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À partir d’avant-hierKorben

Pour sauver la loi de Moore, des chercheurs empilent les transistors au lieu de les rétrécir

Depuis cinquante ans, on rend les puces plus puissantes en gravant des transistors toujours plus petits, ces minuscules interrupteurs électriques qui font tout le travail. Sauf qu'on approche d'un mur physique : on ne peut plus vraiment les miniaturiser.

C'est tout l'enjeu de la fameuse loi de Moore, cette observation selon laquelle le nombre de transistors d'une puce double environ tous les deux ans. Sauf qu'elle s'essouffle.

Une équipe de l'université de l'Illinois, menée par le chercheur Qing Cao, propose une autre voie. Plutôt que de rétrécir les transistors, on les empile les uns sur les autres, à la verticale.

Leur démonstration est solide. Ils ont fabriqué trois couches de silicium superposées, chacune contenant 625 transistors, avec un taux de réussite de 98 à 100 %. Autrement dit, presque aucun composant défectueux, ce qui est rarissime sur ce genre de prouesse.

La méthode repose sur des membranes de silicium ultra-fines, de dix nanomètres ou moins, soit des milliers de fois plus fines qu'un cheveu. On les transfère avec une sorte de rouleau lamineur, et surtout on les colle à seulement 200 degrés, une température assez basse pour ne pas griller les couches déjà posées en dessous.

Et c'est ça qui change tout par rapport à l'existant. Les puces 3D actuelles, comme la mémoire empilée ou le cache des processeurs AMD, se contentent de coller ensemble des galettes de silicium déjà fabriquées, avec un alignement grossier.

Ici, chaque couche est construite directement sur la précédente, avec une précision de l'ordre du nanomètre. Les connexions entre étages sont donc bien plus denses et bien plus rapides.

Côté performances, les transistors empilés tiennent la comparaison avec ceux fabriqués de façon classique, et écrasent les matériaux alternatifs d'un facteur trois à quatre. Les travaux viennent d'être publiés dans la prestigieuse revue Nature.

Pour l'instant, l'équipe n'a montré que trois couches, mais elle assure que le procédé peut monter bien plus haut, et discute déjà avec des fonderies pour passer à la production.

Bref, la loi de Moore ne meurt pas, elle prend juste de la hauteur. Maintenant il faut que les usines suivent.

Source : Techspot

Anker présente Thus, sa puce IA maison dédiée aux écouteurs et aux accessoires

Anker dévoile Thus, sa toute première puce maison conçue pour faire tourner de l'IA directement sur ses appareils. La marque chinoise parle d'un bond de 150 fois en puissance IA pour ses futurs produits Soundcore par rapport à la génération actuelle. Le bond est énorme. Le lancement officiel est prévu pour le 21 mai.

Côté architecture, Thus est présentée comme une puce audio à calcul en mémoire, ce qui veut dire que les poids du modèle neuronal sont stockés directement dans les cellules qui font les opérations.

Du coup, pas besoin de faire des allers-retours entre mémoire et processeur à chaque pas d'inférence, ce qui économise à la fois de la latence et de l'énergie. Anker annonce pouvoir faire tenir plusieurs millions de paramètres de modèle dans une enveloppe compacte, dédiée au traitement sonore.

En pratique, ça veut dire que votre casque va pouvoir gérer de la réduction de bruit adaptative, du filtrage conversationnel ou même de la traduction en temps réel sans envoyer le son dans le cloud. C'est le pari que fait tout le monde aujourd'hui dans l'audio en sans-fil, mais peu de marques ont les moyens de se payer leur propre silicium pour y arriver.

pple le fait depuis longtemps avec les puces H, Samsung et Qualcomm aussi dans une moindre mesure, et Anker tente de jouer dans cette cour-là.

Les premières puces arrivent dans deux modèles d'écouteurs selon une fuite de mars : les Liberty 5 Pro Max et les Liberty 5 Pro. On est sur du haut de gamme Anker quo devrait dépasser les 200 euros, pas du milieu de marché. Au-delà des écouteurs, Anker prévoit d'étendre Thus à d'autres accessoires mobiles et objets connectés, ce qui ressemble à une plateforme silicium interne pour toute la gamme.

Le mouvement est intéressant à regarder. Anker est surtout connue pour ses chargeurs et ses batteries externes, avec une réputation de produits solides pour leur prix. Concevoir sa propre puce, c'est un saut industriel considérable et aussi un bon moyen de se différencier au moment où l'audio grand public se banalise.

Si l'exécution suit derrière, la marque peut passer d'un statut d'accessoiriste à celui de concurrent crédible sur l'audio IA.

Bref, Anker qui passe au silicium maison, c'est le genre de virage qui change la nature de la marque. On a hâte de tester les produits produits qui vont l'utiliser.

Source : Mac4ever

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