Keepsweeper , c'est la célèbre grille toute grise du Démineur de Windows, qui sous ses cases numérotées ne cache pas des mines mais tout un royaume à faire évoluer en temps réel. Ce jeu est signé Michael Flarup, un designer danois à qui on doit aussi les App Icon Books, qui m'a écrit après être passé sur mon article consacré à UnDUNE II .
Le principe de Keepsweeper ne dépaysera pas les emplois fictifs sous Windows que vous êtes, puisque chaque chiffre compte ce qui se cache dans les 8 cases alentour, diagonales comprises. Seulement ici, c'est la couleur qui indique ce qui se passe... Si c'est doré, c'est un trésor, si c'est bleu, c'est un repaire d'ennemis qui peut abriter des gobelins ou un troll, et si c'est rouge, alors là, aïe aïe aïe, c'est un repaire de DRAGONS !!! Et bien sûr, le chiffre baisse quand vous détruisez ce qu'il comptabilise ou que vous vous emparez de son trésor.
Par contre, ce n'est pas à vous de retournez les cases. En bon roi, vous désignez celles à creuser et ce sont vos ouvriers qui s'en occuperont. Les soldats quand à eux, défendront les alentours, et quand un repaire apparaîtra, vous pourrez les envoyer le détruire en 1 clic. La seule règle à vraiment respecter c'est de protéger absolument votre Donjon "quoiqu'il en coûte" comme dirait notre pervers narcissique national, car le perdre mettrait alors immédiatement fin à la partie.
Les chiffres bleus, dorés et rouges autour du Donjon, pendant qu'un ouvrier creuse la case encadrée
Et ce que vous déterrez servira ensuite à bâtir des fermes, des maisons et des défenses, avec des bâtiments qui pourront se "soutenir" les uns les autres. Par exemple les moulins soutiennent les fermes, les forges équipent les soldats et les chapelles permettent de garder l'armée debout. C'est fou de se dire que tout ce gameplay tient dans une stupide fenêtre de Démineur avec ses boutons en relief qui sentent bon le Windows 95.
Côté contenu, il y a pour le moment 4 quêtes, dont une chasse au dragon, des expéditions aléatoires dans les Terres sauvages, et un Siège où il faut tenir face à des vagues d'ennemis toujours plus nombreux. Ensuite, les Sceaux royaux gagnés en route débloqueront des bâtiments, des améliorations et des récompenses permanentes qui vous serviront pour les parties suivantes.
Sachez également que vous pouvez jouer en solo bien sûr (et donc mettre en pause pour cogiter quand ça devient chaud) mais aussi jouer en ligne de deux à quatre joueur, et même fabriquer ses propres cartes dans l'éditeur.
Sur iPhone et iPad l'app est gratuit pour les 2 premiers niveau de chaque quête et après faudra débourser un peu moins de 6 euros pour acheter le jeu (c'est un achat unique, y'a pas d'abonnement à la con). Et bonne nouvelle, la version web quand à elle est entièrement gratuite ! Le jeu existe aussi sur Android, une version Steam est annoncée pour bientôt !
Merci à Michael pour le partage, et bonne chasse au dragon à tous !
Source : Keepsweeper
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Mise à jour du 8 octobre 2026 : depuis la publication de cet article, j'ai découvert les idées que diffuse DHH, le créateur d'Omarchy. Je ne recommande plus cette distribution, et je vous explique pourquoi dans Omarchy, non merci .
Omarchy-apple-dev , c'est un projet qui vous permet de compiler une app codée en SwiftUI, l'installer sur votre iPhone via le cable USB et l'envoyer à TestFlight d'Apple, tout ça depuis une machine Linux sous Omarchy... Oui oui, sans Mac !
Le gros du boulot est assuré par
xtool
, qui sait déjà compiler, signer et installer une app iOS sous Linux, mais ce dépôt omarchy-apple-dev y ajoute un script ship.sh, qui permet de créer le .ipa, d'y renseigner les clés de build que le traitement App Store lit, puis d'envoyer tout ça à Apple comme un grand.
Bref, en langage clair, ça veut dire que vous pouvez être développeur iOS depuis votre PC Linux. Cool hein ?
Pour l'installer, c'est juste 3 lignes avec install du SDK d'Apple.
git clone https://github.com/joshuaswarren/omarchy-apple-dev
cd omarchy-apple-dev
./install-toolchain.sh
Les morceaux du SDK iOS n'existant que dans la distribution Xcode d'Apple, il faut donc télécharger le Xcode.xip sur developer.apple.com avec un Apple ID gratuit, depuis n'importe quel OS. Vous relancez ensuite le script avec XCODE_XIP=/chemin/Xcode.xip, puis device-run.sh installera l'app sur l'iPhone branché. Un compte gratuit suffit pour ça, mais Apple le limite à 3 apps par appareil avec des profils qui expirent au bout de 7 jours. Pour TestFlight, il faudra par contre un compte développeur payant et une clé d'API App Store Connect.
Après, les CGU d'Apple pour Xcode et ses SDK disent bien que ces logiciels ne sont autorisés uniquement sur un produit de marque Apple tournant sous macOS, et que tout autre usage est une violation du contrat. Sa clause 2.5 interdit aussi d'utiliser les SDK séparément ou de les faire tourner sur du matériel qui n'est pas Apple. Or le SDK que le script installe vient forcément d'un Xcode d'Apple. Voilà, au moins vous savez...
Bref, pour bricoler sur votre iPhone avec un compte gratuit, ça peut le faire... Après, pour l'App Store, sachez qu'Apple exige en plus depuis avril dernier, que vos apps soient compilées avec Xcode 26 ou plus récente alors qu'ici, ce bon vieux script contourne ça... Donc à voir si vous voulez tenter votre chance.
Au pire, pour la phase finale (la compilation de la release de votre app), vous sortez un Mac rien que pour ça et le reste du temps, vous codez et compilez vos tests à 100% dans Omarchy. A vous de voir :)
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AirCard , c'est une appli macOS gratuite qui permet de remplacer l'image par défaut d'une carte dans Apple Wallet, directement depuis votre Mac relié à l'iPhone par un câble USB et tout ça sans jailbreak. Je l'ai essayée sur mon iPhone 16 Pro Max et ça marche du tonnerre. Attention quand même, l'appli n'a aucun bouton pour revenir en arrière, mais ne vous inquiétez pas je vais tout vous expliquer.
Ce tour de passe-passe nous vient d'AirLift, une faille du service AirTraffic, celui là même qui synchronise les médias d'un Mac vers iOS. Et AirLift s'en sert pour lire et écrire dans des dossiers qu'il n'est pas censé toucher, depuis un Mac déjà appairé avec l'iPhone. Cette petite vuln a été testée à partir de iOS 18.0, et Apple peut évidement la corriger quand elle veut mais ce serait quand même vraiment dommage parce que c'est bien cool. Maintenant rassurez vous, côté paiement, rien ne bouge ou n'est transféré ou créé. On ne change que l'image d'une carte du wallet c'est tout !
Je vous propose maintenant de rentrer dans le dur.
Il vous faut donc un Mac (Apple Silicon ou Intel), un iPhone, un câble USB qui transmet les données et une carte déjà ajoutée à Wallet. Téléchargez AirCard.dmg dans les releases du dépôt, ouvrez-le et glissez l'appli dans le dossier des Applications. Si macOS refuse de la lancer parce que l'éditeur est inconnu, faites un clic droit sur l'appli, Ouvrir, puis Ouvrir une seconde fois. Sinon, faut passer par Sentinel ou par cette commande qui retire le blocage :
sudo xattr -cr /Applications/AirCard.app
Branchez l'iPhone au Mac en USB, déverrouillé, et acceptez de faire confiance à l'ordinateur. Dans AirCard, restez sur l'onglet Apple Wallet et cliquez sur Scan Cards. Sur l'iPhone, double-cliquez sur le bouton latéral et Apple Pay s'ouvrira comme quand vous faites un paiement, avec Face ID. Une fois authentifié, touchez la carte à relooker, et une deuxième fois si rien ne bouge. Ce geste permet en fait à AirCard de récupérer l'identifiant de la carte (un hash), et elle peut apparaître ensuite dans la fenêtre du Mac.
Si le scan ne trouve rien, ouvrez Log dans AirCard et cherchez "Connected to the unified device log stream". Relancez ensuite un scan, authentifiez-vous et touchez vraiment la carte, ou passez d'une carte à l'autre. Si ça bloque encore, débranchez, déverrouillez l'iPhone et rebranchez. Des utilisateurs disent sur le GitHub du projet que le scan ne détecte pas toutes les cartes voire aucune avec cette 1.2.5. Moi j'ai pas eu de problème mais il arrive parfois que iOS remplace certaines valeurs par "private", et le scanner ne peut alors pas les récupérer.
Ensuite, cliquez sur l'emplacement de la carte où il y a le symbole +, ou glissez-y directement une image. AirCard la recadre alors automatiquement en 1536 × 969 pixels bien centrée avec le ratio d'une carte. Cela veut dire que peu importe le design que vous voulez utiliser, gardez bien ce qui est important pour vous au centre de l'image. Ensuite cliquez sur Flash Skins et ça appliquera votre image sur votre carte dans Apple Wallet. Chez moi, l'opération a pris entre 30 secondes jusqu'à parfois 1 min (j'ai pas super chronométré non plus, hein) mais le flash est allé jusqu'au bout à chaque fois.
Ensuite quittez Wallet depuis le sélecteur d'apps et relancez-le, ou redémarrez carrément l'iPhone et hop, votre nouveau visuel de carte apparaîtra.
J'ai donc comme beaucoup commencé par un skin d'Amex Black, sans chichi sur l'une de mes CB, histoire de frimer...
Puis sur ma seconde CB, je me suis fait un skin de carte Vitale maison. Au départ, je me suis fait un PNG avec Pixelmator, tout ce qu'il y a de plus normal avec la bonne taille et tout et tout, mais ça n'a jamais voulu se mettre sur ma carte. Donc, j'ai refait l'image en important simplement mon visuel dans l' éditeur de cardart.cc , qui exporte un PNG clean au bon format en 1536 × 969 et ça a fonctionné.
Et voilà, quand je paie en sans contact, maintenant ça donne ça... Je pense que les caissier.es vont flipper.
D'ailleurs, si vous cherchez d'autres visuels, il y en a plein sur cardart en téléchargement gratuit. La carte d'identité de Bob l'Eponge m'a tenté aussi, je l'avoue....
Notez que AirCard sait aussi habiller le clavier du code de verrouillage avec des thèmes en .passthm. Suffit de vous rendre dans l'onglet Passcode, vous glissez le fichier passthm, vous l'appliquez puis vous redémarrez, et là, normalement, vous avez un super beau clavier. Pour ma part, je n'ai pas essayé parce que je m'en fous un peu, mais bon, c'est là.
Ah et sinon, si vous n'avez pas de Mac, il y a aussi une version AirCard-iOS qui fera le taf uniquement depuis l'iPhone, mais ça exige iOS 18 minimum, une installation par sideload (SideStore, AltStore, TrollStore ou LiveContainer) et un appairage par le mode développeur. Donc, c'est un peu plus relou qu'avec l'application pour macOS.
Et le petit piège dont je vous parle au début, c'est que la version 1.2.5 de Aircard n'a pas de bouton pour restaurer le visuel d'origine. Donc, si celui-ci ne vous plaît plus, vous pouvez soit le remplacer par un autre, soit vous devez retrouver votre visuel d'origine en téléchargement sur le web. Après, peut-être qu'en supprimant la carte du wallet et en la recréant, ça réparera le visuel, je ne sais pas... Faudra tester !
Source : AirCard
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Apple Configurator est un outil gratuit qu'Apple fournit aux écoles et aux entreprises pour préparer des iPhone par paquets de cent. Si ça vous dit quelque chose, c'est parce que c'est aussi l'outil que j'ai utilisé pour mon tuto sur le pair locking . Mais cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas l'utiliser pour votre propre plaisir ! En effet, rien n'empêche de le lancer sur le vôtre, et ce qu'il vous permet alors de faire est plutôt radical : faire disparaître l'App Store de l'écran d'accueil.
Vous branchez l'iPhone sur un Mac en USB, vous le passez en mode supervisé, puis vous vous fabriquez un profil de configuration que vous lui poussez. Cela permet par exemple de limiter la présence de certaines app pour ainsi transformer votre téléphone en dumbphone . Ça permet donc de lutter contre vos démons de la perte de temps que sont par exemple les réseaux sociaux.
La case à décocher dans Configurator s'appelle "Autoriser l'installation d'apps à l'aide de l'App Store". Une fois que c'est fait et que le profil est déployé sur le téléphone, l'icône de l'App Store n'apparaît plus sur l'écran d'accueil, et l'utilisateur ne peut plus installer ni mettre à jour ses apps (snif).
Les trois sous-cases de l'installation d'apps, toutes marquées "appareils supervisés"
Ensuite, reste à empêcher le propriétaire du téléphone (c'est-à-dire vous) de retirer ce profil 5 minutes plus tard. Ça se règle dans l'onglet Général du profil, avec un menu qui contrôle quand celui-ci peut être supprimé, et que vous basculez sur "Jamais".
Sauf que Jamais ne veut pas vraiment dire jamais. En effet, Apple documente lui-même la sortie de secours... Pour virer ce profil, il faut effacer l'intégralité du contenu et des réglages, ce qui arrête la supervision, et le profil s'en va avec. Ce n'est donc pas une vraie prison, mais plutôt une grosse friction, et son prix c'est le contenu entier de votre téléphone.
Les apps déjà installées, elles, ne bougeront pas d'un pixel. Elles gardent leurs notifications et leur compte connecté, parce que la restriction n'efface rien du tout... Elle vous retire seulement la possibilité d'en réinstaller une. Le ménage se fait donc avant, pas après. Et avant même ça, il y a un péage puisque la supervision ne s'active que sur un iPhone neuf ou entièrement effacé, avant que l'assistant de réglages n'apparaisse pour la première fois.
La première étape consiste donc à vider votre téléphone, sauvegarde comprise. Ensuite, tant que le profil tient, plus une seule app ne se met à jour, correctifs de sécurité compris. Et une app supprimée par mégarde (votre appli bancaire, votre générateur de codes à deux facteurs) ne reviendra pas avant que vous soyez rentré rebrancher le Mac. Ça peut être problématique en voyage, donc je vous conseille aussi de décocher la case "Autoriser la suppression d'apps (appareils supervisés)" pour justement empêcher aussi la désinstallation des apps.
L'idée de mettre en place un profil comme ceci nous vient de Stepan Parunashvili, qui raconte sur son site être passé de 4 à 2 heures d'écran par jour en deux mois. Sa bidouille ne s'arrête d'ailleurs pas à l'App Store, puisqu'il y ajoute aussi un filtre de contenu réglé sur les sites autorisés uniquement, sans quoi les services dont on vient de retirer les applications resteraient accessibles par le web.
Si ça vous chauffe de mettre ça en place pour gagner du temps de vie, comptez deux heures d'installation environ, une remise à zéro complète de votre smartphone, et deux bonnes semaines avant que votre liste d'apps soit la bonne.
Maintenant, si ça vous semble disproportionné, ça l'est un peu. Dumb Phone , que je vous présentais en janvier, vise le même résultat avec les API de temps d'écran et sans rien effacer... mais il se désactive aussi super facilement.
Bref, c'est la méthode brutale, pour ceux que les méthodes douces n'aident pas.
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J'sais pas si vous l'avez vu passer lui, mais OpenNutriTracker est une app qui note ce que vous mangez et compte les calories, sans rien vous demander en échange. Hé oui, l'application est gratuite sur Android et sur iOS, sous licence GPL-3.0 en plus ! Que demande le peuple ?
Avec cette app, vous enregistrez vos repas, et elle additionne toutes les calories que vous ingérez. Pour remplir le journal de que vous mangez (journal qui au passage est chiffré en AES sur votre appareil, on n'est jamais trop prudent...), vous scannez le code-barres d'un produit avec l'appareil photo (ou vous tapez le code), ou vous tapez son nom et hop, la fiche nutritionnelle déboule sur l'écran directement depuis Open Food Facts, complétée par une sélection de l'USDA FoodData Central.
L'écran de scan visant le code-barres d'une brique de jus
Ce qui est cool avec cette application, c'est que pour un utilisateur français par exemple, la recherche remonte d'abord les aliments qui sont vendus son pays.
Et Open Food Facts , dont je vous ai déjà parlé, référence plus d'un million de produits vendus en France, c'est plutôt bien garni avec vos yaourts préféré et vos plats ultra transformés de supermarché ^^.
La journée de tracking se découpe alors en petit-déjeuner, déjeuner, dîner et collation, chacun avec son objectif de calories. Un dépassement se voit donc sur le repas fautif, pas seulement dans le total de la journée. Et quand vous savez déjà ce que vous avez avalé, un ajout rapide se contente d'un titre et d'un nombre.
La fiche du produit scanné, avec ses calories et ses macros avant l'ajout au repas
Et l'app ne s'arrête pas au compteur qu'on retrouve finalement dans pas mal d'autres app. Non, elle vous aide à suivre dix nutriments, des fibres au magnésium en passant par le fer et le sodium, avec les repères d'apport de référence des tables de l'Institute of Medicine pour situer où vous en êtes. À côté de ça, vous avez votre poids et sa courbe, un compteur d'eau et un catalogue d'activités pour remettre en face les calories dépensées.
Vos données sortent aussi quand vous le décidez avec export du journal complet en JSON ou en CSV, ou partage d'un repas par QR code vers un autre téléphone. De quoi bricoler d'autres app autour de ça donc.
Côté installation, c'est dispo sur Google Play ou l' App Store , avec iOS 15.5 minimum, et snif snif pas encore de version F-Droid. Par contre, l'app n'est pas encore traduite en français, donc n'hésitez pas à contribuer si ça vous dit.
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Vous connaissez Doully ? Mais siii, l'humoriste avec la voix la plus cassée du stand-up français ? Perso je l'aime bien, elle est aussi trash que drôle et aujourd'hui, elle a mis en ligne son propre guidage vocal pour Waze, avec le lien qui va bien pour l'installer dans votre bagnole.
Avant que vous vous fassiez des idées, non, elle n'est pas motorisée au Jack Daniel's. C'est sa vraie voix tout simplement. Elle le répète à qui veut l'entendre : "Non je ne suis pas bourrée, et oui je suis née avec cette voix et cette diction de clocharde". On ne choisit pas.
Pour ceux qui ne l'ont jamais entendue, voici un extrait de son spectacle Hier j'arrête, comme ça vous saurez à quoi vous attendre au prochain rond-point.
Le truc marrant, c'est que ce n'est pas un pack de voix de star négocié à coups de contrats avec Google. Elle a tout simplement utilisé la fonction voix personnalisée de Waze, dispo pour tous dans votre téléphone. Si vous voulez faire pareil qu'elle, direction les réglages de son, "Nouvelle voix", et il ne reste plus qu'à enregistrer les phrases une par une avant de baptiser le tout. Et hop, ça apparaîtra dans la liste.
Et vous pouvez ensuite la refiler aux copains. Dans "Voix personnalisées", balayage vers la gauche, "Partager", et l'appli génère un lien. Bref, c'est ce qu'a fait Doully pour sa communauté.
Un point à connaître quand même avant de partir sur l'autoroute des vacances avec Doully à fond dans les haut-parleurs : Waze réserve les noms de rues aux voix qui portent la mention "Avec les noms de rue" dans la liste. Comme une voix enregistrée au micro dans son salon ne peut évidemment pas deviner le nom de votre départementale préférée, vous aurez les virages et les alertes façon Doully, mais pas l'adresse. C'est la vie, soyez fort !
Voilà, en tout cas, je trouve que c'est une super idée, donc c'est pour ça que je relaie ça ici. Sur mon Waze c'est installé en tout cas !
Pour ceux que ça intéresse, la voix de Doully, c'est par ici , à ouvrir depuis le téléphone où Waze est installé.
Le GPS le plus éclaté de la route, c'est cadeau !
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Le scénario est toujours le même. Un faux conseiller bancaire au bout du fil, avec un ton pressant qui vous répète de valider vite, et vous confirmez un virement que vous regretterez très fort avant la fin de la journée. C'est précisément cette mécanique qu'Apple veut enrayer avec Trust Insights, une brique d'iOS 27 dévoilée sans tambour à la WWDC de juin, la grande conférence développeurs où la marque montre ses futurs systèmes, et détaillée dans une session technique baptisée "Meet Trust Insights".
L'objectif est en fait assez simple, donner aux applications le moyen de détecter, pendant que vous les utilisez, que quelqu'un est probablement en train de vous la faire à l'envers. Donc pas une alerte après coup, une fois l'argent envoyé à l'autre bout du monde. Mais vraiment une alerte sur le moment.
Trust Insights est une API. Autrement dit une boîte à outils qu'Apple met à disposition des développeurs pour brancher cette détection directement dans leurs propres applications, sans avoir à la construire eux-mêmes. Votre banque, votre application de paiement ou votre messagerie récupèrent la fonction et l'intègrent à leurs écrans sensibles, moyennant une autorisation spéciale accordée par Apple.
Pour flairer l'embrouille, le système croise vos schémas d'interaction, le rythme de vos gestes, le contexte de l'action et quelques données de capteurs basiques. Quelqu'un qui vous dicte quoi taper au téléphone, ça se voit dans la façon dont vous vous y prenez : comme par exemple des hésitations qui ne collent pas à vos habitudes, des allers-retours anormaux entre les écrans, une cadence de saisie qui déraille par rapport à d'habitude.
Côté vie privée, Apple insiste : le contenu de vos Messages, de vos Mails et de vos Photos n'est jamais inspecté. Tout le calcul se fait sur l'iPhone, les données brutes sont jetées dans la foulée, et une seule information ressort de l'appareil, un niveau de risque moyen ou élevé. Rien de plus.
À l'application, ensuite, de décider quoi en faire. Elle peut glisser un avertissement bien visible, imposer un délai avant de laisser passer un virement, ou réclamer une vérification supplémentaire. Le genre de pause forcée qui vous laisse dix secondes pour raccrocher et vous demander pourquoi ce "policier" exige un paiement immédiat.
Trust Insights range les actions à surveiller en cinq grandes familles : les paiements et transferts d'argent, les modifications de compte, l'accès à des ressources coûteuses, l'envoi de messages ou la signature de documents, et une catégorie fourre-tout pour le reste. En clair, tous les moments où un escroc a le plus intérêt à vous tenir la main jusqu'au bout de l'opération.
Les arnaques ciblées sont celles qui posent le plus de problème : le faux support technique, l'usurpation d'autorité, ou un pseudo-policier ou banquier qui vous somme d'agir sans réfléchir, ou encore plus compliqué à gérer, la fausse urgence familiale. Ce sont des arnaques vieilles comme le téléphone, mais améliorées aux deepfakes, ces voix et vidéos fabriquées par IA capables d'imiter un proche à s'y méprendre.
Sauf que voilà, tout repose sur la bonne volonté des développeurs. Si votre banque ne prend pas la peine d'intégrer Trust Insights dans son application, il ne se passera strictement rien. Et il faudra de toute manière patienter jusqu'à l'automne, à la sortie publique d'iOS 27, pour voir les premières intégrations débarquer sur votre écran.
Reste que l'idée est plutôt bonne. Une pause de dix secondes imposée au bon instant protégera plus de comptes en banque que des années de campagnes de prévention.
Source : 9to5mac
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4 milliards de roubles, c'est ce que réclame Moscou à Apple. Si vous n'êtes pas fortiche en roubles, c'est environ 52 millions de dollars.
Mais alors pourquoi la Russie réclame-t-elle une telle somme à Apple ? Eh bien c'est parce que Max , la messagerie du Kremlin ainsi que RuStore, sa boutique d'app et un moteur de recherche local ne sont pas pré-installés sur les iPhones vendus en Russie alors que c'était obligatoire depuis le 15 juillet.
Mais attendez, ce n'est pas la partie la plus drôle de cette actu. Non, le plus fun c'est qu'Apple ne vend officiellement plus un seul téléphone depuis mars 2022.
Mais lol. Tous les iPhones récents qui traînent là bas sont passés par des circuits d'import parallèle du Kazakhstan, de Dubaï ou de Hong Kong. Voilà, si vous vous demandiez comment on s'achète un iPhone à Moscou en 2026, bah maintenant vous savez.
En fait, tout est parti du grand ménage de juin dans l'App Store russe quand Apple a dégagé les apps du groupe VK, à savoir Max, VKontakte, Mail.ru et Odnoklassniki. Ils ont tout viré parce que sinon, le gouvernement américain allait leur taper sur les doigts... Mais bien sûr, le Kremlin exige maintenant des explications. Et vient se rajouter à cela, le FAS (le régulateur antitrust local) qui note des "conditions discriminatoires pour les développeurs nationaux" qui "portent atteinte aux droits et aux intérêts des consommateurs" et qui menace de coller une amende.
En fait, le gros problème avec Max, ce clone de Whatsapp du groupe VK c'est qu'il transforme votre smartphone en mouchard du FSB . Et depuis le 1er septembre 2025, la loi russe impose sa préinstallation sur tous les smartphones et tablettes vendus dans le pays, et RuStore est devenue obligatoire sur iOS au passage (Android y avait déjà droit).
Sauf que préinstaller un logiciel sur des téléphones qui entrent en douce dans le pays, bon courage. Vous pouvez être sûr qu'Apple ne va pas se faire chier à développer une config spéciale pour les iPhone de contrebande entrés en Russie... loool
Donc le seul vrai levier qu'a Moscou c'est de passer par l'App Store qui lui reste accessible sur ces smartphones et de tenter une négo là-dessus. Après, Apple a un petit historique avec la Russie. Ils ont déjà plié plusieurs fois face au Kremlin et ont retiré les apps VPN de l'App Store russe durant l'été 2024, suivies des médias indépendants et de Radio Free Europe quelques mois plus tard. Ajoutez à ça une amende antitrust d'environ 12 millions de dollars réglée en 2023, plus les abonnements et paiements coupés en avril dernier... Bref, la relation entre la Russie et son Sugar Daddy, Apple, est aussi compliquée que mon statut Facebook.
Maintenant pour les citoyens russes, qu'ils soient sur iPhone ou Android, le vrai souci c'est surtout que Moscou est en train de mettre au point une "super app" à la chinoise où absolument TOUT passe par leurs mains : Les messages, les paiements, les démarches administratives, les apps...etc tout doit passer par Max. C'est moche, mais bon, après c'est une dictature donc rien de très étonnant non plus...
Bref, rendez-vous le 15 juillet pour voir si le FAS met sa menace à exécution. En attendant, si vous causez avec de la famille ou des potes là-bas, bah évitez Max, je ne le répéterai jamais assez !
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Chers amateurs d'OpenClaw, bonne nouvelle, votre outil préféré débarque sur iPhone et Android. Mais contrairement à ce que vous faites d'habitude, pour une fois, je vous conseille de bien lire mon article avant de foncer.
En janvier, je vous faisais découvrir rapidement OpenClaw , un assistant IA personnel et open source qui a beaucoup fait parler de lui. Perso, moi je ne suis pas fan (ni de Hermes) parce que je trouve ça plus pratique de dev mes propres outils plus adaptés et mieux pensés plutôt que de partir sur une solution comme ça. Mais breeef, ce n'est que mon avis.
Maintenant si vous êtes utilisateur d'OpenClaw, vous allez pouvoir lancer ça gratuitement sur votre iOS ou Android . Toutefois, ce ne sont pas des OpenClaw complets embarqués dans une app pour smartphone mais plutôt des appli "compagnons", c'est-à-dire un relais pour un vrai OpenClaw installé sur votre Mac, Linux ou Windows (avec WSL évidemment). L'app mobile ne fait donc que s'y connecter pour que vous puissiez interagir avec.
Ce qui est plutôt bien pensé c'est que l'app utilise les capteurs du téléphone pour par exemple pouvoir envoyer des photos, votre position GPS ou écouter ce que vous lui racontez avec le mode "Talk". Ou tout simplement affiche le Canvas qui est l'interface web dans laquelle l'agent bricole en direct.
Bref, OpenClaw bosse sur votre ordinateur et votre smartphone c'est sa télécommande.
L'app est encore un peu brut de décoffrage avec des petits bugs par ci par là mais ça fonctionne quand même alors on ne va pas se plaindre. Par contre, attention si vous l'utilisez sur des réseaux wifi public... je vous conseille de passer par un VPN ou un Tailscale pour éviter de vous faire maninzemideuler par un script kiddy qui passe par là.
Tout est open source sur GitHub , amusez-vous bien !
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Cursor , le célèbre IDE de vibe coding, vient de sortir une app iOS qui permet de piloter des agents IA codant à votre place, directement depuis un smartphone.
Je ne parle donc pas d'écrire du code sur un écran de six pouces, hein, mais bien de lancer une tâche, de la confier à un agent qui bosse tout seul dans le cloud, et de garder un œil dessus pendant que vous êtes dans le métro ou affalé dans le canapé.
Vous lancez l'app, vous tapez ce que vous voulez faire, et un agent part bosser dans sa VM avec son environnement de dev complet. Et vous pouvez comme ça en lancer plusieurs en même temps et suivre leur avancement, même sur l'écran verrouillé sur smartphone. Quand il se retrouve bloqué, l'agent IA vous envoie une notif et quand c'est fini, vous n'avez plus qu'à relire les diffs, à passer en revue les captures écran, à consulter les logs et merger la pull request directement depuis le téléphone.
Je vous laisse avec Benjamin qui va vous expliquer ça (roooh, ça va, j'rigole) :
Y'a aussi un mode "remote control" comme ce qu'on retrouve chez Claude Code , qui récupère un agent déjà lancé sur votre ordi, afin de pouvoir continuer à le piloter à distance. Moi j'utilise souvent ce genre de trucs quand je dois m'absenter pour faire une course, afin de ne pas perdre de temps.
On est, en quelques mois, passé d'un monde où le dev tapait religieusement chaque ligne à un monde où il décrit une "intention" et supervise des agents qui exécutent le taf. Et le clavier devient presque accessoire, surtout avec des outils comme VoxDrop .
L'app est en beta publique, réservée aux plans payants, et pour l'instant c'est iOS uniquement, et Cursor lance aussi une promo de 75% sur les runs Composer 2.5 dans l'app jusqu'au 5 juillet, histoire de vous faire tester tout ça tranquillement.
L'app est dispo sur l' App Store si vous voulez faire du dev depuis vos toilettes.
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7 dollars, c'est le prix d'une bague connectée chinoise sur AliExpress, et c'est surtout tout ce que Saksham Bhutani a payé pour se bricoler un coach santé privé. Son truc s'appelle PulseLoop , et c'est une app iPhone open source qui transforme ce gadget à deux balles en tracker de fréquence cardiaque, de sommeil et d'activité, sans abonnement ni cloud à la con.
Le principe, c'est de prendre une bague avec capteurs vendue trois fois rien (la même qui traîne sur AliExpress sous le nom de SMART_RING et en un peu plus cher sur Amazon ) et de la débrancher complètement de son app d'origine, la fameuse JRING. À la place, vous clonez le projet, vous compilez ça dans Xcode, et hop, votre iPhone causera alors directement à la bague en Bluetooth.
Fréquence cardiaque, nombre de pas, calories brûlées et kilomètres sont relevés par la bague, ainsi que le parcours par le GPS du téléphone (si vous avez votre smartphone avec le GPS actif dans la poche), et tout est agrégé et stocké en local sur le téléphone et nulle part ailleurs.
Côté sommeil, on peut grâce à ça, suivre jour après jour la qualité de la nuit qu'on vient de passer et ainsi essayer d'atteindre plus de régularité pour améliorer son score de sommeil. Pour ma part, ce genre de trackers d'activité ne sont jamais restés bien longtemps à mon poignet, mais j'avoue que bidouiller le sien change un peu la donne et me fait reconsidérer la chose.
Et là où ça devient du vrai boulot de bidouilleur, c'est que rien de tout ça n'était documenté. Saksham a donc sorti Wireshark et un dongle Nordic nRF52840 pour renifler les échanges Bluetooth de la bague, puis il a tout reconstruit. Résultat,
un second repo
qui documente le protocole de A à Z, avec une petite CLI Python où vous tapez des commandes du genre hr run 45 ou spo2 run 45 pour déclencher une mesure. Y'a même un mode selfie planqué dedans, vous serrez le poing et la bague déclenche la prise de photo sur le téléphone !
Le truc marrant (enfin, marrant... je me comprends), c'est ce qu'il a trouvé en chemin... Car OUI la bague balance tout en clair sur un service maison avec 0 chiffrement. ou signature. Vos battements de cœur transitent donc à poil sur le Bluetooth ! D'ailleurs, on a vu avec l'affaire Strava que ces données de tracking peuvent révéler bien plus que prévu, alors une bague à 7 balles qui cause sans aucune protection, ça craint un peu...
En tout cas, c'est ça qui a énervé Saksham au départ. Il avait acheté un Google Fitbit, il aimait l'idée, mais pas le reste. A 100 balles l'appareil + 10 balles de plus par mois d'abonnement, et une app bourrée d'IA à tous les étages, sans oublier ce flux continu de son rythme cardiaque, de son sommeil et de ses déplacements envoyé non-stop chez Google pour qu'ensuite ils les revendent... Ça commençait à faire un peu trop pour lui. Chez Whoop, Oura ou d'autres, c'est tout pareil, vos données SONT le produit.
C'est pour cela qu'avec PulseLoop il a décidé de casser ça...
Au-dessus, il a même collé un coach IA plutôt malin qui lit vos mesures en local et vous sort des trucs du style "ton rythme au repos a grimpé les trois nuits où tu as dormi moins de 6 heures". Il fait des graphiques, repère des tendances, retient vos objectifs. Après ce coach-là tourne sur l'API d'OpenAI avec VOTRE clé du coup dès que vous lui posez une question, vos données partent chez OpenAI et vous payez à l'usage. Mais bon, même sans ça, le reste de l'app marche très bien.
Après, faut pas rêver sur la qualité de l'appareil car une bague à 7 dollars c'est pas un capteur Oura... les capteurs valent ce qu'ils valent et le décodeur de sommeil est encore expérimental (il ne choppe même pas les phases REM pour l'instant). On est dans l'esprit d' AsteroidOS , sauf qu'ici on "libère" une bague plutôt qu'une montre.
Mais bon je me dis que les capteurs vont évoluer, ils vont en devenir de mieux en mieux et cet outil sous licence libre sera toujours là pour en reprendre le contrôle. Pour moi c'est un projet à suivre, même s'il est encore ultra jeune (et uniquement sur iPhone pour le moment).
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À la WWDC 2026, Apple a survolé la nouveauté en quelques secondes. Dans iOS 27, l'app Mots de passe ne se contente plus de signaler vos identifiants vulnérables, elle les remplace toute seule, en se rendant sur chaque site à votre place.
Le déroulé ressemble à de la magie un peu inquiétante. Vous validez une fois, puis Apple Intelligence, le moteur d'intelligence artificielle maison, ouvre le site visé dans Safari, saisit vos identifiants stockés dans le Trousseau iCloud, navigue jusqu'au formulaire de changement de mot de passe, en génère un nouveau long et aléatoire, puis l'enregistre, sans que vous ayez à toucher quoi que ce soit.
Apple parle d'agent. Le mot décrit une IA qui n'attend plus une question pour répondre, mais qui clique, navigue et mène une tâche complète à votre place.
Cette app Mots de passe n'a que deux ans. Apple l'a lancée en 2024 avec iOS 18 pour extraire le Trousseau iCloud, son gestionnaire de mots de passe historique, du fond des Réglages où plus personne ne l'ouvrait. Depuis, elle détecte sans peine un code trop court, un identifiant réutilisé sur trente sites ou une adresse compromise dans une fuite de données.
Mais elle restait passive. Le bouton "Modifier le mot de passe" renvoyait l'utilisateur faire la corvée lui-même, sur le site, à la main. Résultat, presque personne ne s'y collait.
Apple jure que rien ne sort du Trousseau, chiffré en AES 256 bits, un standard que l'entreprise affirme ne pas savoir déchiffrer elle-même. Pendant l'opération, une Live Activity affiche la progression dans la Dynamic Island, ce bandeau interactif en haut de l'écran des iPhone récents.
L'inconnue tient en un chiffre. Combien de sites se laisseront réellement manœuvrer par cette IA ? Entre les pages de connexion maison, les formulaires exotiques et la double authentification par SMS, beaucoup risquent de bloquer l'opération en cours de route. Un développeur a estimé le taux de réussite à 3% des comptes. Apple, plus diplomate, évoque des "comptes éligibles", ce qui revient à reconnaître la limite.
Et puis il y a l'éternel problème européen. Comme tout repose sur Apple Intelligence, dont le déploiement dans l'Union européenne traîne depuis le départ pour cause de bras de fer réglementaire, la fonction risque encore de se faire attendre de ce côté de l'Atlantique. iOS 27 tourne déjà en bêta développeurs, passe en bêta publique en juillet et sortira pour tous en septembre.
Déléguer ce genre de corvée à une IA, sur le papier, c'est futé. En pratique, lâcher un agent seul sur son compte bancaire, c'est courageux.
Source : 9to5mac
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Attention, votre iPhone vous surveille pendant vos appels FaceTime. Depuis iOS 26, Apple a glissé une fonction baptisée "Sensitive Content Warning" qui scanne en temps réel le flux vidéo et fige automatiquement la communication dès qu'elle détecte de la nudité.
Audio coupé, vidéo coupée, avec un message qui s'affiche : "Audio et vidéo sont en pause car vous montrez peut-être quelque chose de sensible". Sympa.
À la base, la fonctionnalité fait partie d'une suite plus large appelée "Communication Safety", destinée aux comptes enfants. L'idée est légitime : éviter que des mineurs ne tombent sur du contenu inapproprié, ou en envoient.
Sauf que voilà, dans iOS 26, la fonction est aussi accessible sur les comptes adultes. Elle est désactivée par défaut, mais on peut l'activer manuellement. Et plusieurs utilisateurs constatent que les faux positifs ne sont pas rares.
Le principe technique est plutôt rassurant côté vie privée. La détection se fait entièrement sur l'appareil grâce à du machine learning embarqué (les modèles de reconnaissance d'image tournent en local sur votre iPhone, sans envoyer la moindre image à Apple). Du coup, contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, Apple n'a aucune idée de ce qui déclenche la détection sur votre téléphone. Le scan ne sort pas de l'appareil.
Le problème, c'est que ce genre de filtre se trompe souvent. Une consultation médicale en visio ? Bloquée. Une conversation entre adultes consentants ? Bloquée aussi. Et chaque interruption nécessite une action manuelle pour reprendre l'appel. Pour les usages légitimes qui ressemblent visuellement à de la "nudité" sans en être, c'est franchement pénible.
Au-delà du bug ou choix de design, la question de fond, c'est le précédent. Apple installe l'idée que votre flux vidéo, même dans un appel chiffré de bout en bout, peut être analysé en permanence par les filtres maison. Aujourd'hui c'est de la nudité.
Demain, ça pourrait être des armes, des drogues, des contenus politiques selon les pays, ou tout ce que les gouvernements demanderont. La porte est ouverte, et c'est ce qui inquiète une partie des défenseurs de la vie privée. Apple a beau jurer que tout reste en local, l'infrastructure d'analyse est désormais en place sur des centaines de millions d'iPhone.
Vous pouvez désactiver la fonction en allant dans Réglages, puis FaceTime, puis « Avertissement de contenu sensible ». C'est en théorie OFF par défaut, mais autant vérifier. Et si vous l'aviez activée par curiosité, sachez qu'elle peut ruiner un appel important au pire moment.
Source : PC Mag
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Riley Testut et Shane Gill viennent de sortir une bêta d' AltStore Classic (la 2.3b1 ), qui supprime enfin le besoin d'avoir un ordinateur pour sideloader des apps sur iPhone. AltStore, pour ceux qui débarquent, c'est la boutique alternative qui installe des apps qu'Apple ne veut pas sur son store, sans jailbreak et pour l'utiliser jusqu'ici, il fallait garder un Mac ou un PC allumé avec AltServer pour réinstaller vos apps tous les 7 jours.
Mais maintenant, une simple connexion Wi-Fi suffit !!
Pour s'en servir, vous allez dans les réglages d'AltStore Classic et vous renseignez l'URL d'un "serveur anisette" et hop, l'app se mettra à causer directement aux serveurs d'Apple pour signer et rafraîchir vos installations, sans passer par AltServer. Pour l'instant c'est réservé aux AltStore Patrons (les abonnés Patreon), avec un déploiement grand public prévu une fois la bêta stabilisée.
L'anisette, c'est la donnée d'authentification que les serveurs d'Apple exigent pour valider une demande de signature. Avant, AltServer la générait depuis votre ordinateur, d'où l'obligation de l'avoir sous la main. En déportant ça sur un serveur anisette distant, AltStore se débrouille maintenant tout seul depuis le téléphone.
C'est bien pensé ! Du coup le refresh hebdomadaire se fait en silence, et gérer le plafond de 3 apps imposé par Apple devient indolore même si cette limite des 3 apps reste...
SideStore , un fork open source d'AltStore, fait du sideloading sans ordinateur depuis un bon moment, en montant un VPN WireGuard local qui fait croire à l'iPhone qu'un ordi est branché, donc oui c'est vrai, AltStore Classic arrive un peu après la bataille mais avec une approche différente, ce serveur anisette plutôt que le VPN.
Mais ces serveurs anisette, faut bien que quelqu'un les fasse tourner et quand ils tombent, votre sideloading tombe avec.... Les habitués de SideStore connaissent bien la chanson. Vous pouvez bien sûr héberger le vôtre si vous êtes du genre à bidouiller, mais sinon vous dépendrez d'un serveur communautaire... et de sa bonne santé.
Tout cela permet de reprendre un peu la main sur un iPhone qu'Apple a tenu verrouillé à double tour depuis bien trop longtemps. C'est grâce à ça que pas mal de gens peuvent aujourd'hui installer des émulateurs à l'ancienne comme Provenance , ou que la pression a fini par pousser Apple à accepter les émulateurs rétro sur son propre store.
Bref, si vous êtes Patron AltStore et sous iOS 17.4 ou plus, vous pouvez tester dès maintenant. Sinon, encore un peu de patience...
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J'sais pas vous, mais en ce moment, moi ça n'arrête pas ! De quoi je parle ? Hé bien des putains d'appels commerciaux / arnaques que je reçois sur mon téléphone. C'est simple, je ne décroche plus aucun numéro que je ne connais pas.
Je crois qu'on peut tous dire collectivement qu'on en peut plus. Et c'est aussi le cas de Camille Bouvat, un développeur toulousain qui en a eu tellement marre qu'il a pondu Saracroche , une app gratuite et open source qui bloque environ 90% du démarchage téléphonique. Y'a déjà 1 million de Français qui l'ont adoptée donc y'a des chances que vous connaissiez déjà, mais dans le doute, je repartage ! Je sais, on est à quelques mois de l'arrivée de la loi anti-démarchage qui devrait normalement nous sauver même si j'y crois moyen... Ça va peut-être empêcher des sociétés françaises qui ont pignon sur rue de nous casser les couilles mais pour les arnaqueurs de tout poil, je ne suis pas sûr que cette loi suffise.
Alors comment ça marche Saracroche ? Hé bien vous installez l'app sur iOS (App Store) ou Android (Google Play, et un build F-Droid annoncé), vous activez les permissions de blocage d'appels, et hop, l'app fait correspondre chaque appel entrant grâce à une base locale de plus de 15 millions de numéros préchargés. Hé oui c'est 100% en local !
La base s'appuie sur les préfixes ARCEP (l'autorité des télécoms qu'on ne présente plus) réservés au démarchage téléphonique (les fameux 01 62, 04 24 et compagnie) ce qui permet de bloquer ces préfixes en bloc. Ça permet de se couper mécaniquement d'une grosse partie du démarchage légal en un seul coup
Et pour les arnaques qui usurpent des numéros mobiles ou ordinaires (faux colis, fausses banques, ping calls surtaxés), Saracroche complète ça avec les signalements communautaires, que vous pouvez nourrir vous-même depuis l'app.
Après j'sais pas si vous savez, mais à partir du 11 août prochain, le démarchage téléphonique sans consentement préalable sera légalement interdit en France, et Bloctel va prendre sa retraite. Mais ce ne sera pas suffisant...
J'avais déjà parlé de WinCalls y'a quelques mois ici mais c'était uniquement pour Android alors que Saracroche, pousse l'idée aussi jusqu'à iOS. Par contre, ça ne bloque que les appels entrants, et pas les arnaques par SMS ni par mail. Mais pour le démarchage classique, c'est probablement ce qu'il y a de plus efficace sur le marché français aujourd'hui.
Après côté business model, c'est comme d'hab en France... Camille Bouvat confiait à France Info que seulement 0,5% de ses utilisateurs sont donateurs. Donc sur 1 million de personnes ça fait peut-être 5 000 mecs qui mettent la main au portefeuille, soit à peine de quoi en vivre pour Camille ! Nous sommes vraiment un pays de crevards ^^ .
Bref, n'oubliez pas, si vous trouvez l'app utile, c'est le moment de cliquer sur le bouton "Soutenir" !!
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Vous le savez, il y a un algorithme dans votre téléphone qui décide ce que vous allez lire aujourd'hui et il s'appelle Google Discover.
Google Discover, c'est le flux d'articles qui apparaît quand vous ouvrez l'appli Google sur Android ou iOS, ou que vous swippez à gauche depuis la home de votre smartphone Android et Chrome mobile aussi. Et pas besoin d'avoir cherché quoi que ce soit puisque Google analyse votre historique, connaît vos centres d'intérêt, et vous sert ainsi des articles « adaptés » en continu.
Sauf que l'algo confond souvent « ce que vous voulez lire » avec « ce qui génère le plus de clics ». Et là, ça part en couille sévère...
Du coup vous vous retrouvez avec des articles qui expliquent que le cash va être interdit dans deux mois, que les conducteurs avec une moustache vont devoir repasser le permis, ou que l'Union Européenne s'apprête à requalifier la pizza comme « sandwich plat » pour l'assujettir à une nouvelle taxe.
Et pendant ce temps, les vraies actus tech que vous aimez tant, elles, se noient quelque part entre deux horoscopes et une pub déguisée en article. Et c'est d'ailleurs ça le gros défaut de tous les flux algorithmiques : ils optimisent l'engagement mais pas l'exactitude. On est tous humain, alors forcément un titre alarmiste battra toujours un article de qualité sobre et bien sourcé. L'algo se contrefout royalement de respecter les 3 neurones qui vous restent... ^^
Mais Discover a quand même un truc pas con ! En fait depuis fin de l'année dernière, Google permet de suivre directement des éditeurs sur le réseau, un peu comme un flux RSS mais sans lecteur à installer ni boîte mail à gérer. Suffit de cliquer sur un bouton et hop, les articles de vos sources préférées remontent en priorité dans votre feed Google Discover !
Par exemple, si vous voulez voir les articles de Korben.info apparaître dans votre flux (de la vraie tech, sourcée, sans moustaches ni taxes pizza), c'est par là, il suffit d'aller sur mon profil Google Discover et de cliquer sur le bouton "Suivre sur Google".
Et comme ça, une fois abonné, mes publications remonteront directement dans votre Discover. Perso, je trouve ça pas mal du tout comme système.
Bref, si vous ne voulez pas que votre téléphone vous apprenne demain que les chats seront bientôt recensés comme « animaux de surveillance passive » par un nouveau décret gouvernemental, pensez à bien choisir vos sources !
Et pour trouver les liens de vos médias préférés, vous pouvez passer par cet outil de Julien .
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Hier soir Lilian, fidèle lecteur de Korben m'a envoyé une vidéo incroyable qui retrace 5h de combat sur Age of Empires 2 résumées en 34 minutes par TheGreatReview.
Faut savoir que je suis fan d'Age of Empires depuis le premier épisode de 1997 . AoE 1, 2, Mythology, AoE 3... j'ai laissé un nombre indécent d'heures sur ces titres, donc forcément, voir ces longues heures de matchs condensées en chouette récit, ça ravive de vieux souvenirs !
Lors de cette partie, 2 joueurs avec un très très bon niveau s'affrontent ainsi durant des heures, quasiment sans ressources, en mettant au point toutes sortes de stratégies pour faire capituler leur adversaire. De l'AoE2 raconté à la voix posée, avec beaucoup de stratégie, d'imagination et surtout de patience ! Mais je ne vais pas vous en dire plus pour ne pas vous spoiler.
Gardez-vous ça pour la pause déj', ça ne dure que 34 minutes et franchement ça vaut le coup !
Encore merci à Lilian pour le partage !
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Tamawatchi , c'est 2,8 Mo de pixel art qui tournent en natif sur Apple Watch sans dépendre d'un iPhone. Michael Ratto, lecteur de korben.info, vient de m'écrire pour m'annoncer la sortie de son Tamagotchi qui se nourrit de vos pas via HealthKit. La première créature est gratuite, et les autres à 99 centimes pièce.
Il s'agit donc d'un compagnon style Tamagotchi des années 90 qui vit sur votre montre. Vous marchez, il bouffe. Vous glandez, il a faim. Vous dormez, il dort... vous voyez le tableau quoi... C'est une app de fitness qui se déguise puisque derrière le pixel art mignon, y'a surtout un compteur de pas gamifié qui pousse à se bouger. Parce que oui, ON EST PLUS MOTIVÉ pour faire 5000 pas pour garder en vie un blob tout mignon que pour compléter une jauge bleue qui clignote.
Cinq stades d'évolution sont proposés, du Bébé au Légendaire. Six espèces déclinées sur des thèmes élémentaires (feu, eau, lumière, terre, air, plus le blob classique baptisé Bloop). Comme je vous le disais en intro, le Bloop est offert, les autres se débloquent avec des achats in-app. L'avantage c'est que le Bloop suffit pour jouer normalement... donc rien ne vous force à payer pour profiter du concept !
Côté technique, Michael Ratto a tout codé en SwiftUI natif pour watchOS. Donc y'a zéro dépendance iPhone, ce qui est rare sur l'écosystème Apple Watch où la majorité des apps ont besoin du téléphone pour fonctionner.
L'app est même installable sur Vision Pro (allez savoir qui achète ça ??).
Le concurrent direct s'appelle habbie . Celui-ci tourne sur watchOS 8 et nécessite iOS 16 sur un iPhone à côté, en proposant le même mix Tamagotchi + tracking de pas. Tamawatchi se distingue donc surtout par son côté indépendant et son poids plume. Donc si vous cherchez la version complète avec habit tracking, habbie reste plus mature mais si vous voulez surtout un tamagotchi mignon qui vous fait marcher, Tamawatchi fait le job.
Les notifications sont plafonnées à quatre par jour, ce qui évite le harcèlement mais limite un peu l'engagement et contrairement au Tamagotchi original de 1996, votre créature ne meurt jamais !
Le côté bisounours peut donc décevoir les puristes, sauf si vous en avez déjà perdu dans des conditions dramatiques. Y'a des gens qui ont vu, mourir leur tamagotchi à l'âge de 8 ans, et qui à cause de ça n'ont jamais voulu faire d'enfant ou même adopter un chat !!
Donc là, ça permet quand même de le laisser tomber pendant trois semaines de vacances saucisson mojitos, sans aucune culpabilité.
J'aurais quand même bien aimé une option "mode hardcore" qui laisserait la créature crever comme à la grande époque, mais ça viendra peut-être !
Et pour ceux qui aimeraient pousser le concept ailleurs, y'a aussi Codachi qui fait la même chose dans VSCode, ou CATAI côté Mac. La famille des compagnons en pixel art s'étoffe donc sérieusement...
Voilà, Tamawatchi est gratuit pour tester donc si vous portez une Apple Watch, allez voir ce que ça donne !
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Apple a publié hier une mise à jour iOS qui ferme une faille utilisée par les forces de l'ordre américaines pour récupérer des messages supprimés dans des applications comme Signal.
La faille concernait la base de données des notifications : quand vous supprimiez un message dans l'appli, la version cachée dans le cache des notifications pouvait rester accessible jusqu'à un mois.
Concrètement, un message Signal effacé côté appli restait lisible par quiconque avait la main sur le téléphone et savait fouiller au bon endroit.
Le FBI, selon les documents repérés par 404 Media début avril, a utilisé cette faiblesse sur plusieurs affaires pour remonter des conversations pourtant explicitement effacées par les utilisateurs, y compris celles utilisant la fonction messages éphémères.
Apple a reconnu le problème, mais si ça a été fait avec les pincettes habituelle, avec une phrase du genre... "les notifications marquées pour suppression pouvaient être conservées sur l'appareil de manière inattendue", ce qui ne veut pas dire grand chose, ou au contraire, tout dire...
Dit plus simplement, il y avait un écart entre ce que l'utilisateur voyait disparaître et ce qui restait réellement sur le disque. Le patch a été rétroporté sur les anciennes versions d'iOS 18, ce qui suggère que la faille existait depuis un bon moment et a probablement été exploitée dans des affaires que l'on ne connaîtra jamais.
Meredith Whittaker, présidente de Signal a rappelé publiquement que les notifications pour des messages effacés ne devraient jamais rester dans la base de notifications d'un OS. C'est une évidence technique. Sauf que dans la pratique, la chaîne cache des notifications plus indexation iOS laisse des traces que les outils forensiques comme Cellebrite ou GrayKey savent exploiter depuis des années.
Le problème dépasse Signal. Toute application qui envoie une notification contenant le texte d'un message entier sur iOS pouvait voir ses contenus persistés dans le cache, même après un effacement explicite. Du coup, pour les journalistes, les avocats, les activistes ou simplement les gens qui tiennent à leur vie privée, mettre à jour le plus vite possible n'est pas une option mais une priorité.
Bref, quand on parle de messagerie chiffrée, la vraie surface d'attaque n'est plus le protocole mais tout ce que l'OS fait autour dans votre dos.
Source : The Hacker News
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La bibliothèque JavaScript Axios, téléchargée plus de 100 millions de fois par semaine, a été compromise. Un attaquant a détourné le compte du mainteneur principal pour y glisser un malware multiplateforme qui vise aussi bien macOS que Windows et Linux.
Tout est parti du compte npm de jasonsaayman, le mainteneur principal d'Axios. L'attaquant a réussi à prendre le contrôle du compte, a changé l'adresse mail vers un ProtonMail anonyme, et a publié deux versions malveillantes : axios 1.14.1 et axios 0.30.4.
Les deux ont été mises en ligne en l'espace de 39 minutes, et pas via le processus habituel. Au lieu de passer par GitHub Actions, le pipeline d'intégration continue du projet, les paquets ont été poussés directement avec la ligne de commande npm. Un détail qui aurait pu alerter plus tôt, mais qui est passé entre les mailles du filet pendant deux à trois heures avant que npm ne retire les versions concernées.
Le plus vicieux dans l'affaire, c'est la méthode. Plutôt que de modifier directement le code d'Axios, l'attaquant a ajouté une dépendance fantôme appelée plain-crypto-js. Elle n'est jamais importée dans le code source, son seul rôle est d'exécuter un script d'installation qui fonctionne comme un programme d'installation de malware.
Ce qui veut dire que dès que vous faites un npm install, le script contacte un serveur de commande en moins de deux secondes et télécharge un programme malveillant adapté à votre système : un daemon déguisé sur macOS, un script PowerShell sur Windows, une porte dérobée en Python sur Linux. Et une fois le malware déployé, le script se supprime, remplace son propre fichier de configuration par une version propre, et fait comme si de rien n'était. Même un npm list affiche alors un numéro de version différent pour brouiller les pistes.
StepSecurity et Socket.dev ont été les premiers à repérer la compromission. Selon Ashish Kurmi, CTO de StepSecurity, ce n'est pas du tout une attaque opportuniste. La dépendance malveillante avait été préparée 18 heures à l'avance, trois programmes malveillants différents étaient prêts pour trois systèmes d'exploitation, et les deux branches de publication ont été touchées en moins de 40 minutes.
Elastic a de son côté relevé que le binaire macOS présente des similitudes avec WAVESHAPER, une porte dérobée en C++ déjà documentée par Mandiant et attribué à un acteur nord-coréen identifié sous le nom UNC1069. Pour les chercheurs en sécurité, le message est clair : si vous avez installé axios 1.14.1 ou axios 0.30.4, considérez votre machine comme compromise. Il faut supprimer la dépendance, faire tourner les identifiants, et dans certains cas, réinstaller la machine.
Franchement, c'est le genre d'attaque qui fait froid dans le dos. Axios, c'est une brique de base pour à peu près tous les projets JavaScript qui font des appels réseau. Et là, en deux heures, un attaquant a réussi à transformer cette brique en porte d'entrée pour un cheval de Troie, y compris sur Mac.
Le plus déroutant, c'est que le système de publication npm permet encore de pousser un paquet manuellement sans que personne ne bronche. Bon par contre, il faut reconnaître que StepSecurity et Socket.dev ont fait du bon boulot en détectant le problème aussi vite.
Sans eux, la fenêtre d'exposition aurait pu être bien plus large, c'est faramineux quand on y pense. Et quand on sait que la piste nord-coréenne revient de plus en plus souvent dans ce genre d'opérations, on se dit que la sécurité de la chaîne logicielle mérite qu'on s'y intéresse de près.
Source : The Register
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