Keepsweeper , c'est la célèbre grille toute grise du Démineur de Windows, qui sous ses cases numérotées ne cache pas des mines mais tout un royaume à faire évoluer en temps réel. Ce jeu est signé Michael Flarup, un designer danois à qui on doit aussi les App Icon Books, qui m'a écrit après être passé sur mon article consacré à UnDUNE II .
Le principe de Keepsweeper ne dépaysera pas les emplois fictifs sous Windows que vous êtes, puisque chaque chiffre compte ce qui se cache dans les 8 cases alentour, diagonales comprises. Seulement ici, c'est la couleur qui indique ce qui se passe... Si c'est doré, c'est un trésor, si c'est bleu, c'est un repaire d'ennemis qui peut abriter des gobelins ou un troll, et si c'est rouge, alors là, aïe aïe aïe, c'est un repaire de DRAGONS !!! Et bien sûr, le chiffre baisse quand vous détruisez ce qu'il comptabilise ou que vous vous emparez de son trésor.
Par contre, ce n'est pas à vous de retournez les cases. En bon roi, vous désignez celles à creuser et ce sont vos ouvriers qui s'en occuperont. Les soldats quand à eux, défendront les alentours, et quand un repaire apparaîtra, vous pourrez les envoyer le détruire en 1 clic. La seule règle à vraiment respecter c'est de protéger absolument votre Donjon "quoiqu'il en coûte" comme dirait notre pervers narcissique national, car le perdre mettrait alors immédiatement fin à la partie.
Les chiffres bleus, dorés et rouges autour du Donjon, pendant qu'un ouvrier creuse la case encadrée
Et ce que vous déterrez servira ensuite à bâtir des fermes, des maisons et des défenses, avec des bâtiments qui pourront se "soutenir" les uns les autres. Par exemple les moulins soutiennent les fermes, les forges équipent les soldats et les chapelles permettent de garder l'armée debout. C'est fou de se dire que tout ce gameplay tient dans une stupide fenêtre de Démineur avec ses boutons en relief qui sentent bon le Windows 95.
Côté contenu, il y a pour le moment 4 quêtes, dont une chasse au dragon, des expéditions aléatoires dans les Terres sauvages, et un Siège où il faut tenir face à des vagues d'ennemis toujours plus nombreux. Ensuite, les Sceaux royaux gagnés en route débloqueront des bâtiments, des améliorations et des récompenses permanentes qui vous serviront pour les parties suivantes.
Sachez également que vous pouvez jouer en solo bien sûr (et donc mettre en pause pour cogiter quand ça devient chaud) mais aussi jouer en ligne de deux à quatre joueur, et même fabriquer ses propres cartes dans l'éditeur.
Sur iPhone et iPad l'app est gratuit pour les 2 premiers niveau de chaque quête et après faudra débourser un peu moins de 6 euros pour acheter le jeu (c'est un achat unique, y'a pas d'abonnement à la con). Et bonne nouvelle, la version web quand à elle est entièrement gratuite ! Le jeu existe aussi sur Android, une version Steam est annoncée pour bientôt !
Merci à Michael pour le partage, et bonne chasse au dragon à tous !
Source : Keepsweeper
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Vous avez envie de voir à quoi ressemble Googlebook OS , mais pas du tout envie de dégainer +1000 balles pour un ordi bridé ? Ça tombe bien, un développeur a codé gbos-vm , un outil open source sous licence MIT qui lance sur un Mac Apple Silicon l'image de recovery de Google (conçu à l'origine pour le Dell Googlebook), dans une machine virtuelle boostée par le GPU.
Ce n'est donc pas un Android générique habillé en Googlebook mais un script qui télécharge l'image officielle (la build 16471258, ARM64, Android 17), en vérifiant l'empreinte, puis la fait démarrer sous QEMU avec Vulkan traduit vers Metal. Et rien de chez Google n'est redistribué dans le dépôt (pas de Playstore de base donc...).
Côté Mac, il vous faut donc un Mac avec archi Silicon, Homebrew, les outils en ligne de commande de Xcode, un JDK et le SDK Android (plateforme API 34 minimum) avec son NDK. Et comptez 16 Go de RAM en pratique car la VM en squatte 4 mais les compilations successives en auront besoin d'un peu plus. Et le script installera de lui-même tout ce qui vous manquera côté Homebrew, sans jamais vous demander un accès via sudo. Comptez environ 9 Go pour le download de tout ça et minimum 60 Go de libre pour la VM.
git clone https://github.com/skylartaylor/gbos-vm.git
cd gbos-vm
./install.sh
Ensuite, vous ouvrez l'application construite (dispo dans work/host/Googlebook VM.app), dont la mission est de lancer la VM et de l'éteindre proprement quand vous la quittez.
Le premier boot prendra environ 45 secondes sur un MacBook M5 et si un sélecteur d'utilisateur s'affiche, cliquez juste sur "User" et y'a pas de mot de passe. Notez que la souris est capturée par défaut, et que le raccourci ⌃⌥ la libèrera.
Voilà, c'est pas encore parfait car le bluetooth peut crasher, on est limité à 60 images par seconde max et que les échanges entre la VM et l'hôte (le mac) sont un peu instables mais j'imagine que tout ceci se bonifiera avec le temps...
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J'sais pas si vous avez vu, mais Google vient de mettre en ligne une page d'aide qui explique comment déverrouiller le bootloader d'un Googlebook ! Je pensais pas écrire ça un jour. Les Googlebook, ce sont des portables mi-Android mi-ChromeOS qui sont commercialisé en France depuis hier, pour la modique somme de 1 099 euros.
Perso, je ne vois toujours pas l'intérêt d'acheter ce truc...
Je vois vraiment ça comme un PC bridé, ou un Android avec un gros clavier et je pense que c'est bien se compliquer la vie que d'acheter ce truc plutôt que de prendre un vrai PC ou un petit Macbook. Sauf, évidemment, si on est une personne qui n'a pas envie de s'emmerder la vie à apprendre quoique ce soit de nouveau, et qu'on veut juste aller sur le site de La Poste consulter le prix des timbres, ou faire un Mappy pour savoir comment se rendre au bureau de vote le plus proche.
Mais grâce à cette "possibilité" de déverrouillage, John Wu, le créateur de Magisk , a annoncé travailler sur une version de Magisk pour ces machines.
Pour déverrouiller le Googlebook, vous devez donc activer le déverrouillage OEM dans les options pour développeurs, vous passez ensuite en mode récupération avec Échap + F2 puis le bouton d'alimentation, et l'option "Unlock bootloader" se trouvera dans les options avancées. Google précise également que ça efface toutes les données, que ça désactive la sécurité de l'appareil, que les modifications ne sont pas supportées et que la garantie peut y passer.
Et côté root, Wu a posté dans la nuit du 4 au 5 octobre "Magisk on Googlebook", en promettant du code et des instructions dans les jours suivants.
Son profil indique d'ailleurs qu'il bosse sur Android chez Google, et il voit dans le Googlebook la plateforme idéale pour bidouiller ! En effet, sur un téléphone rooté, les applis bancaires et de paiement cassent, alors qu'ici vous pouvez y accédez depuis le navigateur, comme sur n'importe quel portable.
Le blocage, selon lui, vient du mode utilisateur du système. Googlebook OS fait tourner Android en Headless System User Mode, c'est-à-dire que l'utilisateur 0 reste en arrière-plan et que vous travaillez sur un compte secondaire, alors que Magisk part du principe qu'il n'y a qu'un utilisateur principal. Le support de ce mode a été fusionné dans la branche principale du dépôt dans la nuit du 5 au 6 octobre, par contre, aucun commit ne cite pour le moment le Googlebook.
Reste que rien n'est livré officiellement encore... La dernière version stable de Magisk, la 30.7, date de février et donc aucune version stable ne contient ce code. Sans oublier que pour flasher la machine, Wu explique que le fastboot par USB ne marche pas sans câbles spécialisés. Cependant, il dit avoir trouvé une solution, sans la détailler.
Donc voilà... aujourd'hui, le root d'un Googlebook n'a aucune méthode publique, et le déverrouiller maintenant en suivant la technique de Google, revient à couper la sécurité de la machine sans rien pouvoir en faire de plus côté root. Donc autant attendre les instructions de Wu pour Magisk qui devraient arriver dans les jours qui viennent.
Source : 9to5Google
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PipePipe est un client Android libre qui permet de regarder YouTube, mais aussi les plateformes asiatiques comme NicoNico et BiliBili. Vous l'aurez compris, c'est un fork de NewPipe que son auteur a sorti début 2022 pour le développer de son côté avec les trucs dont il avait envie. Comme PipePipe ne reprend pas les mises à jour de NewPipe et ne lui en envoie pas non plus, cela veut dire qu'un changement fait dans NewPipe n'arrive pas forcément dans PipePipe et vice versa.
Ceci étant dit, ce qui va vous intéresser, c'est qu'il intègre avant tout le fameux SponsorBlock , une base collaborative qui recense les passages sponsorisés des vidéos pour les sauter tout seul comme un grand. Ça fonctionne aussi bien sur YouTube comme sur BiliBili.
Vous avez aussi Return YouTube Dislike qui ne sert pas à grand chose mais qui permet de retrouver l'ancien compteur de pouces baissés de Youtube, ainsi que les titres d'origine visible à la place des titres "traduits" de Youtube (beurk).
Et vous pouvez aussi y masquer les (poom poom) Shorts, les vidéos payantes ou tout ce qui contient un mot-clé de votre choix ou en provenance d'une chaîne dont vous ne voulez plus entendre parler !! Et pour ceux qui écoutent plus qu'ils ne regardent, il y a même un mode lecteur de musique en arrière-plan avec, s'il vous plait, minuteur de sommeil, histoire que ça ne tourne pas toute la nuit.
Le panneau SponsorBlock de PipePipe, avec les segments repérés dans la vidéo et l'interrupteur pour les sauter
Alors peut-être que ça ne vous touche une sans faire bouger l'autre, mais par exemple SponsorBlock, l'équipe de NewPipe n'en veut pas afin de ne pas pénaliser les créateurs de contenu.
Après, attention si vous filtrez la pub au niveau du DNS, avec un Pi-hole, un AdGuard Home ou NextDNS. Ces trucs-là bloquent parfois les domaines googleapis.com / google.com, ce qui fait planter la lecture de YouTube. Donc, il faut les mettre dans votre liste d'exceptions, plutôt que de stopper tout le filtrage si ça ne marche pas la lecture sur votre téléphone. Et si ça foire toujours le wiki du projet liste d'autres causes, comme le blocage anti-bot de YouTube.
Côté compte, PipePipe n'en demande aucun et ne synchronise absolument rien vers un cloud quelconque. Tous vos abonnements, votre historique et vos playlists restent stockées bien au chaud sur votre smartphone. Et surtout, ce que j'apprécie, c'est que la connexion à YouTube est facultative. En fait, il n'est conseillé de l'activer que lorsque vous rencontrez des blocages IP ou une limite liée à votre âge, ah et aussi pouvoir extraire de l'audio à partir des vidéos de ce que j'ai compris.
Voilà, pour ceux qui utilisent des Tubular qui, malheureusement, est à l'arrêt , c'est peut-être une bonne alternative, tout comme BravePipe qui intègre lui aussi SponsorBlock.
Voilà, pour installer BravePipe, il vous faudra Android 6 minimum et vous rendre sur la fiche F-Droid ou directement télécharger l'APK sur GitHub .
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Mighty DOOM, le petit shoot roguelite que Bethesda avait sorti sur mobile en mars 2023, tourne de nouveau !! Alors bien sûr pas sur les serveurs officiels, qui sont éteints depuis deux ans, mais sur un serveur monté et hébergé par des fans, qui ont refait tout le boulot à la main.
Mais avant, pour ceux qui ont raté un épisode, en fait, le jeu est mort parce que Microsoft a fermé Alpha Dog Games, le studio qui le développait, en mai 2024, c'est-à-dire en même temps qu'Arkane Austin et Tango Gameworks (le studio de Redfall et celui de Hi-Fi Rush... tout ça le même jour, l'hécatombe). Et ce qui devait arriver arriva, puisque trois mois plus tard, le 7 août 2024, les serveurs de Mighty DOOM se sont arrêtés.
Et ce n'est pas rien parce que le jeu avait quand même été téléchargé 7,6 millions de fois sur mobile...
C'est pour ça que le projet Mighty Resurrection a décidé de redistribuer lui-même un APK Android du jeu. Il nécessite Android 10 minimum et il pointe directement sur le serveur de la communauté, dont le compteur annonçait déjà au moment d'écrire ces lignes, 449 comptes enregistrés.
Au-delà de l'APK "client", ce qui est cool, c'est qu'en face, il y a un logiciel serveur dont le code est public et que vous pouvez également lancer chez vous, si vous le souhaitez.
Ce qui est impressionnant surtout, c'est le taf. Parce qu'il a fallu régler l'authentification, les chapitres du jeu, l'inventaire des objets, les talents, la boutique, le battle pass, et même tout ce qui était achats intégrés et gestion de l'identité Xbox. En gros, chaque morceau que le jeu Android réclamait au serveur officiel, il a fallu entièrement le recoder.
Le truc un peu fou, c'est qu'Alpha Dog Games a retrouvé son indépendance cet été. Le studio est donc de nouveau entre les mains de ses fondateurs, sauf que la licence DOOM, elle, ne lui appartient pas. Donc impossible pour eux de rallumer leur propre jeu. Par contre, ils ont les sources, donc je me dis que s'ils étaient un petit peu sympas, ils pourraient aider les développeurs de Mighty Resurrection en leur offrant le code.
On verra bien si ça leur traverse l'esprit.
Merci à Maxime pour l'info.
Source : le site de Mighty Resurrection et le dépôt du serveur sur GitLab .
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C'est l'histoire d'un smartphone Pixel de Google sur lequel il n'y a absolument rien... Vous l'allumez, pas une icône d'application, rien à faire défiler, pas de widget météo et ce genre de conneries... Non, vous avez juste l'heure, un gros bouton "micro" au milieu de l'écran et une ligne de saisie tout en bas pour ceux qui préfèrent taper.
L'écran d'accueil au complet : l'heure, le bouton à maintenir pour parler, et la ligne de saisie pour ceux qui préfèrent taper.
Ce truc ça s'appelle RistOS, et c'est un firmware pour Google Pixel 10a qui a pour objectif de remplacer le lanceur d'Android par un assistant vocal. Tout ce qui reste ensuite du téléphone tient dans un menu qui apparaît sur le côté : Téléphone, messages, appareil photo, galerie, cartes hors ligne (c'est Organic Maps, embarqué dans l'image), lampe torche et réglages.
Sept accès, et c'est fini. Pas d'app store, pas de navigateur, pas de compte Google, et évidemment aucun moyen d'ajouter quoi que ce soit.
Le menu sorti sur le côté, ses sept entrées, et rien d'autre à faire glisser.
Le projet repose sur GrapheneOS, sans être affilié ni à celui-ci ni à Google, et il ne tourne que sur le Pixel 10a (lien affilié), que Google vend encore la "modique" somme de 389 €.
Bref, par défaut, si vous appuyez sur ce gros bouton micro, absolument rien n'écoutera ce que vous avez dit, parce que l'image publique ne contient aucune adresse de serveur. Pour que cela fonctionne, vous devrez aller dans les réglages et remplir le champ dédié afin de lui indiquer l'URL de votre backend Rist. C'est donc le serveur, que vous devez installer comme ceci , qui récupèrera l'audio encodé et qui ensuite vous répondra au travers du téléphone.
L'idée, c'est que comme ça, on peut changer de téléphone sans souci, puisque tout est centralisé sur le serveur. C'est donc assez tranché comme usage, surtout que l'install efface tout ce qui est sur l'appareil. Mais bon, c'est peut-être ça le futur... Une coquille vide qui discute avec un serveur IA personnel, qui se trouve chez vous.
Par contre, n'espérez plus pouvoir utiliser votre téléphone pour appeler, par exemple, un service d'urgence, ça ne fonctionnera pas. Et si vous préférez simplement virer l'emprise de Google de votre téléphone sans avoir à vous monter un serveur entier derrière, /e/OS fera le travail .
Source : RistOS sur GitHub
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Il y a 2 jours, GrapheneOS que vous connaissez tous parce que c'est l'Android que la police déteste, a détaillé une fonction baptisée secure paste, qui change la façon dont Android sert le contenu du presse-papiers aux applications. Le principe c'est qu'une application peut relire ce qu'elle a copié elle-même, mais rien de ce que les autres ont copié.
Android dans sa version de base n'est pas resté les bras croisés sur ce sujet, mais il s'est arrêté en chemin et depuis Android 10, seules l'application affichée à l'écran et le clavier par défaut peuvent lire le presse-papiers, ce qui a fermé la porte à celles qui tournent en arrière-plan. Puis Android 12 a ajouté une notification à la première lecture d'un contenu venu d'ailleurs, et enfin Android 13 vide le presse-papiers au bout d'un moment.
Mais depuis, plus rien...
Le trou qui reste, Microsoft l'a documenté en mars 2023. La version 7.9.2 de l'application SHEIN (oui, le site de fringues), téléchargée plus de cent millions de fois, lisait périodiquement le presse-papiers, et si elle y trouvait en même temps un signe dollar et un "://", elle expédiait le contenu vers un serveur distant.
Et la restriction d'Android 10 n'a rien empêché, tout simplement parce que l'application tournait au premier plan. Le comportement problématique de l'app SHEIN a ensuite disparu en mai 2022, après un signalement à Google, mais le problème de fond n'a jamais été réglé. Et j'imagine que d'autres apps actuellement sur le PlayStore appliquent la même technique sans que personne ne l'ait encore remarqué.
Secure paste de GrapheneOS s'attaque donc à ça en changeant la règle plutôt qu'en ajoutant un avertissement, et cette fois être affiché à l'écran ne donne plus droit à rien. Une application privée d'accès sait toujours qu'un élément est disponible, et peut en inspecter le type, l'horodatage de copie et la présence de mise en forme. Mais le contenu lui-même, son libellé et ses données annexes ne lui sont plus offerts sur un plateau d'argent.
Et le "collage" continue de marcher lui, parce que c'est vous qui l'autorisez. Que vous colliez depuis la barre de sélection de texte, depuis le clavier, depuis un service d'accessibilité ou avec un raccourci clavier, le système délivre une autorisation courte, liée à l'application qui reçoit et à l'élément en cours. Et pour les applications qui dessinent leur propre barre de sélection, comme celles codées en Flutter, un bouton "Coller" est visible dans le clavier par défaut.
Le plus vif d'esprit qui me lisent sont déjà debouts sur leur chaise et hurlent à travers leur écran : Et comment ça se passe pour "couper" ? Qui décide ?? Hé bien le réglage existe en version globale et par application, et il est autorisé par défaut, pour ne rien casser des applications déjà installées. Autrement dit, personne ne sera protégé sans l'avoir décidé et c'est à vous d'aller basculer en collage seulement celles à qui vous ne faites pas confiance.
Maintenant, calmez-vous les groupies de GrapheneOS parce que rien de tout ça n'est encore livré. Le code est visible dans une pull request ouverte depuis le 22 août dernier mais toujours pas fusionnée. GrapheneOS dit vouloir l'intégrer bientôt, sans donner de date et le mécanisme ne porte que sur la lecture, donc il ne dira rien des applications qui écrivent dans le presse-papiers pour y remplacer ce que vous venez de copier (coucou les détourneurs de transactions crypto)...
La même annonce parle aussi de l'application Messaging, dont l'interface vient d'être refaite en Compose, et le projet lâche au passage un chantier autrement plus lourd : faire du RCS directement dedans, chiffrement de bout en bout compris, pour ne plus avoir besoin de Google Messages. Héhé... Aujourd'hui, RCS marche très bien sur GrapheneOS, mais uniquement avec l'application de Google et sa couche Google Play isolée et c'est de ça dont ils veulent se passer.
Comme le RCS n'est pas une plateforme ouverte en pratique (pas autant que le SMS et le MMS quoi) et que tout cela repose sur l'infrastructure de Google et des opérateurs, le plan, c'est donc de refaire d'abord la partie que Google Messages assure, en gardant Google Play isolé pour l'activation, puis de s'en passer chez les opérateurs qui le permettent... à condition qu'ils acceptent le client de GrapheneOS, ce qui n'est pas gagné...
Quand je pense que Google, ces grands hypocrites qui ont passé des années à réclamer qu'Apple adopte RCS au nom de l'ouverture, coupe lui-même le service depuis 2024 sur les téléphones rootés et une partie des ROM alternatives. GrapheneOS y échappe mais ça donne quand même l'idée de l'accueil qu'un client maison pourrait espérer... On verra bien.
Mais bon, si vous êtes sur GrapheneOS, je serais vous, je surveillerais cette histoire de presse-papiers sécurisé parce que quand ça arrivera, vous serez encore plus béton face aux apps problématiques.
Source : le fil d'annonce de GrapheneOS et Android Authority
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Gadgetbridge est une application Android libre qui va vous faire zizir parce qu'elle permet de remplacer l'app merdique du fabricant de votre bracelet ou montre connectée ou encore de vos écouteurs Bluetooth. Comme ça, terminé le compte obligatoire pour utiliser vos "wearables" et fini les serveurs du constructeur localisés en Chine ou je ne sais où qui reçoivent vos heures de sommeil ou votre fréquence cardiaque minute par minute... Puis surtout, ça permet de n'avoir plus qu'une seule application Android pour tous vos appareils et ça c'est cool aussi !
Surtout que ça fonctionne en OFFLINE... Hé oui, le manifeste de cette app indique bien que jamais, Ô grand jamais, elle ne se connectera au net. Y'a même pas la permission dans l'app, c'est bloqué au niveau du code.
Maintenant, concrètement, Gadgetbridge permet de recevoir vos notifications à votre poignet, de répondre aux appels avec réponses préenregistrées, de paramétrer des alarmes, de lancer une lecture de musique, d'avoir du suivi d'activité et de sommeil, ainsi que vos tracés GPS de vos trop rares séances de sport. Et bien sûr, tout reste en local sur votre téléphone. Notez que AsteroidOS , dont je vous ai déjà parlé, fait pareil mais un cran plus bas, uniquement dans la montre.
Gadgetbridge supporte actuellement 529 modèles de 74 fabricants, d'Amazfit à Garmin, avec Pebble, Sony, Huawei et Xiaomi. Mais prenez le temps de lire la fiche technique de votre modèle car tous ne sont pas supportés en intégralité.
Reste maintenant le prix à payer, et il ne vient pas de Gadgetbridge.
En effet, sur les Amazfit et Xiaomi récents, l'appairage se négocie avec les serveurs du constructeur. Il faut donc appairer une première fois avec l'appli officielle, puis en extraire la clé. Même histoire chez Fossil, dont les montres HR sortent en plus avec un firmware de démo que seule l'appli maison sait remplacer. Chez Nothing aussi, la CMF Watch Pro veut une clé extraite d'un téléphone rooté, alors que les Pro 2 et Pro 3 s'en passent.
Une appli qui aurait la permission d'aller sur Internet irait chercher cette clé toute seule mais comme celle-ci ne peut pas, faudra le faire vous-même (c'est expliqué comment dans la doc).
De leur côté, les Garmin s'appairent directement, sauf quelques modèles qui veulent avoir vu l'appli officielle une fois. Mais la météo, et l'AGPS sur certaines montres, réclament des identifiants à renouveler tous les 90 jours, et Gadgetbridge propose d'y répondre avec de faux jetons OAuth. Après si vous voulez revenir ensuite à celle du constructeur, faudra peut-être relancer une remise à zéro d'usine.
Après pour les irréductibles qui voudraient quand même du réseau, un module séparé, Internet Helper, est arrivé début 2026. Il relaie les requêtes des applications de la montre, s'installe à part, et nécessite sa propre autorisation.
Voilà, tout cela s'installe depuis F-Droid sur tout Android 6.0 ou plus récent, sous licence AGPLv3, et le code est dispo sur Codeberg.
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J'sais pas si vous l'avez vu passer lui, mais OpenNutriTracker est une app qui note ce que vous mangez et compte les calories, sans rien vous demander en échange. Hé oui, l'application est gratuite sur Android et sur iOS, sous licence GPL-3.0 en plus ! Que demande le peuple ?
Avec cette app, vous enregistrez vos repas, et elle additionne toutes les calories que vous ingérez. Pour remplir le journal de que vous mangez (journal qui au passage est chiffré en AES sur votre appareil, on n'est jamais trop prudent...), vous scannez le code-barres d'un produit avec l'appareil photo (ou vous tapez le code), ou vous tapez son nom et hop, la fiche nutritionnelle déboule sur l'écran directement depuis Open Food Facts, complétée par une sélection de l'USDA FoodData Central.
L'écran de scan visant le code-barres d'une brique de jus
Ce qui est cool avec cette application, c'est que pour un utilisateur français par exemple, la recherche remonte d'abord les aliments qui sont vendus son pays.
Et Open Food Facts , dont je vous ai déjà parlé, référence plus d'un million de produits vendus en France, c'est plutôt bien garni avec vos yaourts préféré et vos plats ultra transformés de supermarché ^^.
La journée de tracking se découpe alors en petit-déjeuner, déjeuner, dîner et collation, chacun avec son objectif de calories. Un dépassement se voit donc sur le repas fautif, pas seulement dans le total de la journée. Et quand vous savez déjà ce que vous avez avalé, un ajout rapide se contente d'un titre et d'un nombre.
La fiche du produit scanné, avec ses calories et ses macros avant l'ajout au repas
Et l'app ne s'arrête pas au compteur qu'on retrouve finalement dans pas mal d'autres app. Non, elle vous aide à suivre dix nutriments, des fibres au magnésium en passant par le fer et le sodium, avec les repères d'apport de référence des tables de l'Institute of Medicine pour situer où vous en êtes. À côté de ça, vous avez votre poids et sa courbe, un compteur d'eau et un catalogue d'activités pour remettre en face les calories dépensées.
Vos données sortent aussi quand vous le décidez avec export du journal complet en JSON ou en CSV, ou partage d'un repas par QR code vers un autre téléphone. De quoi bricoler d'autres app autour de ça donc.
Côté installation, c'est dispo sur Google Play ou l' App Store , avec iOS 15.5 minimum, et snif snif pas encore de version F-Droid. Par contre, l'app n'est pas encore traduite en français, donc n'hésitez pas à contribuer si ça vous dit.
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Vous connaissez Doully ? Mais siii, l'humoriste avec la voix la plus cassée du stand-up français ? Perso je l'aime bien, elle est aussi trash que drôle et aujourd'hui, elle a mis en ligne son propre guidage vocal pour Waze, avec le lien qui va bien pour l'installer dans votre bagnole.
Avant que vous vous fassiez des idées, non, elle n'est pas motorisée au Jack Daniel's. C'est sa vraie voix tout simplement. Elle le répète à qui veut l'entendre : "Non je ne suis pas bourrée, et oui je suis née avec cette voix et cette diction de clocharde". On ne choisit pas.
Pour ceux qui ne l'ont jamais entendue, voici un extrait de son spectacle Hier j'arrête, comme ça vous saurez à quoi vous attendre au prochain rond-point.
Le truc marrant, c'est que ce n'est pas un pack de voix de star négocié à coups de contrats avec Google. Elle a tout simplement utilisé la fonction voix personnalisée de Waze, dispo pour tous dans votre téléphone. Si vous voulez faire pareil qu'elle, direction les réglages de son, "Nouvelle voix", et il ne reste plus qu'à enregistrer les phrases une par une avant de baptiser le tout. Et hop, ça apparaîtra dans la liste.
Et vous pouvez ensuite la refiler aux copains. Dans "Voix personnalisées", balayage vers la gauche, "Partager", et l'appli génère un lien. Bref, c'est ce qu'a fait Doully pour sa communauté.
Un point à connaître quand même avant de partir sur l'autoroute des vacances avec Doully à fond dans les haut-parleurs : Waze réserve les noms de rues aux voix qui portent la mention "Avec les noms de rue" dans la liste. Comme une voix enregistrée au micro dans son salon ne peut évidemment pas deviner le nom de votre départementale préférée, vous aurez les virages et les alertes façon Doully, mais pas l'adresse. C'est la vie, soyez fort !
Voilà, en tout cas, je trouve que c'est une super idée, donc c'est pour ça que je relaie ça ici. Sur mon Waze c'est installé en tout cas !
Pour ceux que ça intéresse, la voix de Doully, c'est par ici , à ouvrir depuis le téléphone où Waze est installé.
Le GPS le plus éclaté de la route, c'est cadeau !
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Vous le savez, j'adore les liseuses de la marque Boox, et ils m'ont proposé de tester ce nouveau modèle. La Boox Go 6 Gen II tient sans problème dans une seule main, même petite, comme un vieux livre de poche corné, pèse à peine 160 grammes et se glisse dans une poche sans que vous la sentiez, ce qui en fait désormais la liseuse que je finis par emmener absolument partout, en vacances, sur mon canapé en passant par la salle d'attente du médecin.
Elle est plus petite qu'un iPad mini et plus légère qu'un roman papier, si bien que je la tiens d'une seule main pendant des heures sans jamais sentir mon poignet tirer, ce qu'aucune tablette classique ne m'avait vraiment permis de faire aussi longtemps.
Ce qui me plaît le plus avec ce modèle, c'est ce que j'en fais concrètement tous les jours, puisque j'y ai installé l'application Kindle d'Amazon et que je lis absolument tous mes bouquins dessus, exactement comme je le ferais sur une vraie Kindle posée sur ma table de nuit. Vous pouvez du coup installer n'importe quelle application de lecture, ou tout simplement utiliser l'application native installée sur la Boox, et y déposer vos ebooks, par exemple via Dropbox ou Google Drive.
Dans mon cas, qui utilise une Kindle aussi, le vrai confort, c'est que tout reste synchronisé entre les deux appareils, la page où je me suis arrêté, mes surlignages et mes notes se retrouvant d'un côté comme de l'autre sans que j'aie le moindre réglage à faire.
Et c'est là que l'astuce Android prend tout son sens, parce que la Go 6 tourne sous Android avec le Google Play Store, ce qui veut dire que j'installe exactement l'application que je veux, tout comme je le ferais sur un téléphone.
Kindle, Kobo, ou même l'application de votre bibliothèque municipale pour emprunter des livres gratuitement, un lecteur de PDF pour les documents du boulot, tout cohabite sur le même petit écran, alors qu'une liseuse classique vous enferme dans le magasin de son seul fabricant sans vous laisser le choix.
Niveau écran, on retrouve une dalle e-ink de 6 pouces à 300 pixels par pouce, avec un texte aussi net qu'une impression laser qui se lit parfaitement en plein soleil sans le moindre reflet gênant.
L'éclairage frontal est réglable avec les classiques blanc froid et blanc chaud, selon l'heure, ce qui rend la lecture très confortable. La batterie tient tranquillement une bonne semaine en utilisation intensive, et bien plus si vous n'utilisez pas le rétro-éclairage.
Le reste suit sans faire d'histoires. Elle a 3 Go de mémoire pour faire tourner l'ensemble de vos applications sans ralentissement, 32 Go de stockage qu'une carte microSD peut aussi étendre, et un dos texturé vraiment très agréable à tenir, le tout pour environ 200 euros en noir ou en blanc.
Pour lire partout sans trimballer une tablette et sans renoncer à mes livres Kindle, c'est très exactement la liseuse que j'attendais. C'est complètement validé ! Et disponible ici sur Amazon en noir , ou en blanc .
Si vous cherchez un modèle un peu plus grand, j'avais aussi testé ce modèle , et même celui-ci en couleur ! J'ai aussi testé la version tablette, la BOOX Go 10.3 Gen 2 Lumi sur Mac4ever .
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Si vous lisez ça depuis Abidjan, Dakar, Douala ou Kinshasa, y'a une chance sur deux que votre téléphone soit un Tecno, un Infinix ou un itel. Trois marques, mais un seul patron : Transsion, qui trône sur près de la moitié des smartphones vendus en Afrique.
Et si je vous parle de ça aujourd'hui, c'est parce qu'un chercheur en sécu, Buchodi, vient de décortiquer ce que ces appareils racontent dans votre dos et c'est pas joli, joli.
Son terrain de jeu, c'est un Tecno Spark 40 tout ce qu'il y a de banal. En rétro-ingénierant le firmware, il tombe sur un framework maison signé Transsion, baptisé Athena pour la collecte et oneID pour le pistage entre applis. On n'est pas sur une appli lambda que vous auriez installée, mais un truc costaud câblé au niveau du système, avec les pleins pouvoirs.
Et ce qu'il remonte, c'est du lourd ! Votre position GPS précise, les antennes-relais autour de vous, la consommation réseau appli par appli sur une soixantaine d'applis, quelle appli est affichée à l'écran en temps réel, et même quelle appli vient d'allumer la caméra (pas ce que filme la caméra, hein, juste le fait qu'une appli l'ait activée).
Ensuite, tout ça part vers des domaines en shalltry.com et transsion-os.com. Shalltry, c'est la branche logicielle de Transsion, et les serveurs tournent sur du cloud loué en Europe.
Donc c'est de la télémétrie++ qui part chez le fabricant, mais le gros souci, c'est qu'on ne peut rien désactiver ni désinstaller facilement. C'est vraiment une brique essentielle du téléphone reposant sur le SDK du constructeur. Ça prend racine dans l'application Réglages (pour les paramètres), l'interface système, et surtout dans un module assez discret nommé com.hoffnung qui est bardé de permissions flippantes comme lire le presse-papier en arrière-plan, connaître toutes les applis installées, forcer l'arrêt des autres.
Alors oui, c'est chiffré avec un bon vieux AES, sauf que ça ne sert pas à grand chose parce que la clé de déchiffrement est planquée dans le code de l'application elle-même. Autrement dit, quiconque met la main sur le fichier récupère la clé avec, et peut tout ouvrir. Le chiffrement n'est là que pour faire un peu de camouflage afin que vous ne puissiez pas voir facilement ce qui sort de votre poche. Mais ce n'est absolument pas de la confidentialité.
Et malheureusement, ça ne s'arrête pas à votre smartphone puisque ce même SDK se balade aussi dans des applications grand public très très populaires en Afrique comme Boomplay (100 millions de téléchargements et des poussières), StarTimes ou Orange Max it. Du coup, même avec un mobile d'un autre fabricant, vous pouvez trimballer ce mouchard sans le savoir.
Alors oui, c'est vrai, tous les smartphones font de la télémétrie. Google, Apple, Samsung, Xiaomi, tout le monde collecte des trucs, et des centaines d'applis passées au crible violaient déjà le RGPD début 2026. C'est déjà pas normal, mais ça peut normalement se désactiver assez facilement. Mais dans le cas de Transsion, c'est fait au niveau système, c'est totalement invisible et la destination est très opaque...
Puis surtout, ça concerne la moitié du continent !
Notez que ce n'est pas la première fois que les constructeurs chinois low cost se font choper puisqu' en 2016 déjà, une backdoor chinoise se planquait dans le firmware de smartphones low-cost et balançait contacts et SMS toutes les 72 heures. Plus récemment, il y a eu aussi un malware qui s'appelle Triada et qui a été préinstallé sur environ 53 000 Tecno W2 vendus en Éthiopie, au Ghana ou encore au Cameroun avec, s'il vous plaît, des abonnements souscrits totalement à l'insu de leur propriétaire.
C'était des composants différents à chaque fois, mais le motif se répète.
Alors que faire les amis ? Eh bien la bonne nouvelle, c'est qu'on peut quand même bloquer 2-3 trucs pour les empêcher de remonter des infos. Vu que tout transite par ces fameux domaines, il suffit de bloquer *.shalltry.com (et *.transsion-os.com tant qu'à faire) au niveau DNS.
Ça se fait facilement avec un NextDNS, un AdGuard ou un Pi-hole à la maison, ou directement sur le téléphone avec cette application qui s'appelle Personal DNS Filter , et comme ça, la télémétrie se retrouve isolée sans toucher au reste.
Par contre, ça ne sert à rien d'aller trifouiller les réglages du téléphone parce que ce n'est pas désactivable à partir de là. Désolé.
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Chers amateurs d'OpenClaw, bonne nouvelle, votre outil préféré débarque sur iPhone et Android. Mais contrairement à ce que vous faites d'habitude, pour une fois, je vous conseille de bien lire mon article avant de foncer.
En janvier, je vous faisais découvrir rapidement OpenClaw , un assistant IA personnel et open source qui a beaucoup fait parler de lui. Perso, moi je ne suis pas fan (ni de Hermes) parce que je trouve ça plus pratique de dev mes propres outils plus adaptés et mieux pensés plutôt que de partir sur une solution comme ça. Mais breeef, ce n'est que mon avis.
Maintenant si vous êtes utilisateur d'OpenClaw, vous allez pouvoir lancer ça gratuitement sur votre iOS ou Android . Toutefois, ce ne sont pas des OpenClaw complets embarqués dans une app pour smartphone mais plutôt des appli "compagnons", c'est-à-dire un relais pour un vrai OpenClaw installé sur votre Mac, Linux ou Windows (avec WSL évidemment). L'app mobile ne fait donc que s'y connecter pour que vous puissiez interagir avec.
Ce qui est plutôt bien pensé c'est que l'app utilise les capteurs du téléphone pour par exemple pouvoir envoyer des photos, votre position GPS ou écouter ce que vous lui racontez avec le mode "Talk". Ou tout simplement affiche le Canvas qui est l'interface web dans laquelle l'agent bricole en direct.
Bref, OpenClaw bosse sur votre ordinateur et votre smartphone c'est sa télécommande.
L'app est encore un peu brut de décoffrage avec des petits bugs par ci par là mais ça fonctionne quand même alors on ne va pas se plaindre. Par contre, attention si vous l'utilisez sur des réseaux wifi public... je vous conseille de passer par un VPN ou un Tailscale pour éviter de vous faire maninzemideuler par un script kiddy qui passe par là.
Tout est open source sur GitHub , amusez-vous bien !
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Ça vous dirait de streamer l'ensemble de YouTube Music sur votre smartphone Android avec une appli entièrement libre ???
Hé bien c'est faisable grâce à l'excellent travail de Iliano Kokoro qui a développé Umihi Music. Derrière ce nom à coucher dehors se cache un player de moins de 5 Mo qui vous permettra d'écouter vos artistes préférés sans être otage de Google. Et ça c'est beau !
Une fois l'app installée, vous cherchez un morceau, vous le lancez, et voilà. Pas de compte à créer, pas de connexion obligatoire et si vous voulez écouter hors-ligne dans le métro, vous téléchargez vos playlists et hop, c'est réglé ! L'application n'est pas disponible sur le Play Store (Ohhh comme c'est étrange) mais vous pouvez facilement la récupérer via F-Droid (sur le repo de IzzyOnDroid ), OpenAPK , Unclouded , Obtainium ou également en APK directement via la page Github .
L'interface d'Umihi Music
Ce que souhaitait faire Iliano avec cet app c'est surtout viser une légéreté absolu. D'autres application open source un peu plus complètes telles que InnerTune ou SimpMusic existent, certes, mais prennent pas mal de place... Alors que Umihi reste quand à lui sous la barre des 5 Mo et peut tourner même sur des appareils plus anciens à base d'Android 7 par exemple.
Du coup, votre smartphone de 2017 qui rame sur l'appli officielle de Google retrouve une seconde jeunesse ! Le tout avec un design Material Expressive tout frais et des animations fluides.
En terme de fonctionnalité, en plus d'écouter de la zik, vous disposerez d'un mode hors ligne, du support Android Auto (même avec les sons téléchargés), une minuterie pour couper le son une fois que vous vous serez endormi, et bien sûr le contrôle de la vitesse de lecture (mais qui utilise ça sur une musique ???), un EQ (égalisateur) ainsi qu'un système de partage pour aller sur la page Youtube du morceau.
Avec Umihi, vous pouvez donc farfouiller dans vos énormes playlists et surtout gérer la file d'attente de ce que vous écoutez.
Ah et c'est traduit dans plus de 30 langues grâce à Crowdin, en prime.
La file d'attente et les paramètres
Mais le vrai kiff, c'est ce qu'il n'y a PAS dedans. Pas de pub, pas de tracking et au niveau des permission, Umihi n'exige rien d'autre que les trucs de base qui lui sont nécessaires (lecture en arrière plan, accès au réseau, ce genre de trucs...).
Dans le même esprit que FreeTube côté vie privée , c'est exactement le genre d'outil que j'aime !
Après ça reste un client non officiel donc le jour où Youtube se chauffe un peu trop ou casse son API, l'app risque de ne plus fonctionner (on a tous vu ce qui est arrivé à Vanced...). Bref, c'est toujours la guerre sans fin entre YouTube et les apps tierces .
M'enfin, voilà, si vous voulez écouter votre musique sans engraisser Google ou vous ramollir le cerveau avec de la pub, c'est à tester !
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Samsung nous vend KNOX comme le gros cadenas de nos smartphones Galaxy mais il semblerait que ce soit un gros fail. Si vous ne connaissez pas encore KNOX, c'est la couche maison de Samsung qui garde un oeil sur tout ce qui tourne dans le téléphone afin de nous PROTÉGER (retenez bien ce mot c'est important...lol).
Et bien je vous le donne dans le mille mes petits Emile, des chercheurs de LucidBit Labs viennent de prouver l'exact inverse à cause d'une faille logée dans KNOX lui-même, qui est restée grande ouverte durant ces 8 dernières années. C'est la CVE-2026-20971, notée 7.8 sur l'échelle CVSS et elle concerne à peu près tous les Galaxy sortis depuis le S9.
Le problème, c'est que n'importe quelle appli, même un machin tout bête sans la moindre permission, pouvait déclencher la faille pour aller ensuite tripoter la mémoire du kernel et cibler par exemple une prise de contrôle totale de l'appareil. Rassurez-vous, le correctif est arrivé dans la mise à jour de sécurité de janvier 2026, donc filez dans Paramètres, Mise à jour logicielle, et vérifiez que vous l'avez bien.
Maintenant si votre Galaxy commence à dater et qu'aucune MAJ ne pointe son nez, c'est le moment peut-être de regarder si Samsung le maintient toujours, sinon opter pour une autre version d'Android ou acheter un smartphone pour les adultes (qui a dit iPhone ?? Rooooh).
Ce qui est fou quand même c'est que toute cette galère sort quand même d'un truc ajouté POUR renforcer la sécurité. Parfois les défenses deviennent la surface d'attaque... C'est à se demander si empiler des couches et des couches de sécurité c'est vraiment une bonne idée alors qu'il suffirait de bien verrouiller le système de base (le noyau Android)...
Bref, comme à chaque salve de failles Android , foncez mettre à jour votre Galaxy !
Source : Security Affairs
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Des chercheurs de l'université de Californie à San Diego, épaulés par Google, viennent de prouver un truc contre-intuitif : un Pixel mis au rebut il y a trois ans tient encore tête à un serveur professionnel sur certains calculs, au point qu'on peut en assembler un vrai data center au lieu de le foutre à la poubelle.
L'idée a été posée sur le blog de recherche de Google . Une fois l'appareil ouvert, les chercheurs retirent tout ce qui ne sert plus, l'écran, la batterie au lithium, les caméras et la coque, jusqu'à ne garder que la carte mère et sa puce, ce qu'on appelle un SoC, le processeur qui faisait tourner Android avant qu'on le bascule sur une distribution Linux des plus classiques.
Ce système, le même qui anime déjà l'immense majorité des serveurs de la planète, libère la puce des limites pensées pour un mobile, à commencer par ce bridage qui met les applications en pause dès qu'elles passent à l'arrière-plan. Ensuite, il suffit de relier ces cartes mères entre elles via Kubernetes, l'outil que les géants du web emploient déjà pour piloter les milliers de machines de leurs centres de données comme un seul gros ordinateur.
Le plus déroutant arrive là. Sur la plupart des tests ne mobilisant qu'un seul cœur, un Pixel Fold de 2023 dépasse un serveur ASUS RS720A-E11 pourtant équipé de deux gros processeurs AMD, le genre de bête qu'on retrouve dans les baies des entreprises.
Le serveur empile bien plus de cœurs en parallèle, si bien qu'il faut réunir entre 25 et 50 téléphones pour rivaliser avec son débit total. Mais bon. Dès lors que vous ramassez ces appareils gratuitement au lieu d'acheter du silicium neuf, l'équation se renverse.
Le vrai argument est écologique, puisque près de la moitié des émissions de carbone d'un smartphone sur toute sa vie part dans sa seule fabrication, surtout dans l'assemblage de la carte mère et du processeur, ce fameux carbone gris déjà cramé avant même que l'appareil ne s'allume.
On change pourtant de mobile tous les trois ou quatre ans, en balançant une puissance de calcul encore largement bonne à servir, pendant que les entreprises font fabriquer des serveurs flambant neufs pour les mêmes tâches. Le gâchis est énorme.
L'équipe a pour l'instant fait tourner une grappe de 20 téléphones, qui a encaissé sans broncher le pic de rendu des devoirs d'une classe de plus de 75 étudiants avec une latence plus basse que les services cloud du commerce. Elle prépare déjà un cluster d'environ 2 000 Pixel pour la rentrée, capable d'absorber une centaine de cours d'informatique en même temps pour une fraction du prix du cloud habituel.
Reste à rester lucide. Ces puces ont peu de mémoire, donc on les cantonne aux tâches légères, la correction automatisée ou les carnets de code, loin de l'entraînement d'un gros modèle d'IA.
Mais voir une montagne d'e-déchets se muer en salle de classe numérique, ça donne sacrément envie d'y croire. Surtout vu le nombre de Pixel qui dorment au fond de nos tiroirs, même moi j'en ai deux qui traînent pour tout vous dire.
Source : Techspot
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Le monde des liseuses, c'est un monde impitoyaaaable. Entre les Kobo, les Kindle, les tablettes chinoises ou encore les formats proprio des ebooks et leurs DRM à la con, c'est super difficile de faire le bon choix. Puis ça coûte cher aussi ces petits trucs... Alors si vous visez les économies, l'arrêt des prises de tête et la préservation de la planète, Episteme est un lecteur d'ebooks libre qui va vous plaire.
Il supporte de nombreux formats de livres, à peu près tout ce qui traîne sur vos disques : PDF, EPUB, MOBI, AZW3, FB2, DOCX, ODT, du Markdown, du HTML, et même vos comics en CBZ, CBR et CB7. Et le truc cool, c'est que la même appli tourne aussi bien sur Android, que Windows et Linux (c'est du Kotlin). Pas de version pour macOS par contre... snif.
Episteme sur Android et son interface en Jetpack Compose
Et surtout, avec Epistem, le cœur de lecture reste 100% local, et les trucs en ligne (genre le résumé par IA, le dico, la synthèse vocale cloud...etc) sont totalement optionnels. Notez que la version du Play Store embarque tous ces extras proprio avec achats intégrés.
Mais il existe aussi une édition "OSS Offline" à qui on a carrément retiré les permissions réseau, comme ça, votre liseuse maison ne pourra littéralement plus appeler le moindre serveur, même si elle en avait envie.
La version libre, elle, est dispo sur F-Droid et Github et fonctionne en BYOK, "bring your own key" pour y mettre votre propre clé API pour l'IA au lieu de raquer un abonnement.
Perso, je n'aime pas trop lire de livres électroniques sur mon ordinateur, et je préfère largement mon Kindle mais quand je suis obligé, j'utilise la liseuse intégrée de Calibre, et j'avoue, c'est loin d'être sexy. Episteme, lui, est quand même bien plus agréable, vous verrez...
La même appli sur desktop, Linux comme Windows
Côté confort, vous pouvez tourner les pages ou scroller vers le bas, activer la synthèse vocale, prendre des notes, placer des signets, régler la police et la taille du texte ainsi que la couleur du fond de page.
Ajoutez à cela des thèmes (Sepia, OLED, Slate), un mode reflow pour les PDF, la lecture multi-onglets, un mode musicien et les annotations à l'encre. Et si vous lisez sur un écran e-ink, le vénérable Koodo et KOReader garderont l'avantage c'est sûr, mais sur un écran classique, Episteme envoie du lourd !
Si vous galérez encore à lire vos ebooks librement , c'est clairement une piste à creuser. Ça se télécharge sur le site officiel d'Episteme si ça vous intéresse.
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Si vous faites un peu de reverse engineering sous Android, vous savez que les malwares modernes font absolument tout ce qu'ils peuvent pour planquer leurs mauvaises intentions, un peu comme vos parents toxiques... Code obfusqué, chargement dynamique, packing...etc, etc.
Mais c'était sans compter sur une équipe de chercheurs italiens menée par Giorgio Giacinto ont carrément changé de stratégie avec RAMwavDroid qui au lieu de désassembler le code , permet de le transformer en son et ensuite, laissent une IA l'écouter. Et cela permet d'obtenir un niveau de 98% de détection des malwares.
J'vous explique la sorcellerie de ce truc...
En effet, d'habitude, pour analyser une appli Android, on décompile l'APK et on récupère le code, notamment des fichiers smali, un équivalent lisible par un humain du code bas niveau Dalvik.
Mais avec leur RAMwavDroid, vous prenez le fichier, et chaque octet, qui vaut une valeur entre 0 et 255, devient directement une amplitude sonore. Pas de normalisation, ni de désassemblage mais simplement une forme d'onde, stockée dans un vrai fichier WAV ou MP3 + des réseaux de neurones qui apprennent à reconnaître la texture sonore d'un malware.
Le transformer utilisé, c'est Wav2Vec2, qui était même à la base entraîné sur de la voix humaine.
Comment RAMwavDroid transforme les octets d'une appli en forme d'onde
Mais alors pourquoi passer par le son ?
Hé bien parce que les antivirus classiques s'appuient sur le "sens" du programme, ses permissions, ses appels API, la structure de son code...etc. Or c'est exactement ça que les vrais malwares un peu filous brouillent pour passer entre les mailles. Alors que la texture brute des octets, elle, reste la même, peu importe l'habillage que son concepteur a donné à son malware.
Et ça, une oreille artificielle finit par le repérer.
Mais le vrai coup de génie c'est que plutôt que d'analyser le fichier au repos, RAMwavDroid lance l'appli dans un émulateur et prend un instantané de sa mémoire vive juste après le démarrage. Ça permet de parcourir les fichiers chargés en mémoire, les processus, et surtout le code que le packing a déjà déchiffré pour pouvoir s'exécuter. Cette analyse forensique de la mémoire fait alors grimper la précision de près de 94% en statique à jusqu'à 98% en dynamique.
Le spectrogramme d'une appli malveillante, vu comme un son
Sur un extrait de dataset de malwares utilisé pour leurs tests, composé de 600 applis (moitié saines moitié vérolées), RAMwavDroid tape jusqu'à 98% de bonnes réponses, avec dans sa meilleure configuration quasiment aucun faux positif.
Un faux positif, c'est quand il n'y a pas de malware, mais que l'antivirus clignote quand même en rouge, donc ça montre bien l'efficacité de leur technologie. On est au même niveau que VirusTotal qui fait bosser des dizaines de moteurs de détection en parallèle.
Bien sûr, c'est un résultat de laboratoire sur un échantillon limité d'apps, et le code source n'est pas encore disponible publiquement, donc on ne peut que les croire sur parole. Surtout que leur système fonctionne uniquement dans un émulateur (pour accéder à la RAM) et ça c'est un truc typique que les malwares sont capables de détecter... Donc bon, à voir...
En plus ce système se fait avoir par les applis bourrées de gros SDK légitimes qui noient également le signal, et par les malwares minimalistes trop simples pour faire du bruit. Bref, la robustesse face à l'obfuscation avancée, ce sera pour plus tard mais j'ai trouvé cette façon de faire plutôt originale.
Peut-être qu'à terme, les créateurs de malware mixeront leur binaire avec un MP3 de Jul ou Gims pour tromper ces futurs détecteurs audio ^^.
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J'sais pas si vous avez vu, mais sur les Motorola Razr 2026, l'app maison Smart Feed intercepte le lancement de l'application Amazon pour y glisser en soumsoum un petit code d'affiliation. Comme ça, à chaque fois que vous tapez sur l'icône Amazon, votre clic se met à rapporter une commission à un compte tiers. Vous ne payez pas un centime de plus rassurez-vous, c'est le principe de l'affiliation, mais il me semble que c'est pas très réglo de ne pas le dire. En plus je pense que ça va à l'encontre des CGU d'Amazon... Breeeef, y'a rien qui va dans cette histoire.
Le truc se déclenche donc uniquement quand vous ouvrez Amazon le menu des applications, et pas depuis un raccourci sur l'écran d'accueil. A ce moment là, pendant une fraction de seconde, Chrome clignote à l'écran, et votre téléphone passe par un site nommé kira-abboud.com, pour ensuite utiliser un lien qui repart vers l'app Amazon avec le code d'affiliation sramz-kff-008-20 comme si de rien n'était. Comme ça Amazon, pense que vous arrivez de ce lien affilié.
C'est tellement rapide que la plupart des gens ne verront jamais rien....
Sauf que kira-abboud.com renvoie vers une influenceuse mode, @kirasfashionfinds présente sur Instagram, et qui n'a aucun lien apparent avec Motorola. Pire, le code d'affiliation collé à votre session ne correspond même pas à ceux qu'elle a déjà publiés. Et voilà comment on se retrouve avec un téléphone vendu par une grosse marque qui détourne vos clics vers un compte tiers, sans la moindre explication.
Côté technique, les logs réseau pointent vers devicenative.com. C'est une régie qui place de la pub sur les smartphones via un SDK intégré aux launchers Android, avec une intégration Motorola documentée. En clair, le mécanisme qui pourrit votre app Amazon pointe vers un kit publicitaire préinstallé d'usine.
Reste à savoir maintenant si c'est un choix assumé de Motorola ou un SDK pub qui part en vrille, voire un hack... et pour l'instant, personne ne le sait.
Ce qui est sûr, c'est que le coupable porte un nom et un numéro de version. Sur la version 2.03.0056 de Smart Feed, aucun détournement alors que sur la 2.03.0070, le hijack apparaît. Et bizarrement, installer manuellement cette même version mise à jour ne reproduit pas le comportement. Autrement dit, y'a quelque chose qui s'active côté serveur ou côté usine, et pas juste dans le code de l'app. C'est vraiment super bizarre...
Les Razr 2026 et Razr Fold sont touchés, tout comme le Razr 60 Ultra de 2025 à l'origine du signalement. Le Moto G Stylus 2026 testé en parallèle, lui, ne l'est pas.
Après la bonne nouvelle, c'est que la parade est facile à faire ! Direction Paramètres, Applications, vous cherchez Smart Feed, et vous le désactivez. D'après les tests que j'ai pu lire, ça n'a pas d'impact visible sur le reste du téléphone donc mieux vaut désactiver cette merde parce que c'est réversible en deux clics et bien moins casse-gueule que de virer l'app via adb.
Perso, qu'un téléphone vendu par une marque sérieuse détourne nos clics vers un compte tiers via un domaine bidon, ça me rend fou et même si à l'échelle d'un clic, la commission c'est trois fois rien, étalé sur tout un parc d'appareils, ça finit par peser lourd niveau oseille pour celui qui encaisse.
Ce problème dépasse le cadre "Motorola" d'ailleurs puisque less apps préinstallées qu'on ne peut pas virer (les fameux bloatware) sont devenues un canal de monétisation à part entière et comme personne ne vérifie jamais ce que ces trucs font tourner en arrière-plan, c'est la fête du slip ! C'est exactement le même genre de paranoïa raisonnable que quand on se demande si votre téléphone vous écoute sauf qu'ici, pas besoin de théorie, puisque ce détournement est parfaitement visible.
Pour l'instant, Motorola a été contacté mais n'a pas réagi et le code d'affiliation continue de tourner sur les appareils concernés tant que Smart Feed reste actif. J'imagine quand même qu'Amazon va s'occuper de le désactiver en attendant d'en savoir plus.
Bref, bon courage si vous avez un Motorola récent !
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Android 17 va donc lancer une fonction baptisée "Continue On", et l'idée est simple : reprendre une appli exactement là où vous l'avez laissée, mais sur un autre appareil.
Vous lisez un document sur votre téléphone, vous attrapez votre tablette, et hop, vous repartez au même endroit sans rien chercher. Les utilisateurs d'iPhone connaissent déjà ça sous le nom de Handoff (Continuité en français). Android s'y met enfin.
En pratique, c'est plutôt bien pensé. Quand vous vous approchez d'un autre appareil Android compatible, une petite suggestion apparaît dans la barre des tâches pour ouvrir la même appli, et un simple appui fait reprendre l'activité pile où vous en étiez. Le système marche dans les deux sens, sans appareil principal : n'importe quel appareil compatible peut aussi bien envoyer que recevoir. Pas de hiérarchie particulière, pas de réglage à bidouiller.
Google donne deux exemples. Un document Google Docs ouvert sur le téléphone se rouvre dans le même onglet sur la tablette. Un fil de discussion Gmail passe du téléphone vers la version web de Gmail sur la tablette.
Et il y a une bonne idée derrière : le repli vers le web. Si l'appareil qui reçoit n'a pas l'appli installée, c'est la version web qui s'ouvre à la place. Les développeurs doivent activer cette option, mais ça évite le mur du "appli non installée" qui casserait tout l'intérêt du truc.
Il y a quand même une grosse limite pour l'instant. "Continue On" ne marche qu'entre un mobile et une tablette. Pas de transfert vers un ordinateur, pas de passage vers une autre marque, pas même entre deux téléphones.
Google promet d'élargir les combinaisons d'appareils plus tard, sans donner de date. Et le tout arrive avec Android 17, encore en bêta, pour le moment réservé aux possesseurs de Pixel via la version de test QPR1 Beta 1.
La vraie inconnue, c'est l'adoption. La fonction sera là, la documentation pour les développeurs aussi, mais il faudra que les applis du quotidien jouent le jeu.
Une fonction de continuité, ça ne vaut rien si seulement trois applis la gèrent. Apple a mis des années à bien installer Handoff dans les habitudes, et Google part de plus loin avec un écosystème Android beaucoup plus éclaté.
Source : Ghacks
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Fauxx part d'une idée toute simple et un peu vicieuse qui est que plutôt que de cacher ce que vous faites en ligne avec votre smartphone Android, pourquoi ne pas générer en permanence des tas de fausses recherches, des faux trajets GPS et des fausses identités ? Cela permet ainsi de noyer vos vraies données dans un tas d'autres...
En tout cas, c'est l'objectif du dev qui veut, je cite, rendre votre signal réel « statistiquement indiscernable du bruit ». Comme ça pendant que votre téléphone vit sa meilleure vie dans votre poche, l'app Fauxx tape des requêtes bidon sur Google, Bing, DuckDuckGo et Yahoo, visite des sites au hasard dans des dizaines de catégories, clique sur quelques pubs, balade un faux GPS et change d'empreinte de navigateur. Oui, je vous raconte pas la gueule de la batterie après... En tout cas, c'est gratuit, open source, et sous licence AGPL
Le moteur qu'utilise Fauxx s'appelle le Demographic Distancing Engine, et il empile 4 couches de faux : du bruit pur, un profil démographique que vous pouvez bricoler vous-même, du scraping de profils publicitaires que Google et Facebook se font déjà de vous, et une nouvelle persona synthétique générée chaque semaine.
Et le timing de tout ça suit une loi de Poisson pour imiter une navigation humaine plausible plutôt qu'un bot qui montre sa tête pile toutes les dix minutes. L'outil jongle quand même avec plus de 250 empreintes de navigateur et arrose des milliers de sites classés par catégorie.
Ces techniques d'offuscation, ça me rappelle un peu TrackMeNot , une extension qui balançait de fausses requêtes dans votre moteur de recherche et dont je vous avais parlé. Et 8 ans plus tard, AdNauseam évidemment qui poussait le délire en cliquant automatiquement sur toutes les pubs pour pourrir les profils publicitaires.
Hé bien Fauxx, c'est la version 2026 de cette petite guérilla, en mode appli mobile Android.
Après faut pas être débile non plus, noyer les trackers sous du faux ne les tue pas. Google l'a d'ailleurs dit noir sur blanc, ils détectent et filtrent la grande majorité de cette fausse activité. AdNauseam et ses quelques dizaines de milliers d'utilisateurs, face à un marché de la donnée qui pèse plus de 300 milliards de dollars, c'est une goutte d'eau en fait...
Et puis Fauxx coupe lui-même sa protection avant d'atteindre le plafond imposé par Android 15, qui limite les services en arrière-plan à six heures cumulées par tranche de 24h. Vous avez alors une notif qui vous demande de relancer l'appli à la main. C'est moche, mais c'est une contrainte du système, et pas un bug de l'appli !
Après comme je vous le disais plus haut, du faux trafic en continu, ça bouffe de la batterie et de la donnée mobile. Faut voir Fauxx un peu comme du sable jeté dans les rouages de la machine à pomper vos données... C'est une forme de geste politique... C'est pas incroyable mais c'est mieux que de rester les bras croisés.
Après, le mieux, c'est encore de le combiner avec les vraies mesures comme faire virer vos infos des data brokers et bien sûr, garder en tête que vos données sont déjà en vente quelque part.
Voilà, Fauxx ne vous rendra pas invisible mais entre subir le pistage en silence et foutre un peu le bordel dans la machine... le choix est vite vu. C'est gratuit, l'appli est sur F-Droid et le code est sur GitHub .
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Votre vieux Galaxy S5 qui prend fort la poussière dans un tiroir, mérite mieux je crois !
Un dev, Capcom6 a mis en ligne SMS Gateway for Android , une app Kotlin sous licence Apache 2.0 qui transforme n'importe quel smartphone (Android 5.0+) en passerelle SMS programmable. Cela vous permet de récupérer une API REST pour ensuite envoyer et recevoir vos SMS avec votre propre téléphone et votre propre SIM et ainsi vous passer de services payants équivalents.
Il y a 3 modes au choix. Le mode local quand l'app lance un serveur HTTP sur le port 8080, accessible depuis votre réseau. Le mode cloud où l'app se connecte au service tiers api.sms-gate.app, ce qui est pratique pour ceux qui ont une IP dynamique ou plusieurs appareils. Et le mode "private server" qui permet d'héberger le backend chez vous, en totale autonomie.
Mais dans tous les cas, les requêtes restent les mêmes à savoir du bon vieux POST JSON avec basic auth.
Et côté fonctionnalités, y'a tout ce qu'il faut. Multi-SIM si votre téléphone est compatible, messages multipart automatiquement découpés pour les SMS longs, suivi de statut en temps réel (sent, delivered, failed), webhooks pour 8 événements différents (sms:received, sms:sent, sms:delivered, sms:data-received, mms:downloaded, system:ping...). Et puis du chiffrement bout-en-bout activé sur le mode cloud, comme ça personne ne peut lire vos messages en clair.
Maintenant vous vous demandez peut-être à quoi ça peut servir ??
Bah je pense à de l'envoi SMS 2FA pour vos applications, tout ce qui est messages transactionnels (confirmations de commande, rappels de RDV), des notifications push via SMS, et même du data SMS binaire pour piloter des périphériques IoT à distance. Pourquoi pas ? Y'a plus de limites après... Ah et y'a aussi une intégration n8n officielle (ici sur le repo example-webhooks-n8n ) pour brancher l'API à vos workflows, plus une bibliothèque PHP sur Packagist. Bref, y'a un petit écosystème qui commence à se développer autour.
Pour l'installer, oubliez le Play Store. capcom6 distribue uniquement des APK sur les GitHub Releases. Faut donc activer les sources inconnues, télécharger le .apk, et installer manuellement.
Après quand on fait le calcul côté pognon c'est vite vu. Twilio par exemple facture $0.0083 par SMS aux US, plus 1,15 $ / mois par numéro, plus les frais. Donc pour 1000 SMS par mois c'est vite entre 50 à 80 $. Avec SMS Gateway for Android et votre forfait perso, vous ne payez rien d'autre que votre forfait...
Après y'a quelques limites à connaître... Par exemple, si vous pensiez faire de l'envoi massif pour du marketing (comprenez du spam), votre opérateur va évidemment bloquer rapidement votre SIM. Et puis évidemment, faut que le téléphone soit allumé h24 avec sa connexion data activée. Donc pour du transactionnel léger c'est nickel mais pour du mass-mailing, oubliez ! De toute façon, n'oubliez pas, y'a une place pour vous en enfer, les spammeurs.
Voilà, donc si vous avez un vieux smartphone Android qui fait dodo dans un tiroir et que vous avez besoin d' une API SMS pour vos automations perso ou votre stack interne, c'est une alternative à Twilio très sympa !
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HydroTracker, c'est une app Android open source pour suivre votre consommation d'eau au quotidien. C'est sans pub, ça fonctionne hors-ligne et ça a été mis au point par Ali Cem Çakmak, physicien et développeur passionné !
L'écran d'accueil d'HydroTracker, sobre et lisible
Côté fonctionnalités, vous avez donc le suivi quotidien classique avec objectif personnalisé, des graphiques hebdo, des cartes thermiques mensuelles, le suivi des séries de jours réussis et 3 widgets à mettre sur écran d'accueil.
Par contre, ça marche pas pour suivre votre conso de bière, désolé mes amis Chouffinistes ^^
Et puis surtout, y'a l'intégration Health Connect ce qui permet à HydroTracker de lire et écrire dans la base santé Android partagée par Samsung Health, Google Fit, Fitbit, Garmin ou Strava. Comme ça, toutes vos données sont centralisées !
Alors j'sais pas si vous avez déjà tracké votre consommation d'eau mais la plupart des apps d'hydratation se contentent de compter les verres d'eau. Cem, lui, s'appuie sur le Beverage Hydration Index (y'a une étude à ce sujet publiée dans l'American Journal of Clinical Nutrition ) et applique des coefficients différents selon les boissons, avec les seuils EFSA pour l'Europe et IOM pour les US. Un verre de lait équivaut par exemple à 1,5 fois sa quantité d'eau, et un soluté de réhydratation orale aussi. C'est logique vu la composition réelle, et pourtant aucune app grand public ne pousse le bouchon aussi loin niveau finesse !
Les analytics d'HydroTracker, façon dashboard scientifique
Et le gros morceau, vous l'aviez deviné, c'est surtout la confidentialité. Prenez par exemple Water Reminder, une app concurrente bien installée sur Android. Hé bien avec elle, vos heures de prise d'eau, votre régularité, votre comportement, tout part chez Google.
Alors que HydroTracker, lui, garde tout en local et la synchro Health Connect reste bien sûr à 100% optionnelle. Bref, si vous tenez à votre indépendance numérique vis-à-vis des géants américains , et que vous aimez rester hydraté, c'est l'app idéale !
L'app est sous licence GPL v3, dispo sur le Play Store (et bientôt sur F-Droid), ou en APK direct depuis les releases GitHub . Par contre, pas de version iOS pour l'instant. Ah et j'oubliais, les notifications de l'app s'adaptent à votre cycle de sommeil, donc elle ne vous harcelera pas la nuit. C'est con dit comme ça, mais peu d'apps le font.
Voilà, si vous voulez creuser le code, c'est sur GitHub et Cem a même sa page perso sur cmckmk.com .
Merci à Alex pour le tip !
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J'sais pas vous, mais en ce moment, moi ça n'arrête pas ! De quoi je parle ? Hé bien des putains d'appels commerciaux / arnaques que je reçois sur mon téléphone. C'est simple, je ne décroche plus aucun numéro que je ne connais pas.
Je crois qu'on peut tous dire collectivement qu'on en peut plus. Et c'est aussi le cas de Camille Bouvat, un développeur toulousain qui en a eu tellement marre qu'il a pondu Saracroche , une app gratuite et open source qui bloque environ 90% du démarchage téléphonique. Y'a déjà 1 million de Français qui l'ont adoptée donc y'a des chances que vous connaissiez déjà, mais dans le doute, je repartage ! Je sais, on est à quelques mois de l'arrivée de la loi anti-démarchage qui devrait normalement nous sauver même si j'y crois moyen... Ça va peut-être empêcher des sociétés françaises qui ont pignon sur rue de nous casser les couilles mais pour les arnaqueurs de tout poil, je ne suis pas sûr que cette loi suffise.
Alors comment ça marche Saracroche ? Hé bien vous installez l'app sur iOS (App Store) ou Android (Google Play, et un build F-Droid annoncé), vous activez les permissions de blocage d'appels, et hop, l'app fait correspondre chaque appel entrant grâce à une base locale de plus de 15 millions de numéros préchargés. Hé oui c'est 100% en local !
La base s'appuie sur les préfixes ARCEP (l'autorité des télécoms qu'on ne présente plus) réservés au démarchage téléphonique (les fameux 01 62, 04 24 et compagnie) ce qui permet de bloquer ces préfixes en bloc. Ça permet de se couper mécaniquement d'une grosse partie du démarchage légal en un seul coup
Et pour les arnaques qui usurpent des numéros mobiles ou ordinaires (faux colis, fausses banques, ping calls surtaxés), Saracroche complète ça avec les signalements communautaires, que vous pouvez nourrir vous-même depuis l'app.
Après j'sais pas si vous savez, mais à partir du 11 août prochain, le démarchage téléphonique sans consentement préalable sera légalement interdit en France, et Bloctel va prendre sa retraite. Mais ce ne sera pas suffisant...
J'avais déjà parlé de WinCalls y'a quelques mois ici mais c'était uniquement pour Android alors que Saracroche, pousse l'idée aussi jusqu'à iOS. Par contre, ça ne bloque que les appels entrants, et pas les arnaques par SMS ni par mail. Mais pour le démarchage classique, c'est probablement ce qu'il y a de plus efficace sur le marché français aujourd'hui.
Après côté business model, c'est comme d'hab en France... Camille Bouvat confiait à France Info que seulement 0,5% de ses utilisateurs sont donateurs. Donc sur 1 million de personnes ça fait peut-être 5 000 mecs qui mettent la main au portefeuille, soit à peine de quoi en vivre pour Camille ! Nous sommes vraiment un pays de crevards ^^ .
Bref, n'oubliez pas, si vous trouvez l'app utile, c'est le moment de cliquer sur le bouton "Soutenir" !!
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Vous le savez, il y a un algorithme dans votre téléphone qui décide ce que vous allez lire aujourd'hui et il s'appelle Google Discover.
Google Discover, c'est le flux d'articles qui apparaît quand vous ouvrez l'appli Google sur Android ou iOS, ou que vous swippez à gauche depuis la home de votre smartphone Android et Chrome mobile aussi. Et pas besoin d'avoir cherché quoi que ce soit puisque Google analyse votre historique, connaît vos centres d'intérêt, et vous sert ainsi des articles « adaptés » en continu.
Sauf que l'algo confond souvent « ce que vous voulez lire » avec « ce qui génère le plus de clics ». Et là, ça part en couille sévère...
Du coup vous vous retrouvez avec des articles qui expliquent que le cash va être interdit dans deux mois, que les conducteurs avec une moustache vont devoir repasser le permis, ou que l'Union Européenne s'apprête à requalifier la pizza comme « sandwich plat » pour l'assujettir à une nouvelle taxe.
Et pendant ce temps, les vraies actus tech que vous aimez tant, elles, se noient quelque part entre deux horoscopes et une pub déguisée en article. Et c'est d'ailleurs ça le gros défaut de tous les flux algorithmiques : ils optimisent l'engagement mais pas l'exactitude. On est tous humain, alors forcément un titre alarmiste battra toujours un article de qualité sobre et bien sourcé. L'algo se contrefout royalement de respecter les 3 neurones qui vous restent... ^^
Mais Discover a quand même un truc pas con ! En fait depuis fin de l'année dernière, Google permet de suivre directement des éditeurs sur le réseau, un peu comme un flux RSS mais sans lecteur à installer ni boîte mail à gérer. Suffit de cliquer sur un bouton et hop, les articles de vos sources préférées remontent en priorité dans votre feed Google Discover !
Par exemple, si vous voulez voir les articles de Korben.info apparaître dans votre flux (de la vraie tech, sourcée, sans moustaches ni taxes pizza), c'est par là, il suffit d'aller sur mon profil Google Discover et de cliquer sur le bouton "Suivre sur Google".
Et comme ça, une fois abonné, mes publications remonteront directement dans votre Discover. Perso, je trouve ça pas mal du tout comme système.
Bref, si vous ne voulez pas que votre téléphone vous apprenne demain que les chats seront bientôt recensés comme « animaux de surveillance passive » par un nouveau décret gouvernemental, pensez à bien choisir vos sources !
Et pour trouver les liens de vos médias préférés, vous pouvez passer par cet outil de Julien .
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Avec iOS 26.5, Apple corrige enfin un manque que tout le monde signalait depuis l'arrivée du RCS sur iPhone : les messages échangés entre un iPhone et un Android n'étaient pas chiffrés.
Côté iPhone-vers-iPhone, les iMessage sont protégés de bout en bout depuis des années. Mais sitôt que la conversation passait par Android, la communication redevenait en clair, comme un bon vieux SMS. Plus pour longtemps.
Apple a travaillé avec la GSMA pour finaliser la version 3.0 de l'Universal Profile RCS, qui intègre le chiffrement de bout en bout en s'appuyant sur le protocole MLS (Messaging Layer Security). MLS, c'est ce qu'Apple, Google, Facebook et d'autres ont construit ensemble pour standardiser le chiffrement des messageries de groupe à l'échelle d'Internet.
Les RCS de l'iPhone vers Google Messages (et inversement) profitent maintenant directement de cette nouveauté, avec un petit cadenas dans la conversation pour vous le signaler.
Quelques contraintes quand même. Pour que le chiffrement marche, l'iPhone devra tourner sous iOS 26.5 ou plus récent, et l'Android doit être sur la dernière version de Google Messages. Surtout, l'opérateur télécom des deux côtés doit supporter cette mouture du RCS, ce qui n'est pas garanti partout dans le monde, et certains MVNO (les opérateurs sans réseau, type Sosh ou RED en France) traînent toujours sur les anciennes versions.
Le déploiement va donc se faire petit à petit. Sur le reste, plusieurs limitations de iMessage entre plateformes persistent : pas de message rappel, pas de réponse à un fil précis, pas de réactions emoji.
iOS 26.5 est en bêta depuis fin mars, en release candidate depuis cette semaine, et la sortie publique est attendue dans les jours qui viennent sans qu'Apple ait encore donné de date officielle. Le chiffrement RCS sera activé par défaut, avec un toggle dans les réglages de Messages pour le couper si vraiment vous voulez (ce qui n'a pas un grand sens, mais bon, vous faites ce que vous voulez de votre vie privée).
Bref, Apple boucle enfin la dernière brèche du RCS multiplateforme, presque deux ans après son intégration initiale.
Source : Ghacks
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Si vous avez plusieurs Raspberry Pi qui traînent chez vous, vous connaissez la galère du DHCP. Le routeur leur balance des IP différentes au gré des redémarrages, et impossible de savoir laquelle correspond à votre Pi-hole, votre Home Assistant ou votre média center sans aller fouiller dans l'interface admin du box.
Un développeur du nom de Philipp a sorti une appli Android qui résout ça en repérant automatiquement tous les Pi présents sur le LAN.
L'outil utilise deux méthodes de détection complémentaires. D'abord le MAC OUI, c'est-à-dire les premiers octets de l'adresse MAC qui identifient le constructeur du matériel. Tous les Raspberry Pi partagent une plage d'OUI réservée à la fondation, donc on peut les filtrer même au milieu d'une trentaine d'appareils connectés sur un même réseau.
Ensuite le mDNS, le protocole de découverte multicast qui permet à un Pi de répondre à raspberrypi.local même sans configuration serveur particulière.
L'appli n'est pas qu'un scanner. Elle embarque aussi les pinouts GPIO pour tous les modèles, du Pi 1 au Pi 5 en passant par le Zero et le Pico. Et quelques calculatrices électroniques pour les résistances, la loi d'Ohm et les diviseurs de tension. Du coup ça remplace les marque-pages que vous gardiez sur pinout.xyz et autres sites de référence quand vous bidouillez sur breadboard.
Le code est open source, dispo sur GitHub. Pas de pub. Suffisamment rare pour s'en réjouir, quand on voit les dizaines de scanners réseau sur le Play Store qui vous balancent une bannière toutes les trois secondes ou exigent une autorisation d'accès à votre carnet de contacts pour scanner un sous-réseau privé.
Philipp a clairement développé ça pour son usage personnel avant de le mettre à disposition, et ça se sent dans l'absence de fioritures.
À noter qu'il faut être sur le même sous-réseau Wi-Fi que les Pi pour que le scan fonctionne. Si vous avez segmenté votre réseau IoT, ce qui reste une bonne pratique côté sécurité, il faudra autoriser le multicast entre les VLAN ou faire le scan depuis un appareil branché côté domotique. Sinon le mDNS ne traverse pas et vous ne verrez que les Pi du segment courant.
L'intérêt va au-delà du simple gain de temps. Sur un parc Pi un peu costaud, savoir d'un coup d'oeil lesquels sont actifs permet de repérer rapidement un noeud qui a redémarré sans crier gare ou un conteneur tombé. Et pour ceux qui font du déploiement en série, c'est plus rapide que de scripter un nmap sur tout le /24.
Dans tous les cas c'est cool, un petit utilitaire qui résout un vrai problème quotidien et qui mérite sa place dans la boîte à outils de tout bidouilleur Pi. C'est par ici si ça vous branche .
Source : Hackaday
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Le Red Magic 11 Golden Saga Edition est un téléphone Android capable de faire tourner des jeux PC Windows en local, sans connexion internet et sans cloud gaming. Red Dead Redemption 2 tourne à plus de 40 images par seconde, GTA V dépasse les 60, et Cyberpunk 2077 est jouable. Le tout dans la poche.
Red Magic utilise un outil appelé GameHub, qui fait tourner des jeux Windows directement sur Android grâce à une couche d'émulation basée sur Wine et Proton (les mêmes technologies que Valve utilise sur le Steam Deck pour faire tourner des jeux Windows sous Linux).
Pas besoin de streaming, pas besoin de serveur distant. Le jeu s'exécute en local sur le téléphone, avec les fichiers installés sur le stockage interne.
Le Red Magic 11 Golden Saga Edition embarque un Snapdragon 8 Elite Gen 5 avec 24 Go de RAM LPDDR5T et 1 To de stockage UFS 4.1 Pro.
Il y a aussi un système de refroidissement actif avec ventilateur, des chambres à vapeur dorées et de l'argent dans le circuit de dissipation thermique. L'écran fait 6,85 pouces, 144 Hz, en AMOLED, et la batterie est de 7 500 mAh.
Red Dead Redemption 2 tourne autour de 40 à 50 images par seconde en moyenne, avec des pointes à 60 dans les intérieurs. GTA V monte jusqu'à 100 images par seconde en intérieur et reste autour de 65 en ville.
Cyberpunk 2077, le plus gourmand, tient au-dessus de 30 images par seconde en 720p avec les paramètres au minimum et le FSR activé. C'est jouable, mais on est loin du confort d'un PC.
Par contre, le téléphone chauffe beaucoup. Des tests ont montré que le processeur pouvait atteindre 100 degrés en charge prolongée sur Cyberpunk 2077. Le ventilateur tourne à fond, et l'autonomie en prend un coup.
Le Red Magic 11 Golden Saga Edition est affiché à 1 500 euros. A ce tarif, on peut acheter un PC gaming portable correct ou un Steam Deck OLED avec encore pas mal de marge. Le public visé est très spécifique : les passionnés de gaming mobile qui veulent jouer à des jeux PC sans avoir de PC.
Bon maintenant on ne va pas de mentir, pour bien moins cher, un Steam Deck OLED fait largement mieux, avec un écran plus grand et une bien meilleure ergonomie pour jouer.
Source : Techspot
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