Dangbei nous a envoyé il y a quelques semaines son N3 Max , un vidéoprojecteur LED Full HD affiché 499 euros au catalogue mais qu'on trouve à 399 euros sur Amazon en ce moment , et qui mise sur deux arguments assez rares à ce tarif, un pied rotatif intégré et un vrai Netflix certifié. On l'a promené quelques jours entre le salon, la chambre et la terrasse.
Le boîtier de 3,6 kilos est monté d'origine sur un support qui pivote de -45 à +135 degrés, ce qui veut dire qu'on passe du mur au plafond d'un simple geste, sans trépied ni perceuse. Pour regarder un film allongé, c'est carrément agréable.
À chaque déplacement, la machine refait seule sa mise au point, corrige le trapèze, recadre l'image dans la zone libre et contourne même l'étagère qui dépasse. On pose, on attend, on regarde. Et ça fonctionne plutôt bien, même si on a eu quelques fois besoin d'ajuster un peu la mise au point avec la télécommande.
Côté image, on a du LCD Full HD en 1080p qui décode la 4K, une source LED donnée pour 1000 lumens ISO et une diagonale qui monte jusqu'à 150 pouces, même si la marque recommande elle-même de rester entre 80 et 120 pouces pour garder de la luminosité.
Dans une pièce sombre, justement, le résultat est très net, les couleurs sont agréables et on oublie vite le prix de la machine. Volets ouverts en pleine journée, l'image devient moins contrastée, les 1000 lumens ont leurs limites. Le HDR10 est bien là, mais il n'apporte pas grand-chose avec un contraste pareil. Quoi qu'il en soit, à ce niveau de prix, c'est très bon.
Le vrai truc qui fait la différence à ce prix, c'est le logiciel. Le N3 Max tourne sous VIDAA OS, le système d'exploitation des téléviseurs Hisense, avec Netflix, YouTube, Prime Video et Disney+ en versions officielles, sans la moindre clé HDMI à rajouter derrière. AirPlay est aussi de la partie pour envoyer l'écran de son iPhone. Plex fonctionne aussi parfaitement dessus, pour ceux qui ne jurent que par ça.
La télécommande embarque l'assistant vocal VIDAA Voice, qui lance une appli ou une recherche à la voix, sauf sur Netflix qui ne répond pas aux commandes vocales. Les enfants ont droit de leur côté à Kidoodle TV, avec des milliers de programmes gratuits avec contrôle du temps d'écran et heure du coucher paramétrable.
Sous le capot, une puce MediaTek MT9660 épaulée par 1 Go de mémoire et 8 Go de stockage fait tourner l'interface sans ralentissement, et la connectique aligne un port HDMI 2.0 compatible eARC pour renvoyer le son vers un ampli, deux prises USB, une sortie casque en jack 3,5 mm, du Wi-Fi 5 et du Bluetooth 5.0.
Les deux haut-parleurs de 6 watts compatibles Dolby Audio dépannent très bien pour un dessin animé ou un match de rugby (oui je regarde pas le foot, déso), avec des basses quand même un peu timides. Pour une vraie soirée cinéma, on branche une enceinte Bluetooth et tout va mieux.
Un mode jeu à faible latence permet de brancher une console en 1080p à 60 Hz, de quoi jouer tranquillement.
La télécommande n'est pas rétroéclairée, ce qui est agaçant dans une pièce plongée dans le noir, et c'est un problème récurent avec ce genre de produit hélas. Dommage.
Du coup, pour une chambre, un studio ou une toile tendue dans le jardin, le N3 Max fait très bien le job. Les cinéphiles suréquipés n'y trouveront rien, les autres peuvent y aller les yeux fermés, c'est un super rapport qualité-prix. Disponible par ici sur Amazon .
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Hey, j'sais pas si vous avez vu, mais il y a un avion qui passe au-dessus de votre toit en ce moment même ! Et youpi, merci la vie, Stowaway vous propose de vous téléporter dedans afin de vous asseoir à son hublot. Et n'allez pas croire que c'est une simple simulation codée à la va-vite... Non, le rendu est hyper réaliste puisque le ciel, la météo et la lumière sont également ceux que vous avez chez vous au même instant.
Sur Stowaway, vous cliquez un appareil, la caméra le rattrape, et vous embarquez. C'est aussi simple que ça ! Ensuite vous tournez la tête à la souris, vous zoomez à la molette, et le relief défilera dessous. Les satellites passeront aussi, avec même leur nom affiché à côté.
Vous pouvez même choisir votre position dans l'avion : cockpit, aile gauche, aile droite ou arrière de l'avion,
Le mieux c'est que vous n'êtes obligatoirement pas coincé au-dessus de chez vous puisque le panneau de localisation accepte un nom de ville, ou une latitude et une longitude tapées à la main au dix-millième de degré. Dans sa version basique, le site est entièrement gratuit, mais si vous voulez pouvoir faire de la recherche par numéro de vol, suivre la route origine-destination de l'appareil, avoir un terrain photoréaliste avec les vrais bâtiments, ainsi que Roger, un assistant à qui on demande des choses en langage courant, il faudra vous acquitter de 4,99 $ par mois.
Après Marco qui m'a envoyé l'info m'a aussi donné sa combine : vous repérez un vol en cours sur un globe 3D qui suit le trafic , vous relevez les coordonnées d'un point qu'il survole, vous les collez dans Stowaway, et vous cliquez sur l'avion. Ça permet de se passer de la recherche par numéro de vol.
Et ça, c'est la vue d'un satellite.
Après, ce qui est dommage, je trouve, c'est que la version gratuite ne permet d'avoir qu'une imagerie satellite qui est certes libre, mais beaucoup moins fine, et qui est posée sur un relief calculé et sans les bâtiments. Mais bon, ça fait quand même le taf !
Les avions, eux, viennent d' airplanes.live , avec adsb.lol en secours, deux agrégateurs communautaires dont les récepteurs sont construits et hébergés par des passionnés. Les orbites des satellites, quant à eux, viennent de CelesTrak, la météo d'Open-Meteo.
Du coup la limite c'est que les positions arrivent en retard, incomplètes, ou pas du tout, et beaucoup d'appareils n'apparaissent jamais... Ce n'est donc pas un remplacement pour Flightradar24 mais plutôt un site pour kiffer... En tout cas, moi, j'aime beaucoup sa vibe un peu chill avec le bruit des oiseaux, le vent, les jolis nuages, le soleil, etc. C'est vraiment très chouette.
Et si vous voulez juste voir à quoi ça ressemble sans rien régler, une place au hublot tourne en direct sur YouTube, 24 h sur 24, avec le son de la cabine.
Ah et Stowaway, ça veut dire passager clandestin... Bien trouvé !
Merci à Marco pour le partage !
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Voilà le genre de rumeur qui fait tousser tout un secteur. D'après plusieurs médias américains bien branchés, Nvidia serait sur le point de poser 12,9 milliards de dollars sur la table pour avaler Hugging Face. Aucun des deux ne confirme, l'accord peut encore capoter, mais l'annonce serait proche.
Un mot pour ceux qui ne connaissent pas. Hugging Face, c'est un peu le GitHub de l'IA, un immense dépôt en ligne où les développeurs du monde entier rangent, échangent et récupèrent des modèles d'intelligence artificielle libres, avec les paquets de données qui vont avec.
Toute une communauté y a planté sa tente, celle qui triture l'IA loin des grosses forteresses fermées d'OpenAI ou de Google, et qui en a fait son point de ralliement.
En rachetant Hugging Face pour un tel montant, Nvidia n'empocherait pas uniquement la bibliothèque ultime des modèles IA, mais elle poserait aussi ses grosses fesses en plein milieu du carrefour où tout l'IA mondiale ouverte transite. C'est loin d'être négligeable.
Rappelons que la boîte tient déjà les puces qui font tourner à peu près toute l'intelligence artificielle de la planète. Ajoutez le dépôt où les développeurs vont piocher leurs modèles, et vous obtenez les deux bouts de la ficelle dans la même main, ce qui fait tout de même beaucoup pour un seul acteur.
En plus de ça, il y a la question du Cloud, un sujet qui intéresse très fort Nvidia depuis bien longtemps. Racheter Hugging Face permettrait à l'entreprise de refourguer sa puissance de calcul à tous les clients de la plateforme, qui ont tous de vrais besoins en cloud.
Ce flirt ne date d'ailleurs pas d'hier. Nvidia y avait déjà glissé quelques billets en 2023, quand Hugging Face valait 4,5 milliards, puis tenté d'y remettre 500 millions fin de l'année dernière, sauf que la réponse a été non. On est donc passé du pied dans la porte à l'envie de tout emporter.
Source : Techcrunch
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Si comme moi, vous aimez les livres, ce que je vais vous raconter aujourd'hui va vous rendre fous ! Hier, 404 Media a publié une enquête qui suit le trajet d'un AirTag. Mais pas n'importe lequel... C'est un AirTag qu'un libraire a glissé, à la demande de la rédaction, dans un livre parti au sein d'une commande d'un millier d'ouvrages. Et son terminus va vous surprendre (ou pas, parce qu'on commence à les connaitre les lascars...) : un entrepôt Amazon de Las Vegas.
Ce qu'on apprends dans l'article de 404 Media c'est qu'en fait, là-bas, une équipe interne baptisée VGT3 reçoit des tonnes de cargaisons de livres, en découpe les reliures et les passe au scanner afin d'en numériser les pages.
Pour la blague, le logo de cette équipe est un tyrannosaure gueule ouverte qui semble dévorer un livre. Ironique n'est-ce pas ?
Des salariés du site racontent eux-mêmes sur un forum d'employés Amazon, que les livres ne survivent pas à l'opération.
Et c'est ça qui rend dingo tout le monde, moi le premier !
Amazon, interrogé, a répondu qu'il achetait des livres par des canaux commerciaux pour "développer et améliorer ses produits et services". Oui, c'est vague mais c'est fait exprès.
Maintenant, calmez vos palpitations cardiaques, ce qu'ils numérisent (et détruisent), ce ne sont pas des incunables , c'est-à-dire des livres anciens édités avant l'invention de l'imprimerie (donc faits à la main). Les libraires interrogés précisent en effet, que les commandes en gros n'incluent jamais les ouvrages les plus anciens sans codes ISBN. Ce qu'ils achètent en fait, ce sont des titres sans presque aucun marché de revente, tirés à peu d'exemplaires ou écrits dans une langue que peu de gens lisent.
Et c'est pile poil ce qui fait leur valeur pour un entraîneur de modèle IA. Ces textes n'ont jamais été numérisé, donc ils n'ont jamais été aspirés par personne, et ont été imprimés avant que le web ne se remplisse de slop IA. Ces livres-là ne sont pas vraiment "précieux" mais comme ils sont rares et de niche, ils sont convoités par les géants de l'IA.
Maintenant ce qui me met en colère quand je lis cet article, c'est surtout cette histoire de destruction du bouquin... Parce que numériser un livre sans l'abîmer, ce n'est pas un rêve utopiste d'archiviste, hein... C'est possible avec des machines qu'il est facile de se procurer. Je pense par exemple à ce ScanRobot autrichien qui est sur le marché depuis 2007 et déjà vendu dans plus de soixante pays.
Il glisse un prisme dans la pliure, aspire les pages de part et d'autre via des petits trous, remonte en photographiant le texte, puis retourne la page d'un souffle d'air grâce à des capteurs optiques et des lasers repèrent le moment où deux feuilles se lèvent ensemble. Et la cadence est plutôt bonne puisqu'elle peut aller jusqu'à 2 500 pages à l'heure, sans que le dos du livre ne soit tranché.
La Bibliothèque du Congrès en a une, le Trinity College Dublin aussi, l'université de Sydney, le Getty Research Institute...etc. L'Internet Archive, lui, tournait déjà en 2021 à environ 3 500 livres par jour dans une vingtaine de centres.
D'ailleurs, j'en parlais dans un article sur un scanner à 250 pages par minute en novembre 2012. J'écrivais qu'au début ça y allait au massicot, et que depuis, les bras robotisés avaient pris le relais pour les ouvrages anciens. Et là on est presque 14 ans plus tard, la plus grosse librairie du monde est retournée au massicot, comme des bourrins préhistoriques.
Sur le motif de la découpe elle-même, Ars Technica avance que la vitesse et le moindre coût ont pris le pas sur la conservation, et c'est vrai que ces bouquins existent ailleurs, et que découper un exemplaire d'occasion sans valeur marchande ne fait de mal à personne. Oui c'est vrai mais c'est incroyablement triste car on peut faire autrement. La preuve, quand Google, OpenAI ou Microsoft numérisent des livres, eux les empruntent dans des bibliothèques ou les offrent ensuite à celles-ci. Les livres peuvent continuer leur vie, alors qu'Amazon n'est pas du tout dans ce cercle vertueux. Et c'est sans parler des auteurs de tous ces livres qui ne savent même pas que leur travail vient d'être absorbé pour l'éternité par une IA...
Bref, Amazon prend un exemplaire dont le texte n'a jamais été numérisé, le déstructure en tokens pour son propre profit puis détruit le livre... Si tout le monde faisait ça, au bout d'un moment, de nombreux ouvrages anciens disparaitraient je pense... Et faut pas oublier que cette destruction de livres c'est surtout un choix délibéré de leur part.
Ray Bradbury doit se retourner dans sa tombe, mais je suis certain que si les gens protestaient massivement contre ça, ils changeraient leurs méthodes de sagouins.
Source : 404 Media
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Dans la série "les gens qui assurent notre sécurité n'ont pas fait leur job jusqu'au bout", voici une chouette histoire de caméras montées sur les drones navals de la Royal Navy qui, ÉVIDEMMENT, envoyaient des signaux vers une adresse IP située en Chine. Et cette découverte ne vient pas d'une opération de contre-espionnage mais d'une simple évaluation de vulnérabilité de routine, menée par le ministère de la Défense britannique sur son propre matériel.
Ces caméras sont celles qui équipent les K3 Scout, des bateaux sans équipage que la Royal Navy et les Royal Marines utilisent pour la surveillance et la protection de force.
Et le signal en question porte un nom que tout le monde connaît en domotique : un heartbeat. C'est le ping le plus banal qui existe, celui qui dit "je suis en ligne, je fonctionne" et rien d'autre. C'est le même que crache votre caméra IP du salon, dont je vous parlais déjà avec OpenIPC .
Le ministère britannique affirme qu'aucune donnée sensible, aucun système militaire et aucune donnée gouvernementale n'ont été consultés, compromis ou transmis hors des canaux autorisés et ajoute que ses procédures de test ont repéré le problème "tôt".
La connectivité internet des caméras a quand même été coupée puisque même si ça n'a l'air de rien, un mouchard qui se contente de dire bonjour reste un mouchard qui connaît le chemin.
Reste maintenant la question de comment ce composant est arrivé sur un engin de reconnaissance militaire. En fait, les caméras ne viennent pas de Kraken Technology Group, le constructeur britannique du K3 Scout, mais d'un sous-traitant tiers qui pourtant avait fourni des assurances sur le fait que ses caméras répondaient aux exigences de sécurité, y compris celles rattachées au National Defense Authorization Act américain.
Bref, de la paperasse, des assurances, mais pas un démontage ni une capture de trafic... Kraken dit avoir mené un audit complet avec la Royal Navy une fois les communications découvertes. J'espère bien ^^ !
Côté portée, ça concerne les 20 K3 Scout achetés dans le cadre du Project Beehive, un programme de 12,3 millions de livres, en service chez les Royal Marines depuis mars. Le Telegraph , qui a sorti l'affaire, écrit que du matériel lié à la préparation d'une éventuelle mission britannique dans le détroit d'Ormuz avait été enregistré sur ces appareils.
Par contre, ce qu'on ne sait toujours pas, c'est la marque de la caméra et la nature exacte du composant chinois car aucun rapport ne les nomme pour le moment... Mais j'espère que ça n'a pas été aussi intégré sur du matos français...
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Le média Distilled a recoupé trois permis de construire déposés auprès des autorités texanes avec des images satellite montrant un défrichement démarré le 24 juillet. Amazon a confirmé derrière : le projet GW Ranch, dans le comté de Pecos, est bien le sien.
La centrale est développée par Pacifico Energy sur un terrain de plus de 8 000 acres, soit environ 3 240 hectares. Elle alignera jusqu'à 35 turbines à gaz pour 7,65 gigawatts, complétées par 1,8 GW de stockage sur batteries et 750 mégawatts de solaire installés sur place.
La particularité du projet, c'est son raccordement : il n'y en a pas.
GW Ranch fonctionne en réseau privé, isolé d'ERCOT, le réseau électrique texan. Amazon a acheté le site et achètera l'électricité produite, sans passer par la file d'attente d'interconnexion qui immobilise les autres projets pendant des années. C'est le premier campus de data centers IA hors réseau de l'entreprise.
L'argument commercial est prêt depuis longtemps. Amazon explique que son campus est alimenté par une production nouvelle sur site qui n'augmentera pas la facture d'électricité des familles texanes, et techniquement, c'est exact.
Le permis délivré en janvier par la TCEQ, l'agence environnementale du Texas, autorise jusqu'à 33 millions de tonnes de CO2 par an. La centrale au charbon la plus émettrice du pays, James H. Miller Jr. en Alabama, tourne autour de 16 millions de tonnes. Le plafond texan est donc au double.
Ce chiffre reste un plafond d'autorisation et pas une prévision, puisqu'une centrale ne tourne jamais à pleine charge toute l'année. Mais un permis calibré à ce niveau signifie que l'exploitant s'est ménagé la place pour le faire.
Le calendrier est serré. Premier électron visé au premier trimestre 2027, un gigawatt en service en 2028, cinq gigawatts et plus d'ici 2031. Pacifico avait annoncé le projet à 5 GW, il est monté à 7,65 en cours de route.
Trente-cinq turbines à gaz allumées en 2026 pour faire tourner des modèles d'IA, ça pique un peu quand même.
Environ 59 projets du même genre sont annoncés aux États-Unis, pour près de 90 GW cumulés. Amazon reste signataire du Climate Pledge, qu'elle a cofondé. Interrogée sur cette situation, l'entreprise répond que le monde est différent de ce qu'il était à l'époque. Ah ben d'accord.
Source : Distilled.earth
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Apple vient donc de mettre la main sur SigLens, un logiciel open source de surveillance d'applications, en rachetant les actifs de la petite société américaine qui le développe, SigScalr.
L'annonce est tombée ce 13 juillet, même si le dossier avait été notifié à l'Union européenne dès le mois de mars. Le montant reste secret.
De quoi parle-t-on au juste ? SigLens fait de l'observabilité, un mot barbare pour désigner l'art de surveiller ce qui se passe à l'intérieur d'une application ou d'un serveur.
Concrètement, l'outil collecte et fouille les logs, ces journaux où chaque logiciel note en continu ce qu'il fait, pour repérer un bug ou un ralentissement bien avant que l'utilisateur ne s'aperçoive de quoi que ce soit.
Ce marché, particulièrement stratégique, est surtout tenu par deux géants, Splunk et DataDog, dont les factures d'utilisation grimpent très vite. SigScalr cherche justement à faire le même travail, mais en étant 100 fois plus rapide, et en réduisant la facture par 10. Rien que ça !
Le projet est parti de pas grand-chose. SigScalr, basée à Nashua dans le New Hampshire, ne comptait qu'une poignée d'employés, avait levé moins de deux millions de dollars, et avait ouvert le code de SigLens en open source début 2024.
Apple n'a pas racheté l'entreprise entière, mais certains de ses actifs, avec la possibilité d'embaucher une partie de l'équipe. Dans le milieu, on appelle ça un "acqui-hire", quand un géant achète avant tout les cerveaux et la technologie, et pas vraiment toute la boîte.
L'intérêt pour Cupertino est assez limpide. Apple veut muscler ses outils de développement, et cette emplette suit de près celle de Play, un outil pour le langage Swift avalé en juin. Tout ça sent l'intégration dans Xcode, l'atelier maison où les développeurs fabriquent les applications iPhone et Mac.
Reste la question qui fâche pour la communauté. Quand un géant absorbe un projet open source, celui-ci finit souvent en sourdine, voire carrément à l'abandon, une fois ses créateurs partis travailler sur autre chose.
Voir Apple grignoter les briques open source qui l'arrangent, sans un mot sur l'avenir du projet, ça a quand même de quoi laisser les développeurs sur leur faim.
Source : Apple Insider
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Logitech Options+, vous connaissez ce délire, je pense... Pour régler 3 boutons de souris, on vous pousse à créer un compte, à partager vos data, et à laisser une usine à gaz tourner H24 en tâche de fond. Le dev AprilNEA en a eu marre, du coup il a écrit OpenLogi en Rust et son truc fait le même boulot côté réglages, mais sans rien envoyer chez Logitech.
Si vous me lisez régulièrement, ça devrait vous rappeler Mouser , dont je vous parlais en mars dernier. C'est la même philosophie, sauf que Mouser restait coincé, à l'époque, sur la MX Master 3S en Bluetooth uniquement, sans SmartShift et sans Linux. OpenLogi reprend donc le flambeau et va beaucoup plus loin.
Alors, qu'est-ce que vous pouvez faire avec ?
Hé bien d'abord remapper vos boutons (41 actions prêtes à l'emploi, quand même), régler le DPI, activer le SmartShift, ce fameux défilement en roue libre. Vous pouvez aussi créer des profils qui basculent tout seuls selon l'appli active. Et tout ça cause directement avec le protocole HID++ de Logitech à votre MX Master , sans jamais lancer le pilote maison.
Peu importe comment la bête est branchée d'ailleurs, récepteur Bolt, clé Unifying, Bluetooth ou un bon vieux câble, les quatre passent ! Toute votre config ensuite se trouve dans un simple fichier TOML posé en local, que vous pouvez versionner dans un Git si ça vous chante. L'outil dispose d'une interface graphique, mais vous pouvez également l'utiliser en ligne de commande.
Pour l'installer sous macOS, c'est facile, il suffit de faire un brew install --cask openlogi et voilà ! Quant à Linux, vous avez des paquets .deb et .rpm. Notez que ça tourne aussi sous Windows, mais uniquement en beta.
OpenLogi est compatible avec les MX Master 4, 3S et 3, MX Anywhere 3, Signature M650, Ergo M575 et le code est libre sous double licence Apache 2.0 et MIT au choix.
Voilà, si Options+ vous gonfle de fou, OpenLogi mérite sans doute un petit test de votre part. C'est par ici , et le code est sur GitHub .
Vous m'en direz des nouvelles !
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Ça fait un moment que ça me trotte dans la tête et vous êtes plusieurs à me réclamer régulièrement ma veille, comme dans la chanson, en mode "Allez Korben, montre-nous tes RSS, allez Korben montre-nous tes flux !". C'est vrai que c'est un peu le nerf de la guerre pour moi et avoir un outil pour vous les afficher en direct sur le site, je me suis dit que ça allait vous plaire !
Donc voilà, ma veille tourne maintenant en temps réel sur korben.info. C'est en bêta depuis une semaine, et je m'en sers maintenant tous les jours puisque ça fonctionne plutôt bien. Je vois défiler ce qui arrive, et hop, "ah tiens ça c'est cool, je vais tester", ou "tiens, ça je vais en parler".
Parce qu'il faut pas oublier un truc, c'est que l'actu tech défile à une vitesse que vous n'imaginez pas et que je suis atteint d'un FOMO carabiné. Mais tout voir, tout suivre et tout traiter, ce n'est pas possible. Donc je fais comme j'ai toujours fait, c'est-à-dire que je suis mes envies, mon humeur. Parfois je fais un peu plus d'actu, parfois je teste plus d'outils, parfois je fais des petits tutos. Voilà, ça dépend un peu de ce que j'ai envie de faire à l'instant T.
C'est assez aléatoire, je vous l'accorde.
Et comme je viens d'ouvrir une section avec des contenus un peu plus grand public, histoire d'ouvrir le site à de nouveaux lecteurs, c'est aussi l'occasion de voir ce qui se dit ailleurs, sur des médias plus tech grand public, là où moi je pars parfois dans des sujets un peu plus "barbus".
Voilà, j'ai nettoyé un peu tout ça pour virer les trucs pas terribles et là vous avez l'essentiel de l'actu tech (et un peu science) en temps réel. Ce que je vous recommande, si ça vous branche, c'est de mettre la page au démarrage de votre navigateur, comme ça vous êtes au courant de tout ce qui se passe sans rien faire. Vous avez juste à suivre le flux et puis vous pouvez filtrer en français ou en anglais et également trier par fraîcheur ou popularité.
Voilà, amusez-vous bien et encore un grand merci aux Patreon qui me soutiennent parce que c'est grâce à vous que je peux m'amuser à bricoler des petites nouveautés comme ça sur le site.
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Google en a marre que les IA passent ses CAPTCHA les doigts dans le nez, alors sa nouvelle idée de génie à la con pour vérifier que vous êtes bien humain, ça va bientôt être de vous faire agiter la main devant votre webcam.
"Hé COUCOU le CAPTCHA !"
Vous autorisez la caméra, vous faites un petit geste la paume grande ouverte, et Google extrait de la vidéo ce qui s'appelle des hand landmark data, soit 21 points de repère sur les articulations de vos doigts. En gros c'est la carte de votre paluche, branchée sur Google Cloud Fraud Defense, leur brique anti-fraude maison.
Mais alors pourquoi vos grosses mains pleines de poils ?? Seraient-ils fétichistes ?
Hé bien parce que tout d'abord, les CAPTCHA visuels type "cliquez sur les feux de circulation" sont devenus une vraie formalité pour les agents IA qui les résolvent à tous les coups .
Sauf que vous vous en doutez, les humains sont malins comme des singes et ont déjà réussi à bernet le machin avec une simple photo de banque d'images brandie devant la webcam. Ça la fout mal hein ?
En plus, comme les anciens captchas restent dispo pour tous les gens qui n'ont pas de bras ou qui ne peuvent pas bouger, hé bien c'est toujours contournable comme avant. Je me demande vraiment à quoi tout ça rime, soit quelque chose m'échappe, soit c'est stupide... Breeeef.
Côté vie privée, Google jure sur la tête de ses morts que toutes les vidéos et les photos prises par le CAPTCHA sont supprimées une fois le défi relevé, qu'aucun son n'est enregistré et que rien n'est associé à votre identité mais peu importe ce qu'ils nous baragouinent, on n'a aucun moyen de le vérifier de toute façon.
Puis que ce soit votre main, votre visage ou vos fesses, prendre 21 points de mesure sur votre anatomie, ça reste de la biométrie quand même. Rien qu'avec ça, vous pouvez identifier une personne avec 99% de précision... Donc n'allez pas me dire qu'ils n'ont pas autre chose en tête avec cette connerie.
Et je vous parle pas du fait que la caméra chope tout ce qu'il y a autour de vous, votre tête bien sûr, mais aussi vos papiers qui trainent sur le bureau, ce qu'il y a sur un écran, vos bouquins dans l'armoire, la tête de vos gosses dans un cadre et que sais-je encore. C'est beaucoup trop d'infos perso récupérées juste pour pouvoir être identifié comme un humain, je trouve.
Quoiqu'il en soit, si montrer patte blanche à Google vous refroidit, y'a des alternatives comme ALTCHA ne balancent pas vos données à Mountain View, que les sites peuvent mettre en place.
Mais ça va être à vous de faire votre propre lobbying pour que les sites les adoptent.
Source : Tom's Hardware
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4 milliards de roubles, c'est ce que réclame Moscou à Apple. Si vous n'êtes pas fortiche en roubles, c'est environ 52 millions de dollars.
Mais alors pourquoi la Russie réclame-t-elle une telle somme à Apple ? Eh bien c'est parce que Max , la messagerie du Kremlin ainsi que RuStore, sa boutique d'app et un moteur de recherche local ne sont pas pré-installés sur les iPhones vendus en Russie alors que c'était obligatoire depuis le 15 juillet.
Mais attendez, ce n'est pas la partie la plus drôle de cette actu. Non, le plus fun c'est qu'Apple ne vend officiellement plus un seul téléphone depuis mars 2022.
Mais lol. Tous les iPhones récents qui traînent là bas sont passés par des circuits d'import parallèle du Kazakhstan, de Dubaï ou de Hong Kong. Voilà, si vous vous demandiez comment on s'achète un iPhone à Moscou en 2026, bah maintenant vous savez.
En fait, tout est parti du grand ménage de juin dans l'App Store russe quand Apple a dégagé les apps du groupe VK, à savoir Max, VKontakte, Mail.ru et Odnoklassniki. Ils ont tout viré parce que sinon, le gouvernement américain allait leur taper sur les doigts... Mais bien sûr, le Kremlin exige maintenant des explications. Et vient se rajouter à cela, le FAS (le régulateur antitrust local) qui note des "conditions discriminatoires pour les développeurs nationaux" qui "portent atteinte aux droits et aux intérêts des consommateurs" et qui menace de coller une amende.
En fait, le gros problème avec Max, ce clone de Whatsapp du groupe VK c'est qu'il transforme votre smartphone en mouchard du FSB . Et depuis le 1er septembre 2025, la loi russe impose sa préinstallation sur tous les smartphones et tablettes vendus dans le pays, et RuStore est devenue obligatoire sur iOS au passage (Android y avait déjà droit).
Sauf que préinstaller un logiciel sur des téléphones qui entrent en douce dans le pays, bon courage. Vous pouvez être sûr qu'Apple ne va pas se faire chier à développer une config spéciale pour les iPhone de contrebande entrés en Russie... loool
Donc le seul vrai levier qu'a Moscou c'est de passer par l'App Store qui lui reste accessible sur ces smartphones et de tenter une négo là-dessus. Après, Apple a un petit historique avec la Russie. Ils ont déjà plié plusieurs fois face au Kremlin et ont retiré les apps VPN de l'App Store russe durant l'été 2024, suivies des médias indépendants et de Radio Free Europe quelques mois plus tard. Ajoutez à ça une amende antitrust d'environ 12 millions de dollars réglée en 2023, plus les abonnements et paiements coupés en avril dernier... Bref, la relation entre la Russie et son Sugar Daddy, Apple, est aussi compliquée que mon statut Facebook.
Maintenant pour les citoyens russes, qu'ils soient sur iPhone ou Android, le vrai souci c'est surtout que Moscou est en train de mettre au point une "super app" à la chinoise où absolument TOUT passe par leurs mains : Les messages, les paiements, les démarches administratives, les apps...etc tout doit passer par Max. C'est moche, mais bon, après c'est une dictature donc rien de très étonnant non plus...
Bref, rendez-vous le 15 juillet pour voir si le FAS met sa menace à exécution. En attendant, si vous causez avec de la famille ou des potes là-bas, bah évitez Max, je ne le répéterai jamais assez !
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Les humains font vraiment des trucs de dingues. Surtout les scientifiques !!
On a 2 biochimistes de l'Université du Minnesota (Kate Adamala et Aaron Engelhart) qui viennent de créer SpudCell, la première cellule artificielle capable de boucler un cycle de vie complet comme une vraie.
Je vais simplifier mais en gros, ils ont mélangé 150 ingrédients comme des lipides, des ribosomes, des enzymes et quelques brins d'ADN, et ont fini par obtenir une cellule artificielle, qui peut grandir, recopier son génome et se diviser en deux par elle-même.
Il faut savoir qu'une cellule normale utilise ce qu'on appelle un cytosquelette pour réussir à se diviser comme un ballon qu'on écraserait. Mais SpudCell n'a pas de cytosquelette. Du coup, à la place, ce sont des protéines de fusion qui s'accumulent encore et encore à la surface de sa membrane et qui se serrent tellement les coudes que la cellule finit par se couper en 2.
Et le truc encore plus incroyable, c'est que sur 5 générations environ, une variante bidouillée pour produire un peu plus de ces protéines a carrément pris le dessus sur la souche d'origine en mode "C'est la sélection naturelle qui gagne, baby".
Sauf que non, t'as rien de naturel, et t'es même pas vivante. Je vous rassure nos chercheurs n'ont pas recréé la vie et ils le disent eux-mêmes, SpudCell est très rudimentaire, bien loin de ce qu'on peut retrouver dans la nature. Je vois plutôt ça comme un nano robot en fait. Et comme la cellule n'est pas capable de fabriquer ses propres ribosomes (ce sont les chercheurs qui lui apportent en plus de sa nourriture), elle est loin d'être autonome et ne pourrait pas survivre hors de son bocal.
Mais n'empêche, ça prouve qu'on peut faire tourner les fonctions les plus fondamentales du vivant sans avoir besoin d'ingrédient magique. On est dans le même délire, je trouve que ces IA qui dessinent déjà de l'ADN qui n'existe nulle part dans la nature , sauf qu'ici c'est un vrai objet physique qui se réplique.
Suite à cela, Adamala en a profité pour lancer Biotic , une structure censée standardiser tout ce bazar, parce qu'aujourd'hui chaque labo réinvente la roue dans son coin. Mais je tiens quand même à vous rassurer, on est très loin des bactéries miroir qui donnent des sueurs froides aux biologistes. Comme je vous le disais, SpudCell ne survivrait même pas à un courant d'air, donc pas d'inquiétude.
Dernier petit détail qui compte sauf pour les fans de Didier, l'étude est pour l'instant un preprint qui n'a pas encore été relu par les pairs donc en attendant, on regarde ça avec des yeux qui brillent, mais on garde le champagne au frais ^^.
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Vous ouvrez combien d'onglets par jour ? Cinquante ? Cent ? Des millions ???? J'en étais sûr !!
Et à chaque fois, vous tombez sur cette page blanche de Google de la dépression ou sur les quelques vignettes d'actu remplies de fake news que MSN ou je ne sais qui vous propose. Et bien ce petit moment répété des dizaines de fois par jour, je me suis dit qu'on pouvait en faire quelque chose de nettement plus sympa.
Du coup revoici, revoilà Korben News Tab ( Chrome / Firefox ), une extension dont je vous avais déjà parlé y'a quelques mois, et que je viens de mettre à jour : elle remplace votre page nouvel onglet par mes derniers articles publiés sur korben.info et mes dernières vidéos YouTube.
Dès que vous ouvrez un onglet, vous tombez alors direct sur l'actu de mon site, sans avoir à vous abonner à quoi que ce soit. C'est moins cher que gratuit les amis et ça fonctionne sous Firefox, Chrome, Edge et tout ce qui est basé sur le moteur de Chromium.
Plus besoin comme ça de mettre le site en favori, ni même de vous y connecter chaque matin. Là, plus rien ne vous échappe et je tague même les articles que vous n'avez pas encore lus.
Je vous ai mis aussi un accès direct au moteur de recherche de mon site pour retrouver mes vieux posts ainsi que quelques options d'accessibilité + le traditionnel mode sombre (automatique ou non) pour petits yeux sensibles.
Ah et c'est sans parler de ce fond crème absolument incroyable qui reposera vos yeux.
Notez que la plupart des extensions "nouvel onglet" que vous trouvez sur les stores sont des aspirateurs à données déguisés en widgets météo. Elles récupèrent votre historique, vos recherches, et revendent tout ça derrière votre dos.
Korben News Tab ne fait rien de tout ça, rassurez-vous. En termes de permission, elle ne réclame que l'accès à korben.info et à YouTube, uniquement pour afficher mes contenus. C'est tout.
La bonne nouvelle du jour, c'est qu'elle était réservée à Firefox jusqu'ici, et là je viens de la sortir aussi sur Chrome. Donc que vous soyez plutôt team renard ou team Google, vous pouvez l'installer en un clic. Côté Firefox elle tourne déjà avec un joli 5 étoiles et bientôt une centaine d'utilisateurs, alors à vous de faire grimper le compteur côté Chrome maintenant qu'elle vient d'arriver dans la place ^^ !
L'installation prend dix secondes. Vous cliquez sur "Ajouter", vous ouvrez un nouvel onglet, et voilà, vous êtes chez moi. Vous la trouverez sur le Chrome Web Store et sur les modules Firefox .
Et si elle vous plaît, lâchez une petite note sur le store, ça m'aidera vraiment.
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J'aime bien lire les articles de l'EFF (l'Electronic Frontier Foundation, la Quadrature du Net des américains quoi...) et là ils viennent de publier un truc qui m'a fait plaisir : un vrai plaidoyer pour la défense du RSS .
Vous connaissez mon avis là-dessus et c'est vrai que depuis que Google a signé l'arrêt de mort de cette techno au profit d'algo à la con type Discover , y'a énormément moins de monde qui l'utilise. Et je trouve ça triste.
Alors que les flux RSS, c'est la liberté ! Ça décloisonne le contenu d'un site pour le faire atterrir dans l'appli de votre choix, ça permet d'en extraire des choses, de le faire traiter par exemple par un programme...etc. Et surtout c'est vous qui gérez la façon dont vous voyez le contenu. Vous pouvez le filtrer, l'ordonner comme vous voulez et surtout le lire avec le lecteur de flux de votre choix.
C'est super pratique, et ça permet par exemple de parcourir uniquement les titres des articles, et de ne s'arrêter que sur ceux qui vous intéressent. Moi y'a plein de trucs qui m'intéressent en ce moment et que j'ai envie de partager. Je suis hyper actif et atteint de FOMO, donc ça bombarde. En plus j'ai que ça à foutre de la journée en général, donc bon, désolé ! ^^ Mais heureusement, avec les flux RSS vous pouvez faire une sélection plus fine et éviter de lire des trucs qui ne vous intéressent pas.
Perso, ça fait des années que je fais de la veille, c'est une partie importante de mon boulot. J'ai commencé sur un lecteur de flux tout pourri, puis je suis passé par Netvibes, Google Reader (paix à son âme), puis Feedly et aujourd'hui j'expérimente Inoreader. Le RSS ne m'a jamais quitté et quand les sites n'en proposent pas, je m'arrange toujours avec des scripts ou des outils customs pour m'en faire un que je peux importer dans mon lecteur !
J'aime tellement ça que sur korben.info, je vous propose des flux RSS complets (qui contiennent tout le contenu). Le premier, /feed , c'est le flux tech que vous connaissez, historique, exactement comme vous l'aimez. Que de la techno, du code, de la sécu, de l'open source.
Et le petit nouveau c'est /feedfull , qui propose les mêmes sujets tech qu'au-dessus + des sujets un peu plus grand public / mainstream. Dernièrement, j'avais envie d'ouvrir un peu plus les portes du site et écrire aussi pour ceux qui ne bidouillent pas et qui veulent juste être au courant d'un truc utile ou deux. Et heureusement, Vincent m'aide dans cette nouvelle aventure !
Bref, c'est vous qui choisissez votre flux, je ne vous l'impose pas ! Et c'est la même logique sur la page d'accueil avec ce petit switch dans le header.
"Complet", c'est l'affichage par défaut, vous voyez tout. Et si vous cliquez sur "Techos", hop, le contenu grand public disparaît. Votre choix est mémorisé dans le local storage de votre navigateur, et voilà.
Si vous n'avez pas encore de lecteur RSS, n'importe lequel fera l'affaire, de Feedly cité plus haut à un truc plus moderne comme MrRSS . Vous copiez l'adresse du flux, vous la collez, c'est réglé. Et tant qu'on y est, vous pouvez aussi reprendre la main sur votre actu côté Google avec cette manip.
Bref, deux flux, un switch, et c'est vous qui tenez la barre !
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Y'a un truc dont on parle pas assez dans le milieu tech je trouve, et pourtant tout le monde le constate : Une grande partie des communautés autour du logiciel libre, de Linux, du dev...etc sont devenues des endroits franchement hostiles. Des clubs fermés, peuplés quasi exclusivement de mecs, qui passent leur temps à expliquer aux autres qu'ils sont de gros nuls, qu'ils posent des questions de noobs, ou encore qu'ils ne tapent pas sur leur clavier comme il faut et j'en passe... Oui je parle bien entre autres du fameux barbu Linux qui vous toise parce que vous utilisez Ubuntu et pas Arch que vous avez compilé à la main.
Et le pire, c'est que tout ça est documenté et chiffré, et même reconnu par les pontes du milieu eux-mêmes ! Vous allez voir...
Prenez Linus Torvalds par exemple. C'est le créateur de Linux et pendant des années, il a insulté publiquement des développeurs sur la mailing list du kernel, leur balançant que leur code était une honte et compagnie. En septembre 2018, il a toutefois fini par mettre les choses à plat dans un mail d'excuses où il écrit noir sur blanc que ses attaques étaient "non professionnelles et injustifiées", et qu'il voulait s'excuser auprès des gens que son comportement avait blessés et je cite, "possiblement complètement chassés du développement du kernel". Il a même pris une pause pour aller se faire aider à comprendre ses émotions. Si même le mec au sommet de la pyramide reconnaît qu'il a fait fuir des contributeurs à coups de mépris, vous imaginez un peu l'ambiance qui grouille en dessous...
D'ailleurs, trois ans plus tôt, en 2015, une développeuse majeure du kernel avait déjà claqué la porte. Sarah Sharp, celle qui maintenait le pilote USB 3.0, était pourtant loin d'être une débutante. Dans son billet Closing a door , elle explique notamment qu'elle n'arrive plus à contribuer à une communauté où elle était respectée pour ses compétences mais jamais respectée en tant que personne.
Violence verbale, blagues sexistes et homophobes, voilà tout ce qu'elle subissait. Et en 2015, malheureusement, elle criait vraiment dans le désert. Personne ne l'a écouté et il aura fallu attendre 2018 et les excuses de M. Torvalds pour capter qu'il y avait un sérieux problème.
Je vous ai dit aussi que j'avais des chiffres, alors les voilà... En 2017, une étude publiée dans PeerJ a analysé plus de 3 millions de pull requests sur GitHub et le résultat bien que fascinant m'a déprimé. Le code proposé par des femmes est accepté à un taux plus élevé que celui des hommes, environ 79% contre 75%. SAUF quand leur genre est identifiable. Cela veut dire que quand on sait que c'est une femme, on accepte moins son code, alors même qu'en moyenne il est meilleur. Affreux non ?
La même année, l'enquête Open Source Survey de GitHub plantait également le décor en annonçant qu'il y avait environ 95% d'hommes, 3% de femmes et 1% non binaire parmi les contributeurs (le 1% restant c'est l'arrondi, btw). Et tristement, les femmes rapportaient bien plus souvent du langage qui les mettait mal à l'aise, et des remarques stéréotypées ("Pas mal pour une femme !", "T'es blonde ou quoi ?", ce genre de saloperies sexistes).
Voilà où en est la belle méritocratie du logiciel libre !
Et du côté de l'entraide soi-disant légendaire, c'est pas plus glorieux. Stack Overflow, le site où des millions de devs vont chercher de l'aide tous les jours, a carrément publié en 2018 un mea culpa officiel . Leur responsable "culture" y écrit que trop de gens vivent Stack Overflow comme un endroit hostile ou élitiste, en particulier les codeurs débutants, les femmes et les personnes de couleur.
Le vrai problème, selon lui, ce n'est pas la communauté, c'est qu'on a appris aux utilisateurs à dire aux autres ce qu'ils font de travers sans jamais leur apprendre à le faire correctement. C'est ce bon vieux RTFM de connard balancé à la gueule des débutants qui après n'osent plus poser de question.
Et tout ça, ça coûte cher, figurez-vous. Oui, oui, la Tech Leavers Study du Kapor Center , en 2017, a chiffré à 16 milliards de dollars par an le coût du turnover provoqué par une culture de travail injuste dans la tech. Les femmes, les minorités, les gens qui ne rentrent pas dans le moule, bah ils se barrent. Une autre enquête, Elephant in the Valley , montrait même que 60% des femmes de la Silicon Valley qui avaient +10 ans d'expérience avaient subi des avances sexuelles non désirées.
Bon, maintenant je vais quand même vous parler de moi, parce que tout ça, je le constate aussi depuis vingt ans.
Pour ma part, si je me suis retiré des réseaux sociaux, et je parle même des réseaux plus barbus, les Mastodon et compagnie censés être plus sains, c'est à cause de ça. Cette hostilité permanente, ce besoin maladif de certains de vous expliquer pourquoi vous avez tort, pourquoi votre choix technique est nul, pourquoi vous n'êtes pas un "vrai". Et si j'ai fermé mes commentaires il y a des années, c'est exactement pour la même raison. Pas parce que je ne voulais plus discuter avec vous, mais parce que je ne voulais plus servir de défouloir à une poignée de types qui confondent intelligence et agressivité.
Sachez que sur cette planète, 100% des problèmes que j'ai eus (et que j'ai encore) dans ma vie perso comme dans ma vie pro, ont été causés par des hommes. Pas 90%. 100% ! Et à chaque fois que quelqu'un m'a défendu, m'a tendu la main, m'a aidé quand j'étais au sol, c'était dans 80% des cas des femmes. Alors je le dis tout simplement, merci à elles, vraiment, du fond du cœur.
Donc voilà, messieurs les toxiques de la tech, sachez-le, je vous évite du mieux que je peux, parce que vous n'êtes pas les personnes ouvertes et sympathiques que vous pensez être. J'ai toujours refusé de rentrer dans vos cases et je pense que pour votre bien et celui du Monde en général, ce serait chouette à un moment d'arrêter de vous comporter en boy's club de connards, et surtout arrêter de croire que la tech vous appartient et que tous ceux qui ne pensent pas comme vous méritent de se faire détruire en place publique.
Et aux femmes, aux noobs, aux curieux, et à tous ceux qui ne sont pas ces clones qui se marrent à chaque blague sexiste, sachez que la tech, elle est à tout le monde.
Elle l'a toujours été d'ailleurs.
Franchement, je vous le dis, moi je trouve ça triste parce que ce milieu, moi je l'aime, j'y suis depuis le tout début, probablement bien avant eux et le voir se transformer en cour de récré pour mecs aigris incapables de gérer leurs émotions, et voir surtout que ça empire d'année en année, bah ça me fout le cafard.
Ah et si mon article vous a donné la rage et que vous voulez me casser la gueule, c'est probablement parce que vous vous êtes bien bien reconnu en 4K UHD Dolby Atmos avec les sous-titres et que vous venez de comprendre que vous n'êtes pas ce gars altruiste que vous pensez être... Déso / pas déso 😘 hein.
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Un truc franchement rageant remonte du côté de chez Google Cloud, et c'est The Register qui a mené l'enquête. Plusieurs développeurs ont vu leur facture Google Cloud exploser entre 3000 et 10000 dollars en quelques minutes, pour des services qu'ils n'ont jamais utilisés : génération vidéo Veo 3, tokens du modèle Gemini, le tout via leurs clés API Maps. Et le pire, c'est qu'ils avaient suivi à la lettre les recommandations officielles de Google.
La doc Google vous dit en effet de mettre votre clé Maps en clair côté client (dans le JavaScript de votre site, par exemple), parce qu'elle sert à afficher une carte dans un navigateur. Sauf que voilà, si vous activez sur votre projet Google Cloud d'autres APIs (comme Gemini ou Veo, l'outil de génération vidéo de Google), la même clé peut être utilisée pour appeler ces services.
Un bot malveillant trouve la clé sur n'importe quel site (le code source d'une page web est lisible par tout le monde), s'en sert pour générer des milliers de vidéos IA, et c'est le proprio du projet qui paie l'addition.
Le plus pénible, ce sont les spending caps, ces plafonds de dépenses que Google met en avant comme garde-fou. En pratique, ils ne déclenchent qu'une alerte par mail, pas une coupure réelle des services.
Vous recevez l'alerte alors que la facture grimpe déjà depuis dix minutes, et le temps de réagir, c'est déjà fini. Plusieurs devs disent avoir vu leur compte passer de quelques euros à plusieurs milliers en moins d'une heure. Ça pique.
Et Google ? La firme refuse les remboursements en parlant d'un problème "industrie-wide", autrement dit "tout le monde a ce souci, c'est pas notre faute". Pratique pour eux, moins pour les développeurs qui se retrouvent avec une note salée pour des services qu'ils n'ont jamais demandés.
Le vrai sujet, c'est le mélange clé Maps publique par design + accès Gemini activé par défaut sur le même projet. Ce n'est pas une faille au sens technique du terme, c'est une configuration que Google a choisie et qui transforme chaque clé Maps en bombe potentielle pour le portefeuille de celui qui l'utilise.
Si vous bossez sur Google Cloud, allez donc vérifier que Gemini et Veo ne sont pas activés sur les projets qui n'en ont pas besoin, et restreignez vos clés Maps à des domaines précis dans la console. C'est moche, mais visiblement c'est à vous de le faire.
Source : The Register
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Japan Airlines va confier la manutention des bagages à des robots humanoïdes sur les pistes de l'aéroport Haneda. Le test démarre en mai 2026, dure deux ans, et implique pour commencer deux machines posées au milieu des bagagistes humains.
L'opération est pilotée par JAL Ground Service avec GMO AI & Robotics. Les robots viennent de Chine : un Unitree G1 d'environ 1m30 et un Walker E d'UBTECH.
Le programme est découpé en plusieurs étapes (cartographie du site, simulations en environnement reconstitué, puis tarmac réel), avec à terme l'idée de leur faire transporter les containers de fret, manipuler les leviers de verrouillage et même nettoyer les cabines une fois les avions vides. L'autonomie annoncée est de 2 à 3 heures, avant qu'il ne faille recharger la machine.
Sauf que la première démo publique a calmé tout le monde. Le G1 a tapoté un colis sur le tapis roulant et fait coucou à un humain, mais personne ne l'a vu soulever quoi que ce soit.
La presse anglo-saxonne a gentiment moqué la chose : démarche hésitante, gestes cosmétiques, et surtout aucune preuve de capacité à porter une valise standard.
Le Japon n'a pas le choix. Population vieillissante, faible immigration, et tourisme record qui sature les infrastructures : les aéroports japonais galèrent à recruter des bagagistes, et la situation ne va pas s'arranger dans les prochaines années.
Du coup, plutôt que d'investir dans des bras articulés industriels qui demandent de repenser tout le poste de travail, JAL parie sur des humanoïdes capables de s'intégrer dans un poste conçu pour des humains.
En pratique, on est encore loin du compte. Une valise standard pèse entre 20 et 30 kg. Un humanoïde d'environ 35 kg sur deux jambes qui tient à peine debout, ce n'est pas vraiment l'outil idéal pour balancer du Samsonite à la chaîne pendant huit heures. JAL le sait.
D'où les deux ans de test prévus avant tout déploiement réel, et l'envie d'observer ce qui marche, ce qui casse, et ce qui finira aux oubliettes. Les deux fournisseurs choisis ne sont d'ailleurs pas des inconnus : Unitree et UBTECH se positionnent comme les gros chinois de l'humanoïde, face à un Tesla Optimus encore largement scénarisé.
Vous l'avez compris on est plus dans la com' que sur de l'efficacité pure. Faire coucou à un bagage, ça ne le met toujours pas en soute.
Source : ARS Technica
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Et si vous aviez UN seul soft qui bloque les pubs comme Pi-hole, qui parle DoH/DoT/DoQ comme AdGuard Home, ET qui sait faire du serveur DNS faisant autorité pour vos zones perso ?
Hé bien c'est exactement ce que fait Technitium DNS Server , un projet open source sous licence GPLv3 maintenu par TechnitiumSoftware. Concrètement, avec ce truc, vous obtenez un résolveur récursif, un sinkhole avec blocklists, et un serveur de zones (Primary, Secondary, Stub) dans le même process. Du coup, pour un homelab type, fini d'empiler Pi-hole + Unbound + BIND, tout est dans la même console web !
Pour démarrer sur Linux ou Raspberry Pi, l'installeur officiel fait tout en moins d'une minute :
curl -sSL https://download.technitium.com/dns/install.sh | sudo bash
Sinon Docker marche aussi avec docker pull technitium/dns-server:latest. Vous tapez ensuite http://localhost:5380/ dans le navigateur, login admin/admin (à changer dare-dare !), et hop, vous êtes dans la console web. Le serveur tourne direct, faudra juste pointer votre routeur ou vos clients dessus pour qu'il filtre tout le réseau.
La console web Technitium - tableau de bord principal
Côté blocage, la console propose un Quick Add pour piocher direct dans les block lists populaires (du style Hagezi). Les listes se mettent à jour quotidiennement, et l'app interne Advanced Blocking gère même des regex et des listes différentes par IP ou sous-réseau client. Pratique, non ?
Genre du blocage strict pour la tablette du salon, plus permissif sur votre ordi, et un mode safe-search obligatoire pour la chambre des gosses. Notez quand même que certaines Smart TV Samsung ou apps gaming hardcodent leur DNS, du coup faudra ajouter une règle de routage sur le firewall de la box pour vraiment forcer Technitium.
L'écran d'ajout des block lists, avec le bouton Quick Add
Niveau protocoles, c'est du costaud : DNS-over-TLS, DNS-over-HTTPS (HTTP/1.1, HTTP/2, HTTP/3), DNS-over-QUIC, plus le DNS-over-PROXY-protocol pour les load balancers. Y'a aussi le DNSSEC complet (RSA, ECDSA, EdDSA, NSEC/NSEC3, DANE TLSA), les transferts de zones AXFR/IXFR, le routage Tor pour les forwarders, et le support du Cloudflare hidden DNS resolver. Soit le set qu'on attend chez un FAI sérieux.
Côté perfs, le serveur encaisse plus de 100 000 requêtes/seconde sur du Gigabit Ethernet d'après les benchs officiels. Sur un Raspberry Pi 4 avec 2 Go de RAM, ça tourne peinard pour une famille de 4 (genre 200 à 300 Mo de RAM en charge avec Hagezi Pro et ses 750 000 entrées, donc carrément de la marge).
Et y'a aussi un DHCP multi-réseaux, du clustering, du SSO via OpenID Connect, du 2FA TOTP, plus des apps internes pour DNS64 (clients IPv6-only), DNS Rebinding Protection, et Advanced Forwarding. Tout ça pour un soft destiné à tourner chez vous.
Côté zones, on peut monter du Primary (zone classique gérée localement), du Secondary (réplique d'une autre zone), du Stub, ou du Conditional Forwarder, plus du Catalog Zones pour ceux qui automatisent à grande échelle. Pratique pour gérer un domaine perso, un homelab entier, ou un split-horizon entre réseau interne et externe. Pas mal pour un soft "maison".
À noter quand même quelques pièges. À part sur Linux et Raspberry Pi où ça tourne nickel, sous Windows 10/11 c'est plus chaotique : Internet Connection Sharing, Hyper-V, Docker Desktop et Defender Application Guard squattent tous le port 53, donc faudra changer le port d'écoute si vous tournez sur un poste de travail. Y'a même des cas tordus où Hyper-V garde le port après désinstallation, et le seul fix c'est un net stop hns ou un reboot complet.
Si vous chargez beaucoup de blocklists volumineuses, la RAM grimpe vite (les pros conseillent de consolider sur une seule liste comme Hagezi Pro). Le cache est aussi froid au premier démarrage, donc les premières requêtes prennent leur temps avant que tout se fluidifie (genre 30 secondes à 1 minute pour redevenir réactif, donc évitez de rebooter en pleine visio).
Mais avec tout ça, vous gagnez un truc rare : un seul outil pour filtrer pubs et trackers à l'échelle du réseau (utile à l'heure où certains pays parlent de criminaliser les bloqueurs côté navigateur ), résoudre vos requêtes en récursif, et héberger vos propres zones DNS. Tout ça avec une UI web qui supporte le dark mode (oui, ça compte aussi ^^).
Bref, franchement à tester si vous voulez la main complète sur votre infrastructure DNS sans bricoler 3 softs en parallèle. Sur un Pi à 35 balles posé derrière la box, ça dépote sa race. Le projet est sur GitHub, le site officiel est ici, et merci à Axala sur Discord pour le tuyau !
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Quarkdown vient de passer en v2.0.0, et c'est une mise à jour qui en jette ! Pour ceux qui auraient raté le projet de Giorgio Garofalo, c'est ce compilateur Markdown capable de cracher livres, slides, PDF académiques et wikis à partir du même projet.
J'en avais parlé il y a presque un an dans cet article , et le truc a bien grossi depuis.
Du Kotlin sous le capot, et surtout une v2 qui ajoute le truc qu'on attendait pas : un vrai système de permissions ! En gros, vous pouvez maintenant brider ce qu'un document Quarkdown a le droit de faire pendant la compilation. Ça se contrôle avec des flags comme --deny network (pour bloquer l'accès réseau) ou --deny global-read (pour empêcher la lecture de fichiers en dehors du projet) à la compilation. C'est pratique quand vous compilez un document que quelqu'un vous a envoyé sans trop savoir ce qu'il y a dedans.
L'autre nouveauté qui change la vie, c'est l'output HTML qui peut maintenant tourner sans réseau. Plus besoin de pinger un CDN au moment du rendu puisque toutes les polices et les thèmes sont copiés dans le dossier de sortie. Par contre, maintenant les fichiers pèsent plus lourd mais c'est un bon compromis quand même puisque vous pouvez balancer le HTML sur une clé USB et ça tourne en quasi-autonomie (sauf si vous chargez des Google Fonts custom ou des polices cheloues, qui restent distantes).
Côté SEO, la fonction .htmloptions peut générer un sitemap.xml et des canonical links si vous lui passez un baseurl, ce qui le rend utilisable pour publier de vrais sites statiques.
Pour le reste, y'a plein de petits trucs sympas : les cross-références (figures, tables, équations) sont enfin cliquables, la fonction .keybinding affiche les raccourcis clavier avec ⌘ sur Mac et Ctrl ailleurs, et le rendu se parallélise sur les éléments frères. Ah, et un détail qui va surprendre ceux qui mettent à jour : le dossier de sortie passe de ./output à ./quarkdown-output, donc faudra adapter vos scripts CI !
Côté installation, ils ont aussi simplifié tout ça : Homebrew sur Mac (brew install quarkdown-labs/quarkdown/quarkdown), Scoop sur Windows, ou les habituels scripts shell. Attention quand même, faut se taper la syntaxe Quarkdown plutôt que du Markdown pur, ce qui est un nouveau dialecte à apprendre, mais c'est pas non plus la mer à boire, donc pas de stress.
Bref, si vous cherchez une alternative à LaTeX ou un complément à Pandoc pour votre workflow doc, c'est peut-être le bon moment de tester !
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DeepSeek a publié la preview de V4, sa nouvelle famille de modèles ajustée pour tourner sur les puces Ascend de Huawei. C'est un peu la première vraie démonstration que l'écosystème chinois peut faire fonctionner un grand modèle d'IA compétitif sans dépendre de Nvidia.
Pour rappel, DeepSeek avait déjà fait du bruit avec V3 fin 2024, en publiant un modèle compétitif à une fraction du coût d'entraînement des concurrents américains.
La gamme se décline en deux versions, V4-Pro et V4-Flash, avec une fenêtre de contexte qui passe de 128 000 tokens à un million. Sur du contexte d'un million de tokens, V4-Pro consomme seulement 27% de la puissance de calcul de la précédente V3.2 et 10% de la mémoire.
V4-Flash descend à 10% de calcul et 7% de mémoire. Le bond est énorme. Tout cela sur des Ascend A2, A3 et la nouvelle 950 de Huawei, qui couvrent une bonne partie de la gamme serveur du fabricant.
L'angle politique est évident. Depuis 2022, les États-Unis ont multiplié les sanctions sur les exports de puces Nvidia haut de gamme vers la Chine, en partant du principe que ça ralentirait la course à l'IA. Le pari semble en train d'échouer : avec une coordination étroite entre l'équipe DeepSeek et les ingénieurs Huawei, le modèle est conçu pour coller aux particularités matérielles d'Ascend dès le design, pas après coup.
D'un point de vue purement économique, DeepSeek garde sa stratégie de prix planchers et ouvre la plupart de ses poids en open source, ce qui place V4 directement à portée des labos universitaires et des startups chinoises.
En pratique, ça veut dire que pour entraîner ou affiner un modèle de bon niveau en Chine, il y a maintenant une chaîne complète maison, du silicium au modèle, sans passer par H100, H200 ou Blackwell. Et la facture totale est bien plus basse.
Toutes les difficultés ne sont pas réglées pour autant. La preview est ouverte mais l'écosystème logiciel autour d'Ascend, et particulièrement les frameworks d'entraînement et les outils de profiling, n'est pas encore au niveau de CUDA. Pour un développeur habitué à PyTorch sur Nvidia, le portage demande encore du travail. Et la disponibilité des Ascend 950, encore en montée en cadence dans les usines chinoises, n'est pas garantie pour tout le monde.
Avec tout ça, DeepSeek montre qu'on peut faire un modèle long contexte performant sur du silicium chinois. Le découplage technologique avance plus vite que beaucoup d'analystes ne le prédisaient.
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L'informatique quantique n'est plus un sujet de science-fiction (mais ça, vous le savez, je vous bassine avec ça depuis des années maintenant). Mais les progrès récents laissent penser que des machines capables de casser certains chiffrements actuels pourraient émerger dans les 10 à 15 prochaines années (voir 5 selon les plus optimistes). Ce n'est pas pour demain matin, mais en sécurité, attendre que la menace soit là pour agir, c'est déjà avoir perdu.
Surfshark a commencé à déployer une protection post-quantique sur son infrastructure WireGuard. Pas en mode "feature marketing", plutôt comme une évolution technique nécessaire. Qu'est-ce que ça change pour vous et pourquoi c'est une bonne nouvelle même si vous n'êtes pas cryptographe ?
Pour comprendre l'enjeu, il faut revenir deux minutes sur le fonctionnement du chiffrement moderne. La plupart des protocoles de sécurité actuels, comme RSA ou ECC, reposent sur des problèmes mathématiques difficiles à résoudre pour un ordinateur classique. Factoriser de très grands nombres, par exemple.
Un ordinateur quantique suffisamment puissant pourrait résoudre ces problèmes beaucoup plus rapidement, rendant obsolètes les méthodes de chiffrement actuelles. C'est ce qu'on appelle la menace "harvest now, decrypt later" ou des acteurs malveillants peuvent déjà intercepter et stocker des données chiffrées aujourd'hui, en attendant de pouvoir les déchiffrer demain quand la technologie quantique sera mature.
Le chiffrement post-quantique désigne donc une nouvelle génération d'algorithmes conçus pour résister à la fois aux attaques classiques et quantiques. Ces algorithmes reposent sur des problèmes mathématiques différents, comme les réseaux euclidiens ou les codes correcteurs d'erreurs, qui restent difficiles même pour un ordinateur quantique.
L'enjeu n'est pas immédiat pour l'utilisateur moyen comme vous et moi. Mais pour des données sensibles qui doivent rester confidentielles pendant des années, la transition doit commencer maintenant.
Un angle souvent négligé dans le débat post-quantique c'est son l'articulation avec l'intelligence artificielle. L'IA générative accélère déjà la découverte de vulnérabilités, la génération de code malveillant adaptatif, ou la personnalisation d'attaques. Combinée à terme avec des capacités de calcul quantique, elle pourrait permettre d'identifier plus rapidement les faiblesses d'implémentation, même dans des algorithmes théoriquement résistants.
Autrement dit, la menace n'est pas seulement "l'ordinateur quantique casse tout". C'est plutôt "l'IA optimise l'attaque, le quantique accélère l'exécution". Les deux technologies se renforcent mutuellement.
C'est pour cette raison que les fournisseurs de sécurité sérieux anticipent. Pas par alarmisme, mais par pragmatisme parce que migrer vers du post-quantique ça prend du temps. Il faut tester la compatibilité, valider les performances, former les équipes, etc. Mieux vaut commencer maintenant que dans l'urgence (l'urgence c'est pour sa déclaration d'impôts chaque année et c'est déjà bien suffisant).
Surfshark a annoncé le déploiement d'une protection post-quantique sur son implémentation de WireGuard. Voici ce qu'il faut retenir :
La solution repose sur une approche hybride. Le tunnel VPN utilise à la fois un algorithme classique (X25519) et un algorithme post-quantique (Kyber-768). Comme ça, même si l'un des deux venait à être compromis, l'autre maintient la confidentialité. C'est une stratégie de défense en profondeur appliquée au chiffrement lui-même.
Cette protection est déjà disponible sur macOS, Linux et Android, avec un déploiement progressif sur les autres plateformes. L'activation se fait côté serveur, sans intervention requise de l'utilisateur. Si votre client supporte la fonctionnalité, elle s'applique automatiquement.
Surfshark précise que cette implémentation suit les recommandations du NIST et de la communauté cryptographique internationale. Les algorithmes sélectionnés ont été soumis à un processus d'évaluation public, et leur intégration a fait l'objet de tests de performance pour éviter de dégrader l'expérience utilisateur.
Enfin, l'éditeur indique que cette évolution s'inscrit dans une feuille de route plus large qui comprend déjà des audits réguliers, les mises à jour des protocoles et la veille cryptographique active. Le post-quantique n'est pas un argument commercial isolé, mais une pièce d'une stratégie technique cohérente.
Le déploiement du post-quantique chez Surfshark est une bonne nouvelle, mais cela ne règle pas tous les problèmes de sécurité. D'abord, la protection ne concerne que le tunnel VPN. Elle ne protège pas contre le fingerprinting navigateur, les fuites DNS mal configurées, ou les compromissions de compte par phishing. Un VPN post-quantique ne compense pas une hygiène numérique défaillante.
Ensuite, la transition est progressive. Tous les serveurs ne sont pas encore équipés, et tous les clients ne supportent pas la fonctionnalité. Si vous avez besoin de cette protection pour un usage professionnel sensible, vérifiez la compatibilité de votre configuration avant de compter dessus (dans les paramètres de l'app, allez dans Paramètres VPN > Protocole et sélectionnez Wireguard).
Et enfin, le post-quantique reste un domaine en évolution. Les algorithmes sélectionnés aujourd'hui pourraient être révisés demain à la lumière de nouvelles recherches. La veille technique reste indispensable, même pour les fournisseurs les plus sérieux.
Ce qui me convainc dans l'approche de Surfshark, c'est le timing et la méthode. Le timing d'abord. Agir maintenant, alors que la menace quantique n'est pas encore immédiate pour la majorité des utilisateurs c'est plutôt bien vu. C'est exactement ce qu'on attend d'un fournisseur de sécurité, anticiper plutôt que réagir. Parce que réagir c'est déjà être en retard.
La méthode se passe sous forme d'implémentation hybride, progressive, basée sur des standards ouverts et validés par la communauté. Pas de solution maison non auditée, pas de promesse "quantum-proof" absolue. Juste une évolution technique raisonnée. Le chiffrement post-quantique n'est pas une fonctionnalité que vous verrez au quotidien. Elle travaille en arrière-plan, sans notification, sans badge "activé". Mais c'est précisément ce genre d'évolution discrète qui fait la différence entre un service qui suit les bonnes pratiques et un service qui les définit.
Est-ce que cela justifie à lui seul de choisir Surfshark ? Probablement pas. Mais si vous cherchez un VPN qui intègre une réflexion long terme sur la cryptographie, sans sacrifier la simplicité d'usage, c'est un argument supplémentaire en sa faveur. Si vous hésitez à franchir le pas, sachez que l'éditeur fait partie des premiers à déployer ce type de protection à grande échelle.
Surfshark fête son anniversaire, et comme souvent avec les bons plans du web, c'est vous qui touchez le vrai cadeau ! Le forfait Starter tombe à 1,78 €/mois sur 2 ans + 3 mois offerts (57,67 € pour 27 mois, soit 2,13 €/mois TTC). La promo est valable du 20 avril au 11 mai. À ce tarif-là, difficile de trouver une excuse pour continuer à laisser son trafic traîner en clair sur Internet.
Note : ce lien est affilié. Cela ne change rien pour vous, mais cela me permet de continuer à produire ce type de contenu sans dépendre de la publicité intrusive.
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L'ANTS vient de se faire hacker... 19 millions de fiches dans la nature, récupérées via une faille IDOR (Insecure Direct Object Reference, pour les intimes). Pour ceux qui connaissent pas le terme, IDOR c'est l'exercice qu'on donne aux étudiants le deuxième jour d'un cours de cybersécurité !
En clair, l'attaquant envoyait une requête sur l'API en remplaçant l'identifiant de son profil par un autre. Et hop, le serveur lui renvoyait le dossier d'un citoyen français en face, sans jamais vérifier qu'il avait le droit de le consulter. Aucun contrôle d'autorisation sérieux, aucun rate-limiting, et visiblement aucune alerte quand une IP aspire 19 millions de fiches. Que dalle !
Le gars qui a découvert le truc s'appelle Seblatombe, il tient le blog FrenchBreaches et il a balancé l'info ce 20 avril. Les données fuitées, ce sont vos noms, prénoms, dates de naissance, adresses postales, emails, numéros de téléphone, identifiants ANTS et numéros d'accréditation pro. Par contre, les mots de passe et les données bancaires n'ont pas filé, et c'est bien le seul truc qui sauve ce dossier du naufrage complet.
Quoiqu'il en soit, ce n'est pas un accident isolé puisque qu'en mars 2024, France Travail se fait éventrer avec 36,8 millions de victimes. Avant ça, en janvier 2024, Viamedis et Almerys lâchent 33 millions d'assurés sociaux. En novembre 2024, Pajemploi expose 1,2 million de dossiers. Et plus récemment en décembre 2025, la CAF perd 8,6 millions de comptes.
Et maintenant l'ANTS, avec 19 millions de plus.
Faites le cumul les amis. Près de 100 millions de lignes fuitées depuis début 2024, avec évidemment des doublons puisqu'un même citoyen est fiché sur plusieurs services. Pour un pays de 68 millions d'habitants, c'est un joli record je trouve ! On devrait avoir une médaille !
Perso, ce qui me fait halluciner, c'est le communiqué officiel de l'ANTS. Leur conseil aux citoyens c'est, je cite, que vous "n'avez aucune démarche à accomplir". LOL ! France Travail, au moins, avait pris la peine de prévenir les victimes une par une et de publier un plan de remédiation, parce qu'ils s'étaient fait visiblement taper sur les doigts par la CNIL. Avec l'ANTS, c'est à vous de gérer le bordel qu'ils ont créé.
Alors concrètement, qu'est-ce que vous pouvez faire ? Déjà, allez vérifier si votre email traîne déjà dans la nature sur haveibeenpwned.com. Ensuite, changez le mot de passe de votre compte ANTS et activez la 2FA partout où elle est dispo.
Attention aussi aux mails ou SMS qui mentionnent votre nom et votre date de naissance, c'est le jackpot des arnaqueurs pour ressembler à un vrai service. Et surveillez vos comptes bancaires parce qu'avec nom + adresse + date de naissance + téléphone, une demande de crédit frauduleuse passe comme une lettre à la poste.
D'ailleurs, j'avais déjà fait un bilan des hacks français en 2025 qui résumait l'ambiance. Visiblement rien n'a changé. Les mêmes failles basiques, les mêmes audits inexistants, les mêmes communiqués minimalistes. L'État a transformé vos données personnelles en open bar pour cybercriminels, et le seul vrai plan de remédiation qu'on nous propose c'est de croiser les doigts.
Bref, une IDOR sur une agence qui gère les données de 19 millions de Français, franchement, c'est selon moi pas une erreur mais clairement une faute grave.
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L'app desktop Google est officiellement disponible sur Windows 10 et supérieur, dans le monde entier (en anglais pour l'instant), avec un raccourci Alt+Espace qui fait popper une barre de recherche unifiée.
Web, Google Drive, fichiers locaux, apps installées, tout est cherchable depuis la même fenêtre. Les utilisateurs macOS reconnaîtront immédiatement l'inspiration. C'est un vrai petit Spotlight.
L'outil traînait en bêta Search Labs depuis septembre 2025, d'abord réservé aux comptes perso anglophones aux États-Unis. Google a pris le temps d'améliorer le produit, d'ajouter des fonctions, et surtout d'intégrer Gemini côté IA.
Concrètement, la barre de recherche sert de point d'entrée à plusieurs choses. Vous tapez un mot, vous récupérez des résultats web classiques, des fichiers Drive, des fichiers locaux et des apps Windows installées dans le même flux.
À côté, un bouton Google Lens permet de faire du "Circle to Search" sur votre écran Windows, pour identifier un objet, traduire un texte dans une image ou lancer une recherche visuelle. Upload de fichier, partage d'écran pour poser des questions à l'IA sur ce qui s'affiche, accès rapide aux AI Overviews ou à AI Mode, tout est là.
Là où Google marche sur les plates-bandes de Microsoft, c'est précisément sur le terrain que Copilot revendique sous Windows. Sauf que Copilot est imposé par Microsoft, alors que l'app Google vient en alternative, plus discrète, activable au raccourci clavier, et qui pompe ses résultats dans l'index Google plutôt que dans Bing.
Pour un utilisateur Windows très lié à l'écosystème Google (Gmail, Drive, Docs, Calendar), ça fera plus de sens que Copilot, même si l'intégration OS est évidemment moins profonde.
Pour ceux qui ne veulent pas de Gemini, l'app est quand même potentiellement utile pour la recherche unifiée locale + Drive + web, même sans toucher à l'IA.
Ce petit Alt+Espace peut donc remplacer avantageusement la recherche Windows par défaut, qui mélange souvent les résultats avec des suggestions Bing pas toujours intéressantes.
D'un point de vue de la sécurité, Google explique indexer les fichiers locaux en respectant les permissions du compte, mais l'outil envoie forcément une partie des requêtes et du contexte vers les serveurs Google, ne serait-ce que pour les réponses IA.
Pour une machine pro sur laquelle transitent des docs sensibles, c'est à considérer avant de l'installer, et probablement à discuter avec la DSI.
Bref, Google tente son Spotlight sur Windows. Si vous vivez dans l'écosystème Google et que Copilot vous irrite, ça vaut le test.
Source : 9to5Google
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Amazon va mettre fin au support de ses liseuses Kindle et tablettes Kindle Fire sorties en 2012 ou avant. A partir du 20 mai, ces appareils ne pourront plus acheter, emprunter ou télécharger de nouveaux livres. Seuls les ouvrages déjà présents sur l'appareil resteront lisibles.
La liste est assez longue et remonte à la toute première Kindle de 2007 avec son clavier et sa molette. Sont concernées la Kindle 1ere et 2e génération, la Kindle DX et DX Graphite, la Kindle Keyboard, la Kindle 4, la Kindle Touch, la Kindle 5 et la Kindle Paperwhite première génération.
Les tablettes Kindle Fire de première génération sont aussi touchées, même si elles garderont l'accès aux autres applications et services Amazon. Après le 20 mai, si vous réinitialisez un de ces appareils ou si vous le désassociez de votre compte Amazon, il ne pourra plus être réenregistré.
Les livres déjà téléchargés sur l'appareil restent accessibles, donc vous pouvez toujours lire ce que vous avez. Par contre, impossible d'acheter quoi que ce soit de nouveau depuis la boutique Kindle, et pas moyen non plus d'emprunter ou de télécharger des livres, même ceux que vous avez déjà achetés sur un autre appareil.
Pour ceux qui veulent quand même continuer à utiliser leur vieille liseuse, il reste la solution du transfert par USB. Avec un logiciel comme Calibre , on peut convertir des fichiers ePub en format compatible Kindle et les charger manuellement. D'ailleurs c'est aussi valable si vous avez une Kindle récente !
Amazon indique que cette mesure ne concerne qu'environ 3% de ses utilisateurs actuels. On va dire que c'est l'occasion de vous équiper avec une Kindle un peu plus récente ! À titre personne j'utilise désormais une Kindle Paperwhite Signature Edition , et je l'adore vraiment, je la préfère même à la Colorsoft qui est moins bien contrastée sur la lecture de romans. Et en liseuse secondaire, j'ai toujours ma Kobo que j'ai testée ici .
Quoi qu'il en soit, c'est le genre de décision qui rappelle que quand on achète du contenu numérique, on achète surtout un accès, pas une propriété. Ces liseuses ont entre 13 et 19 ans, donc on peut comprendre qu'Amazon arrête le support technique. Mais couper l'accès à la boutique alors que l'appareil fonctionne encore, c'est quand même un peu sec.
Source : Engadget
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