, la carte de REKONG à 98,32 € passe par une Marvell AQC113. Et si j'en crois la fiche du vendeur, elle accepte du Gen4 x1 ou du Gen3 en x4, x2 et x1. Sauf qu'une ligne Gen3, c'est 8 Gbit/s, ce qui veut dire que sur un emplacement Gen3 x1, elle plafonnera sous ses 10 Gbit/s. Donc à ce prix-là, autant prendre la 5 GbE. Par contre, en Gen3 x2 (16 Gbit/s) ou en Gen4 x1 (32 Gbit/s), elle pourra tenir les 10 Gbit/s sans problème,

Côté logiciel, Linux la gère avec son pilote atlantic, mais sous OPNsense, c'est une autre histoire. Le pilote FreeBSD d'Aquantia, lui, ne prend pas en charge l'AQC113 et il faudra passer par un pilote communautaire .

Un accélérateur IA pour Frigate

Si vous faites tourner Frigate pour vos caméras , oubliez le Google Coral, qui n'est plus recommandé par Frigate . Mais attention, avant d'acheter un autre accélérateur IA à la place, regardez d'abord si votre processeur ne sait pas déjà faire le boulot, car le détecteur OpenVINO de Frigate tourne sur le GPU intégré des processeurs Intel de 6e génération ou plus récents. Un N100, par exemple, analyse une image en 15 ms environ avec MobileNetV2, sans rien acheter de plus, donc vous n'en aurez peut-être même pas besoin.

Par contre, si ça ne suffit plus, le module Hailo-8 de LUCKFOX à 201,59 € vous amènera 26 TOPS sur une interface PCIe Gen3 à quatre lignes. Frigate le prend en charge, avec environ 7 ms par image, mais mesurées avec YOLOv6n, donc c'est loin d'être comparable aux 15 ms du N100.

Maintenant, le truc cool, c'est que vous n'avez pas besoin d'un emplacement x4. La preuve, l'AI HAT+ 26 TOPS de Raspberry Pi, construit autour du même Hailo-8, tourne sur le port PCIe du Pi 5, qui n'a qu'une seule ligne. Un emplacement M.2 en x1 fera donc l'affaire, même si Frigate note que les PC x86 à deux lignes font mieux que le Pi.

Le module M.2 Hailo-8, avec sa puce sous un capot métallique

Une carte graphique externe en OCuLink

Ici, c'est la seule carte de la liste qui exige un emplacement x4. L'adaptateur OCuLink de RIITOP à 36,95 € transformera instantanément votre port M.2 en prise OCuLink PCIe 4.0 x4 (jusqu'à 64 Gbit/s). On doit ensuite le relier au dock Minisforum DEG1 (prix 109,00 €), sur laquelle se plug la carte graphique (à acheter séparément avec son alim) et se branche sur une alimentation ATX ou SFX. Le câble OCuLink, lui, est livré avec le dock .

L'adaptateur M.2 de RIITOP et sa prise OCuLink

Notez que le DEG1 de Minisforum n'est compatible qu'avec les machines qui gèrent le PCIe 4.0 x4, donc visez un emplacement Gen4 x4. Et l'OCuLink ne se branche pas à chaud, faudra éteindre le PC avant.

Le dock DEG1 de Minisforum, avec le slot qui reçoit la carte graphique

Et si vous préférez rester à l'intérieur du boîtier, la nappe ADT-Link à 35,45 € ressortira l'emplacement M.2 en slot PCIe x16 prévu pour une carte graphique. Alors je dis x16, mais c'est seulement au niveau du format PCIe 3.0 parce que la carte, en réalité, ne recevra que les lignes réellement disponibles de l'emplacement M.2.

La nappe R43SR d'ADT-Link, du connecteur M.2 au slot PCIe x16

Le port USB-C de façade qui ne sert à rien

Et si le port USB-C en façade de votre boîtier reste inerte faute de connecteur sur la carte mère, l'adaptateur Type-E de CY à 32,99 € transformera l'emplacement M.2 en connecteur interne Type-E à 20 Gbit/s. Il repose sur une ASMedia ASM3242, conçue pour quatre lignes PCIe Gen3 (sur deux, on tombe à 16 Gbit/s), et ne fait ni vidéo, ni audio, ni recharge PD.

L'adaptateur M.2 de CY, son connecteur Type-E et son dissipateur

Maintenant, si un connecteur USB 3.0 à 19 broches est encore libre, un simple adaptateur EZDIY-FAB à 14,99 € réveillera ce port en USB 3.2 Gen 1, sans avoir à toucher à votre emplacement M.2.

L'adaptateur en L d'EZDIY-FAB, vu sous deux angles

Six ports SATA de plus

Côté stockage, le contrôleur SATA de Namvo à 29,99 € vous ajoutera 6 ports SATA 6 Gbit/s grâce à une ASMedia ASM1166 , reliée en PCIe Gen3 x2. Ça fait 16 Gbit/s à partager entre les 6 disques, et moitié moins sur un emplacement x1.

Le contrôleur SATA de Namvo

Du Wi-Fi 6E

Enfin, pour ajouter du Wi-Fi 6E à une tour qui n'en a pas, il vous faudra un module Intel AX210 à 28,37 € et un adaptateur Jectse à 9,62 € qui le fera tenir dans un emplacement à clé M. Comme Intel documente son AX210 comme étant du Wi-Fi (PCIe) et BT (USB), l'adaptateur fait passer le Wi-Fi par une ligne PCIe et le Bluetooth par un petit câble USB 2.0 fourni, à relier à un connecteur interne de la carte mère. Et les antennes ne figurent ni sur la fiche du module ni dans le colisage de l'adaptateur, donc faudra les acheter à part.

Méfiez-vous par contre de la liste de compatibilité de la fiche Jectse, qui dit supporter aussi l'AX201. Intel classe ce module en "M.2: CNVio2", et pas en PCIe et USB. Bref, attention à bien prendre un AX210 et pas un 201

Voilà et si votre emplacement libre s'avère être câblé en SATA, bah oubliez toutes ces cartes... Toutes ces cartes parlent uniquement le PCIe. Il ne vous restera alors plus qu'à y mettre un SSD SATA... Snif.

Source : XDA Developers

Suyu tire sa révérence sur un mode de recompilation pour jeux Switch

Par : Korben ✨

L'équipe derrière suyu , l'émulateur Nintendo Switch né des cendres de yuzu , a publié le début septembre une dernière version de son logiciel, puis a fermé le dépôt sur un ultime commit intitulé "FINAL". Et cette version d'adieu embarque un truc que j'ai trouvé intéressant. C'est un mode baptisé Recompiler, qui change totalement la façon dont le code du jeu est "traduit".

D'habitude, un émulateur traduit les instructions ARM de la console en instructions x86 au fur et à mesure que le jeu tourne. C'est ce qu'on appelle un JIT. Alors que là, le mode Recompiler fait le boulot à l'avance en prenant le code ARM64 du jeu et en le convertissant en code C.

Le code de suyu ne cache pas d'où vient l'idée, puisqu'il se décrit lui-même comme un moteur produisant du C portable "à la manière de N64Recomp". Grâce à cette technique de recompilation, en bout de la chaîne, vous obtenez un vrai binaire .exe sous Windows, ELF sous Linux, ou Mach-O sous macOS.

Faut savoir qu'un jeu entier, ça fait des millions de blocs de code (oui, des millions !), et réunis dans un seul fichier C, ça pèserait des centaines de mégaoctets. Soit de quoi occuper un compilateur durant des heures avec beaucoup de mémoire consommée et éventuellement un abandon par K-O technique ^^... Alors qu'en le recompilant, on peut profiter de perfs natives sans éclater la machine.

Maintenant la réalité c'est que le programme obtenu grâce à cette recompilation, ne se débrouille pas tout seul. Le JIT n'a pas vraiment disparu, mais se construit à la demande, dès que l'exécution tombe sur une adresse que l'analyse statique n'avait pas repérée (un appel indirect, typiquement). Sans ce filet de sécurité, le jeu se figerait sur un écran noir. Je vois bien comment ça marche parce que c'est ce que j'ai exploré avec mon outil de recompilation Kompote.

Et ensuite, le jeu recompilé continue de passer par la couche d'émulation de suyu pour ses services système et son GPU. Bref, on est encore loin du jeu Switch qui tournerait tout seul sur votre PC, mais je n'ai aucun doute sur le fait que ça arrivera bientôt.

Notez que les binaires téléchargeables datent tous du 4 septembre, alors que les derniers correctifs ont été committés les 12 et 13. Il faudra donc compiler le code pour profiter de cette dernière version.

Quant à savoir pourquoi le projet s'arrête maintenant, l'équipe n'en dit pas un mot mais je sais juste qu'un avis DMCA de Nintendo avait déjà emporté son dépôt principal en juillet 2024, et qu'un nouvel avis du 17 août dernier avait fait tomber d'un coup 307 dépôts dont l'adresse contenait le mot suyu.

Mais rassurez-vous, ça ne veut pas dire que l'émulation Switch s'arrête pour autant puisqu'un fork a repris le code dans la foulée et enchaîne déjà les versions.

Et Eden , le projet dont suyu descend directement, continue tranquillement sa route sur son propre serveur, loin de GitHub, avec une version publiée en juin et un dépôt encore actif à la mi-septembre. C'est donc là qu'il faut regarder si vous cherchez un émulateur Switch encore suivi.

Source : le dépôt archivé de suyu et l'article de Wccftech

Geekom retire enfin un pilote que Windows Defender signalait comme vérolé depuis 2024

Par : Korben ✨

Le constructeur Geekom a retiré de ses anciennes pages de support un installeur de pilote réseau que plusieurs moteurs d'analyse classent comme malveillant. Le fichier s'appelle Install_PCIE_Win11_11.10.0720.2022_11222022.exe et il dormait dans l'archive LAN partagée par six mini-PC de la marque : A7, A8, AE7, AE8, AX7 Pro et AX8 Pro.

Le signalement part d'un utilisateur de r/MiniPCs sur Reddit, et du site VideoCardz qui a vérifié lui-même en téléchargeant l'archive directement chez Geekom le 15 août dernier. VirusTotal, FileScan.IO, MetaDefender et YARAify réagissent tous les quatre, ce dernier en remontant même des signatures ClamAV qui nomment la famille Asruex.

Alors c'est déjà un peu chaud d'apprendre ça, surtout si vous avez un PC Geekom mais la problème c'est que ce n'est pas absolument pas une nouveauté !

En effet, le 29 décembre 2024, le propriétaire d'un AE8 explique sur le forum ComputerBase qu'il vient de réinstaller Windows, qu'il a pris ses pilotes sur le site du fabricant, et que Defender lui a sorti Trojan:Win32/Asruex.A au décompactage. Il dit ensuite avoir écrit à Geekom pour les prévenir.

20 mois plus tard, Tom's Hardware décrit sur les machines Geekom, des permissions administrateur, des frappes clavier interceptées et une connexion à un serveur de commande, et PCWorld raconte que des attaquants sont venus glisser une backdoor dans le paquet.

Ce fichier est donc bien un paquet Realtek générique, que DriversCloud héberge et redistribue depuis le 25 novembre 2022 et qui s'est fait vérolé ensuite en 2024. Sur l'origine de l'exemplaire qui traînait chez elle, Geekom dit dans son communiqué du 18 août qu'il s'agit d'une ressource obsolète oubliée sur de vieilles pages, mais jamais d'une intrusion.

Donc si vous avez téléchargé et lancé cet installeur LAN depuis une page support d'un de ces six modèles, vous êtes concerné !! Le Windows livré avec la machine n'est pas en cause, du moins d'après Geekom. Supprimez donc l'installeur, lancez un scan complet avec Windows Defender ou votre antivirus préféré, et récupèrez un pilote réseau faible chez Realtek ou directement via Windows Update.

De son côté, Geekom a invoqué la déesse de l'effet Streisand en demandant à VideoCardz de retirer son article mais VideoCardz a dit non évidemment...

Source : PCWorld

GeForce NOW dans Firefox - 2 000 jeux PC dispo sans rien installer

Par : Korben ✨

Alors ça c'est cool ! NVIDIA vient d'ajouter Firefox à la liste des navigateurs autorisés à faire tourner GeForce NOW. Un ordi, un onglet, et plus de 2 000 jeux PC se lancent maintenant en streaming sans qu'un seul octet du jeu n'arrive sur votre disque.

C'est tout le concept du service de cloud gaming de NVIDIA avec une machine RTX chez eux, et une image qui arrive chez vous. Comme ça, votre ordinateur ne fait plus que décoder une vidéo sans rien installer ni avoir une grosse carte graphique.

Après GeForce NOW c'est un peu différent de Xbox Cloud puisque ça permet de jouer aux jeux que vous avez acheté. Ce n'est pas un catalogue imposé en accès libre. GeForce NOW se connecte à vos comptes Steam, Epic Games Store, GOG, Xbox PC Game Pass et Ubisoft Connect, puis ouvre la bibliothèque que vous avez déjà payée.

Firefox de son côté garde en plus ses habitudes de navigateur. Comme ça vous pouvez laisser un appel Discord dans le Split View, le walkthrough du jeu dans un autre onglet, et vous basculez en plein écran quand la partie démarre. Plus besoin de basculer sur ce navigateur de faible qu'est Chrome quand l'envie vous prend de jouer ^^.

Mozilla annonce jusqu'à 1440p et jusqu'à 120 images par seconde, et précise que ce plafond est réservé aux abonnés Ultimate. En dessous, le palier Performance donne aussi du 1440p mais s'arrête à 60 fps. Ce qu'Ultimate achète vraiment par contre, c'est la fluidité, l'accès aux machines RTX 5080 et les files d'attente les plus courtes.

L'autre compteur est plus embêtant je trouve puisque les abonnements Performance et Ultimate sont plafonnés à 100 heures de jeu par mois, dont jusqu'à 15 heures non consommées qui peuvent basculer sur le mois suivant. Ça laisse un peu plus de trois heures par jour quand même, mais ce n'est plus vraiment illimité.

Reste un problème, je trouve dans cette annonce : ça ne concerne que Windows uniquement. Firefox sur macOS et sur Linux n'est pas concerné, et personne n'a encore dit si ça viendrait... Snif... Après, les joueurs Linux, eux, ont leur client natif GeForce NOW , enfin sorti de bêta donc ça compense un peu mais quand même...

Pour essayer, mettez Firefox à jour, allez sur play.geforcenow.com et connectez-vous. De son côté, NVIDIA promet d'en dire plus à la Gamescom le 25 août prochain.

Source : blog Mozilla

Le code de GoldenEye 007 est enfin sorti de sa cartouche

Par : Korben ✨

Enfin !! Le compteur du projet de décompilation de GoldenEye 007 affiche dorénavant 208 fichiers traités sur 208, et cela pour les trois versions de la cartouche, japonaise et européenne comprises. Le dernier commit du dev KholdFuzion est d'ailleurs classe, puisqu'il porte le titre "*james bond will return. *".

Oh yeah !

Techniquement, le code C reconstitué ressort du compilateur sous la forme d'une ROM identique à celle de 1997, octet pour octet. C'est précisément ce que veut dire le mot "matching" dans ces projets. Ce n'est donc pas un jeu équivalent qui se comporterait pareil que le jeu d'origine... Non, c'est exactement le même binaire !

Après comme vous vous en doutez, le dépôt, lui, n'embarque pas tous les assets nécessaires à la compilation, pour des questions de droits d'auteur comme d'hab. Le README du projet nous explique ainsi qu'il faut posséder une copie du jeu, et que les scripts iront extraire ce qui manque de votre côté.

Après c'est pas cette recompilation qui fait que GoldenEye devient soudainement "moddable". En effet, il l'est depuis longtemps, via le GoldenEye Setup Editor de SubDrag, Wreck et Zoinkity, capable d'importer vos propres modèles 3D dans le jeu.

Ce qui change par contre, c'est que jusqu'ici on éditait des structures dans un binaire, alors que maintenant on modifie le moteur en C et on recompile. C'est le même chemin qu'avait pris ce bon vieux Duke Nukem Zero Hour l'an dernier .

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Et c'est d'ailleurs ce que fait KholdFuzion à côté, avec GoldenRecomp , qui recompile la ROM en exécutable PC natif. Avec ça, le jeu peut tourner sur un ordinateur. Apparemment, c'est plutôt stable, et le son est bon.

Mais toute l'interface multijoueur reste à faire, le ciel du barrage part en vrille parce que le moteur de rendu ne digère pas les commandes de dessin maison, et certaines armes tirent trop vite maintenant que tout tourne à 60 images par seconde. Ce n'est donc pas encore vraiment jouable.

Aucune release n'a été publiée à ce jour, ni même un tag, ce qui veut dire qu'on est encore loin d'un portage installable comme celui de Zelda 64 . Faudra compiler vous-même, après avoir "build" une ROM depuis la branche du projet conçue pour ça.

Dans le même style, n'oubliez pas l'existence de GoldenEye-Recomp de SunJaycy , qui lui, est déjà jouable avec du multijoueur en ligne, mais qui n'a rien à voir avec tout ça puisqu'il recompile la version Xbox 360 qui n'est jamais sortie, et pas la N64.

Bref, si vous attendiez un exécutable à lancer ce soir, ce n'est pas ce que vous aurez mais ce qui s'annonce ensuite est très prometteur !

Source

Xodus - Vos jeux Xbox PC tourneront bientôt sur Linux / macOS

Par : Korben ✨

Vous jouez sous Linux et votre bibliothèque Steam, GOG ou Epic tourne à peu près entièrement grâce à Proton ? Cela signifie que, malheureusement, vos jeux Xbox PC et ceux du Game Pass, eux, restent à la porte... C'est con d'avoir un catalogue entier, payé tous les mois rubis sur l'ongle et de ne pas pouvoir y toucher ailleurs que sous Windows, via le streaming cloud.

Mais cette époque est révolue puisque Xodus est un projet open source qui rétro-ingénierie la chaîne Xbox PC pour faire tourner ces jeux directement sur Linux. Son dépôt coche déjà la connexion de l'appareil, celle du compte, l'autorisation Xbox, la récupération des licences, le téléchargement des paquets de jeu et le déchiffrement des exécutables à la demande. Bref, la douane est passée (non pas Hamza, celle de Microsoft).

Ce qui bloquait n'a jamais été Proton puisqu'en fait un jeu Xbox PC moderne repose sur le GDK de Microsoft et arrive emballé dans un conteneur MSIXVC chiffré, dont les clés dépendent de la licence attachée au compte.

Rien à voir donc avec un .exe posé dans un dossier.

L'équipe, emmenée par Paweł Lidwin qui contribue aussi à Heroic , a donc dû fabriquer ses propres briques, une bibliothèque d'authentification Xbox, un lecteur capable de parcourir ces conteneurs, et surtout une réimplémentation libre de xgameruntime.dll, le composant par lequel les jeux réclament les services Xbox (Celle-là est toujours en chantier). Le projet entretient même ses propres versions modifiées de Wine et de Proton.

Sauf qu'on ne joue toujours pas... Aucun binaire n'est distribué, il faut tout compiler soi-même, et les fameux services Xbox doivent encore être servis aux jeux à travers Wine. Le lancement, c'est donc le gros morceau restant même si un jeu auquel vous avez droit se récupère et se déchiffre.

Côté catalogue, il faut du GDK et du MSIXVC. Le MSIXVC2 n'est pas géré, Gears of War 4 reste sur le carreau, et les titres rétrocompatibles se récupèrent mais réclameront peut-être des correctifs dans wine ou dxvk. Quant au déchiffrement, il s'appuie sur les instructions AES du processeur. Cela signifie que sur une machine trop vieille pour les avoir, ça ne ramera même pas... ça s'arrête juste net sur une instruction "illegal".

Et puis, vous vous en doutez, il y a Microsoft... Le projet n'est ni affilié ni approuvé par Redmond, donc c'est à utiliser à vos risques et périls, car rien n'empêche l'éditeur de changer une clé ou de modifier un bout du protocole et de refermer la porte du jour au lendemain. Avec Xodus, personne n'a rien promis, et c'est un pari sur un avenir incertain... Toutefois le dépôt avance bien quand même, sans binaire à la clé pour le moment.

Source

GeForce NOW planque un vrai Windows derrière vos jeux

Par : Korben ✨

Je m'en doutais un peu mais c'est confirmé, derrière chaque session GeForce NOW tourne un vrai Windows, et cette machine virtuelle est moins verrouillée qu'elle en a l'air. En effet, une démo du moddeur Zortos montre le service qui s'ouvre non pas sur un jeu, mais sur un bureau complet, avec barre des tâches, menu démarrer et icônes.

La manip passe par le jeu Trove... Pendant le lancement, Zortos ouvre le navigateur web intégré de Steam, se balade dans les dossiers de la machine, récupère un exécutable et remplace quelques chemins dans le répertoire du jeu. Au démarrage suivant, Windows s'affiche alors à la place du jeu. Tout ça repose sur SalsaNOW , un outil open source signé dpadGuy.

Une fois le bureau ouvert, la machine encaisse à peu près tout ce qui ne réclame pas de droits administrateur. Zortos y a fait tourner Wallpaper Engine pour les fonds animés et LM Studio avec le modèle Gemma 4. Et pour les logiciels qui exigent une installation privilégiée, ils peuvent sans souci être préparés en version portable sur son propre PC, puis décompressés là-haut.

Reste que ce bureau est un bac à sable. La session tourne en compte utilisateur simple, donc pas de droits administrateur, pas d'anticheat noyau, et beaucoup d'installations qui finissent sur un refus d'accès.

L'autre mur, c'est la persistance. Sans l'option de stockage payante, tout disparaît à la déconnexion. Et même en la prenant, la machine ne conserve que vos Documents, l'AppData du compte, baptisé kiosk, et le contenu du lecteur I:. Tout le reste repart de zéro à la session suivante, et fermer l'explorateur de fichiers coupe la connexion sur-le-champ.

Dernier filtre, et pas le moindre, ça ne fonctionne que sur les abonnements payants, ceux dont je détaillais les formules quand Nvidia a sorti son client Linux natif . L'offre gratuite est hors jeu, tout comme les GeForce NOW opérés par les partenaires alliance.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Maintenant, qu'en est-il du règlement ? Eh bien comme vous vous en doutez, les conditions d'utilisation interdisent formellement de contourner les mécanismes de sécurité ou d'authentification du service, et Nvidia se réserve le droit de suspendre ou de restreindre un compte à sa discrétion. En cas de suspension, la période coupée n'est pas remboursée.

Mais à ce jour, aucun bannissement lié à ces méthodes n'a été rapporté, et Nvidia n'a sorti ni correctif ni communiqué. Voilà, c'est rigolo comme bidouille, mais si vous vous lancez, c'est votre compte que vous mettez en jeu.

Reste maintenant à voir combien de temps la porte restera ouverte.

Source

Crashphalt - Le jeu Steam qu'on installe pour jouer à Undertale

Par : Korben ✨

Sur la page Steam du jeu indé Crashphalt , il se passe un phénomène assez étrange... Des joueurs laissent des avis du genre "j'ai tué Sans d'Undertale !", "Super jeu, un peu triste qu'il ne serve que de mod multijoueur pour Undertale" ou "Le meilleur jeu auquel on ne joue jamais". Sauf que Crashphalt c'est juste un jeu de baston à 4 sorti gratuitement en 2018, et qu'il n'y a pas la moindre trace d'Undertale dedans...

Son créateur, Jose Pacio (RetroSpecter pour les intimes), a mis un moment à comprendre le délire parce qu'à la sortie de son jeu, sa fiche affichait une dizaine d'avis. Et aujourd'hui elle en compte 555, dont 530 positifs, ce qui classe le jeu en "évaluations extrêmement positives". C'est la courbe dont rêve n'importe quel dev indé, à un détail près : aucun de ces avis ne parle de son jeu.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Crashphalt, c'est donc un platform-fighter local à 4 joueurs dans la lignée de TowerFall, où on balance des ondes de choc dans le décor pour éjecter les copains. C'est le Studio Cold Pressed Games qui l'a sorti le 11 octobre 2018, en version gratuite, et c'était son premier jeu.

Alors quel est ce mystère ? Et bien l'explication c'est : un mod. En effet, Undertale Together , signé Depa et sorti en 2019, permet d'ajouter un deuxième joueur dans Undertale, le jeu de Toby Fox. Le hic, c'est que les deux joueurs partagent le même clavier, flèches pour l'un, WASD pour l'autre. C'est pratique quand votre pote est avec vous sur le canapé et que vous supportez son haleine de bouc, mais beaucoup moins quand il habite à 600 km.

Et Steam a justement un outil qui va bien pour ça : Remote Play Together. Le concept c'est qu'un joueur possède et fait tourner le jeu, et ses potes (4 maxi) peuvent le rejoindre en streaming sans avoir le jeu. Mais le problème, c'est que c'est au développeur de cocher la case, et Toby Fox ne l'a jamais cochée sur Undertale. Alors que le dev de Crashphalt, lui, l'a fait.

Vous voyez venir la suite... La manip consiste ensuite à copier les fichiers Steam de Crashphalt, sa steam_api.dll et son steam_appid.txt, dans le dossier d'installation d'Undertale, puis à renommer UNDERTALE.exe en Crashphalt.exe.

Le numéro d'application posé à côté de l'exécutable suffit à convaincre Steam que Crashphalt tourne, l'overlay s'affiche, l'invitation Remote Play Together se débloque, sauf qu'à l'écran, bah c'est Undertale jouable à deux !!

Et personne ne pirate quoi que ce soit au passage, puisqu'il vous faut une copie légitime d'UNDERTALE v1.08 pour y jouer. Voilà, c'est un jeu qui sert de bac à sable à autre chose que lui-même, et ce n'est pas quelque chose de neuf, puisque je vous faisais découvrir Garry's Mod il y a des années.

Tout s'est emballé en décembre 2022, quand un certain AMMARO73 a publié un tutoriel qui déroule la marche à suivre pour rendre Undertale multijoueur et aujourd'hui, la vidéo approche des 465 000 vues.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Et puis le 12 juin 2025, quelqu'un poste la question qui fâche : "je me demande ce que ressent le développeur en sachant que littéralement personne ne se soucie de son jeu et l'utilise seulement pour modder d'autres jeux". C'est elle qui a fait sortir Jose Pacio du bois sur r/IndieDev.

Jose Pacio s'est même exprimé à ce sujet quand on lui a demandé si ça ne le faisait pas chier que son jeu soit juste devenu un utilitaire pour avoir un mode multi dans Undertale : "Ça ne me dérange pas du tout, ce que Crashphalt est devenu. Je suis passé à d'autres projets depuis longtemps, donc je trouve vraiment cool que le jeu ait trouvé une seconde vie."

Avec une réserve honnête quand même qui est que tant que Steam n'y trouve rien à redire, pas de souci pour que ça reste comme ça. Des jeux qui repartent pour un tour grâce à leur communauté, j'en ai déjà parlé avec Multi Theft Auto , mais rarement pour faire tourner le jeu d'un autre ^^.

Lui bosse maintenant sur Draftula , un roguelike de construction de château sans date de sortie. Et si vous cherchez un jeu gratuit sur Steam auquel jouer pour de vrai, j'avais parlé de Deep Snake .

Son post se termine par un PS adressé à Toby Fox : "Si tu lis ça, dis-moi si tu veux qu'on fasse un jeu ensemble". Un jour peut-être ?

Source

Une Radeon de 2007 fait tourner la PS3 (mal, mais elle tourne)

Par : Korben ✨

La carte graphique minimum dont on a besoin pour émuler une PS3 est sortie... après la PS3. C'est AniLeo et kd-11, de l'équipe RPCS3 , qui viennent de descendre le minimum officiel de l'émulateur à la Radeon HD 2900 XT, sortie en mai 2007. La PS3, elle, arrivait en France en mars de la même année.

Certes, c'est moins de deux mois d'écart mais pour émuler une console, en général, on a besoin de matériel largement postérieur.

RPCS3 accepte donc maintenant les Radeon HD 2000, 3000 et 4000, la première génération TeraScale d'ATi. Le plancher précédent, c'était la HD 5550. Deux conditions quand même : ça ne marche que sous Linux, avec le pilote libre Mesa r600. Windows reste dehors, le vieux pilote d'AMD étant trop bancal pour l'émulateur.

Maintenant, ce qui bloquait vraiment n'était pas la puissance. L'émulateur tenait pour acquis que toutes les cartes qu'il supporte savent faire un certain type d'écriture en mémoire. Ces vieilles Radeon ne savent pas, et personne n'avait prévu le cas, alors l'affichage plantait dès le démarrage, sur un pointeur nul... snif. Le correctif consiste donc à vérifier si la carte sait le faire, et à s'en passer quand ce n'est pas le cas. Et voilà, une pull request plus tard et c'était du tout bon pour la Radeon HD 2900 XT !

Reste que la plus musclée de ces vieilles puces, la HD 4890 de 2009 avec son gigaoctet de mémoire, donne des résultats à géométrie très variable. Sur les captures de l'équipe, OutRun Online Arcade tourne entre 52 et 59 fps, et Metal Gear Solid HD Collection oscille entre 45 et 60 selon la densité de la scène. Jusque-là, ça va.

Par contre, la démo de FIFA 08 tombe à 15 fps, et le jeu Rain à 15 aussi, et là c'est la cata. Cette HD 4890 est pourtant plusieurs fois plus puissante que le RSX, la puce graphique de la PS3, mais ça ne suffit pas, parce que l'émulateur lui refile du boulot que la console ne lui demandait pas, comme décoder les textures à la place du processeur. Et surtout, parce que la mémoire n'est pas rangée pareil.

Sur PS3, la mémoire vidéo et la mémoire système sont bien deux réservoirs séparés, sauf que les jeux ont le droit de piocher directement dans les deux. Tout est à portée de main. Sur PC, les deux sont vraiment cloisonnés, du coup l'émulateur passe son temps à recopier les données de l'un vers l'autre.

En descendant dans la gamme, la sanction est immédiate. La HD 3870 doit tomber à 273p, l'équivalent d'une PSP, pour afficher les jeux les plus simples. La HD 2600 XT, elle, plafonne à 12,9 fps sur Portal à cette même définition. Bref, ça ne sert plus à rien de descendre plus bas, celle-là est carrément plus faible que la puce de la console qu'elle est censée émuler.

Côté manipulation, il faut mentir au pilote. Ces cartes annoncent une version d'OpenGL trop ancienne, et l'émulateur refuse de démarrer tant qu'il la voit. Deux variables d'environnement au lancement suffisent à lui faire croire le contraire :

MESA_GL_VERSION_OVERRIDE=4.3 MESA_GLSL_VERSION_OVERRIDE=440 ./rpcs3.AppImage

Et si ça plante encore, l'équipe conseille de basculer le réglage Shader Mode sur "Legacy Recompiler".

Je vous parlais de RPCS3 en 2021 quand il servait surtout à rendre les vieux jeux plus beaux avec le FSR d'AMD et voilà maintenant qu'il sait les faire tourner sur du matériel de leur époque.

Le billet de l'équipe , que je vous invite à lire, détaille les réglages et les résultats carte par carte. Si vous avez une TeraScale au fond d'un placard, vous savez quoi en faire.

La Xbox originale débarque sur PC, mais Xemu le fait déjà

Par : Korben ✨

Microsoft vient de rendre officiel un truc que les émulateurs font gratuitement depuis des années à savoir vous permettre de jouer aux jeux de la Xbox originale, celle de 2001, directement sur votre PC. Le programme s'appelle "Xbox Backward Compatibility on PC" et il a débarqué hier, le 22 juillet, avec 4 titres pour commencer.

Au menu de ce premier lot, BLiNX: The Time Sweeper, Conker: Live and Reloaded, Crimson Skies: High Road to Revenge et Fuzion Frenzy. Comptez 10 dollars pièce, sauf si vous êtes abonné Game Pass ou que vous possédez déjà la licence numérique de ces jeux sur console, auquel cas c'est gratuit. Par contre, ne comptez pas glisser votre vieux disque Xbox dans le lecteur du PC, ça ne marchera pas... Snif ! C'est dommage, je venais d'en retrouver quelques-uns en préparant mon déménagement.

Ça tourne sur Windows 11 et sur les consoles portables ROG Xbox Ally et Xbox Ally X, via l'app Xbox on PC. Côté config, Microsoft demande une misère. Une GTX 950 qui a 11 ans au compteur suffit, et une GTX 1070 Ti de 2017 fait tourner tout ça au mieux. Donc soyez heureux, y'a pas besoin d'un foudre de guerre... ça nous change !

En plus, sur PC, ces vieux jeux gagnent quelques options sympas. VSync, filtrage anisotropique, anti-aliasing renforcé, et surtout un upscaling jusqu'à 4x du signal SD d'origine, qui grimpe donc à 2560×1920. Après, dommage mais le jeu reste bloqué à son framerate et son ratio d'époque. En clair, la plupart du temps, c'est du 30 fps en 4:3, bandes noires sur les côtés comprises.

De ce que j'ai pu lire dans les premiers tests, l'expérience tient la route et se rapproche de celle d'une Xbox Series X, mais c'est pas parfait non plus. Les testeurs pointent un filtrage anisotropique faiblard, des soucis de timing d'images qui donnent une caméra qui saccade, et une poignée de bugs visuels sur cette première fournée. Autre absence remarquée, les jeux à succès ne sont pas là au lancement mais Microsoft promet de les ajouter plus tard en 2026, sur console comme sur PC.

Après côté technique, y'a pas de quoi grimper au rideau. Microsoft émule les jeux Xbox originale sur son propre matériel depuis la Xbox 360 donc porter cette émulation sur PC, c'était assez facile pour eux, et ça reproduit exactement ce que les émulateurs communautaires font gratos depuis des lustres. Je vous avais par exemple déjà montré Xemu , qui émule la Xbox d'origine et upscale la résolution sans débourser un centime.

Sauf que depuis, des dataminers ont ouvert le capot et c'est encore plus tordu que ce que je croyais. Nathan, alias Lunarixus , a désossé le Emu.exe livré avec les jeux et il y a trouvé les signatures XEX2/STFS ainsi que des chaînes comme XENON KERNEL EXITING dans le kernel. Traduction, le truc que Microsoft installe sur votre PC n'a rien d'un émulateur Xbox originale. C'est un émulateur Xbox 360 qui fait tourner XeFu, l'émulateur Xbox originale que la 360 embarquait déjà à l'époque. Une vraie poupée russe, un émulateur dans un émulateur.

Le chercheur en sécurité Milenko a poussé l'analyse plus loin en démontant Fuzion Frenzy et il a mis un nom sur la bête. Dans les binaires, l'émulateur s'appelle XeO3, comme le trioxyde de xénon. Une blague de dev, vu que le processeur de la 360 s'appelait justement Xenon et que ce composé est un état d'oxydation particulièrement instable du xénon. Sous le capot, ça émule le CPU PowerPC Xenon, l'hyperviseur de la console et le GPU Xenos par-dessus Direct3D, le tout repackagé en application GDK/MSIX pour Windows. Soit exactement la techno qui fait tourner vos jeux 360 sur Xbox One et Series X|S, transposée telle quelle.

Et évidemment, la scène n'a pas attendu la permission. L'équipe derrière XWine1 , une couche de compatibilité Xbox One pour PC, a branché ce portage de XeO3 sur son composant SlimEra, et ça lance des jeux Xbox 360 dumpés directement sous Windows. Plants vs. Zombies version 360 tourne déjà, avec des degrés de réussite variables de leur propre aveu, mais ça tourne. Donc l'émulateur Xbox 360 officiel pour PC, il est déjà sur le disque dur de tous ceux qui ont payé leurs 10 dollars. Microsoft a juste pas encore appuyé sur l'interrupteur.

Le vrai sujet derrière tout ça, c'est surtout leur stratégie marketing. Ce lancement, c'est une brèche de plus dans le mur qui sépare le PC et la console chez Microsoft, un mur déjà bien fissuré depuis Xbox Play Anywhere en 2016, le branding Xbox collé aux PC portables, et l'annonce que la future console Project Helix fera tourner "les jeux Xbox et PC". Bref, Microsoft veut fondre sa branche console qui rame dans l'écosystème gaming Windows qui, lui, se porte beaucoup mieux, et ça se remarque de plus en plus.

La société présente ça comme "le début d'un effort plus large pour préserver les jeux Xbox du passé et les amener sur PC au fil du temps", donc d'autres titres suivront. Reste à voir lesquels, et surtout à quel rythme.

Voilà, pour l'instant c'est sympa pour les nostalgiques mais sachez que Xemu ou d'autres, en font autant, gratos et supportent beaucoup plus de jeux.

Source et Source

Mario Kart Wii bientôt jouable sans Dolphin ni Wii

Par : Korben ✨

Alors ça, c'est un sacré morceau qui va ravir tous les fans de rétro gaming ! Patchzy, le dev de Wheel Wizard (le launcher de Retro Rewind), vient d'annoncer Mario Kart Wii compiled, ce qu'il présente comme le premier jeu Wii recompilé en natif pour PC. Pas émulé, hein recompilé. Et vous allez voir pourquoi c'est mieux !

alors pour le moment c'est pas encore dispo, mais c'est une annonce qui est faite en amont de la sortie en bêta qui aura lieu au mois d'août. Cette version de Mario Kart est la première recompilation statique d'un jeu Wii. L'avantage de la recompilation, c'est qu'on peut lui ajouter de nouvelles fonctionnalités et il y aura notamment du jeu en ligne, de la 4K (avec les textures de 2008 dedans par contre...), un framerate débloqué, ainsi qu'un support optionnel de Retro Rewind, ce qui lui apportera plus de 200 circuits.

On a donc une date et on a donc cette vidéo qui va vous mettre l'eau à la bouche :

La recompilation statique, pour faire simple, ça prend le code machine du jeu et ça le retraduit en programme natif pour votre PC. Pas de couche d'émulation qui fait tourner une Wii fantôme en arrière-plan, juste un exécutable que vous lancez comme n'importe quel jeu Steam.

La scène sait faire ça sur N64 depuis un moment, et c'est comme ça que Banjo-Kazooie a atterri sur PC en 4K , et quelques projets s'y sont collés sur Xbox 360. Pour ma part, moi je suis en train de coder une espèce de recompilateur universel qui supportera plein de consoles différentes, mais c'est pas encore prêt et je sais pas encore si je mettrai ça sous licence libre ou si ce sera juste un binaire pour mes Patreons. On verra bien, c'est pas fini, et je prends mon temps mais c'est un petit peu mon passe-temps du moment.

Au moment où j'écris cet article, je suis en train de bosser sur la recompilation de l'ensemble des jeux N64 :

Après sur Wii, le terrain n'était pas complètement vierge non plus, puisque DolRecomp, un recompilateur statique GameCube et Wii, traîne sur GitHub depuis le mois de juin. Alors pourquoi est-ce qu'on s'excite tous si on peut déjà faire tourner Mario Kart Wii nickel sous Dolphin depuis des années ?

Eh bien parce que comme je vous le disais, en théorie, un binaire natif, déjà ça vous épargne tous les problèmes liés à l'émulation, je pense à la surcharge que ça peut engendrer sur les petites configs ou les petits lags, ce genre de choses.

Puis en plus ça peut permettre de supporter par exemple des mods. Je pense à Retro Rewind évidemment, mais pourquoi pas aussi implémenter des nouvelles fonctionnalités dans le jeu. Et puis ça suivra les évolutions de votre machine sans que vous ayez à vous traîner un émulateur... C'est ça qui rend par exemple la recompilation PC d'Animal Crossing intéressante.

En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'avec Patchzy, ça va être du lourd ! En plus, comme Nintendo vient d'annoncer la fin des serveurs de Mario Kart Tour pour le 29 septembre, cette bêta d'août va pouvoir prendre le relais donc ça c'est super cool !!

Après côté légal, le projet ne distribue aucun asset Nintendo, ce sera donc à vous de fournir votre propre ROM. On verra bien si ça empêche Nintendo de dégainer ses avocats...

Source

Proton 11 ressuscite Dino Crisis et Resident Evil sur Linux

Par : Korben ✨

Je sais pas si vous avez vu mais Valve vient de sortir Proton 11, la nouvelle version stable de sa couche de compatibilité qui fait tourner les jeux Windows sur Linux via Steam Play. Et cette fois, c'est basé sur Wine 11, donc il y a pas mal de "nouveaux" vieux jeux qui sont maintenant jouables.

Parmi ces nouveautés, on retrouve donc Resident Evil premier du nom, celui de 1996, Resident Evil 2, Dino Crisis et Dino Crisis 2, SHOGUN: Total War, Gothic 1 Classic, Breath of Fire IV, Deadly Premonition ou encore Metal Fatigue. Et à côté de ces reliques, il y avait aussi des trucs plus récents comme METAL GEAR SURVIVE, Warhammer: Vermintide 2 et X-Plane 12.

Et pour les jeux qui étaient déjà jouables, Proton 11 affine encore le support de ces derniers pour les rendre encore plus jolis ou plus rapides ou avec moins de bugs etc. Je pense notamment à Cyberpunk 2077, The Witcher 3, Death Stranding 2, Helldivers 2, ARC Raiders, THE FINALS, Titanfall 2, Satisfactory, Metal Gear Solid 2, Oblivion GOTY ou Call of Duty 2.

Donc autant dire que si vous jouez sous Linux ou sous Steam Deck, je pense que vous êtes concerné par cette mise à jour. Et puis il y a un truc dont je ne vous ai pas parlé encore, c'est les correctifs qui font zizir. Je pense notamment au hot plug des manettes qui a été amélioré, notamment pour la 8BitDo Ultimate 2C et toutes les manettes qui exposent plusieurs périphériques HID. Sur KDE, la maximisation des fenêtres a aussi été corrigée, sans oublier le rendu des pop-ups du Rockstar Launcher ou encore la détection du fuseau horaire qui devient plus fiable. Même le lecteur multimédia Kodi passe mieux sous cette version, ce qui est top !

Ce passage sur Wine 11, c'est justement celui qui avait montré des gains de perf assez dingues au moment des premiers benchmarks NTSync et maintenant que c'est dans le Proton officiel, tout le monde y a droit sans bidouiller !! Pour l'installer, rien de sorcier, comme d'habitude, vous allez sur Steam, vous faites un clic droit sur un jeu, vous cliquez ensuite sur "Propriétés", et puis vous allez dans l'onglet "Compatibilité". Et là, vous sélectionnez la branche Proton 11.

Et voilà ! En tout cas, je suis content de voir que jouer sur Linux n'est plus un parcours du combattant . Avec le Steam Deck et cette compatibilité qui grignote chaque jour un peu de terrain, Windows perd de plus en plus son statut de passage obligé pour le jeu PC....

Source : 9to5Linux

Le retour de Movie Maker montre la lourdeur de Clipchamp

Par : Korben ✨

Vous vous souvenez de Windows Movie Maker ? Mais siiii, ce petit logiciel de montage livré avec les Windows depuis l'époque de Windows ME ? C'est celui sur lequel vous avez bricolé vos premiers diaporamas de vacances avec des transitions en forme d'étoile. Aaah, ça vous parle maintenant, hein ?

Eh bien, ces gros méchants de Microsoft l'ont laissé mourir en janvier 2017. Mais heureusement, SkylerDaGirl vient de le remettre au goût du jour et vous pouvez maintenant télécharger un installer fonctionnel sur Internet Archive qui va vous permettre d'installer la V6.0.

Le site Windows Latest l'a testé et apparemment c'est incroyable parce que Movie Maker s'est contenté d'une vingtaine de Mo de RAM alors que son remplaçant officiel, Clipchamp, lui, en réclamait près de 800 Mo pour faire globalement la même chose. D'après les captures d'écran du testeur, ça fait à peu près 97% de mémoire en moins pour l'ancêtre. Une fois encore, ça prouve que les logiciels modernes sont comme nous, ils grossissent au fil des années...

Maintenant, si vous cherchez plutôt du léger côté navigateur, il y a d'ailleurs des alternatives modernes comme Cutia ou Pikimov qui tournent sans installer une usine à gaz.

Après, je ne vous conseille pas non plus de passer sur Windows Movie Maker, parce que déjà, ce n'est pas un logiciel supporté officiellement par Microsoft. Ces derniers n'ont absolument rien ressuscité. Et puis ces fameux 97%, c'est une mesure qui a été réalisée par un seul testeur et pas vraiment un benchmark qu'on peut reproduire. Donc bon, vous pouvez essayer, mais il n'y a aucune promesse.

Et surtout, gros panneau ACHTUNG ACHTUNG côté sécurité puisque ce build n'est plus supporté par Microsoft depuis neuf ans, donc zéro correctif, zéro garantie sur ce que contient réellement l'installeur.

M'enfin, ceux qui aiment gratter la nostalgie apprécieront ce portage et également l'effet VHS de ntsc-rs pour donner à vos exports ce grain d'époque qui va bien avec l'esthétique Movie Maker ^^.

Source

Vos fichiers protégés à vie, et cette fois personne ne vous les piquera

Par : Korben ✨
-- Article en partenariat avec pCloud --

Vous vous souvenez de l'époque où stocker ses photos dans le cloud, c'était synonyme de "donner ses données à Google pour qu'il les analyse et essaye de vous faire cliquer sur une pub qui pouvait vous intéresser" ? Hé bien entre le CLOUD Act américain (qui permet au FBI de farfouiller dans vos fichiers, même sur des serveurs européens), les politiques de confidentialité qui changent tous les 6 mois, le fait que Google Photos a décidé que vos souvenirs valaient désormais un abonnement mensuel & co ... y'a de quoi vouloir reprendre le contrôle.

Et la bonne nouvelle, c'est que pCloud vient de sortir une promo pour le 14 juillet qui tombe à pic. Jusqu'à -70% sur les plans Lifetime, avec le chiffrement de bout en bout offert en prime. Un seul paiement, et vos fichiers sont à vous pour la vie. Ou du moins pour les 99 prochaines années, ce qui revient au même.

Le stockage à vie, c'est quoi exactement ?

L'idée est simple : au lieu de vous pomper 10€ par mois à l'infini comme Google One, Dropbox ou iCloud, vous payez une seule fois et c'est réglé. pCloud vous garantit l'accès à votre espace de stockage pour 99 ans (ou la durée de vie du titulaire, mais bon, à ce rythme-là, on sera tous morts avant vu que de toute façon la planète explose probablement dans les 9 prochains mois). C'est un peu comme acheter un appartement plutôt que de louer un studio pourri à vie avec un loyer qui augmente d'année en année.

Le service est basé en Suisse (à Baar pour être précis) avec des datacenters au Luxembourg. Ça veut dire RGPD, lois suisses sur la protection des données parmi les plus strictes au monde, et surtout pas de sous-location chez AWS ou Google Cloud. pCloud possède ses propres serveurs, donc vos fichiers restent en Europe et ne traversent pas l'Atlantique pour finir dans un entrepôt de l'Iowa.

Plus de 24 millions d'utilisateurs leur font déjà confiance. Et perso, quand je compare avec mon ancien Google Drive où je retrouvais des photos de 2018 en vrac entre des captures d'écran de bugs et des logos d'applis, je trouve que le changement de braquet se justifie.

Le chiffrement de bout en bout offert

Ce qui change tout dans cette promo du 14 Juillet, c'est que pCloud Encryption est inclus gratuitement avec chaque plan Lifetime. Normalement c'est une option payante en plus, donc là c'est clairement un gros plus.

pCloud Encryption, c'est du chiffrement côté client (zero-knowledge). Vos fichiers sont chiffrés sur votre machine avant même de quitter votre appareil. Vous seul détenez la clé, même pCloud ne peut pas ouvrir vos fichiers. Et donc même si un juge suisse débarque avec une ordonnance ou si un hacker pénètre leurs serveurs, vos données restent illisibles. C'est le niveau de protection qu'Edward Snowden recommanderait si on lui demandait son avis.

Et contrairement à Google qui scanne vos photos pour mieux vous cibler publicitairement, ici personne ne fouille dans vos souvenirs. Vos photos de vacances, vos documents fiscaux, vos projets perso, tout reste entre vous et vous (pour une fois que c'est pratique d'avoir plusieurs personnalités).

Les fonctionnalités qui tuent

pCloud n'est pas juste un disque dur dans le ciel. Le pCloud Drive transforme votre espace cloud en disque virtuel accessible comme un SSD local sur Windows, macOS et Linux. Vous travaillez sur un document, il se synchronise instantanément sur tous vos appareils. Pas besoin de copier-coller des fichiers à la mano comme un cro-magnon.

Les apps mobiles iOS et Android uploadent automatiquement vos photos et vidéos pour libérer de l'espace sur votre téléphone. Plus de message déprimant "Stockage plein" quand vous essayez de filmer le concert de votre ado.

Le pCloud Backup sauvegarde vos fichiers importants en continu en arrière-plan. Vous oubliez, il s'en souvient. Et pour la collaboration, vous partagez des liens sécurisés avec des gens qui n'ont même pas pCloud. Pratique pour envoyer un dossier lourd à un client sans passer par WeTransfer qui stocke vos fichiers on-ne-sait-où.

De son côté, pCloud Photos ( j'en ai parlé un peu ici ) organise automatiquement vos images par date dans une galerie chronologique. Vous tapez sur une année et vous retrouvez instantanément ce selfie gênant de 2019. Vous pouvez exclure certains dossiers pour éviter que vos 400 captures d'écran se mélangent avec vos vraies photos. Et y'a même un éditeur photo intégré avec 8 filtres (Retrofilm, Vintage, Duotone...), réglages de luminosité, contraste, recadrage, rotation, etc. Le tout en temps réel, directement dans votre stockage cloud. Bon c'est pas Lightroom, mais pour de la retouche rapide sans sortir la carte bleue Adobe, ça fait largement le taf.

Le lecteur multimédia intégré vous permet de streamer vos films et musiques directement depuis pCloud sans les télécharger. Et, pour l'instant en version bêta, pDocs vous permet d'éditer et collaborer sur des documents en temps réel avec d'autres utilisateurs pCloud sans passer par Google Docs qui lit vos brouillons en douce.

Les offres du 14 Juillet et les maths qui font mal à la concurrence

La promo est valable du 2 au 15 juillet 2026, et voici ce que ça donne :

PlanPrix promoPrix originalÉconomie
1 To + chiffrement199€664€-70%
2 To + chiffrement299€828€-64%
10 To + chiffrement890€2119€-58%

Faisons les comptes rapidement. 2 To chez Google One, c'est environ 100€ par an. Avec pCloud, vous payez 299€ une fois. Au bout de 3 ans, vous êtes déjà gagnant. Sur 10 ans, j'en parle même pas c'est 700€ d'économisés. Et là on parle juste de stockage. Avec le chiffrement inclus, la différence se creuse encore plus.

Et avec le pack 2 To, vous avez de quoi stocker l'intégralité de vos photos et vidéos depuis la naissance de votre premier enfant jusqu'à ce qu'il parte de chez vous. Le 10 To à 890€, c'est pour les accros du stockage (les vidéastes, les photographes, les gens qui filment en 4K leur chat qui dort, etc.)

pcloud-fete-nationale

Pourquoi pCloud plutôt que les GAFAM ?

Parce que dans ce monde bizarre où Google, Microsoft et consorts se partagent vos données comme un gâteau d'anniversaire, pCloud arrive avec une approche radicalement différente. Pas d'abonnement, pas de frais récurrents, pas de scanning automatique pour cibler vos pubs. Juste du stockage qui respecte votre vie privée.

Vos fichiers sont en Europe, soumis aux régulations européennes. Pas de vente de metadata à des tiers. Pas de "nous avons mis à jour nos conditions d'utilisation" tous les 4 matins. Et surtout, pas de dépendance à un écosystème qui vous tient en laisse.

Moi qui ai commencé à mettre en avant les alternatives européennes aux GAFAM (oui, je me cite, c'est la règle), je trouve que pCloud incarne parfaitement cette démarche. C'est européen, c'est solide, c'est rentable depuis 2013 et ça ne dépend pas de la volonté d'un actionnaire californien de monétiser vos souvenirs.

Si vous en avez marre de payer tous les mois pour stocker vos propres fichiers sur des serveurs qui vous espionnent, cette promo du 14 Juillet est le moment de passer à l'acte. pCloud Lifetime + chiffrement offert, c'est le combo parfait pour reprendre le contrôle de vos données sans vous ruiner. Un seul paiement, 99 ans de tranquillité. 99 ans c'est long.

Et avec la garantie satisfait ou remboursé, vous n'avez rien à perdre ... sauf votre abonnement Google Drive.

Alors, prêt à dire adieu aux abonnements à vie ?

🔒 Profitez de l'offre pCloud Lifetime jusqu'à -70% cliquez ici.

Offre valable du 2 au 15 juillet 2026 seulement.

Juillet 2027 - La date de péremption des jeux PS3

Par : Korben ✨

Vous avez encore une PS3 qui prend la poussière avec des jeux achetés en dématérialisé dessus ?

Alors va falloir vite vous bouger le cul parce que ces sacripants de Sony viennent d'annoncer la fermeture du PlayStation Store sur la PS3 et la PS Vita pour juillet 2027. Et dans la foulée, ils viennent également d'annoncer qu'ils arrêteraient totalement la production de disques physiques en 2028 pour les nouveaux jeux.

Du coup, une bande de joyeux archivistes s'est mise en ordre de bataille pour sauver tout ce qui peut l'être, et c'est l'équipe de RPCS3 , le principal émulateur PS3, qui mène la charge.

En 2021, je vous parlais déjà de RPCS3 quand il servait surtout à rendre vos vieux jeux PS3 plus beaux avec le FSR d'AMD. Cinq ans plus tard, le même émulateur devient carrément un canot de sauvetage et comme le projet est open source, bah c'est totalement l'esprit d'archiver et conserver ce patrimoine incroyable pour les générations futures de gamers !

Et là-dessus, je pense qu'on ne peut que les soutenir. Alors si vous êtes chaud pour les aider, rendez-vous sur no-intro.org , une espèce de base de données communautaire qui joue le rôle de registre communautaire, avec des empreintes d'intégrité (des hashes CRC32, MD5, SHA-1), les tailles de fichiers exactes, les numéros de série et les historiques de révision.

En gros, c'est la liste de courses de la préservation qui dit ce qui a déjà été vérifié et sauvegardé, et surtout ce qu'il serait bon de retrouver fissa avant que ça disparaisse des serveurs pour de bon.

Si vous avez l'un des trésors qu'ils recherchent, vous leur filez votre fichier .pkg dumpé, et il vous dit s'il est corrompu et ce qui manque dedans.

Après y'a surtout le souci des jeux PS3 100% démat qui eux ne sont jamais sortis en boîte (comme tous les bons nerds qui se respectent) et qui une fois le PSN coupé, disparaîtront à jamais !

Et pour cela, y'a pas des masses de temps... Par exemple, c'est prévu pour août 2026 au Mexique, au Honduras et au Nicaragua, avant le reste de l'Amérique latine et au Moyen-Orient plus tard dans l'année. Le reste du monde suivra alors en juillet 2027.

Après Sony nous jure qu'on pourra toujours re-télécharger nos achats "dans un avenir proche", mais j'ai moyen confiance, j'avoue.

En tout cas, toute cette histoire, c'est encore bien la preuve que la démat de jeu, c'est la mort annoncée des anciens titres. Finalement, on n'achète plus vraiment de jeux mais des accès qu'on loue et qui peuvent disparaître à tout moment.

L' Internet Archive et les communautés d'archivistes font ce qu'elles peuvent, mais ça reste un petit pansement. Et ça ne risque pas de s'arranger puisque Xbox en prend aussi le chemin. Bref, si vous avez du contenu PS3 dématérialisé auquel vous tenez, c'est le moment de le dumper car après, ce sera trop tard.

Source

True First Person Camera 2.0 - Votre vrai corps en vue FPS sur Cyberpunk

Par : Korben ✨

Alors oui, je sais, Cyberpunk 2077 vous montre déjà votre corps quand vous baissez les yeux en plein Night City, jambes comprises. C'est d'ailleurs suffisamment rare en vue FPS pour être souligné.

Sauf que cette caméra à la première personne reste raide comme un piquet. La tête de votre personnage ne tourne pas toute seule, les reflets sont absents, les armes passent à travers le décor et la moto ne se penche jamais dans les virages. Ce sont tous ces petits détails qui chiffonnaient DigitalVixen depuis des années, et après plusieurs réécritures complètes, ce moddeur vient enfin de sortir True First Person Camera 2.0 sur Nexus Mods pour rendre cette vue à la première personne beaucoup plus réaliste.

Le principe utilisé par son mod, c'est de reconstruire entièrement la caméra FPS du jeu. Vous réglez la hauteur et la profondeur de la vue pour la poser exactement où vous voulez, et si vous jouez avec le ray tracing ou le path tracing + les reflets de joueur activés, votre tête apparaît enfin dans les miroirs et les vitres, ce que le jeu de base ne fait pas. Et surtout le mod sait doser automatiquement quand vous dégainez une arme ou quand vous regardez trop vers le bas, histoire d'éviter ce clipping cauchemardesque où vous voyez l'intérieur de votre propre mâchoire.

Et ça ne s'arrête pas au corps. Il y a un mode head look qui laisse votre tête tourner toute seule pendant que vous marchez, un système IK qui replace correctement vos armes par rapport à la nouvelle position de caméra, une cam de rechargement qui incline légèrement la vue façon ciné, et une animation de première prise en main pour bien admirer vos Mantis Blades la première fois que vous les sortez. Et sur la moto, la caméra se penche dans les virages quand vous allez à fond, et en bagnole vous avez de l'inertie qui fait tanguer la vue au freinage.

Et ces profils de caméra sont réglables par véhicule et sauvegardés en JSON. Cela vous permet donc de peaufiner les sensations, caisse par caisse.

Et la grosse nouveauté de cette v2.0 c'est surtout la configuration in-game qui permet de paramétrer des raccourcis directement pendant le jeu. Suffit de mettre en pause et vous pouvez régler chaque valeur du mod comme bon vous semble. Plus besoin de quitter le jeu donc comme c'était le cas avant.

L'autre bonne idée de DigitalVixen, ça a été aussi d'exposer tous les effets de caméra (le shake, le battement de cœur quand vous êtes à l'agonie, la vue bourrée, le tremblement de froid) au travers de l'API que n'importe quel autre mod peut piloter.

Cela veut dire que si vous branchez une météo ou un mode drogue, vous pouvez faire trembler votre caméra, en réglant évidemment tous les curseurs d'intensité comme bon vous semble. C'est cool hein ?

Certains joueurs ont fait remarquer que pencher la tête fait aussi pencher tout l'horizon du jeu et que du coup, c'était un non-sens optique parce que dans la vraie vie, ça ne fait pas ça. Mais rassurez-vous, comme tout se paramètre, ça peut se régler.

Si ça vous dit de tester ce mod sur votre install de Cyberpunk, c'est dispo sur Nexus Mods . Vous devrez juste installer une palanquée de dépendances.

C'est quand même très cool de voir que + de 5 ans après sa sortie chaotique, Cyberpunk continue de vivre aussi grâce aux moddeurs. Et si vous voulez voir d'autres trucs nés autour du jeu, allez mater la veste à écran de Cyberpunk ou le film monté par un fan .

Source

Steam Machine - Il passe à 64 Go de RAM et 4 To de SSD avec un simple tournevis

Par : Korben ✨
*-- Contient des liens affiliés -- *

La Steam Machine de Valve vient à peine d'arriver dans les salons que le youtubeur ETA Prime l'a déjà éventrée sur son établi. Et je sais pas vous, mais moi j'ai bien envie de voir ça avant de lâcher les 1039 euros qu'elle va couter. Ce petit cube vient de sortir d'usine avec ses 16 Go de mémoire et un SSD de 512 Go ou 2 To, et la vraie question que tous les geeks se posent c'est ... roulements de tambour ... : Est-ce qu'on peut l'ouvrir et bidouiller dedans ?

ET BIEN OUI ! Et c'est même plus facile que ce que vous pensez !!!

Tout commence donc avec deux vis T8 à l'arrière (qui ne tombent pas, elles restent solidaires du châssis, c'est qualiiii) et quatre autres sous les pieds. La façade avant, elle, tient juste avec des aimants.

Un coup de spudger , on fait coulisser tout le bloc hors de sa coque en plastique, et là vous tombez sur un gros radiateur en aluminium avec ses caloducs en cuivre, une alimentation intégrée, et la carte mère prise en sandwich au milieu. C'est propre et ça permet d'éviter le gros bloc d'alim qui traine sous la TV.

Le slot M.2, les ports USB avant, le lecteur SD, les USB arrière et l'Ethernet sont montés sur des petites cartes filles reliées par des nappes, ce qui rend le tout très modulaire. Ainsi, si le connecteur USB vous lâche dans 2 ans, bah y'a juste qu'à remplacer le module concerné et basta !

Même le Wi-Fi et le Bluetooth, soudés sur la carte d'entrées-sorties avant, se changent en remplaçant ce seul bloc. Notez que le seul élément un peu fermé, c'est le ventilateur car il est custom, dessiné spécifiquement pour la machine, donc oubliez votre rêve de coller un Noctua à la place. Et pour accéder à la RAM, par contre, il faut sortir le ventilateur et son carénage, débrancher les antennes Wi-Fi, puis dégager le radiateur.

Bonne nouvelle aussi, y'aura pas besoin de refaire la pâte thermique puisque la carte mère se soulève d'un bloc pour libérer les deux emplacements SO-DIMM en dessous. Valve n'en utilise qu'un seul d'origine, avec une barrette de 16 Go en DDR5 à 5600 MT/s, en single channel. ETA Prime a viré ça pour deux barrettes Crucial de 32 Go, soit 64 Go au total.

Au reboot, SteamOS Holo lui a par contre affiché 62 Go de mémoire système (?). Et pour le stockage, le SSD d'origine est un format court 2230 , mais il y a la place pour un 2280 classique. Du coup notre Youtubeur y a mis un Kingston Fury Renegade de 4 To, cloné depuis le disque d'usine avec Etcher pour garder ses jeux et son compte.

La barrette SO-DIMM DDR5 d'origine, à côté des Crucial de 32 Go

Côté tripes, le menu système le confirme bien... La bête contient un AMD Custom CPU 1772 en architecture Zen 4, six cœurs et douze threads à 4,86 GHz, accompagné d'un GPU RDNA 3 (un Navi 33, pour les curieux) avec 8 Go de VRAM. Malheureusement (et là, vous allez chialer), ces 8 Go de mémoire vidéo sont soudés et donc non extensibles. Donc même avec 64 Go de RAM système, vous ne gagnerez quasiment rien en jeu, puisque c'est la VRAM qui fait le boulot graphique. C'est couillon...

Le menu système après upgrade : 62 Go de RAM, mais toujours 8 Go de VRAM

Cela signifie que vu les prix de la RAM en ce moment, ça ne vaut pas le coup de l'upgrader sur la Steam Machine. Les 16 Go d'origine suffisent largement pour la plupart des gens (Le prix de la mémoire était justement une des raisons pour lesquelles la Steam Machine coûte plus cher qu'une PS5 Pro, haha).

Pareil pour le SSD, payer un M.2 4 To, c'est se faire mal au portefeuille pour rien alors qu'un disque dur externe USB de 5 To coûte trois fois moins cher. Un peu plus lent au chargement, certes, mais c'est largement suffisant pour stocker votre ludothèque.

Mais je suis quand même content de voir que Valve a sorti une vraie machine ouverte, réparable avec un simple tournevis, là où la concurrence nous soude tout comme des déglingos et interdit le moindre accès.

Merci à ETA Prime pour le démontage en règle !!

Source : la vidéo d'ETA Prime

Game Porting Toolkit 4 - Les jeux Windows enfin fluides sur Mac

Par : Korben ✨

Il y a deux ans, Apple lâchait le Game Porting Toolkit en jurant ses grands dieux qu'on pourrait faire tourner des jeux Windows sur un Mac Apple Silicon. À l'époque je vous disais que le gaming Windows sur Mac, c'était donc plié. Hé bien la version 4.0 vient de sortir en bêta, et cette fois les chiffres donnent raison à cette promesse !

La nouvelle version du traducteur maison de GPTK (baptisé D3DMetal 4) transforme dorénavant le DirectX 12 des jeux en Metal 4, le moteur graphique d'Apple.

Le youtubeur Andrew Tsai, dont j'ai mis le test dans cet article, a donc benchmarké 20 gros titres Windows pour mesurer le gain, et certains résultats piquent fort.

Black Myth Wukong passe par exemple de 60 à 80 fps sur un MacBook Pro M3 Max, juste en changeant de système et de version de traduction ! Red Dead Redemption 2 gagne 25% de perfs sur le MacBook Neo, la petite machine d'Apple à 600 balles avec sa puce A18 Pro et ses tout petits 8 Go de RAM (le chip de l'iPhone 16 Pro, quoi).

Black Myth Wukong : à gauche GPTK 3.0 sur macOS 26 (~60 fps), à droite GPTK 4.0 sur macOS 27 bêta (~80 fps).

Et le phénomène c'est 007 First Light, un AAA tout récent que personne ne pensait voir démarrer sur Mac, qui tranquillou nous crache du 70 fps en 1080p sur le M3 Max. Mais bien sûr, y'a un petit piège caché quand même pour celui-là. En fait, à chaque lancement, comptez 20 bonnes minutes de compilation de shaders avant de pouvoir jouer. Mais une fois dans le jeu c'est nickel. CodeWeavers finira sûrement par corriger ça, cela dit...

D'ailleurs, petit ajout, Alexandre, un lecteur, m'a signalé qu'un utilisateur de Reddit a pondu un outil open source pour contourner ça, 007 Shader Commander . Le principe, sauvegarder le cache de shaders D3DMetal une fois qu'il est constitué, puis le restaurer avant chaque lancement histoire de ne pas tout recompiler. Résultat chez lui, on passe de 20 minutes à 3 secondes au démarrage. Le projet est tout jeune (v0.0.1) et pensé pour CrossOver, mais si vous galérez sur 007, ça vaut le coup d'œil. Merci à lui !

007 First Light en 1080p sur un MacBook Pro M3 Max, environ 73 fps via GPTK 4.0 et le chemin DirectX 12 vers Metal 4.

Mais alors pourquoi ça va plus vite, ma chère Micheline ?

Hé bien ("ma chère Maïté", allez, on joue le jeu !!) parce que GPTK 4 est taillé pour Apple Silicon et ne traîne plus ce boulet qu'est la compatibilité Intel. Ça débloque donc des trucs comme l'interpolation d'images de MetalFX. Notez qu'en dessous, c'est toujours CrossOver et ce bon vieux Wine qui font le sale boulot de traduction, comme depuis le début.

Autre bonne surprise, les fameuses fuites mémoire des jeux Naughty Dog. Avant, Uncharted 4 ou The Last of Us 2 qui vous bouffaient 34 Go de RAM en quelques minutes, ben maintenant il vous faudra des heures pour atteindre le même niveau de conso RAM. C'est donc pas encore parfait, mais c'est largement jouable.

De son côté, comme on peut le voir dans la vidéo, Spider-Man 2 nous colle un magnifique bug de T-pose si vous n'avez pas une puce M5, parce que le jeu réclame des fonctions GPU absentes des puces précédentes. Et de leur côté, Monster Hunter Wilds bégaie, Street Fighter 6 plante une fois sur deux.

Spiderman en T-Pose

Bref, on est sur de la bêta, faut le savoir.

Mais quand ça marche, ça marche fort ! Rien que Tekken 8 qui tourne à 60 fps en ligne, c'est le plus fluide que ce jeu ait jamais eu sur un Mac. Star Wars Battlefront 2 dépasse aussi les 120 fps et Hellblade 2, Expedition 33 ou Resident Evil 9 tournent sans broncher.

Pour jouer correctement, prévoyez quand même un Mac avec de la RAM et de quoi installer la bêta de macOS 27.

En tout cas, voir un James Bond next-gen tourner sur un MacBook, moi ça me plait !

Source (les 20 benchmarks d'Andrew Tsai) et AppleInsider .

OS9Map - OpenStreetMap sur votre Mac de 1999

Par : Korben ✨

Un dev prénommé Yllan vient de sortir OS9Map , une application qui affiche OpenStreetMap directement sur Mac OS 9. Oui, je parle bien du système d'exploitation de 1999 qui ronronnait sur nos vieux PowerPC.

Pour l'installer, c'est un bon vieux fichier .sit à décompresser (StuffIt Expander sur la machine d'époque, The Unarchiver si vous passez par un Mac moderne), et il vous faudra un PowerPC sous OS 9 avec 16 Mo de RAM (32 recommandés) et une connexion qui passe par Open Transport. Une fois lancé, vous avez alors une recherche d'adresses qui tape dans Nominatim, le moteur de géocodage d'OpenStreetMap, et vous pouvez mettre vos endroits favoris en signets pour y revenir d'un clic depuis le menu. Bref, un vrai petit client carto !

Et c'est là que je trouve ça beau puisque 16 Mo de RAM pour afficher une carte mondiale interactive, c'est très peu. Pour vous situer, un seul onglet Chrome aujourd'hui c'est plusieurs centaines de Mo, donc faut saluer l'exploit d'Yllan.

Maintenant si l'idée d'une carte minimaliste vous parle, dans le genre bien dépouillé j'avais aussi joué avec MapSCII qui balance le monde entier en ASCII dans un terminal. OS9Map joue dans une autre cour, mais on retrouve un peu la même philosophie.

Le truc qui rend tout ça possible, c'est évidemment OpenStreetMap qui propose toutes ses données en accès libre ! Alors rien que pour ça, merci à OpenStreetMap et ses contributeurs.

Et puis si vous n'avez plus de PowerPC qui traîne au grenier, vous pouvez quand même goûter à OS 9 dans votre navigateur via Infinite Mac .

OS9Map est en version 1.0.0 et se télécharge gratuitement sur le site de yllan .

Une machine à glaçons de cuisine pour refroidir votre carte graphique ?

22°C en plein Cyberpunk 2077. C'est la température qu'a relevée le YouTubeur TrashBench sur sa RTX 3060, une carte graphique milieu de gamme de Nvidia comme on en trouve dans énormément de PC de joueurs, après l'avoir branchée sur une machine à glaçons de comptoir.

Oui oui, on parle bien de l'appareil qui produit des glaçons sur votre plan de travail.

Avec son ventirad d'origine, cette carte tournait autour de 60°C en charge, avec un point chaud (le hotspot, l'endroit le plus brûlant de la puce) qui montait à 75°C. Une fois reliée au montage maison, elle affichait 22 à 23°C après un quart d'heure de jeu, point chaud retombé à 34°C. Une baisse d'environ 62%.

Le principe reprend du watercooling classique, ce refroidissement par circuit de liquide qu'on voit sur les PC haut de gamme, sauf qu'ici le radiateur a été remplacé par une machine à glaçons.

TrashBench a retiré le refroidisseur d'origine, posé une plaque de maintien faite maison par-dessus la puce pour y faire passer les tuyaux, puis plongé une pompe immergée dans la machine remplie d'eau. Le liquide circule de la carte vers le bac glacial, se charge du froid produit par la machine, puis repart refroidir la puce.

Screenshot

Sauf qu'une machine à glaçons n'est pas faite pour tourner sans arrêt. Elle alterne normalement des cycles marche/arrêt, du coup il a fallu tricher avec le thermostat.

La combine, c'est un thermostat externe, le genre qu'on utilise pour transformer un vieux frigo en cave à bière. Il force le compresseur à fonctionner en continu au lieu de respecter son cycle habituel. L'évaporateur, la partie qui produit le froid, reste posé juste au-dessus du niveau d'eau, et un petit seau le maintient immergé pour refroidir le liquide en permanence. C'est sportif donc.

L'idée n'est pas sortie de nulle part, elle reprend un montage d'un autre YouTubeur, MrYeester, qui avait déjà bidouillé une machine du même genre pour refroidir un processeur.

Reste le gros problème, dès que l'eau passe sous la température de la pièce, la condensation débarque, comme la buée sur une bouteille sortie du frigo, sauf qu'ici elle se dépose sur des composants électroniques sous tension. Un des essais a d'ailleurs dû être stoppé au bout de dix minutes à cause de l'humidité accumulée sur le matériel.

On parle donc d'un montage qui mélange un appareil électroménager, de l'eau, un PC allumé et des températures un peu basses, soit à peu près tout ce qu'on déconseille de réunir au même endroit. TrashBench le reconnaît lui-même dans sa vidéo. Ce n'est pas une recette à reproduire chez soi un dimanche après-midi.

Source : Techspot

Windows NT sur GameCube - Parce que pourquoi pas

Par : Korben ✨

La GameCube, on la connaît pour avoir fait tourner la meilleure version de Smash Bros et pour son look de petit cube vaguement "rectangulaire". Mais on ne la connait pas vraiment pour faire tourner un système d'exploitation de bureau du milieu des années 90.

Et pourtant, une bande de bidouilleurs emmenée par Rairii (alias Wack0), épaulé par NTx86 et stonedDiscord, s'est amusée à virer les jeux pour loger un vrai Windows NT là-dedans. Oui, le vrai NT de Microsoft.

Merveilleux non ?

Et le plus beau, c'est que ce n'est même pas de l'émulation, c'est carrément un portage natif. Le truc que j'ignorais, c'est qu'à une époque Microsoft avait sorti une version PowerPC de Windows NT, du temps où le système supportait encore des architectures un peu exotiques. Or la GameCube tourne justement sur un processeur PowerPC, le fameux Gekko.

Les deux étaient donc faits pour se rencontrer, et il ne manquait qu'un type assez taré pour les marier. Le projet s'appelle entii-for-workcubes , et il ne s'arrête pas à la GameCube. Vous pouvez aussi le booter sur une Wii, sur une Wii Mini (qui réclame quand même un petit hardmod pour la carte SD), et même dans le mode vWii de la Wii U.

Petit retour en arrière quand même pour les plus jeunes... Dans les années 90, Windows NT n'était pas du tout le truc Windows-x86-only qu'on connaît aujourd'hui. Il tournait sur MIPS, sur DEC Alpha, sur PowerPC, parce que Microsoft voulait un OS portable, qui ne soit pas marié à un seul fabricant de puces. L'histoire a tranché en faveur du x86 et tout le reste est tombé dans l'oubli. Sauf que ces vieux binaires PowerPC existent toujours, et c'est ce qui rend ce hack possible 25 ans plus tard.

Pour l'installer, vous balancez une image ISO de NT 3.51 ou 4.0 sur une carte SD, vous chargez le loader via Swiss sur GameCube ou via le Homebrew Channel sur Wii, et vous vous laissez guider par l'installeur de NT comme en 1996.

C'est une version assez dégradée, mais parfaitement fonctionnelle de l'expérience poste de travail d'époque. Le seul vrai casse-tête, c'est la saisie. La GameCube n'a jamais eu de clavier digne de ce nom, donc il faut ruser avec des méthodes de saisie à la manette. À moins de mettre la main sur une de ces rarissimes manettes GameCube qui planquaient un clavier complet en plein milieu. Oui oui, ça a vraiment existé.

Maintenant, ne vous attendez pas non plus à un miracle car tout ne fonctionne pas. Pas de réseau, pas de son non plus. Et le bus EXI est lent de fou, donc ça traîne franchement sur les accès disque côté GameCube. Le pilote graphique GDI tourne également avec du code pas optimisé pour un sou, le branchement à chaud de l'USB n'est pas géré, et le système peut planter au redémarrage de temps en temps. Bref, c'est un poste de travail des années 90 sur un jouet des années 2000, avec les compromis qui vont avec.

À noter d'ailleurs que ce hack n'est pas tout frais, la dernière version date de mars 2025. C'est juste qu'il refait surface en ce moment, et je pense qu'il le mérite. La Dreamcast affichait fièrement "Compatible with Microsoft Windows CE" imprimé sur sa coque, la GameCube vient de la rattraper par la petite porte. Et détourner une console pour lui faire avaler un OS qui n'a rien à y faire, ça reste un grand classique, avec le hack qui a fait tourner Linux sur la PS5 et tous ceux qui font tourner Half-Life sur un Nokia de 2007 ou un jeu Mega Drive depuis un vinyle ...

Évidemment, faire tourner Windows NT sur une GameCube ça ne sert strictement à rien, à part pour le challenge et la frime, ça présente donc peu d'intérêt, mais c'est rigolo de voir que ça reste possible. Et c'est pour ça aussi que j'adore ça !

Source

Ce PC contient 13 écrans cachés qui diffusent 15 000 GIF en boucle

Un internaute connu sous le pseudo Several-Bar-6512 a transformé son PC de jeu en quelque chose qui n'a pas d'équivalent : à l'intérieur du boîtier, treize écrans diffusent en boucle plus de 15 000 GIF animés. Pas de RGB clignotant classique. Des écrans. Partout.

Le chiffre derrière le projet donne le vertige. Le bricoleur a d'abord téléchargé plus de 17 000 GIF, puis a passé environ 200 heures à les trier, les recadrer, ajuster leur format, leur vitesse d'animation et leur boucle, pour arriver à une sélection finale de plus de 15 000.

Regarder l'intégralité des tuiles, du premier au dernier GIF, prendrait 13 heures et demie. Treize heures et demie de mèmes en boucle dans un boîtier d'ordinateur.

Côté technique, c'est étonnamment débrouillard. Trois cartes Raspberry Pi 5 sont montées dans le boîtier. Les quatre plus grands écrans sont pilotés par ces Raspberry Pi, et les neuf autres lisent leurs vidéos directement depuis des cartes microSD, sans même avoir besoin d'un ordinateur derrière. Et tout ça cohabite avec une vraie config de jeu musclée, carte graphique haut de gamme comprise.

Le bricoleur explique sa démarche simplement : il voulait une machine unique, durable, et dont il pourrait être fier. Sa propre formule résume bien l'esprit du truc, il trouvait que le RGB classique faisait trop sage. Opinion qu'on ne partagera pas forcément mais bon...

Est-ce que c'est raisonnable ? Absolument pas. Plusieurs personnes qui ont vu le build le décrivent comme magnifique et insupportable en même temps, du genre à déclencher une migraine. Mais ce n'est pas le but.

Le but, c'est de posséder un objet que personne d'autre n'a, et là-dessus, mission accomplie. Et puis il y a le facteur découverte : impossible de tout voir d'un coup, vous tomberez toujours sur un GIF oublié que vous n'aviez jamais remarqué.

Bref, pendant que tout le monde se bat pour la config la plus puissante, lui a construit la plus distrayante. Et honnêtement, respect.

Source : PC Gamer

Ne jetez pas votre vieux PC : le noyau Linux s'apprête à booster ses performances en jeu

Sur un PC, l'ordonnanceur du système (le scheduler en anglais), c'est ce petit bout du noyau qui décide quelle tâche tourne sur quel cœur du processeur, et pendant combien de temps. Plus il est malin, plus la machine est fluide.

Peter Zijlstra, l'un des développeurs historiques du noyau Linux, vient de proposer un patch baptisé "sched: Flatten the pick" qui réorganise la façon dont l'ordonnanceur attribue les priorités. Et les résultats sur le gaming, surtout sur du vieux matériel, sont étonnants.

Pour le test, le développeur a sorti un PC d'époque : un Intel Core i7-2600K, processeur de 2011, accompagné d'une carte graphique AMD Radeon RX 580. Le tout fait tourner Shadows: Awakening, un jeu disponible sur la boutique GOG, lancé via Lutris et Proton, l'écosystème qui permet de faire tourner les jeux Windows sous Linux. Et là, surprise.

Avant le patch, le jeu pédalait à environ 4 images par seconde au minimum et 48 en moyenne. Après application, on monte à 20 images par seconde au minimum et 57 en moyenne. Le temps maximum entre deux images, l'autre indicateur clé pour la fluidité, passe de 107 millisecondes à 37. On passe d'injouable à correct. Sur une machine de 2011, c'est presque un miracle.

Le patch touche à la gestion des cgroups, des conteneurs de processus qui regroupent et hiérarchisent les tâches, sur les systèmes multi-cœurs. Plusieurs niveaux de sélection étaient empilés, et le patch les "aplatit" pour gagner en réactivité.

Les vieux processeurs ont moins de cœurs et moins de marge, donc chaque mauvaise décision de l'ordonnanceur coûte cher. Sur un processeur récent avec dix ou douze cœurs, on ne le remarque presque pas. Sur un quadri-cœur d'il y a quinze ans, ça se voit immédiatement à l'écran.

Attention quand même, on n'est pas encore au point d'être intégré dans le noyau Linux officiel. Il reste des relectures et des validations avant que le code finisse en production. C'est la version 2 du patch, donc la discussion technique a déjà bien avancé.

Pour les distributions Linux orientées jeu, qui chassent la moindre milliseconde gagnée, ce genre de patch est exactement le type d'amélioration qu'on suit de près.

Bref, si vous traînez un vieux PC qui peine, un futur noyau Linux pourrait bien lui offrir une deuxième jeunesse pour le jeu.

Source : Itsfoss

Starcraft2.ai - Le coach IA SC2

Par : Korben ✨

Starcraft2.ai débarque en force pour les joueurs de StarCraft 2 et de Brood War qui voudraient disséquer leurs replays sans bouger de leur navigateur. Le créateur de ce site, qui se présente sous le pseudo de Tomkit, a sorti un analyseur gratuit qui combine un moteur de rendu isométrique et un coach IA.

Vous balancez un fichier .SC2Replay (ou .rep pour Brood War), et chose incroyableuuuh, le site reconstruit votre partie complète en vue isométrique avec mouvement des unités, brouillard de guerre activable / désactivable et heatmaps. Comme ça plus besoin de relancer le client pour mater une partie.

Et le truc qui tue, c'est que vous pouvez aussi partager n'importe quel replay via une simple URL.

L'outil derrière ce projet, c'est sc2reader (la bibliothèque Python de référence pour Starcraft) qui parse intégralement les binaires des replays : Position détaillée des unités, séquence des ordres de construction, économie, kills, tout est extrait du fichier directement.

Le truc cool, c'est évidemment le coach IA. L'outil envoie le contexte de la partie (courbe d'éco, build order, échanges d'unités, résultat des batailles) à Claude, qui sort alors un debrief avec des conseils actionnables. Par exemple, le LLM identifie le type de stratégie déployée (timing attack, macro, all-in, cheese) et balance des recommandations basées sur les standards pro. C'est quand même bien plus utile que tous ces guides génériques qu'on retrouve en ligne.

Puis ce qui est cool avec ce logiciel, c'est aussi le support de Brood War et à où j'écris ces lignes, c'est l'un des seuls analyseurs encore maintenus pour le vieux premier StarCraft . Donc pour ceux qui parmi vous ont encore des replays archivés depuis l'ère du modem 56k, c'est carrément une bonne nouvelle !

Bref, si vous jouez encore à SC2 ou si vous voulez juste mater de beaux replays sans lancer le jeu, c'est par ici .

DARPA investit dans une batterie radioactive capable d'alimenter un PC portable pendant des mois

Par : Korben

La DARPA vient de confier 5,2 millions de dollars à la startup Avalanche Energy pour développer une batterie à base de particules alpha. L'objectif : créer une source d'énergie compacte de quelques kilos, capable d'alimenter un ordinateur pendant des mois, destinée aux missions spatiales et militaires. Et la startup a une idée derrière la tête.

5,2 millions de dollars pour une pile nucléaire

Avalanche Energy, une jeune entreprise basée dans l'État de Washington, vient de décrocher un contrat de 5,2 millions de dollars auprès de la DARPA, l'agence de recherche du Pentagone. Le programme s'appelle "Rads to Watts" et il va durer 30 mois.

L'idée, c'est de fabriquer des cellules solides miniaturisées capables de convertir les particules alpha émises par des radio-isotopes en électricité. On appelle ça une batterie "alphavoltaïque", un cousin éloigné des piles bêtavoltaïques qu'on trouve dans certains pacemakers.

La différence, c'est que les particules alpha transportent beaucoup plus d'énergie. Avalanche ne travaille pas seule : l'équipe comprend l'Université de l'Utah, Caltech, le laboratoire national de Los Alamos et McQuaide Microsystems.

Plus de 10 watts par kilo

Côté performances, la DARPA vise un objectif précis : dépasser les 10 watts par kilogramme. Pour donner un ordre de grandeur, les générateurs thermoélectriques à radio-isotopes utilisés sur les rovers martiens Perseverance et Curiosity produisent environ 2,5 watts par kilo pour une masse d'à peu près 45 kilos. Les batteries bêtavoltaïques actuelles, elles, plafonnent dans la gamme des microwatts.

Avec cette nouvelle technologie, quelques kilos de batterie suffiraient à alimenter un système de la taille d'un PC portable pendant des mois. Le principal défi technique est connu : les particules alpha endommagent les semi-conducteurs très rapidement, parfois en quelques heures. Avalanche travaille donc sur des puces résistantes à la dégradation, capables d'encaisser ce bombardement sur la durée.

La fusion n'est jamais très loin

Robin Langtry, le cofondateur d'Avalanche Energy, ne cache pas que ce contrat sert aussi un objectif plus ambitieux. L'entreprise développe en parallèle l'Orbitron, un réacteur à fusion compacte de la taille d'un bureau, prévu pour produire entre 1 et 100 kilowatts électriques.

Les puces conçues pour la batterie alphavoltaïque pourront servir dans ce réacteur, puisque la fusion génère aussi des particules alpha à haute énergie. Avalanche a déjà levé 29 millions de dollars en février 2026 et obtenu un contrat de 1,25 million auprès de l'AFWERX, la branche innovation de l'armée de l'air américaine. L'entreprise a construit et testé des démonstrateurs en interne ces deux dernières années, mais personne n'a encore produit de gain net d'énergie.

Le volet batterie radioactive est le plus crédible du projet. Produire 10 watts par kilo à partir de particules alpha, c'est ambitieux mais faisable avec les bons matériaux et un peu de patience. Par contre, le réacteur à fusion de bureau, on va dire que c'est un autre sujet.

Les spécialistes estiment qu'un prototype fonctionnel ne verra pas le jour avant une trentaine d'années. Avalanche a le mérite de financer sa recherche fusion avec des applications concrètes à court terme, et la DARPA ne donne pas 5 millions à n'importe qui. Maintenant, entre une pile qui tient des mois et un réacteur à fusion portatif, il y a quand même un petit gap.

Source : The Register

Ce smartphone Android fait tourner Red Dead Redemption 2 et Cyberpunk 2077 en local

Par : Korben

Le Red Magic 11 Golden Saga Edition est un téléphone Android capable de faire tourner des jeux PC Windows en local, sans connexion internet et sans cloud gaming. Red Dead Redemption 2 tourne à plus de 40 images par seconde, GTA V dépasse les 60, et Cyberpunk 2077 est jouable. Le tout dans la poche.

Comment ça marche

Red Magic utilise un outil appelé GameHub, qui fait tourner des jeux Windows directement sur Android grâce à une couche d'émulation basée sur Wine et Proton (les mêmes technologies que Valve utilise sur le Steam Deck pour faire tourner des jeux Windows sous Linux).

Pas besoin de streaming, pas besoin de serveur distant. Le jeu s'exécute en local sur le téléphone, avec les fichiers installés sur le stockage interne.

Le Red Magic 11 Golden Saga Edition embarque un Snapdragon 8 Elite Gen 5 avec 24 Go de RAM LPDDR5T et 1 To de stockage UFS 4.1 Pro.

Il y a aussi un système de refroidissement actif avec ventilateur, des chambres à vapeur dorées et de l'argent dans le circuit de dissipation thermique. L'écran fait 6,85 pouces, 144 Hz, en AMOLED, et la batterie est de 7 500 mAh.

Les performances en jeu

Red Dead Redemption 2 tourne autour de 40 à 50 images par seconde en moyenne, avec des pointes à 60 dans les intérieurs. GTA V monte jusqu'à 100 images par seconde en intérieur et reste autour de 65 en ville.

Cyberpunk 2077, le plus gourmand, tient au-dessus de 30 images par seconde en 720p avec les paramètres au minimum et le FSR activé. C'est jouable, mais on est loin du confort d'un PC.

Par contre, le téléphone chauffe beaucoup. Des tests ont montré que le processeur pouvait atteindre 100 degrés en charge prolongée sur Cyberpunk 2077. Le ventilateur tourne à fond, et l'autonomie en prend un coup.

Le prix du jouet

Le Red Magic 11 Golden Saga Edition est affiché à 1 500 euros. A ce tarif, on peut acheter un PC gaming portable correct ou un Steam Deck OLED avec encore pas mal de marge. Le public visé est très spécifique : les passionnés de gaming mobile qui veulent jouer à des jeux PC sans avoir de PC.

Bon maintenant on ne va pas de mentir, pour bien moins cher, un Steam Deck OLED fait largement mieux, avec un écran plus grand et une bien meilleure ergonomie pour jouer.

Source : Techspot

❌