Omar Khaled, lecteur de Korben.info et développeur m'a envoyé un petit mail pour me faire découvrir sa dernière réalisation : Shotnix . Comme vous le savez, même si je fais une petite pause en ce moment, j'ai l'habitude de faire pour mes Patreons et ma chaine Youtube des tutos en screencast pour vous montrer quelques bidouilles.
Donc forcement c'est le genre d'outil qui m'intéresse puisque Shotnix permet d'enregistrer votre écran pour faire ce genre de contenus ou simplement montrer par exemple une manip à un collègue ou à un client. Cette app gratuite pour Mac est tellement bien conçue que quand vous avez terminé votre enregistrement, la vidéo qui s'ouvre alors est déjà montée !
En effet, pendant que vous filmez, l'app garde la trace de vos déplacements de souris et de chaque clic. Du coup, chaque série de clics reçoit son propre zoom, calé pour que l'image soit déjà là quand vous cliquez, et le vrai curseur de macOS est lissé pour que ce soit joli lors des agrandissements. Ces zooms sont des petits blocs sur la timeline que vous pouvez ensuite déplacer à la souris ou vous cadrer vous-même une zone que le pointeur ne cible pas forcément.
Les sous-titres liés à la vidéo viennent de ce que vous avez raconté dans votre micro, transcrit mot par mot sur votre Mac grâce la reconnaissance vocale d'Apple. Chaque mot étant horodaté, effacer un mot du texte le retire aussi de l'image. Ainsi, un "euh" saute d'un clic, et on raccourcit les longues pauses de la même façon. À l'export, vous obtenez ensuite du MP4 jusqu'en 4K à 60 images par seconde, du GIF, ou une version verticale (9:16, 4:5 ou 1:1) qui remplira l'écran sans les affreuses bandes noires.
Shotnix fait aussi les captures écran (en images quoi), ce qui évite d'avoir deux outils. Vous pouvez ainsi capturer une zone, une fenêtre, en plein écran, ou une page qu'on fait défiler et qu'il recollera ensuite en une seule image. L'OCR récupèrera aussi le texte affiché à l'écran, y compris celui d'une image, dans l'ordre de lecture, et vous pourrez ajouter des annotations, des flèches, des étapes numérotées mais aussi un flou qui recouvrira ce qu'il cache. Et si vous êtes du genre archiviste, sachez que l'historique vous retrouvera en un instant, n'importe quelle capture grâce au texte qu'elle contient.
Ça vous rappellera forcément Screen Studio, un outil sur abonnement ou encore Screen Now dont je vous ai déjà causé, qui tourne dans le navigateur. Shotnix, lui, est une vraie app native, codée en Swift qui en plus fait des captures écrans. Quel bonheur !!
Côté vie privée, l'enregistrement, la transcription et l'export tournent comme je vous le disais en local sur votre Mac, donc c'est clean. L'app se connecte quand même à Internet, mais seulement pour chercher ses mises à jour.
Après, si ça vous chauffe, sachez que c'est une bêta et que pour le moment, Omar est le seul contributeur du dépôt . Mais étant client de ce genre d'outils, je pense que je vais l'adopter sérieusement (et donc surement résilier mon abonnement Tella).
À récupérer sur shotnix.com , et merci à Omar pour le partage !
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Gaël Duval , le créateur de Mandrake Linux et de /e/OS, vient de sortir ElixirOffice , une suite bureautique libre conçue pour tous ceux qui n'ont jamais voulu quitter Microsoft Office. Elle permet d'éditer les fichiers Word, Excel et PowerPoint, ainsi que leurs équivalents OpenDocument sans perdre les utilisateurs grâce à un joli menu ruban, des menus et des raccourcis clavier d'Office.
Côté moteur, c'est celui d' ONLYOFFICE , passé par Euro-Office , le fork dont je vous avais parlé en avril. Ce dernier est conçu pour s'intégrer dans un autre produit et a déclaré travailler seulement sur des applis mobiles et de bureau , alors qu'ElixirOffice en livre déjà une, sous licence AGPL v3. L'idée vient d'ailleurs de la compagne de Gaël Duval, enseignante, qui retournait toujours à Microsoft Office parce que les alternatives libres la déroutaient.
Le projet reprend ainsi jusqu'aux détails de Word avec les mêmes onglets, la touche Alt pour les raccourcis du ruban, la mini barre d'outils, et le projet annonce même avoir repris les +200 raccourcis Word en tout cas sous Windows. Il mesure aussi la fidélité de mise en page sur un corpus de documents, version après version, pour contrôler que ça ne dérive pas et embarque des polices libres de mêmes dimensions que celles de Microsoft pour que les sauts de ligne et de page ne bougent pas.
L'éditeur de texte en français, avec le ruban façon Word et la recherche centrée en haut
Côté vie privée, il n'y a aucune télémétrie, et l'IA (dispo uniquement dans le traitement de texte pour le moment) reste éteinte tant que vous n'avez pas branché un modèle compatible OpenAI (un Ollama sur votre ordi fera l'affaire).
Il existe actuellement 2 versions d'ElixirOffice :
La version Desktop qui comme son nom l'indique est l'appli de bureau permettant d'ouvrir, éditer et enregistrer les DOCX, XLSX, PPTX, ODT, ODS et ODP. Mais également d'exporter en PDF vos documents et surtout fonctionnant hors ligne, sans compte. Cette version est dispo pour Windows, macOS (Apple Silicon uniquement), et en AppImage + .deb pour Linux.
Et la version serveur qui est en réalité une image Docker fonctionnant en HTTPS, et permettant de faire de l'édition de documents dans le navigateur, de la coédition en temps réel, et de disposer d'une connexion à un Murena Workspace ou à un Nextcloud. Notez que si vous optez pour cette version, faudra mettre en place votre propre système d'authentification ou la derrière un VPN puisqu'elle n'a pas encore de système de comptes users.
Le tableur
Voilà, c'est un chouette démarrage que je vous encourage à tester si vous êtes allergique à LibreOffice et autres forks. Maintenant en version appli de bureau, il lui manque encore le publipostage, la comparaison de documents, l'historique des versions, les fichiers protégés par mot de passe, l'ouverture et l'édition des PDF, les macros et les signatures numériques... Mais ça viendra, soyez patient.
Dernier point important pour la transparence, ElixirOffice a été lancé et supervisé par Gaël Duval mais est développé à l'aide de divers grands modèles de langage qui travaillent comme agents de code sous sa direction, avec des tests automatiques et des revues à chaque changement.
Merci à Gaël Duval pour le partage !
Source : ElixirOffice sur GitHub
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La version Nintendo 64 de Command & Conquer, c'était une drôle de bestiole. Sortie en 1999 et portée par Looking Glass Studios, elle reprenait le RTS de Westwood avec des unités, des bâtiments et un terrain en vraie 3D. Pour ma part, je ne l'ai jamais testé à l'époque (moi j'étais sur PC) mais ça va pouvoir changer puisque c'est ce que le projet OpenCNC3D fait revivre sous la forme d'un programme Windows et macOS.
Pour y parvenir, le mystérieux dev qui s'occupe de ce projet, a repris la logique de jeu de Tiberian Dawn, dont EA a publié le code source sous licence GPL en 2020, puis y a collé les modèles 3D, les textures, le terrain et même la caméra à l'identique en les extrayant de la cartouche originale. Le tout est ensuite redessiné par un moteur de rendu écrit pour l'occasion, avec les menus et les sons des CD de la version MS-DOS de 1995.
Derrière ce projet se cacherait d'après les rumeurs, Frederik Schreiber , le patron de Slipgate Ironworks, le studio de Tempest Rising. C'est en tout cas ce qu'affirme le site Command & Conquer Saga, puisque le dépôt est signé freschism3000, un pseudo proche de son compte X, Freschism.
Côté contenu, vous retrouverez les 36 missions de campagne GDI et Nod, 27 missions Special Ops et 67 cinématiques d'origine, alors que la version N64 les avait tristement remplacées par des images fixes. Et il y a aussi du neuf, à commencer par le multijoueur en réseau dispo jusqu'à huit joueurs, que la cartouche n'avait pas, plus le mode escarmouche contre l'ordinateur et un éditeur de cartes.
La v0.8.0, sortie le 10 octobre dernier, ajoute également trois nouveaux rendus. Classic, c'est l'image plate en 320x200 du jeu de 1995, N64, celle de la cartouche, et Enhanced, ce sont les bâtiments refaits et peints à la main, les véhicules et les soldats remodélisés, ainsi que de l'herbe qui ondule et des bruits d'ambiance. Et vous pouvez passer de l'un à l'autre en pleine partie sans souci.
Je vous préviens quand même, maintenant que vous êtes bien hypé, le dépôt GitHub du projet , sous GPL v3, ne contient aucune donnée du jeu. Donc pour le faire tourner, vous devez en théorie fournir le dump de votre propre cartouche européenne et vos CD MS-DOS de 1995... Mais bon, comme les paquets du site, eux, livrent le jeu complet , sans la bénédiction d'EA, vous pourrez y jouer même sans ça. Oui, on est dans un genre de zone grise totale ce qui veut dire que ça pourrait, comme tout ce qui est beau dans ce monde, se faire shooter du jour au lendemain par les ayants droits.
C'est gratuit avec installeur pour Windows mais également une version universelle Apple Silicon et Intel pour macOS. Et ça tourne à 60 images par seconde jusqu'en 4K ! La vie est belle !
Un grand merci à Command & Conquer Saga pour le tuyau !
Source : Command & Conquer Saga
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Si vous avez lu mon article sur QBZ , le client Qobuz open source qui permettait d'écouter sa musique en "bit-perfect" sous Linux, hé bien oubliez-le. En effet, Qobuz a demandé à son développeur d'arrêter le projet, et ce dernier n'a pas eu d'autre choix que d'obéir. Bref, le dépôt est fermé et il n'y aura plus de mise à jour.
C'est sacrément dommage je trouve...
Après la raison, comme expliquée ici par le support de Qobuz, c'est que cette application plaçait Qobuz en position "non conforme" vis-à-vis des ayants droit notamment parce que les lectures ne sont pas comptabilisées côté Qobuz, ce qui laisserait les artistes sans rémunération.
Perso, j'aime bien Qobuz et je trouve qu'ils font du super boulot, mais ils ont sacrément manqués de stratégie sur ce coup là !
Je ne sais pas si techniquement ça aurait été jouable, mais à leur place, j'aurais demandé au dev de QBZ d'intégrer mes API de mesure (en plus de lui filer un petit chèque) sans pour autant rendre proprio le code. Ou au pire, je l'aurais embauché pour faire un vrai client Linux officiel avant de laisser mourir ce projet libre, ce qui leur aurait éviter de prendre un risque avec leur image auprès de la communauté du libre.
Bref, 1/ ils se privent d'un super client Linux 2/ ils perdent un dev qui a quand même taffé durant des années bénévolement pour leurs services 3/ j'imagine qu'ils vont également perdre des abonnés payants sous Linux. 4/ Et ils prennent le risque de voir débarquer des forks de rebelles moins conciliants avec leurs services.
De mon point de vue ce n'était pas une décision très réfléchie, même si c'est vrai, ils ont été pro et courtois avec le dev de QBZ (traduction : ils ne lui ont pas mis un procès au cul).
Dommage.
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Si vous avez jeté un œil au stockage de votre Mac sous macOS 27 récemment, vous avez forcément croisé ce gros bloc "Données système" que Réglages Système ne vous explique jamais vraiment en détail.
Mais c'était sans compter sur MacSpace , une appli libre qui s'attaque justement à ce truc-là, et qui s'occupe également au passage des modèles d'Apple Intelligence histoire de gagner un peu de place.
En réalité, "Données système" n'est pas un dossier mais tout le bordel et l'espace dont macOS a besoin. Mais quand on creuse un peu, on peut découvrir grâce à MacSpace à quoi tout ceci correspond dans le détail.
Données système ventilé par catégorie, avec l'historique des versions marqué Irréversible
Le bouton "Libérer" supprimera alors ce qui ne craint pas. Je pense aux caches des applications fermées, les rapports de diagnostic et de plantage datés de plus de 7 jours, et les ressources système inutilisées. De son côté, l'historique des versions de vos documents a son propre bouton, marqué "Irréversible" puisque les anciennes versions partent pour de bon. En effet, n'espérez pas retrouver ce que vous avez supprimé avec MacSpace dans la corbeille.
Notez bien que pour ces ressources système, comme pour les fichiers marqués purgeables et les modèles d'IA, ce n'est pas MacSpace qui s'occupe de la suppression. L'app confie ce travail à CacheDelete, l'outil de purge que macOS lance lui-même quand le disque est presque plein, sans toutefois indiquer quels fichiers il emporte. Mais bon, vous ne prendrez pas grand risque puisque ces fichiers se téléchargeront ou se créeront à nouveau s'ils redeviennent nécessaires, et MacSpace ne touchera bien sûr jamais à vos documents, à Photos, à Mail ni à Messages.
Le module "Autres fichiers système" retirera aussi du Mac les copies locales de vos fichiers OneDrive ou iCloud Drive, qui resteront dans le cloud et reviendront dès que vous les ouvrirez.
Et puis il y a Apple Intelligence dont je vous parlais il y a quelques jours avec l'outil RemoveMacAI , qui supprime les modèles restés sur le disque et bloque leur retour avec un profil renvoyant leurs téléchargements vers un port local fermé. Hé bien MacSpace passe par une autre porte puisqu'il règle Siri sur une langue différente de celle du Mac, ce qui suffit à macOS pour décider qu'Apple Intelligence n'est pas dispo. MacSpace peut alors purger les modèles, qui peuvent peser 12 Go si pas plus.
Attention quand même, ça veut dire que Siri ne vous parlera plus dans la langue de votre Mac. Et avec la synchronisation iCloud de Siri activée, ce changement de langue débarquera aussi sur votre iPhone et votre iPad. MacSpace vous prévient bien sûr et vous montre comment couper cette synchro. Pour revenir en arrière, il suffit après de rebasculer l'interrupteur pour retrouver votre langue et votre voix Siri d'origine (macOS pourra alors retélécharger les modèles).
Le dernier module, Debloat, aligne 14 switchs pour couper la télémétrie, les publicités personnalisées, Siri AI ou l'indexation de vos données par Apple Intelligence, dont 6 via un profil de configuration à approuver une fois. Et comme macOS rallume certains réglages tout seul (l'identifiant publicitaire revient à peu près chaque jour, d'après le développeur), MacSpace vérifie toutes les 15 minutes tant qu'il tourne et coupe à nouveau ce que macOS a rallumé, hors règles du profil.
Les switchs de Debloat et le bouton "Tout activer"
Pour réussir à faire tout ça, MacSpace installe un daemon système qui n'exécute que des opérations inscrites dans son code et n'accepte que des clients signés par la même équipe. L'app n'a aucune télémétrie, et ne se sert du réseau que pour ses mises à jour.
Côté config, il vous faut évidemment un Mac Apple Silicon sous macOS 27. C'est gratos, sous licence MIT, dispo en français, et ça s'installe soit en DMG, soit via Homebrew comme ceci :
brew install --cask 1architect/macspace/macspace
Dernier détail, il n'y a pas de désinstalleur donc avant de virer l'app, appuyez sur "Tout activer" dans Debloat et rallumez Apple Intelligence si vous l'aviez coupé, sinon les réglages modifiés resteront en place.
Source : MacSpace sur GitHub
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Depuis quelques jours c'est l'effervescence sur le net car l'équipe d'ArtCraft a mis en ligne sur GitHub, 12 logiciels GRATUITS qui ont pour mission de remplacer TOUS les outils payants que nous sommes très nombreux à utiliser.
Ces nouveaux logiciels s'appellent PhotoCraft, VectorCraft, FilmCraft, LightCraft, PdfCraft, EffectCraft, DesignCraft, WordCraft, SoundCraft, DeckCraft, CADCraft et GridCraft. Et ces Crafting Apps sont des réécritures "propres" en Rust et natives pour macOS, Windows et Linux d'incontournables comme Adobe Photoshop, Microsoft Word, Avid Pro Tools ou encore Autodesk AutoCAD.
Maintenant pour réussir à publier 12 clones d'outils aussi iconiques en quelques jours, l'équipe derrière le projet ne s'est évidemment pas tapé tout à la main, vous vous en doutez... De nombreux commits de PhotoCraft sont par exemple co-signés "Claude Opus 3.5" ou "Codex". Hé oui, les ravages de l'IA qui a reçu pour consigne de refaire à l'identique par exemple Photoshop avec les mêmes menus, les mêmes raccourcis, et le même comportement.
J'ai mis un peu de temps à me décider d'installer tout ça pour tester parce que tous ces outils, depuis que l'IA est entrée dans ma vie, bah je n'en ai plus vraiment besoin. Mais bon, faut bien que je fasse mon taf à un moment ou à un autre ^^ alors j'ai pris le temps de tout installer sur mon Mac pour voir ce que ça donne...
Déjà l'installation passe par l'ArtCraft Launcher, signé par une société nommée Learning Machines LLC , qui installe chaque app en quelques secondes depuis les releases GitHub, après avoir contrôlé son empreinte SHA-256. Au total, en installant tout, j'ai fini avec 1,7 Go d'applications, ce qui est vraiment peu, je trouve.
Voici à quoi ressemble ce launcher :
Le launcher en vue tableau, avec sa colonne "Inspirée de" et la mention des marques en bas
J'ai donc commencé par PhotoCraft en ouvrant le PSD de mon propre logo, soit 7 calques et tous se sont bien chargés, même les calques techniques comme ceux concernant la lumière, la densité des couleurs, etc. En plus, j'ai été surpris mais l'interface est entièrement en français, avec des menus identiques à ceux qu'on retrouve sur Photoshop jusqu'au "Filtre Camera Raw". J'ai ensuite comparé le rendu de l'outil à l'image fusionnée que Photoshop avait enregistrée dans le fichier, et 100 % des pixels correspondent. Et quand je réenregistre en PSD mon fichier, celui-ci garde ses sept calques et se rouvre à l'identique.
C'est assez impressionnant, je suis bluffé...
Mon logo PSD dans PhotoCraft, avec ses sept calques et leurs modes de fusion
WordCraft, lui, reprend le menu "ruban" de Word jusqu'aux onglets Mailings et Zotero, et mon document de test (avec titres, gras, italique, accents, liste et tableau) s'affiche impecc. Par contre, l'interface reste en anglais et le correcteur souligne tout mon french en rouge par défaut.
WordCraft et mon document de test, sous un ruban calqué sur celui de Word
De son côté, le tableur GridCraft, quant à lui, a passé une épreuve un peu plus dure puisque dans mon classeur j'ai enregistré des formules SUM, AVERAGE et MAX mais sans leur résultat. Hé bien lui les a recalculées de lui-même sans une erreur !
GridCraft a recalculé seul les totaux, la moyenne et le maximum de mon classeur
Pour le reste, PdfCraft a parfaitement lu mon PDF de trois pages, VectorCraft a affiché correctement un SVG avec courbes et texte s'il vous plait, DeckCraft a affiché mes trois diapos PowerPoint de test, et CADCraft respecte totalement les proportions d'un plan DXF.
CADCraft et mon plan DXF, avec un ViewCube et une ligne de commande façon AutoCAD
De son côté, DesignCraft (le clone InDesign) sait ouvrir un fichier IDML sur 2 colonnes, césure comprise, en signalant les erreurs et les polices manquantes. Enfin, pour l'image et le son, LightCraft permet d'importer un dossier de JPEG, SoundCraft charge un WAV stéréo dans la joie et la bonne humeur, et FilmCraft tout comme EffectCraft importent des vidéo MP4 sans problème (j'ai testé uniquement avec des vidéos de quelques secondes.)
Les 6 autres apps que j'ai lancé en test avec les fichiers de l'essai, et entre parenthèses le logiciel dont chacune s'inspire
Attention quand même, tout ce que j'ai ouvert là, ce sont des formats qui ont été documentés publiquement. Si vous essayez d'ouvrir des projets After Effects et Premiere, ça ne passera pas. EffectCraft ne sait pas ouvrir les .aep, et FilmCraft ne lit pas encore les .prproj. Après SoundCraft n'échange encore aucune session en AAF ou en OMF, et CADCraft perd à l'enregistrement les entités qu'il ne gère pas.
Voilà, donc si le format proprio PSD passe aussi bien, c'est parce qu'Adobe en a publié les specs depuis longtemps.
Voilà pour mon petit test... Ce que je peux vous dire c'est que le boulot accompli est vraiment impressionnant, mais que les outils sont assez inégaux dans leur maturité. Après rien d'inquiétant car ça avance très très vite entre les contributions et l'IA. Donc pour le moment, ça ne remplacera pas Photoshop si vous êtes un pro de cet outil. Mais pour des gens comme moi qui en ont un usage très ponctuel, c'est le pied !
FilmCraft, son projet de démo et ma vidéo de test importée en bas à gauche
Maintenant, la question que je me suis posé, c'est qui finance tout ce bordel ?
Parce que même si c'est l'IA qui fait en grande partie le taf, faut bien payer les tokens ! Et bien, derrière le projet, il y a Brandon Thomas, qui se présente sur GitHub comme fondateur d'ArtCraft, de Storyteller.ai et de FakeYou. FakeYou, c'est un site de voix synthétiques de célébrités, sur lequel le Garante italien (la CNIL italienne, quoi...) avait ouvert une enquête en 2022. Et visiblement c'est soutenu par le fonds Pebblebed qui liste ArtCraft dans son portefeuille . Bref, après le clonage de voix, on dirait bien que Brandon est passé au clonage de logiciels. Le garçon a de la suite dans les idées...
Maintenant la thune générée par ArtCraft, provient de leur studio d'images et de vidéos par IA avec des abonnements qui coûtent entre 96 et 576 dollars par an. Cela donne droit à des crédits de génération sur Nano Banana, Seedance ou Kling. Mais rassurez-vous, les Crafting Apps, elles, ne sont pas monétisées.
Maintenant mettre tous ces clones en open source, c'est une excellente idée je trouve car d'un point de vue "code", ça les rend immortels (suffit de cloner le dépôt) et surtout, les contributeurs qui apportent des fonctionnalités et des corrections de bug le font avec leur temps et... leurs tokens... Bah oui.
Donc quelque part, la communauté ArtCraft finance aussi une bonne partie du dev...
Reste la question du droit d'auteur bien sûr puisque concernant le code, le droit européen est très clair. En effet la directive de 2009 sur les logiciels protège ce qui est écrit, mais pas les idées qui se cachent derrière une interface, et elle laisse donc à quiconque le droit d'utiliser un programme, et de le décortiquer en le faisant tourner pour l'analyser. De plus, en 2012, l'arrêt SAS Institute a précisé que ce que fait un logiciel et le format de ses fichiers ne sont pas protégés. Et comme ArtCraft affirme n'utiliser ni code, ni shaders, ni assets propriétaires, ils sont clean, sauf si Microsoft ou Adobe arrivent à prouver le contraire.
Là où ça peut coincer, je pense, c'est au niveau de l'interface puisque fin 2010, la même Cour a estimé qu'une interface graphique , à défaut d'être protégée comme du code, peut l'être comme n'importe quelle œuvre, dès lors qu'elle est originale ! Or chez ArtCraft, il est dit qu'ils ont étudié Photoshop pour son comportement et son apparence et rien d'autre... Oui, son apparence... donc là y'a peut-être une faille ?
Bref, pour le moment rien n'indique que le code viole le droit d'auteur, mais l'interface et la manière de se présenter sont risquées.
Maintenant si vous voulez vous faire votre propre avis, rendez-vous sur getartcraft.com .
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ONLYOFFICE, je vous en ai déjà parlé à plusieurs reprises . Il s'agit de cette suite bureautique open source incroyable du genre Microsoft 365 ou Google Workspace, avec traitement de texte, tableur, présentations et éditeur PDF, à utiliser soit directement dans leur cloud ou à installer sur votre propre serveur !!
Et, youpi, sa version 10.0 débarque avec une 50aine de nouveautés et plus de 1 000 bugs corrigés ! Rien que ça !
La grosse nouveauté, vous vous en doutez, c'est bien sûr l'IA, qui arrive dans les 4 outils sous la forme d'un seul onglet dédié avec un chat intégré. Vous pouvez ainsi lui demander au choix de rédiger du texte pour vous, de résumer ce que vous avez la flemme de relire mais également de traduire dans la langue de votre choix, de corriger vos erreurs de grammaire et d'orthographe ou encore de mettre en forme directement votre contenu.
Et comme cette IA tient compte du contexte du document, vous pouvez lui poser des questions par exemple sur un looong PDF, lui faire générer et expliquer une formule un peu compliquée dans le tableur, ou transformer une simple idée en keynote de 2h pour votre prochain TEDx ^^, notes du présentateur comprises.
Dans l'éditeur PDF, le chat IA propose ses requêtes toutes prêtes : résumer, traduire, corriger, créer une table des matières
Cette fonctionnalité IA embarque aussi plusieurs prompts tout faits qui couvrent les demandes les plus courantes. Mais vous pouvez aussi enregistrer les vôtres pour les rejouer d'un clic plus tard, créer des actions rapides pour un besoin ponctuel (du genre changer le ton d'un texte, par exemple) ou vous monter un super assistant qui travaillera en continu pendant que vous chillez à la machine à café et qui réagira à vos modifs pendant que vous écrivez.
Notez que ces deux dernières fonctionnalités ne sont pas encore disponibles pour l'instant, ailleurs que dans le traitement de texte.
La création d'un assistant IA dans le traitement de texte, ici avec un prompt qui extrait décisions et actions d'un compte rendu de réunion
Maintenant, la question que vous vous posez sûrement, c'est où partent vos documents ?
Eh bien ça dépend de la façon dont vous utilisez ONLYOFFICE. Si vous l'utilisez dans le cloud, le service ONLYOFFICE AI repose sur OpenRouter et il faut donc recharger votre wallet pour l'activer (ouaip, c'est payant). Par contre, sur votre serveur à vous, il suffit de brancher le modèle que vous voulez, y compris un modèle qui tourne en local, et dans ce cas, vos documents ne quitteront pas votre infra.
Quoiqu'il en soit, dans les deux cas, c'est vous qui choisissez le modèle par défaut que vous voulez utiliser et bien sûr, attribuer d'autres modèles secondaires à d'autres tâches précises.
Et si l'IA vous donne des boutons, sachez qu'ONLYOFFICE a écouté les retours de ses utilisateurs et l'a totalement retirée des versions open source. Donc si vous êtes en mode open source et que vous voulez de l'IA, faudra l'installer en plus (mais ça reste possible). Desktop Community, la version libre de l'application de bureau, la propose ainsi en module complémentaire facultatif, que vous n'ajoutez que si vous en avez envie.
Cette 10.0 introduit aussi des applications gratuites sous licence AGPL v3, que vous activez selon vos besoins : Des agents IA qui automatisent votre espace de travail avec de la recherche intelligente, une base de connaissances personnalisée avec des serveurs MCP, des formulaires de collecte des données suivi d'une analyse des réponses, un système de fichiers qui centralise le stockage et les droits d'accès, et des espaces de collaboration sécurisés, jusqu'aux salles de données virtuelles pour les documents confidentiels.
Dans le cloud, tout ceci est actif par défaut, et sur un serveur, une seule commande suffit à les installer.
Dans les éditeurs, c'est le PDF qui récupère les nouveautés les plus pratiques puisqu'il sait maintenant effacer les métadonnées et autres informations cachées d'un fichier avant de l'envoyer, mais aussi régler la bordure, le fond et l'opacité de vos annotations, et quand vous modifiez le texte d'un PDF, les tableaux sont reconnus tout seuls, ce qui évite de reconstruire les lignes et les colonnes à la mano.
Les signatures, quant à elles, s'enregistrent une seule fois et peuvent ensuite être réutilisées dans d'autres formulaires. C'est pratique pour signer des papiers vite fait sans avoir à imprimer > signer > numériser. Moi, j'utilise que ça tout le temps.
Avant de partager un PDF, cette fenêtre efface ses métadonnées et ses informations cachées
Dans le traitement de texte, quand c'est en mode collaboratif, vous pouvez ainsi suivre le curseur d'un collègue en temps réel pendant la coédition. L'option "Conserver avec le suivant" évite également qu'un titre se retrouve tout seul en bas de page, séparé de son contenu, et l'écriture de droite à gauche est plus fiable. Le tableur, lui, va plus vite, notamment sur des fonctions comme SUMIF ou COUNTIFS qui ont été optimisées. Il vous indique également où placer chacune des constantes dont vous avez besoin pendant que vous tapez une formule. Et surtout, une jolie petite bordure animée vous montre ce que vous venez de copier.
Bref, c'est super pratique au quotidien !
Pendant la saisie d'une formule, une bulle indique la place de l'année, du mois et du jour dans la fonction DATE
Pour les présentations, il y a de nouveaux modes d'affichage (plan, lecture...), des options d'impression bien plus complètes et surtout l'export de vos diapos en GIF ou en vidéo, ce qui est bien pratique pour les partager sur vos réseaux sociaux.
Et dans toute la suite, vous pouvez aussi ouvrir les fichiers .ofd, enregistrer un tableur au bon vieux format .xls et convertir une image SVG en forme modifiable.
Et c'est sans compter sur la communauté d'ONLYOFFICE qui apporte aussi de nouveaux plugins, comme Antidote pour l'orthographe et la grammaire, Curly ou Salesforce, le tout rangé dans un gestionnaire de plugins refait au propre pour cette nouvelle release.
Les deux fenêtres d'export d'une présentation, en animation GIF ou en vidéo
Côté sécurité, ONLYOFFICE annonce environ 35 vulnérabilités corrigées, et promet un billet détaillé sur le sujet prochainement.
L'application de bureau Desktop Editors gagne une page d'accueil repensée, des sections Modèles et Clouds revues, une intégration avec Odoo et des retouches visuelles sous Linux pour que ce soit un peu plus joli pour les amateurs de libre.
Quant aux applis gratuites pour iOS et Android, elles ont le droit à un assistant IA qui accepte de nouveaux fournisseurs comme Grok et DeepSeek, et également droit au remplissage automatique des formulaires par IA et à la saisie vocale (C'est le genre de fonction dont je peux vraiment plus me passer, moi, la saisie vocale).
Voilà, si vous voulez voir tout ça vous-même, c'est super simple ! Il vous suffit de passer par le cloud d'ONLYOFFICE, d'installer les applications de bureau ou alors si vous êtes un petit peu chaud de déployer la version serveur chez vous pour tout garder au chaud à la maison.
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Ventoy , je vous en ai déjà parlé à de multiples reprises et vous connaissez ça mieux que moi ! C'est cet outil open source qui transforme une clé USB en clé bootable sur laquelle vous glissez vos ISO comme de simples fichiers, sans avoir à reformater à chaque fois. Et ça c'est super pratique puisque comme ça, au démarrage de votre ordi, vous avez un menu qui vous laisse choisir sur quoi démarrer... Windows 10 ? Windows 11 ? Un Linux ? Mais il lui manquait tout de même quelque chose ! Pouvoir lancer SteamOS !
Et c'est chose faite depuis aujourd'hui puisque Ventoy vient de se voir ajouter du support, encore expérimental certes, des images de récupération de SteamOS, c'est à dire celles que Valve propose sur son site d'assistance de Steam afin de réinstaller la console.
Le souci avec SteamOS venait de l'image elle-même, qui n'est pas une ISO mais un fichier .img contenant un disque GPT brut, et que Ventoy ne parvenait pas à démarrer convenablement. Mais c'était sans compter sur matte-schwartz, un des contributeurs au projet qui a proposé un correctif en juillet, sur lequel le développeur de Ventoy a ensuite apporté ses propres optimisations avant de l'intégrer définitivement dans le projet.
Par contre, "cuidado con el ISO" car Valve distribue cette image compressée, en .img.bz2 ou en .img.zip, et Ventoy ne lit PAS le .img.bz2. Donc vous devrez d'abord décompresser ce truc .img (avec bunzip2 pour le .bz2, par exemple), puis la copier sur la clé avec le reste.
L'autre gros morceau de cette nouvelle version de Ventoy concerne Linux. Maintenant, quand vous booterez une distrib live direct depuis votre clé USB, la partition qui contient vos ISO sera accessible directement depuis la barre latérale du gestionnaire de fichiers. Et ça c'est cool !
Cette partition Ventoy porte aussi désormais un nom stable, /dev/mapper/VentoyPart, et les icônes de disque en double qui encombraient la barre latérale de certaines distributions ont totalement disparu ! Et si la vôtre n'est pas dans la liste et vous répond "device busy", ne stressez pas, suffit juste de monter /dev/mapper/VentoyPart à la mano.
Et s'il n'existe pas, lancez ces deux commandes puis réessayez :
sudo udevadm trigger
sudo udevadm settle
Voilà et pour le reste des news, cette 1.1.18 corrige le démarrage de la bêta de Fedora 45, la vérification de version du Secure Boot qui échouait avec Windows et WinPE, ainsi que la persistance qui lâchait de temps en temps sous Ubuntu Desktop. Et CloneZilla peut maintenant monter la partition des ISO lui aussi.
Si ça vous chauffe de mettre à jour, récupérez la version sur la page GitHub de la release , puis passez par la mise à jour plutôt que par une nouvelle installation, comme ça vos ISO resteront alors en place.
Source : Neowin
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Le P.T. de Kojima, ce "playable teaser" de Silent Hills que Konami a retiré du PlayStation Store en 2015, a maintenant un portage natif pour Windows et Linux et c'est signé Lorean Xavier.
Pour ceux qui ne connaissent pas ce jeu, P.T. est sorti gratuitement sur PS4 en août 2014, sous le nom d'un studio qui n'existait pas, 7780s Studio. On y parcourt un couloir en L qui tourne en boucle, en marchant et en zoomant, pendant que Lisa, un fantôme, nous traque. Et si elle nous attrape, eh bien la boucle infernale recommence encore et encore... Et bien sûr, ce maudit couloir change à chaque tour réussi !
Ensuite, une fois la dernière énigme résolue, on avait droit à un trailer annonçant Silent Hills, réalisé par Hideo Kojima et Guillermo del Toro avec Norman Reedus dans le rôle principal. Le vrai jeu a ensuite été malheureusement annulé, et P.T. n'a survécu depuis uniquement sur les PS4 qui l'avaient conservé ou via l'émulation.
Mais c'était sans compter sur Lorean qui l'a recompilé pour en faire un portage natif, comme celui d'Animal Crossing dont je vous parlais en juillet. La logique du jeu a été intégralement reconstruite en C++ à partir du comportement de l'original et le rendu tourne sur Vulkan, alors que les niveaux, les modèles, les textures, les sons et les cinématiques, eux, sont lus lors de l'exécution à l'aide de votre propre copie PS4 (ce qui évite de diffuser du contenu sous copyright donc).
Tout ce que le portage ajoute est désactivé ou calé sur l'original par défaut. On y retrouve donc des upscalers (FSR 3.1 et XeSS sur n'importe quel GPU récent, DLSS 4.5 sur GeForce RTX, sous Windows seulement), un mode photo sur F7 et un dossier de mods qui accepte des scripts Lua.
Côté fidélité, Lance McDonald, le dataminer qui avait fouillé P.T. à l'époque, y voit, autant qu'il puisse en juger, un portage 1:1 de toute la base de code, qui reproduit tous les comportements non documentés qu'il connaît. Et bien sûr, même si le dev de ce portage a dû gérer l'archi du code de A à Z, c'est l'IA qui s'est occupée du dev et du debugging.
Bref, comme je vous le disais, ce portage ne contient aucun fichier de Konami, donc c'est à vous de fournir le jeu. Il vous faudra donc un dossier dump sorti de votre console (ou d'une archive en ligne si vous êtes un affreux criminel ^^), ou un faux PKG fabriqué à partir de ce dump. Un PKG du store ne marchera pas par contre puisqu'il est chiffré pour la console qui le possède. Et bien sûr, seule la version américaine (CUSA01127) a été testée. A tester donc avec les versions européenne et japonaise pour voir si ça passe.
Côté machine, il vous faudra à minima un Windows 10 ou 11 en 64 bits, ou un Linux x86-64 avec glibc 2.38 minimum (Ubuntu 24.04, Debian 13, Fedora 39, Arch ou SteamOS ça passe.), ainsi qu'un GPU compatible Vulkan 1.3. Sur Steam Deck, l'installation se fera depuis le mode bureau, puis faudra ajouter le jeu comme jeu non-Steam.
De son côté, macOS est annoncé pour la 1.0.2, mais ses paquets ne sont pas encore téléchargeables (faudra compiler les amis !). Pour le reste, les menus et les sous-titres sont disponibles en français, mais les voix restent en anglais, et le passage où le jeu a besoin de votre micro peut être joué au clavier quand même, si vous n'avez pas le matos.
Voilà... Je ne m'en souvenais pas, mais en faisant mes recherches, j'ai appris que ce n'est pas la première tentative de portage de P.T. sur PC. Il y a eu un remake de Qimsar, fan de 17 ans, qui est sorti gratos en juillet 2018 et malheureusement, Konami l'a fait fermer quelques jours plus tard pour des raisons légales, tout en lui proposant un stage (beaux joueurs quand même).
On verra à quelle sauce ce projet sous licence MIT se fera manger ou pas.
Sachez que si vous avez déjà votre copie de P.T. sous la main, les installeurs Windows et Linux sont sur la page Releases du dépôt GitHub !
Source : PC Gamer
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RNDS-Stream , c'est une appli homebrew incroyable pour la Nintendo DSi (sortie en 2008 quand même... ça date de fou !) qui affiche en live n'importe quel jeu depuis votre PC Linux. Le PC capture la fenêtre du jeu et l'envoie en MJPEG sur le réseau local, puis la console décode ce flux vidéo, et le clavier et la souris du PC sont pilotés à distance via ydotool .
Si ça vous intéresse, la vidéo ci-dessous montre le projet en action (vers les 4 min 48) avec côté console, le décodage du MJPEG passant par RubyNDS , qui est le framework Ruby que l'auteur s'est monté pour programmer la DSi. Et avec les bons réglages de GStreamer, ça peut grimper à 20 images par seconde avec saut d'images, ou plus modestement de 10 à 15 images par seconde en résolution max sur la DSi. Le serveur de son côté, repère tout seul votre bibliothèque Steam et vos instances Prism Launcher pour vous permettre de lancer les jeux de votre choix.
Pour l'essayer, faut déjà que vous soyez bien chaud bouillant ^^. Ensuite, il faut un flashcart qui permet de lancer l'outil en copiant son .nds sur une microSD, avec à la racine un fichier rnds-stream.txt qui contient uniquement l'adresse IP locale de votre PC. Bref, rien à copier sur la SD interne de la DSi.
Côté PC, c'est du Linux sous X11 ou Wayland, puisque les fenêtres en Wayland pur ne sont pas détectées, avec wmctrl et GStreamer installés à côté du Flatpak du serveur, qui n'est pas entièrement autonome. Sachez que l'auteur n'a testé que Fedora KDE, donc à voir comment ça se passe sur les autres distrib.
Reste le Wi-Fi car d'après le wiki DS Homebrew , une appli DS classique ne gère que le WEP ou les réseaux ouverts, le WPA et le WPA2 n'étant possibles qu'en mode DSi.
Voilà, on est dans l'hyper expérimental, y'a des bugs, aucune sécurité (donc restez bien en local) mais c'est assez insolite pour que je vous en parle.
Source : Hackaday
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Chez moi, c'est un Mac mini qui gère à peu près tout depuis des mois. Il héberge mes projets de vibe coding, (pour ceux qui débarquent, on parle du développement où une IA écrit le gros du code pendant que je bois des chocolats chauds devant Rick et Morty), il fait tourner mes sessions de Claude, l'IA d'Anthropic, il pilote ma domotique, il surveille même mes NAS et mon Plex. Tout ça marche bien, je n'y touche presque jamais.
Sauf que voilà, il m'a fallu une seconde session de travail avec une autre instance de Claude/Codex, pour un projet qui n'avait rien à voir. J'ai d'abord pensé racheter un Mac mini. Et puis entre les prix qui ont gonflé et macOS qu'il aurait fallu piloter à distance en permanence, j'ai un peu baissé les bras.
GEEKOM m'a alors proposé de tester son A5 , un petit PC de la taille d'un Mac mini, 11,7 centimètres de côté pour 650 grammes, qu'on trouve autour de 500 euros avec trois ans de garantie. J'ai dit oui, forcément, même si je n'ai plus acheté de PC depuis 15 ans.
Dedans, il y a un Ryzen 7 7730U d'AMD avec huit cœurs, seize threads et une fréquence qui monte à 4,5 GHz, le tout dans 15 watts, donc ça chauffe vraiment très peu. Les 16 Go de mémoire DDR4 ne sont pas soudés, on peut aller jusqu'à 64 Go en ouvrant le boîtier, et ça, Apple ne vous laissera jamais le faire sur un Mac Mini.
Le SSD de 500 Go est déjà plus généreux que les 256 Go du Mac mini de base, et si ça ne suffit pas, il y a un deuxième emplacement M.2 et une baie pour un disque 2,5 pouces. En cumulant, on peut monter à 7 To.
Pour la connectique, j'ai de quoi voir venir, avec six ports USB dont deux USB-C, deux sorties HDMI qui gèrent jusqu'à quatre écrans 4K, du WiFi 6, du Bluetooth 5.4 et surtout un port Ethernet 2,5 gigabits, le seul que j'utilise vraiment vu que la machine discute toute la journée avec mes NAS, tout le monde à cette vitesse, ce qui est quand même bien sympathique.
La machine est livrée sous Windows 11, mais je lui ai installé un Ubuntu en version serveur. J'ai branché un écran une heure à tout casser, le temps de l'installation, de configurer le Bios pour qu'il redémarre tout seul en cas de panne de courant, et depuis je n'y touche plus qu'en SSH, la prise de contrôle à distance en ligne de commande. Et encore quand je dis "Je", ce sont mes IA et mes automatisations qui administrent la machine, et ça fonctionne, sans drame (j'ai BEAUCOUP de sauvegardes derrière, je vous conseille d'en avoir aussi si vous laissez l'IA administrer vos machines).
Le plus fou, et qui m'a vraiment surpris, c'est le silence. GEEKOM annonce autour de 28 décibels au repos et à peine plus en charge, et dans les faits je ne l'entends simplement jamais, alors qu'il est posé dans mon salon et qu'il tourne 24h/24. La consommation est ridicule aussi, environ un demi kilowattheure par jour.
Ce genre de machine peut servir à plein de choses, un petit serveur maison, Home Assistant pour la domotique, une médiathèque, des agents IA qui bossent la nuit, ou tout simplement un PC de bureau classique si vous le laissez sous Windows.
Et pour tout vous dire, sur cet usage serveur, il est même meilleur que mon Mac mini. Plus de bizarreries macOS, plus de mise à jour qui réclame une session ouverte, plus de réglage système qui se met en travers du chemin. Ubuntu fait ce qu'on lui demande et c'est vraiment très reposant.
Le circuit graphique Vega 8 intégré ne vous permettra pas de lancer GTA6 en 4K (en même temps il n'est toujours pas annoncé sur PC...), et il ne faut pas compter dessus pour faire tourner un gros modèle d'IA en local, mais pour du développement, du serveur et de la vidéo, c'est vraiment la machine idéale.
Si vous avez le même genre de besoin que moi, ou que vous avez envie d'expérimenter, vous pouvez y aller. L'A5 est en vente autour de 550 euros sur Amazon, dispo en cliquant ici .
Avec en plus un petit code promo :
Prix habituel : 549 €
Prix après réduction : 494 € (10 % de réduction)
Code promo : KORBA527 (valable jusqu'au 30 octobre)
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Ces derniers temps, il y a beaucoup de hype sur la distribution Linux Omarchy.
C'est sûr qu'elle présente de nombreux avantages comme une installation en moins de 2 minutes sur la plupart des machines, un bureau en mosaïque pilotable au clavier et des thèmes qui changent réellement l'habillage de tout le système mais elle est aussi vivement critiquée par les puristes du libre parce que, pour certains, elle ne serait qu'une Arch Linux avec les dotfiles de son créateur DHH (David Heinemeier Hansson). Pour Matthew Garrett , fervent défenseur du libre, elle est même, je cite "fondamentalement incompatible avec les objectifs du logiciel libre".
Bon, moi vous me connaissez, ces guerres de clochers techniques, ça ne me passionne pas... Et pourtant, aujourd'hui, Omarchy vient clairement de changer de visage. En effet, suite à mon article d'hier sur un projet en lien justement avec Omarchy, un lecteur de Korben.info m'a averti que DHH, le créateur d'Omarchy, diffusait actuellement de "drôles" d'idées sur son blog , où il publie depuis plus d'un an, des billets notamment sur l'immigration en Europe.
Je vous cite quelques extraits que j'ai traduits en dessous :
"Unwilling to resign the rest of the country to the kind of demographic replacement that befell London over the last two decades."
"Refusant de se résigner à voir le reste du pays subir le genre de remplacement démographique qui a frappé Londres ces vingt dernières années."
"As I remember London", septembre 2025
"Like an immigration policy designed to rival America's cherry-picking of the world's best, rather than mass immigration from low-average-IQ regions of net-negative contributors to the economy (and society)."
"Par exemple une politique d'immigration conçue pour rivaliser avec la manière dont l'Amérique va chercher les meilleurs du monde, plutôt qu'une immigration de masse venue de régions au QI moyen bas, faite de contributeurs nets négatifs pour l'économie (et la société)."
"Europe is weak and delusional (but not doomed)", 9 décembre 2025
"You can't save the continent's declining birth rate, growing retiree burden, or even economy as a whole by importing millions of people from a culturally incompatible third world."
"On ne sauvera ni la natalité en baisse du continent, ni le poids croissant des retraités, ni même son économie, en important des millions de personnes d'un tiers-monde culturellement incompatible."
"Three sacred cows that must die so Europe can live", 16 juillet 2026
"Because the sacred cow here is not just that mass migration must stop going forward. It's also that millions who are already in Europe must go."
"Parce que la vache sacrée ici n'est pas seulement qu'il faut arrêter l'immigration de masse pour l'avenir. C'est aussi que des millions de personnes qui sont déjà en Europe doivent partir."
"Three sacred cows that must die so Europe can live", 16 juillet 2026
"When wolves get out of control, you shoot them. When gypsies take over public spaces, you deport them."
"Quand les loups deviennent incontrôlables, on les abat. Quand des gypsies s'emparent de l'espace public, on les expulse."
"Wolves, sheep, and gypsies", 21 juillet 2026 ("gypsies" est son mot, je ne l'ai pas traduit)
Alors oui, je sais, les idées de merde ont le vent en poupe en ce moment, et je vais encore tendre des strings avec cet article mais bon, comme toujours je m'en tape parce que c'est impossible pour moi d'ignorer ça.
Je sais que certains vont encore venir me dire que je n'ai pas à faire de "politique", mais sachez que de mon point de vue, ça n'en est pas. La xénophobie et les idées anti-démocratiques n'ont pas leur place sur l'échiquier politique. C'est un cancer qui n'a d'autre but que d'anéantir la démocratie, et je trouve aberrant que l'organisme vivant "démocratie" accueille cette maladie mortelle à bras ouverts. Mais bref...
Ce genre d'idées que diffuse DHH et d'autres, si on peut appeler ça des idées, en plus d'être faciles à penser, totalement pré-machées, ce sont des idées mortifères à la fois pour les humains et pour la démocratie. Ce sont des idées dont nos parents et grands-parents ont été victimes durant la seconde guerre mondiale et l'occupation, et dont beaucoup de monde sont encore victimes tous les jours ( dernier exemple en date qui m'a choqué ).
Bref, avec Omarchy, ce n'est pas possible pour moi de dissocier l'homme de l'artiste ou devrais-je dire, dissocier le développeur de ses idées racistes. La xénophobie est un "choix" quasi primitif en terme de logique, j'en conviens. Ça ne demande pas trop d'effort et ça permet de rendre responsable "les autres" de tous ses problèmes, ce qui évite aux gens d'endosser leurs responsabilités, de se prendre en main, ou d'être solidaires comme le feraient des adultes. C'est clairement un désir de confort qui s'adosse à la haine, mais ça n'a jamais été une solution.
Et Omarchy étant très fortement incarnée par DHH, qui adore mettre son nom partout sur le site web de cette distrib, c'est difficile d'ignorer la situation. Bien sûr, je sais qu'il y a, à ses côtés de nombreux contributeurs qui ne connaissent pas et ne partagent pas ses idées et c'est pareil avec les utilisateurs de cette distrib.
Mais maintenant qu'on est tous au courant, je pense qu'il est temps d'être cohérent avec nos valeurs qu'elles soient libristes, humanistes ou démocratiques pour ne pas faire par exemple comme 1Password et 37signals qui s'engagent à financer ce projet à hauteur de 100 000 dollars par an chacun, tout en affirmant, comme l'a fait le PDG de 1Password, que, hey, l'entreprise n'approuve pas les opinions de DHH, donc que c'est bon, y'a totem d'immunité.
Bah non, moi je trouve ça trop facile.
Donc voilà, vous faites ce que vous voulez mais maintenant que je sais quelles sont les idées de celui sur qui repose Omarchy, ne comptez plus sur moi pour utiliser et promouvoir cette distrib.
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Si vous avez la chance de rentrer de manif avec vos 2 mains, parce que hé, "c'est la démocratie", voici un outil qui va vous intéresser ! Ça s'appelle OpenMouse et c'est un configurateur de souris gaming qui fonctionne direct dans le navigateur. Vous branchez votre souris, vous ouvrez le site dans Chrome ou Edge, et vous réglez le DPI, le polling rate, et les boutons et le RGB (selon ce que votre modèle sait faire).
L'outil n'envoie aucune donnée à l'extérieur et en plus, c'est gratuit et sous licence AGPL. Maintenant, est-ce que ça va fonctionner avec votre souris ? C'est la grande question ! La liste du projet suit actuellement 746 appareils, dont 232 sont taggés comme "Compatible", c'est-à-dire confirmés fonctionnels avec un driver enregistré. Les autres sont des modèles demandés par la communauté, ou qui attendent un test matériel ou un driver.
Chez Logitech par exemple, la G502, la MX Master 3S et la G Pro X Superlight en font partie. Chez Razer, la DeathAdder V3 et la Viper V3 Pro aussi, mais la Basilisk V3 attend encore un test sur du vrai matériel.
Après, "Compatible" ne veut pas dire que tout se règle direct. La Corsair Nightsword RGB est marqué comme tel et pourtant, elle est en lecture seule (il faut fermer l'outil iCUE avant), et plusieurs autres modèles de la marque affichent "Driver nécessaire".
Et si vous avez une Razer sous Windows ?
Alors là, il vous faudra un utilitaire en plus car depuis Chrome 153, une page web ne peut plus toucher à la souris via l'interface que Razer utilise. En effet, Chrome a corrigé un bug Windows qui, d'après le billet d'OpenMouse daté du 12 septembre dernier, laissait cet accès ouvert depuis des années. Les Razer ont donc cessé de s'y connecter, ce qui fait que pour le projet, la seule solution c'est Bridge , un utilitaire optionnel qui s'installe sur l'ordi et qui permet de faire le lien entre la souris et l'app web.
Bridge est cool parce qu'elle permet aussi d'utiliser OpenMouse sous Firefox (Safari n'est pas encore supporté), ainsi que d'appliquer un profil de réglages au lancement d'un jeu, ou encore de vous prévenir quand la batterie de votre souris sans fil passe sous 20 %.
Par contre, c'est encore une bêta donc il n'y a aucune garantie ! À tester !
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PipePipe est un client Android libre qui permet de regarder YouTube, mais aussi les plateformes asiatiques comme NicoNico et BiliBili. Vous l'aurez compris, c'est un fork de NewPipe que son auteur a sorti début 2022 pour le développer de son côté avec les trucs dont il avait envie. Comme PipePipe ne reprend pas les mises à jour de NewPipe et ne lui en envoie pas non plus, cela veut dire qu'un changement fait dans NewPipe n'arrive pas forcément dans PipePipe et vice versa.
Ceci étant dit, ce qui va vous intéresser, c'est qu'il intègre avant tout le fameux SponsorBlock , une base collaborative qui recense les passages sponsorisés des vidéos pour les sauter tout seul comme un grand. Ça fonctionne aussi bien sur YouTube comme sur BiliBili.
Vous avez aussi Return YouTube Dislike qui ne sert pas à grand chose mais qui permet de retrouver l'ancien compteur de pouces baissés de Youtube, ainsi que les titres d'origine visible à la place des titres "traduits" de Youtube (beurk).
Et vous pouvez aussi y masquer les (poom poom) Shorts, les vidéos payantes ou tout ce qui contient un mot-clé de votre choix ou en provenance d'une chaîne dont vous ne voulez plus entendre parler !! Et pour ceux qui écoutent plus qu'ils ne regardent, il y a même un mode lecteur de musique en arrière-plan avec, s'il vous plait, minuteur de sommeil, histoire que ça ne tourne pas toute la nuit.
Le panneau SponsorBlock de PipePipe, avec les segments repérés dans la vidéo et l'interrupteur pour les sauter
Alors peut-être que ça ne vous touche une sans faire bouger l'autre, mais par exemple SponsorBlock, l'équipe de NewPipe n'en veut pas afin de ne pas pénaliser les créateurs de contenu.
Après, attention si vous filtrez la pub au niveau du DNS, avec un Pi-hole, un AdGuard Home ou NextDNS. Ces trucs-là bloquent parfois les domaines googleapis.com / google.com, ce qui fait planter la lecture de YouTube. Donc, il faut les mettre dans votre liste d'exceptions, plutôt que de stopper tout le filtrage si ça ne marche pas la lecture sur votre téléphone. Et si ça foire toujours le wiki du projet liste d'autres causes, comme le blocage anti-bot de YouTube.
Côté compte, PipePipe n'en demande aucun et ne synchronise absolument rien vers un cloud quelconque. Tous vos abonnements, votre historique et vos playlists restent stockées bien au chaud sur votre smartphone. Et surtout, ce que j'apprécie, c'est que la connexion à YouTube est facultative. En fait, il n'est conseillé de l'activer que lorsque vous rencontrez des blocages IP ou une limite liée à votre âge, ah et aussi pouvoir extraire de l'audio à partir des vidéos de ce que j'ai compris.
Voilà, pour ceux qui utilisent des Tubular qui, malheureusement, est à l'arrêt , c'est peut-être une bonne alternative, tout comme BravePipe qui intègre lui aussi SponsorBlock.
Voilà, pour installer BravePipe, il vous faudra Android 6 minimum et vous rendre sur la fiche F-Droid ou directement télécharger l'APK sur GitHub .
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Meeting Recorder , c'est un enregistreur de réunions pensé pour Omarchy, la distribution Linux de DHH basée sur Arch et Hyprland. Et y'a pas besoin d'inviter à bot chelou dans votre visio puisque l'app se contente d'écouter votre micro et ce que joue votre ordinateur. Donc ça fonctionne avec n'importe quel logiciel de réunion, et tout est ensuite transcrit sur votre machine, 100% en local
Le micro et le son de l'ordinateur sont ainsi enregistrés sur deux pistes séparées, et deux jauges vous montrent avant de lancer que les deux arrivent bien. C'est comme ça que l'outil sait qui parle... ce qui passe par le micro, c'est vous, et ce que joue l'ordinateur, ce sont les autres. Et s'il y a plusieurs personnes en face, Nemotron 3 Diarization, un modèle de NVIDIA qui tourne en local, sépare simplement leurs voix en "Remote 1", "Remote 2"...etc, que vous pouvez ensuite renommer.
L'écran de fin, Maya au micro, Tom côté ordinateur, et les deux pistes dans la forme d'onde
À la fin de l'appel, c'est whisper qui transcrit tout ce basar, avec le modèle large-v3-turbo par défaut (environ 1,6 Go à télécharger une seule fois), pendant qu'une animation façon années 90 vous fait patienter. Et pas besoin de carte graphique puisque d'après l'auteur, le processeur d'une machine récente boucle un appel court en quelques secondes. Ah et puis trop cool, le français fait partie des langues proposées, donc vous pouvez l'utiliser si vous avez séché les cours d'anglais.
Vous récupérez ensuite le texte, avec l'heure et l'intervenant sur chaque ligne, et un lecteur audio au-dessus. Cliquez alors sur une ligne et la lecture repartira de là. Et si whisper s'est gourré, vous survolez la ligne pour la corriger, la donner à l'intervenant suivant ou la supprimer. Chaque réunion finissant dans un simple dossier de ~/Documents/Meetings, avec l'audio et un fichier transcript.md, vous pouvez tout récupérer et même glisser sur la fenêtre un vocal ou un appel enregistré ailleurs, et Nemotron pourra y détecter jusqu'à 8 voix sans problème.
Pour les réunions de trois minutes ou plus, il y a aussi du chapitrage et c'est l'agent de code réglé par défaut dans Omarchy (Claude Code, Codex...) qui découpe la transcription une fois que c'est terminé. Donc, si vous ne voulez pas que ça parte dans le cloud, il faut prendre le temps de ne régler aucun agent par défaut sur Omarchy.
Et n'oubliez pas non plus de prévenir les gens en début de réunion, car l'article 226-1 du Code pénal punit l'enregistrement de paroles privées sans leur consentement. Hé ouaiiiis !
Côté installation, l'outil est dans le dépôt de paquets d'Omarchy, pour l'instant uniquement sur le canal edge. Sinon, en attendant la prochaine version d'Omarchy, ce script d'une ligne installera le même paquet.
Bref, c'est l'un ou l'autre :
yay -S omarchy-meeting-recorder
ou
curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/jankeesvw/omarchy-meeting-recorder/main/install.sh | bash
Attention, au moment où j'écris ces lignes, la version 1.1.1 plante dès la première transcription sur les processeurs sans AVX-512, un Ryzen 5 5500 ou un Core Ultra 9 285K par exemple. L'audio est bien enregistré, mais vous n'aurez pas de texte, parce que le binaire publié a hérité des instructions AVX-512 de la machine qui l'a compilé. Heureusement, un contributeur a déjà proposé un correctif, donc, soyez patient. Mais si vous êtes vraiment pressé, il faudra juste compiler vous-même l'appli (cargo build --release, les étapes sont dans le README).
Et si vous n'êtes pas sous Omarchy ? Faut chialer ?
Non, car l'app prendra alors l'apparence standard de libadwaita, mais sans l'agent par défaut d'Omarchy. Donc adieu les chapitres. Sous Windows, l'application Meetily fait le même genre de travail en local, Avec mon application macOS Kassis , on peut faire ça aussi. Il suffit de glisser-déposer l'enregistrement de la réunion sur l'appli. Les interlocuteurs sont reconnus et on obtient un transcript en quelques secondes. Enfin, pour transcrire vos enregistrements directement sur un serveur, il y a Speakr, dont je vous ai déjà parlé .
Voilà, en tout cas, je trouve que son dev a bien bossé ! Meeting Recorder c'est sous licence MIT, et le code est sur GitHub pour ceux qui ont un Omarchy sous la main !
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La NHTSA, l'agence américaine chargée de la sécurité routière, a ouvert le 21 septembre dernier une enquête préliminaire sur les boîtiers Comma et sur openpilot, le logiciel open source qui tourne dessus. En cause, 5 accidents signalés où la voiture a percuté un véhicule arrêté ou roulant lentement dans sa propre voie. Deux de ces accidents ont causé la mort de trois personnes au total et onze autres ont été blessés.
Pour ceux qui débarquent, Comma, c'est la boîte fondée en 2015 par George Hotz, alias Geohot. Son boîtier embarque des caméras, se branche sur le faisceau de la voiture et s'appuie sur les capteurs d'origine pour maintenir la vitesse et la trajectoire.
Et la NHTSA, Comma connaît déjà puisqu'en 2016, avant de la laisser vendre le Comma One, son premier boîtier, l'agence américaine a exigé des réponses à 15 questions (conception, tests, sécurité...) forçant Hotz à volontairement en annuler la sortie pour un mois plus tard, mettre openpilot en opensource sur Github.
Sauf que cette fois, les boîtiers sont déjà en service partout aux Etats-Unis et dans le monde. Dans son résumé d'enquête, l'agence recopie les promesses du site de comma (installation en un quart d'heure, conduite "hands free" sur la voiture que vous avez déjà, des heures sans reprendre le volant...etc), pour ensuite, juste après, ajouter l'avertissement du même site, qui exige un conducteur attentif et prêt à reprendre la main à tout moment.
Maintenant, les rapports d'accident déposés par Comma + un de Honda, montrent des situations très différentes. L'un des deux accidents mortels, c'est un RAV4 de 2022 qui a percuté en février, en Louisiane, une voiture de police stoppée sur la voie, gyrophares allumés, d'après ce que raconte la police de l'État . Et ce RAV4 faisait tourner FrogPilot, un fork d'openpilot, qui aurait été engagé. Dans son rapport, Comma écrit qu'elle ne peut rien dire de plus sur un logiciel tiers, et qu'elle a conservé les données à la demande de la NHTSA.
L'autre accident mortel, TechCrunch n'a pas pu l'identifier à partir des rapports cités. Pour deux autres, en revanche, les rapports sont bien plus bavards. En septembre 2025, dans le Missouri, une Honda Accord de 2020 a embouti une Chevrolet arrêtée à un carrefour. C'est le régulateur de Honda qui gérait la vitesse, openpilot ne tenant que le volant, et le conducteur a déclaré s'être endormi après avoir calé ce régulateur à 80 mph, soit environ 130 km/h. Et en juillet, dans l'Utah, une Corolla de 2021 sous openpilot 0.11.0, dont comma a elle-même vérifié qu'il était engagé, roulait à 56 mph, soit 90 km/h, juste avant de percuter une voiture.
Démêler tout ça, accident par accident, c'est le boulot de l'enquête, qui évaluera aussi les performances du système et les garde-fous censés garantir une utilisation sûre. Chez Comma, c'est notamment une caméra qui surveille le conducteur et l'alerte quand il arrête de porter son regard sur la route. Quant au fork mis en cause, l'agence américaine devra analyser ce qu'il partage avec openpilot, sachant que Comma interdit déjà aux forks de brider cette surveillance, sous peine d'être bannis de ses serveurs, eux et leurs utilisateurs.
Pour la suite, il va falloir être patient... L'enquête ouverte en 2021 sur l'Autopilot de Tesla , après des collisions sur des lieux d'intervention des secours, a débouché fin 2023 sur un rappel de plus de 2 millions de voitures, corrigées à distance avec des alertes renforcées pour garder le conducteur attentif. Et celle ouverte en avril 2024 sur le BlueCruise de Ford, après deux accidents mortels contre des véhicules arrêtés, n'a toujours abouti à aucun rappel.
Moi, ce que je peux vous dire, c'est que sur openpilot, il y a deux modes possibles. Il y a le mode par défaut qui gère le latéral, c'est-à-dire les mouvements du volant, et le mode latéral + longitudinal qui gère à la fois les mouvements du volant ET la vitesse de la voiture.
Ce second mode est expérimental et n'est pas suffisamment fiable pour être utilisé autrement qu'en conditions de tests avec une extrême vigilance, car effectivement, la caméra seule du Comma (et son IA) ne permet pas à 100 % de toujours correctement évaluer la vitesse du véhicule qui se trouve devant. Autrement quand on est en mode latéral seul, C'est le radar de la voiture (l'ADAS d'origine quoi) qui détermine si la voiture doit freiner ou pas.
Et ça, c'est côté constructeur que ça se passe.
Donc, ces histoires de collision avec des véhicules arrêtés en pleine voie, à priori, pour moi, ce sont des erreurs humaines. C'est-à-dire que ce sont des gens qui ont activé l'autopilot du Comma comme ils auraient activé un régulateur de vitesse, et qui n'ont pas pris la peine de surveiller la route pour voir si un véhicule était arrêté ou à vitesse basse devant eux. Ça reste de la conduite autonome de niveau 2, donc ça demande une vigilance de tous les instants.
On aurait eu, je pense, exactement le même problème avec un régulateur de vitesse engagé à 130 km/h sur l'autoroute avec une voiture complètement stoppée devant nous. La voiture se mettrait à freiner, mais trop tard et la collision serait inévitable à une telle vitesse. Surtout que sur ce genre de système, on peut aussi régler les distances de sécurité / de détection et donc réduire aussi (volontairement) les distances de freinage.
Mais bon, en attendant que l'enquête tranche, si vous roulez avec openpilot, en France comme ailleurs puisque le logiciel fonctionne dans n'importe quel pays , sachez qu'un véhicule arrêté dans votre voie fait partie des situations où le régulateur peut ne pas fonctionner comme prévu.
Donc gardez le pied prêt à freiner dès qu'un bouchon ou un accident se profile devant vous, les deux mains sur le volant et le regard fixé sur la route car ce n'est pas un jeu...
Source : TechCrunch
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Sur la photo officielle que j'ai mise en illustration de cet article, Dirk Schrödter, ministre du Numérique et chef de la chancellerie du Land allemand du Schleswig-Holstein, pose assis dans un escalier avec un Tux en peluche. Et il a le smile puisque plus de 200 agents de sa chancellerie bossent maintenant uniquement sous Linux, exactement comme il l'a annoncé aux 24e Open-Source-und-Linux-Tage de Kiel.
Alors attention, on n'est pas à 100 % parce qu'il reste quand même une vingtaine de postes sous Windows à la chancellerie qui sont nécessaires pour cause de dépendance technique à des logiciels métiers purement Windows.
Mais le ministre assure dans l'annonce officielle du Land que ses équipes planchent aussi là-dessus. Mais voilà, globalement, pour tout le reste, la bascule s'est bien terminée, même si on ne sait pas sur quelle distrib ils tournent exactement.
Pour réussir cet exploit, Dirk Schrödter a commencé tout doucement depuis plusieurs années en mettant d'abord en place LibreOffice sur des postes hors administration fiscale et en passant également la messagerie sur Open-Xchange et tout ce qui était VisioConf sur OpenTalk.
Puis cela continue de s'étendre lentement avec Nextcloud pour généraliser le travail collaboratif, un annuaire qui s'appelle Nubus , conçu pour remplacer Active Directory de Microsoft. Sans oublier la téléphonie, qui doit encore passer sur OSKAR, une solution totalement libre.
Alors bien sûr, comme ils disent chez Microsoft, Linux n'est gratuit que si votre temps ne vaut rien. Mais côté porte-monnaie, d'après le bilan du Land, ça fait déjà plus de 15 millions d'euros de licences économisées, face à 9 millions d'investissements ponctuels prévus en 2026 pour la migration et le développement des outils libres. Pas mal, hein ?
Et si vous vous demandez comment on fait passer toute une chancellerie sous Linux, hé bien sachez que les agents ont eu droit à de nombreuses réunions d'information en présentiel ET en ligne, à des vidéos de formation, à des experts présents sur place pour les aider et à des forums Linux. On ne les a pas balancés comme ça devant un poste Linux en mode "démerdez-vous".
Et pour la maintenance, c'est Gonicus, une entreprise allemande spécialisée en open source, qui va assurer le support technique de Linux avec Dataport, le prestataire informatique du Land.
Alors, est-ce que Windows c'est terminé pour de bon en Allemagne ?
Hé bien pas vraiment, parce que ça ne représente qu'environ 200 agents, ce qui reste une goutte d'eau face aux quelques 30 000 agents que compte l'administration du Land. Les autres ministères et administrations devraient cependant suivre "progressivement" le mouvement, et la planification du déploiement "tourne à plein régime" d'après le ministre. Mais bon pour l'instant, il n'a donné aucune date...
Comme je vous le disais au début de mon article, le gros morceau, ce sont surtout les logiciels métier. Le Land explique qu'une grande partie de ceux hébergés chez Dataport ne tournent que sous Windows, ou ne sont supportés que sous Windows par leur éditeur. La parade prévue c'est donc de les remplacer par d'autres produits, ou de les rendre utilisables à distance !
Sans compter qu'une bascule de cette taille peut aussi mal tourner. En effet, quand le ministère de l'Intérieur a migré sa messagerie vers Open-Xchange et Thunderbird durant l'été 2025, le syndicat de police GdP a parlé de "chaos total", avec des milliers de mails retrouvés dans des services qui n'avaient rien à voir. Bref, c'était le bordel.
Le syndicat reconnaît quand même que le libre est utilisable, mais que c'est quand même assez loin du confort des anciens logiciels. Voilà, donc ça marche, mais le changement demande quand même des efforts d'adaptation à des interfaces plus austères / complexes...
M'enfin, voilà ça avance... Comme quoi, un autre monde est possible ^^.
Source : Hardwareluxx
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Les failles qui permettent à une machine virtuelle de s'échapper vers la machine qui l'héberge, ça court pas les rue. Et celle qui vient de débarquer est plutôt impressionnante ! En effet, il y a quelques jours, le chercheur Hyunwoo Kim a publié la CVE-2026-89775, qui est une évasion "invité vers hôte" bien planquée dans KVM (sur les archis ARM64). Pour rappel, KVM c'est la brique de virtualisation du noyau Linux. Et le score CVSS grimpe même jusqu'à 9,3 sur 10 ! Donc, autant dire que c'est du sérieux.
En fait, cette faille permet à la VM de lire et d'écrire dans la mémoire du noyau de l'hôte à grand coups de 64 bits à la fois ^^, sans même déclencher le garde-fou censé lui rendre la main. C'est possible à cause d'un simple calcul de taille qui retombe à zéro. Du coup, le noyau considère que ce zéro est une taille valide, ce qui permet d'éviter l'invalidation du cache mémoire.
Kim décrit deux façons de s'en servir. La première, c'est l' évasion classique où depuis une VM on peut débouler sur la machine hôte. Autant dire que c'est le cauchemar de quiconque loue de l'ARM à plusieurs clients.
La seconde, quand à elle, est plus vicieuse et souvent oubliée. Sur des distributions comme RHEL, le fichier /dev/kvm est ouvert à tout le monde en écriture. Cela permet ainsi à un simple utilisateur sans droits de se servir de la faille comme d'un ascenseur vers root, sans avoir à lancer la moindre VM.
Alors, est-ce que vous êtes concerné ??
Il y a de bonnes chances que non car sur ARM64, la virtualisation imbriquée n'est pas un mode par défaut de KVM. Il faut l'activer soi-même au démarrage avec kvm-arm.mode=nested, et être sur une puce assez récente.
Mais si vous administrez pour de vrai un hôte ARM64 avec la virtualisation imbriquée active, là oui ! Un uname -r vous donnera votre version mais sachez que rien n'est impacté avant le noyau 6.16 et que le trou est colmaté à partir des versions 6.18.51 et 7.2.5. Red Hat prévient qu'aucun contournement "propre" n'existe, donc ce sera le correctif ou rien, déso ^^.
À ce jour, le chercheur en sécurité, Kim, a livré le mécanisme mais pas de code d'exploitation. Donc, prenez le temps de corriger le problème sans traîner, mais ne paniquez pas non plus car ce n'est pas encore exploité activement.
Source : la divulgation de Hyunwoo Kim sur oss-security .
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Mighty DOOM, le petit shoot roguelite que Bethesda avait sorti sur mobile en mars 2023, tourne de nouveau !! Alors bien sûr pas sur les serveurs officiels, qui sont éteints depuis deux ans, mais sur un serveur monté et hébergé par des fans, qui ont refait tout le boulot à la main.
Mais avant, pour ceux qui ont raté un épisode, en fait, le jeu est mort parce que Microsoft a fermé Alpha Dog Games, le studio qui le développait, en mai 2024, c'est-à-dire en même temps qu'Arkane Austin et Tango Gameworks (le studio de Redfall et celui de Hi-Fi Rush... tout ça le même jour, l'hécatombe). Et ce qui devait arriver arriva, puisque trois mois plus tard, le 7 août 2024, les serveurs de Mighty DOOM se sont arrêtés.
Et ce n'est pas rien parce que le jeu avait quand même été téléchargé 7,6 millions de fois sur mobile...
C'est pour ça que le projet Mighty Resurrection a décidé de redistribuer lui-même un APK Android du jeu. Il nécessite Android 10 minimum et il pointe directement sur le serveur de la communauté, dont le compteur annonçait déjà au moment d'écrire ces lignes, 449 comptes enregistrés.
Au-delà de l'APK "client", ce qui est cool, c'est qu'en face, il y a un logiciel serveur dont le code est public et que vous pouvez également lancer chez vous, si vous le souhaitez.
Ce qui est impressionnant surtout, c'est le taf. Parce qu'il a fallu régler l'authentification, les chapitres du jeu, l'inventaire des objets, les talents, la boutique, le battle pass, et même tout ce qui était achats intégrés et gestion de l'identité Xbox. En gros, chaque morceau que le jeu Android réclamait au serveur officiel, il a fallu entièrement le recoder.
Le truc un peu fou, c'est qu'Alpha Dog Games a retrouvé son indépendance cet été. Le studio est donc de nouveau entre les mains de ses fondateurs, sauf que la licence DOOM, elle, ne lui appartient pas. Donc impossible pour eux de rallumer leur propre jeu. Par contre, ils ont les sources, donc je me dis que s'ils étaient un petit peu sympas, ils pourraient aider les développeurs de Mighty Resurrection en leur offrant le code.
On verra bien si ça leur traverse l'esprit.
Merci à Maxime pour l'info.
Source : le site de Mighty Resurrection et le dépôt du serveur sur GitLab .
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Microsoft vient de prévenir le monde entier que File History, sa sauvegarde intégrée à Windows depuis Windows 8 , peut ne plus créer ni mettre à jour la moindre sauvegarde sur certaines machines et cela depuis l'installation des mises à jour de sécurité de septembre 2026 !!
Mise à jour du 25 septembre 2026 : bonne nouvelle, Microsoft a corrigé le bug ! Sur Windows 11, le correctif est dans les mises à jour optionnelles du 22 septembre, KB5124010 pour les versions 24H2 et 25H2 et KB5124006 pour la 26H1. Et si vous ne voulez pas des mises à jour optionnelles, il arrivera avec le Patch Tuesday du 13 octobre. Par contre, pour Windows 10 et les éditions LTSC, Microsoft n'a encore rien annoncé...
Et par défaut, c'est le profil utilisateur au complet qui y passe avec le Bureau, les Documents, les Images, la Musique et les Vidéos, recopiés sur un disque branché en USB ou sur un partage réseau. Autant dire l'essentiel !
Microsoft l'a pourtant remplacée depuis par Windows Backup (qui sauvegarde vos données sur OneDrive, quelle surprise...), mais File History était quand même toujours là, accessible via le Panneau de configuration.
Le symptôme ressemble à une panne de matériel puisque Windows vous réclame de reconnecter votre disque alors qu'il est branché et qu'il fonctionne parfaitement. De son côté, la date de dernière sauvegarde reste figée, et les fichiers déjà archivés répondent qu'aucune version précédente n'est disponible quand vous en cherchez une...
Et quand on y regarde de plus près dans l'Observateur d'événements, ce sont des plantages de FileHistory.exe et de KERNELBASE.dll. Surtout que le périmètre est large avec en versions impactées, Windows 11 depuis la 23H2, Windows 10 depuis la 21H2 + les éditions Enterprise LTSC 2016 et 2019.
Maintenant comment est-ce qu'on remédie à ça ? Hé bien ce n'est pas marrant parce que la seule solution que j'ai pu voir sur le fil de support Microsoft consacré au problème , c'est un utilisateur qui raconte que la seule chose qui a marché chez lui, c'est de désinstaller la mise à jour et de couper Windows Update en attendant. Sauf que KB5124008 corrige quand même un grand nombre de vulnérabilités, dont des zero-days activement exploités, et la retirer réduira sérieusement votre niveau de sécurité.... Je ne vous conseille donc pas de faire ça.
Gardez vos correctifs Windows et sauvegardez avec autre chose. Par exemple FreeFileSync qui est très bien. En tout cas, le temps que Microsoft trouve une solution.
Côté libre, y'a aussi Kopia qui fait le boulot proprement. Ça crée des snapshots chiffrés de vos fichiers et dossiers vers un disque local, un stockage réseau ou du cloud, avec compression et déduplication au passage. Et surtout c'est dispo en ligne de commande comme en GUI (interface graphique).
Et si la console ne vous fait pas peur, restic fera la même chose sans souci. Par contre avec ces solutions alternatives, je ne vais pas vous vendre du rêve hein... Le clic droit et l'onglet des versions précédentes dans l'explorateur, c'était le gros confort de File History, et aucun de ces outils ne vous le permet. Vous devrez restaurer depuis un snapshot, c'est un peu plus lourd quoi...
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cliamp est un lecteur de musique qui va plaire aux plus barbus d'entre vous puisqu'il tourne dans votre terminal, avec le visualiseur de spectre et l'égaliseur qui vont bien. On est un peu dans le même esprit roots que Winamp sauf que lui, c'est d'aller chercher vos morceaux de musique à peu près partout où ils sont rangés.
Et quand je dis partout, c'est vraiment partout. Les fichiers qui traînent sur votre disque, les flux, les podcasts, YouTube, YouTube Music, SoundCloud, et vos propres serveurs si vous en avez montés à la maison :
Navidrome
, Lyrion, Plex, Jellyfin, Audiobookshelf. Vous tapez cliamp setup et un assistant vous guidera fournisseur par fournisseur.
Mais le truc que j'ai trouvé le plus sympa, c'est la partie radio. Vous appuyez sur R dans le lecteur, et vous tombez sur l'annuaire Radio Browser , qui contient environ 58 000 stations réparties sur 241 pays. Vous filtrez par pays, par genre, par tag, vous épinglez vos favorites, et un pays entier se charge comme une playlist.
L'annuaire Radio Browser vu depuis cliamp, avec le débit et le pays de chaque station
Chez moi, je lui ai balancé le flux de FIP en ligne de commande, et hop, les barres du spectre se sont mises à danser affichant le titre en cours,, le débit réseau, la playlist à gauche, et les réglages à droite. Égaliseur paramétrique, shuffle, repeat, vitesse de lecture... Il y a tout ce qu'il faut. Le raccourci Ctrl+K vous affichera même tous les raccourcis d'un coup.
Le flux de FIP en lecture, avec le spectre à gauche, la playlist et les réglages d'égaliseur
Pour les podcasts, pas de compte ni de clé API à sortir (ça nous change). Vous faites cliamp --provider podcast et hop, ça ouvre le top 100 d'Apple et ses 19 catégories. Ensuite, vous faites vos recherches avec la touche "/" et vous vous abonnez avec "f".
Sur Mac, l'installation se fait en une commande (Linux et Windows ont leurs binaires tout prêts dans les Releases) :
brew install bjarneo/cliamp/cliamp
Là où ça coince, par contre, c'est Spotify car si vous voulez le brancher, il vous faudra un compte premium. Donc si vous espériez recycler votre compte gratuit dans un joli terminal, c'est mort...
Mais pour le reste, c'est totalement gratuit et sous licence MIT. Breeeef, c'est trop cool ! Mais si l'idée d'un lecteur multi-sources vous plaît mais que le terminal vous sort par les yeux, il y a toujours Nuclear, dont je vous ai déjà parlé qui est très sympa également !
Source : cliamp sur GitHub
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Je sais que vous êtes déjà tous passés sur la page d'accueil Korben pour votre navigateur, mais il existe une autre extension sympa qui s'appelle Bonjourr . Comme pour la mienne, cette dernière remplace la page de nouvel onglet de votre navigateur pour vous afficher des infos à la fois agréables et utiles.
En arrivant sur un nouvel onglet, vous verrez alors une grande photo, l'heure et la météo du jour, le tout dans un style qui lorgne vers iOS. Les photos viennent d'Unsplash en 4K, sélectionnées à la main, et les développeurs y tiennent : pas d'IA générative !! Elles changent ensuite selon l'heure du jour, du coup vous n'avez pas le même ciel à 8 h et à 22 h.
Par-dessus, vous placez ce que vous voulez en widgets comme vos liens favoris rangés sur une grille, l'import de vos marque-pages, et une barre de recherche qui accepte n'importe quel moteur, y compris un moteur maison dont vous collez l'URL vous-même.
Le reste s'active ensuite à la carte selon vos besoin. Vous pouvez avoir des notes et des listes à cocher qui captent le format Markdown, pour garder votre to-do sous les yeux, un minuteur Pomodoro qui tourne pendant que vous bossez, et LA citation du jour. Le code CSS est également accessible donc si vous voulez tout déplacer et refaire le look c'est possible ! Dans le même esprit, je vous avais aussi présenté Tabliss il y a quelques années .
Bonjourr en version web, avec les liens rapides posés sous la barre de recherche
Notez que si vous gardez les suggestions de recherche actives, ce que vous tapez dans la barre passera par les serveurs de Bonjourr. Et pensez aussi à couper la synchronisation, si vous ne voulez pas que la config de Bonjourr soit transmise à votre compte Firefox ou Chrome,
Sinon, c'est gratuit, ça s'utilise sans compte, et c'est sous licence GPL v3.0. Ça tourne sur Chrome, Firefox et Edge, et Google !
Pour voir la tête que ça a sans rien installer, quel que soit votre navigateur, je vous invite à tester ça sur la version en ligne .
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Pour votre système d'exploitation, une archive c'est juste un fichier. Un seul gros fichier bien opaque qu'il faut ouvrir avec un outil dédié, ou décompresser quelque part avant de pouvoir travailler dedans.
C'est pour cela que je vous présente aujourd'hui l'outil fuse-archive qui prend le problème à l'envers en présentant ce fichier comme un dossier ordinaire, en lecture seule, que vous pouvez parcourir avec ls, cat, grep, votre éditeur ou votre visionneuse d'images.
En gros, vous lui donnez l'archive, un nom de dossier, et c'est tout. Ensuite, il le monte comme une partition normale :
fuse-archive foobar.tar.gz mnt
tree mnt
umount mnt
La liste des formats supportés, c'est celle de libarchive, donc elle est assez longue : ZIP, 7z, RAR, TAR compressés de toutes les façons, ISO, paquets DEB et RPM, archives WARC du web.
Vos DOCX, vos EPUB et vos APK étant des ZIP sous un autre nom, ils se monteront pareil, et quand l'extension ne sera pas reconnue, l'outil ira lire les premiers octets pour trancher tout seul.
Et puis vous n'êtes pas obligé de vous arrêter à une archive. Si vous lui en passez trois d'un coup, il les fusionne en une seule arborescence sous le même point de montage, comme si leur contenu avait toujours été rassemblé. Avec le paramètre -o nomerge, il donnera aussi à chaque archive son propre sous-dossier, et quand deux fichiers portent le même nom, il numérote le second en file (1).txt.
Là où je trouve ça trop cool, c'est sur les archives chiffrées. En effet, un ZIP protégé par mot de passe se montera sans souci, AES-256 compris. L'outil vous demandera simplement son mot de passe. Ça permet donc de consulter un document confidentiel sans en laisser de copie déchiffrée derrière vous.
Deux limites quand même sur le chiffrement... Le format chiffré des 7z et des RAR n'est pas géré, et un fichier à double couche comme un tar.gz.gpg réclamera le paramètre -o maxfilters=2, puisque l'outil n'en traite qu'une seule par défaut.
Maintenant, cette lecture sans copie en clair nécessite que fuse-archive décompresse l'archive entière dans un fichier temporaire anonyme, posé dans votre TMPDIR ou, à défaut, dans votre /tmp. Ça peut donc prendre beaucoup de place sur le disque, et votre document confidentiel s'y retrouvera en clair jusqu'au démontage, où le fichier sera supprimé. Toutefois, avec le paramètre -o lazycache, il ne décompressera que ce que vous ouvrez vraiment, et le temporaire grossira alors au fil de vos lectures de fichiers au lieu de tout remplir d'avance. Et avec le paramètre -o nocache, il ne gardera rien sur le disque (au prix de relectures plus lentes).
Notez que ce mode lazycache ne vous fera gagner du temps et de l'espace disque que sur les formats à accès direct, du genre ZIP, 7z ou RAR. Un tar.gz, comme une archive chiffrée, sera parcouru en entier de toute façon, rien que pour lister ses fichiers.
Maintenant pour du vrai accès direct sur ces formats, je vous invite plutôt à jeter un oeil à ratarmount qui relève la position de tous les fichiers du TAR pour sauter droit à celui que vous demandez (et lui s'installe d'un simple pip install).
Ah et j'ai failli oublier, le dépôt s'appelle mount-archive, mais la commande, elle, s'appelle toujours fuse-archive.
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Je ne sais pas si vous êtes déjà tombé dessus, mais le ministère de l'Éducation nationale fait tourner son propre GitLab depuis un petit moment maintenant, il est public, et il s'appelle La Forge des communs numériques éducatifs . Au moment où j'écris ces lignes, il y a dessus 12 896 projets et 15 638 membres dans ce qu'ils appellent "l'atelier".
Alors c'est quoi cette dinguerie comme disent les anciens ? Hé bien derrière, c'est du GitLab CE, infogéré par le pôle de compétences Logiciels Libres (oui, ça existe, et c'est un vrai service de l'Éducation nationale), et classé dans les services partagés d' apps.education.fr .
Les 595 ressources de la ressourcerie, avec les étiquettes de niveau et de discipline sous chaque fiche
Et le plus beau c'est que pour aller fouiller dedans, vous n'avez besoin de rien du tout puisque les dépôts publics s'ouvrent via le navigateur, sans authentification.
Bien sûr, cette grosse dizaine de milliers de dépôts de code bruts, ça ne se visite pas comme ça. Il y a donc une vitrine, nommée la ressourcerie , qui en met en avant un peu moins de 600, triées par niveau, par discipline et par tag et pour la plupart, testables en ligne.
Par contre, pousser du code est un poil plus encadré. Pour cela, le personnel du ministère doivent avec leur compte Apps, et tous les autres, profs retraités, universitaires, Inria, boîtes de l'EdTech, associations, et j'en passe, passent par un second annuaire avec validation préalable.
Donc non, vous ne pourrez pas y déposer votre side-project éducatif du week-end, mais si votre truc sert vraiment à des profs, la porte n'est pas fermée...
Là-dessus l'Éducation nationale n'est pas toute seule, puisque les Pays-Bas ont également monté leur forge de code , où une cinquantaine d'administrations et de communes publient déjà.
Et l'IA là-dedans ?
Hé bien c'est complètement décomplexée et tant mieux ! Le catalogue a 7 tags officiels rien que pour ça, de "IA chatbot" à "IA prompt" en passant par "IA LLM souverain", et 48 fiches en font partie. Ce n'est donc pas la majorité du catalogue, mais il y a quand même un projet nommé EduVaibe dont le boulot est de "générer, étape par étape, un prompt complet à coller dans une IA pour créer des applications numériques éducatives".
Le truc le plus utile du lot, je trouve, même quand on n'a aucune classe à gérer, c'est ChatMD . Vous forkez le dépôt, vous remplacez le contenu d'index.md par vos propres réponses écrites en Markdown, et votre agent conversationnel bien à vous est ensuite accessible à partir d'une simple URL. Le tout est sous licence MIT bien sûr !
Maintenant derrière une bonne partie de ces dépôts, il y a un prof tout seul qui bricole sur son temps libre, et malheureusement, le jour où il abandonne, le projet s'arrête. Mais la bonne nouvelle c'est que la Forge rétribue chaque année quelques profs pour justement les soutenir dans leurs projet.
C'est maigre à l'échelle d'un ministère, je vous l'accorde, mais c'est quand même mieux que rien. Voilà, en attendant, je vous invite à y faire un tour ! Vous y trouverez peut-être des choses intéressantes.
Merci à Sylvain Bruyère pour le lien !
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OpenDisplay est un outil open source qui vous permet d'avoir un affichage déportée de macOS sur n'importe lequel de vos appareil Apple dont vous ne faites rien. Et ce n'est pas une recopie basique de votre bureau, mais bien un écran que macOS affichera dans ses réglages d'affichage, et sur lequel vous pourrez faire glisser vos fenêtres comme sur n'importe quel écran externe.
Alors oui, je saiiiis, Sidecar fait déjà ça, et gratuitement en plus, mais Apple s'est arrêté à l'iPad et les deux appareils (votre iPad + votre ordi) doivent être connectés avec le même compte Apple. Du coup, votre iPhone ou un vieux Mac qui ne sert plus, n'ont jamais été invité à la fête, et les appareils Apple de votre conjoint.e encore moins.
Pour faire fonctionner ça, une seconde application, OpenDisplay Receiver, s'installe dessus et le transforme ainsi en écran. Elle ne réclame que macOS 12 Monterey, ce qui permet à des Macs sortis à partir de 2015 environ de rester dans le game. Le Mac qui envoie l'image, lui, devra être sous macOS 14 minimum.
Côté installation, l'application iPhone et iPad est sur l'App Store, totalement gratuite, à partir d'iOS 16.4. Votre Mac principal, lui, récupère de son côté un DMG signé et notarisé par Apple (ça veut dire que ça s'ouvre au double-clic sans que Gatekeeper vienne râler et ça c'est cool).
Ensuite vous branchez le matos, et comme OpenDisplay passe par usbmuxd qui est un service déjà présent dans votre macOS, il n'y a pas d'outil tiers et pas de tunnel à monter, ça se connecte tout seul. Attention quand même au câble, car il doit transporter des données. Cela veut dire qu'un câble lambda de charge seule ne fonctionnera pas. Et une fois l'écran en place, l'appareil deviendra tactile pour le Mac, donc, vous pourrez faire défiler Korben.info avec vos deux doigts, like a boss !
Par contre, si vous souhaitez utiliser la connexion via le Wi-Fi, sachez qu'il y a un petit bug au niveau du curseur de la souris. Donc, en attendant que ce soit résolu, je vous invite vraiment à passer par le câble. Niveau sécurité, il y a un petit truc à savoir aussi : le flux vidéo qui circule sur le Wi-Fi se fait sans chiffrement.
Alors normalement, chez vous, ça ne devrait pas poser de problème, mais sur un réseau partagé ou public, je vous invite vraiment à brancher le câble USB. Parce que sinon, ça veut dire que n'importe qui pourrait récupérer votre flux d'écran en passant par la même borne Wi-Fi que vous. Un transport chiffré avec appairage des appareils est prévu, il n'est pas encore là.
Dernière chose à savoir avant de vous lancer : l'application Mac s'appuie sur CGVirtualDisplay, une API privée de CoreGraphics, la même que celle de DeskPad dont je vous avais parlé . C'est pour ça qu'elle n'est pas distribuée sur l'App Store, et malheureusement, une mise à jour de macOS peut très bien la casser.
Voilà, si vous avez un iPhone qui prend la poussière ou un vieux MacBook / iMac au fond d'un placard, c'est à tester !
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Si vous avez déjà voulu essayer une distrib sans toucher à votre machine, vous connaissez la corvée... Faut dénicher la bonne ISO (32/64 bits, ARM...etc), créer la VM, et passer 20 minutes dans des réglages pour que ce soit joli ou qu'on puisse y faire du copier coller dans l'hôte et l'invité. Boxes , l'application de virtualisation du projet GNOME, vous permet d'éviter tout ça et c'est top si vous aimez économiser un peu de jus de cervelle. Vous choisissez le système dans une liste, et il va chercher l'image et l'installe tout seul en VM pendant que vous faites autre chose, par exemple venir sur Twitch regarder mon live .
La liste couvre Debian, Fedora, Ubuntu, OpenSUSE, CentOS Stream, Red Hat Enterprise Linux et Windows. Pour son fonctionnement Boxes s'appuie sur du solide avec qemu-kvm, libvirt-glib et spice-gtk, donc le code de votre système invité s'exécute directement sur le processeur de l'hôte via KVM, pour obtenir ce que la doc de GNOME appelle des "performances proches du natif".
Une fois la VM créée, vous lui fixez la quantité de mémoire et le stockage qu'elle a le droit de prendre sur votre système, histoire qu'elle ne vous freeze pas la machine. Et bien sûr, vous pouvez prendre des instantanés pour la ramener à un état antérieur, ce qui est la fonction qu'on utilise tout le temps, si comme moi vous aimez casser volontairement vos OS avec des bidouilles alternatives des enfers.
Le reste, c'est du confort : vous branchez une clé USB sur votre machine et vous la redirigez dans la VM, le presse-papiers est partagé entre les deux, et vous déposez un fichier depuis votre gestionnaire de fichiers dans la fenêtre de Boxes pour l'envoyer à l'invité.
L'affichage des VMs dans Boxes se redimensionne tout seul quand vous changez la taille de la fenêtre, et il y a même de l'accélération 3D pour certains des systèmes supportés.
Après, cette "simplicité" se paye puisque des choses comme la config des adaptateurs réseau ou la mise à jour du matériel virtuel, n'est pas visible dans l'interface . Et comme le Flatpak embarque toute la pile de virtualisation dans son propre conteneur, vous n'irez pas rattraper ça en douce dans les fichiers. Donc si vraiment vous avez besoin de mettre les mains dans le cambouis au niveau de ces réglages-là, prenez plutôt virt-manager dès le départ, c'est fait pour.
Son auteur, Felipe Borges a d'ailleurs réécrit entièrement l'application en GTK4 et partage ses résultats depuis août . Cette version-là installe dorénavant Windows 11 sans le moindre contournement manuel, en configurant Secure Boot et un TPM virtuel automatiquement. C'était la fonction la plus réclamée sur la version classique et elle ajoute aussi un périphérique VSOCK, qui permet de se connecter directement en SSH sur les VM en systemd 256 ou plus récent.
Attention quand même, ça reste une bêta destinée aux tests et pas à la production, et son auteur conseille de sauvegarder les données de vos VM avant d'y aller. Il précise aussi qu'il travaille là-dessus sur son temps libre, en plus de maintenir GNOME Settings et de son job à temps plein chez Red Hat ! Encore un hyperactif !! lol. Donc soyez patient si vous ouvrez un ticket de support.
Pour ce qui est disponible aujourd'hui, Boxes ne tourne que sur Linux, la version stable est la 50.0 sortie depuis mars 2026, et ça se télécharge via Flathub comme ceci :
flatpak install flathub org.gnome.Boxes
Dernier truc à savoir, Felipe, le mainteneur, a proposé de retirer Boxes du cœur de GNOME pour en faire une application indépendante, et le retrait est programmé pour GNOME 52 en mars 2027. Flathub deviendra alors le seul canal officiellement supporté, et le nom perdra son "GNOME" pour devenir simplement Boxes. L'identifiant Flatpak ne bougeant pas, les installations existantes continueront de se mettre à jour sans rien casser.
Et si vous voulez comparer avec une autre solution similaire, je vous avais déjà parlé de QuickEmu pour monter des VM sans y passer l'après-midi, mais Boxes, lui, joue sur le terrain du tout à la souris, et ça j'imagine que ça vous plait plus !
Merci à Hub pour le partage !!
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Vous voulez vérifier un truc dans une vieille version de Python, du genre celle de 2017, histoire de voir si le bug que vous traquez vient de là. Normalement ça veut dire chercher une image Docker ou un vieux binaire de python, pour faire vos tests. Mais avec trynix, vous cliquez un lien et hop, vous avez un shell avec votre outil.
Ce site est signé Farid Zakaria, qui bricole autour de Nix depuis des années et appelle ça son "magnum opus". En gros, une machine Linux x86_64 démarre dans votre onglet, avec le paquet demandé déjà accessible dans le PATH. Rien à installer et pas de compte à se créer, ça marche direct dans le browser.
J'ai essayé ce matin avec
python3 en version 3.6.2
. Le navigateur va chercher les chemins du store, vérifie leurs signatures, et au bout d'une trentaine de secondes le prompt s'affiche. Je tape alors python3 --version, il me répond Python 3.6.2, avec la glibc 2.25 et l'OpenSSL 1.0.2l de l'époque livré avec. Et voilà comment je me retrouve avec un Python de 2017 dans un Chrome de 2026, sans rien toucher à ma machine.
Le terminal de la machine virtuelle, dans l'onglet : Python 3.6.2 répond, et les seize chemins du store sont vérifiés juste au-dessus.
Et ce ne sont pas trois démos préparées à l'avance puisque l'index recense les 310 000 et quelques versions que nixpkgs a livrées en treize ans. Toutes ne démarrent pas, attention, il n'y en a que 274 729 avec un binaire x86_64 dans le cache, et le reste est non libre, cassé, ou hors du lot.
Ce qui rend la chose possible, c'est en fait une simple ligne d'en-tête HTTP. Le cache binaire de Nix sert un access-control-allow-origin: *, donc votre navigateur a le droit d'aller y piocher tout seul. Et le plus drôle, c'est que Zakaria avait lui-même réclamé cet en-tête en 2021, pour un tout autre projet. Et 5 ans plus tard, il s'en sert pour démarrer des machines virtuelles... Qui aurait pu prédire comme dirait l'autre !
Pour l'émulation, après il n'a rien réinventé. Il a tout simplement repris prend qemu-wasm , le QEMU compilé en WebAssembly de ktock, et la machine virtuelle ne boote même pas vraiment, mais reprend un instantané figé à l'avance. En tout cas, c'est bien pensé et très pratique.
Du Linux dans un navigateur, je vous avais d'ailleurs déjà montré ça ici avec cette machine virtuelle x86 . Sauf que ces trucs-là chargent une image figée à l'avance, alors qu'ici, on choisit vraiment son contenu en 1 clic.
Niveau vitesse, le projet annonce un lancement en 3 secondes, mais c'est le temps d'obtenir le shell quand tout est déjà dans le cache du navigateur. Chez moi, lors de mes tests, au premier passage, il a fallu 30 secondes, puis 7,5 secondes au suivant. Et une fois dedans ça reste poussif, parce que chaque binaire est traduit du x86 vers le WebAssembly à son premier lancement, ce qui peut faire monter le chargement à deux minutes sur les gros binaires.
Et il y a aussi un plafond puisque tout doit tenir dans la mémoire de l'onglet, soit environ 1,5 Go. Et c'est une console série, donc vous ne pourrez rien lancer de graphique, pas de fenêtre, pas de souris... Bref, que les outils en ligne de commande et rien d'autre ! Mais bon, vous êtes de vrais barbus qui n'ont peur de rien à part du déo, donc je ne suis pas inquiet ^^.
Ce qui est vraiment cool avec Trynix surtout, c'est l'action GitHub que son dev a sortie dans la foulée. Si votre intégration continue pousse déjà ses compilations dans un cache, un bot colle un lien sous la pull request et le relecteur lance le code au lieu de le lire. Comme ça, fini le clone, la compilation et le "*ça marche chez moi pourtant *" invérifiable. Même topo pour faire essayer un truc à quelqu'un qui n'a ni Nix ni Docker... Suffit de lui envoyer le lien.
Un petit point sécu quand même que je tiens à vous signaler : L'URL transporte à la fois les caches supplémentaires et les clés qui les valident, du coup la signature vous prouve bien que le binaire vient du cache annoncé... mais pas qu'il vient de quelqu'un de fiable. En effet, cliquer sur un lien trynix inconnu, ça revient à lancer le programme d'un inconnu, et même si ça se passe dans la sandbox de l'onglet du navigateur (ce qui limite les dégâts), c'est quand même mieux d'en avoir conscience !
Bref, voilà encore un chouette projet sous licence MIT et si ça vous chauffe, ça se passe sur trynix.dev .
Source : Simon Willison
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Restic chiffre bien vos sauvegardes, rclone sait parler à 70 services de stockage, mais connecter les deux ensemble demande d'écrire des scripts et surtout de les surveiller. Eh bien bonne nouvelle, Pluton est l'interface web qui fait ce travail à votre place.
Vous y décrivez un plan de sauvegarde via un formulaire, avec une source, une destination, une fréquence, une politique de rétention, et Pluton fabrique les commandes restic derrière. Les sauvegardes restent ainsi incrémentielles et chiffrées avant l'envoi. La destination peut être un disque local, un bucket S3, un Backblaze B2 ou un Google Drive, et le même plan peut se répliquer vers plusieurs stockages pour respecter la fameuse règle 3-2-1.
Je vous ai préparé un petit kit IA pour ceux qui ne jurent que par leur agent :
Un dossier, deux fichiers, et c'est parti. Le docker-compose.yml d'abord, dans lequel vous montez ce que vous voulez sauvegarder en lecture seule et le dossier qui recevra les sauvegardes en écriture. Si vous êtes sur Mac, lisez l'avertissement plus bas avant de monter quoi que ce soit, car ce montage-là m'a joué un tour :
services:
pluton:
image: plutonhq/pluton:latest
container_name: pluton
restart: unless-stopped
ports:
- "5173:5173"
volumes:
- pluton-data:/data
- ./mes-documents:/mnt/documents:ro
- ./mes-sauvegardes:/mnt/backups
environment:
ENCRYPTION_KEY: ${ENCRYPTION_KEY}
USER_NAME: ${USER_NAME}
USER_PASSWORD: ${USER_PASSWORD}
NODE_ENV: production
IS_DOCKER: "true"
volumes:
pluton-data:
Puis le .env à côté, avec vos trois secrets. Générez-les, ne les inventez pas :
printf 'ENCRYPTION_KEY=%s\nUSER_NAME=korben\nUSER_PASSWORD=%s\n' \
"$(openssl rand -hex 16)" "$(openssl rand -hex 10)" > .env
Par contre, attention à cette ENCRYPTION_KEY, c'est le point à ne pas rater. Le compose officiel la documente comme la clé de chiffrement des snapshots restic et rclone, et c'est bien ça. Il s'agit du mot de passe de vos dépôts, c'est la même clé pour tous vos plans. Et donc la perdre, c'est perdre vos sauvegardes, et la changer rendra illisible tout ce qui a déjà été écrit. Bref, copiez-la dans votre gestionnaire de mots de passe avant d'aller plus loin, parce que le jour où vous en aurez besoin, personne ne pourra vous la redonner.
Puis faites un :
docker compose up -d
L'interface répond alors sur le port 5173 et vous demande directement les identifiants du .env. Pas d'assistant de première configuration, pas de compte à créer... en fait quand les variables sont bien configurées, Pluton s'installe tout seul au démarrage. Chez moi, entre le up -d et l'écran de connexion, il s'est donc passé moins d'une minute.
Le bouton "+ New" de l'interface ouvre un assistant en quatre écrans. Vous nommez le plan, vous gardez la stratégie "Incremental Backup" (les trois autres sont grisées, elles appartiennent à l'offre Pro), vous pointez /mnt/documents comme source et /mnt/backups comme destination, puis vous réglez la fréquence et la rétention. Le dernier écran laisse le chiffrement et la compression activés et propose de lancer la sauvegarde tout de suite, ce que j'ai fait.
Chez moi, trois fichiers de test de quelques octets sont partis en quelques secondes. Et c'est là qu'il faut regarder la bonne chose pour vérifier que ça fonctionne... Non, c'est pas la pastille verte, mais plutôt le nombre de fichiers et leur taille.
Le plan Documents juste après sa première sauvegarde.
En fait, si je vous dis ça, c'est parce que sur mon Mac, avec Docker Desktop, restic n'arrivait pas à lire les dossiers montés depuis l'hôte, et sort en erreur d'entrée/sortie sur chaque fichier. Et pourtant, Pluton affichait quand même la sauvegarde en vert avec le statut "Complete". Les colonnes disaient bien 0 fichier et 0 octet, mais le statut, lui, semblait correct... Donc si vous êtes sur Mac, prenez plutôt l'installeur de bureau, qui existe aussi pour Windows et Linux, et dans tous les cas vérifiez que les chiffres sont OK après votre première sauvegarde.
Votre dossier de destination contient maintenant un config, un data/, un index/, un keys/ et un snapshots/, tous illisibles en clair. C'est un dépôt restic standard, et ça se vérifie sans Pluton, avec le binaire embarqué dans le conteneur :
docker exec -e RESTIC_PASSWORD=votre_cle -e RESTIC_REPOSITORY=/mnt/backups \
pluton restic snapshots
Vous obtenez la liste de vos snapshots avec leur taille, et avec une mauvaise clé, restic répondra "wrong password or no key found" et s'arrêtera là. Faites les deux essais car ça prouve en une fois que le chiffrement travaille, et que vos données restent récupérables même si Pluton disparaît demain.
Le menu d'une sauvegarde propose ensuite "Browse", qui ouvre le snapshot comme un explorateur de fichiers, avec la taille de chacun et un bouton pour le télécharger ou le restaurer seul.
Le contenu du snapshot, fichier par fichier, avec le téléchargement et la restauration à droite de chaque ligne
Et le "Restore" lancera un assistant qui vaut le détour puisqu'il sait restaurer vers un chemin différent de l'original. Il vous laisse choisir quoi faire des fichiers déjà présents, et surtout il génère un aperçu en dry run (à blanc quoi...) avant de toucher au disque. J'ai restauré mes trois fichiers vers un dossier séparé, puis comparé avec les originaux, et c'était identique. Faites-le une fois, tranquillement, pendant que vous n'en avez pas besoin.
Voilà, tout ça, c'est la version gratuite, pour la machine où elle tourne. Maintenant, si vous voulez piloter les sauvegardes de plusieurs machines depuis la même interface, ça passera par l'offre Pro à 59 dollars par an. Si vous voulez comparer avec un autre truc, sachez aussi que Zerobyte joue dans la même cour.
Amusez-vous bien !
Source : Pluton
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Le développeur Mayuki Sawatari vient de publier ReProgman , un clone du Program Manager de Windows 3.1.
Ça ne vous dit rien ? C'est parce que vous êtes des bébés !
En fait, progman.exe, c'est ce truc qui servait d'interface principale à Windows avant que le menu Démarrer ne débarque avec Windows 95. Et aujourd'hui, grâce au taf de Sawatari, ça tourne aussi bien sur Windows 11 que sur macOS.
Pour ceux qui ont commencé l'informatique après 1995, faut savoir qu'avant ça, on n'avait pas de bureau, pas de barre des tâches, mais juste une grande fenêtre grise remplie de sous-fenêtres, et dans chaque sous-fenêtre y'avait des icônes de programmes alignées sur une grille. Vous double-cliquiez sur l'une d'elles, le programme se lançait, et voilà, vous aviez fait le tour de Windows !
Le groupe Main ouvert sur Windows 11, et la rangée de groupes réduits en bas de la fenêtre
Regardez bien les icônes sur cette capture : Docker, Edge et Claude rangés dans une ambiance de 1992...
Car ReProgman ne se contente pas de reproduire la déco. Au premier lancement, il scanne votre menu Démarrer (ou vos dossiers Applications si vous êtes sur Mac), transforme chaque dossier en groupe et range le tout dans son propre fichier Groups.ini. Après ça, il n'y retourne plus tout seul, et ce que vous déplacez, renommez ou supprimez dedans ne redescend jamais vers vos vrais raccourcis. Un menu permet quand même de relancer l'import à la main, et il n'ajoute alors que ce qui manque.
Du coup, vous récupérez les gestes de l'époque pour de vrai. Vous attrapez une icône, vous la lâchez dans une autre fenêtre et elle déménage, avec Ctrl enfoncé elle se copie, le menu Window vous range tout ça en cascade ou en mosaïque, et les fenêtres réduites redeviennent des icônes alignées en bas de la fenêtre principale. Même la boîte de dialogue de sortie a été refaite, à ceci près qu'elle annonce la fin de votre session ReProgman et non celle de Windows.
Maintenant, d'où ça sort comme délire ?
Hé bien, l'auteur raconte, dans un message relayé par Tom's Hardware, qu'il a simplement demandé à Claude de lui fabriquer ce clone, et que la première version obtenue en une heure était déjà plutôt correcte, même s'il a ensuite fallu rattraper les imperfections.
Ce qui est intéressant, c'est que dans son dépôt git, on trouve un document de spécification de plusieurs centaines de lignes qui décrit l'interface au pixel près, relevée sur des captures 640x480 du Windows original. Le cadre d'une fenêtre y fait 1 pixel noir, 2 pixels gris et encore 1 pixel noir, et la petite barre du menu système mesure 13 pixels sur la fenêtre principale contre 7 sur une fenêtre enfant. C'est d'ailleurs comme ça qu'on les distinguait à l'époque.... Fallait avoir l'oeil !
Si vous voulez l'essayer, ça se présente sous la forme d'un binaire autonome. Par contre sur Mac, la version distribuée n'est pas notarisée, il faudra donc lui passer un xattr -cr ReProgman.app ou utiliser
Sentinel
avant qu'elle accepte de démarrer. Ah et le code est sous licence MIT.
Le périmètre annoncé par le projet est d'ailleurs plus étroit qu'il en a l'air, puisque c'est Windows 11 en x64 et en Arm, et macOS uniquement sur Apple Silicon. Donc si vous êtes resté sur Windows 10 parce que vous aimez le risque ou sur un Mac Intel parce que vous aimez prendre votre temps, il n'y a rien pour vous amuser... Il faudra alors retourner du côté de ce musée de vieux systèmes d'exploitation que je vous avais montré, qui lui passe par l'émulation.
Après, je pense pas que vous y ferez votre vie mais ça vous donnera environ 30 secondes de nostalgie avant de refermer la fenêtre. C'est déjà ça de pris...
Source : Tom's Hardware
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Une vidéo postée sur X montre Super Mario 64 qui tourne sur une machine ARM, sous un système qui n'est ni Windows ni Linux. Oui, c'est bien ReactOS, le clone libre de Windows, et le jeu est un exécutable x64 tout ce qu'il y a de plus banal !
Et n'allez pas croire que c'est un émulateur qu'on aurait posé sur un OS libre. Que nenni ! Pour exécuter du x64 sur de l'ARM, il faut deux trucs qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre : un moteur qui traduit les instructions du processeur, et un système capable de faire cohabiter du code natif et du code traduit dans un même programme.
La première moitié, c'est FEX, l'émulateur financé par Valve dont je vous parlais en décembre. Sauf que côté Windows, FEX se limite au processeur : sa propre documentation précise que la traduction des appels système revient soit à Wine, soit à l'ABI du système. Tout le reste est alors à la charge de l'hôte.
Cette seconde moitié porte un nom, ARM64EC, et c'est une invention de Microsoft pour Windows 11 sur ARM (oui, la boîte que ReactOS passe justement son temps à recopier). Le principe consiste à compiler les bibliothèques du système en ARM64 avec une interface appelable depuis du code x64 recompilé. Du coup, un même programme mélange des morceaux natifs et des morceaux émulés, et seul ce qui doit vraiment l'être passe par l'émulateur. L'intérêt de faire comme ça, c'est surtout la vitesse !
Jusqu'ici, deux entités avaient bâti cet "étage" : Microsoft dans Windows, et Wine depuis sa version 10 . ReactOS est donc la troisième. Son développeur Ahmed Arif a ainsi écrit son propre runtime hybride dans le ntdll du système, avec le chargeur d'images, les ponts qui rendent les fonctions natives appelables en x64, et le déroulement de pile.
Ensuite, pour vérifier que tout se tient, il fait tourner le même binaire des deux côtés, sur son ReactOS et sur un vrai Windows 11 ARM64, puis il compare.
Screenshot
Alors, est-ce que vous pouvez l'installer ?
Et bien malheureusement, non !
Tout ce boulot n'existe que dans une branche d'un fork personnel, et le dépôt officiel de ReactOS n'en contient pas la moindre ligne. Et c'est mieux pour l'instant car, comme Ahmed le dit lui-même, son fork est encore plus expérimental que ReactOS lui-même ! C'est donc à réserver aux machines virtuelles, aux cartes de développement ou aux bécanes sans données sensibles. Bref, venant d'un projet qui se présente déjà lui-même comme un système de qualité alpha, ça vous situe l'ambiance...
Bref, rien à télécharger mais pour un projet qui se battait encore il y a trois mois pour lancer Half-Life , voir un jeu x64 démarrer sur de l'ARM, ça envoie quand même du pâté.
Source : Phoronix
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Le projet Asahi Linux vient enfin de fusionner le support des Mac M3 dans son installateur. En clair, ça veut dire que si vous avez un MacBook Air, un MacBook Pro ou un iMac équipé d'un M3, d'un M3 Pro ou d'un M3 Max, vous pouvez y installer Linux dès maintenant.
Et la liste de ce qui fonctionne est plus longue que ce que je pouvais craindre. La webcam, les micros internes, le WiFi, le Bluetooth, l'USB 3 jusqu'aux 10 Gb/s permis par la machine, et le décodage vidéo accéléré, AV1 compris.
Le Thunderbolt aussi, est même arrivé cet été. Apple avait troqué, sur les M3 Pro et M3 Max, son vieux contrôleur de ports USB contre une puce ACE3 posée sur un bus SPMI au lieu de l'I2C. Il a donc fallu reverse tout ce petit monde afin que l'USB 3 et le Thunderbolt marchent sur l'ensemble de la gamme M3.
Si vous voulez vous lancer, l'installation doit encore passer par le mode Expert de l'installeur, parce que c'est encore tout frais. Mais quand la bêta de Fedora Linux 45, sera implémentée d'ici quelques semaines, ça devrait fonctionner en install normale.
Après le gros manque, c'est la 3D. N'attendez ni performances, ni accélération 3D économe en énergie puisque tout est géré par la partie CPU du M3. Et ce n'est pas de la mauvaise volonté de la part des dev puisque le GPU du M3 s'écarte nettement de celui des M1 et M2 : ray tracing matériel, mesh shaders, et le Dynamic Caching maison d'Apple. Il y a donc énormément à refaire et même si le chantier a commencé, pour le moment, on n'a pas de date.
Les autres limites ont l'air nettement moins définitives comme pour la mise en veille qui ne fonctionne pas et le port HDMI des MacBook qui est coupé. Cela s'explique par le fait que le composant DCP qui gère ces 2 aspects là c'est pas encore piloté par Asahi, mais ça ne devrait pas tarder.
Le Mac Studio, lui, reste à la rue. Le M3 Ultra n'est pas supporté, et les M4 et M5 en sont au tout début, avec le stockage, le PCIe et le démarrage multicœur qui tournent mais pas grand-chose d'autre. Donc plus votre machine est récente, plus il va falloir être patient...
Perso, j'avais un iMac M3 et franchement, j'ai été très déçu par cette machine. Pour de la bureautique ça allait très bien, mais dès qu'on bidouille un peu fort, ça pédale dans la semoule. Je suis donc passé au Mac Studio depuis et je ne le regrette pas une seconde.
En tout cas, je sais que si je veux recycler ce "vieil" iMac M3, je peux maintenant lui installer Linux... ça vaut peut-être le coup, à condition d'assumer un desktop sans la moindre accélération 3D ^^.
Source : le billet d'annonce d'Asahi Linux et Neowin .
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degoog est un moteur de recherche que vous installez chez vous, et qui interroge Google, Brave, DuckDuckGo et d'autres en même temps avant de vous afficher une seule et belle liste unique de résultat.
Quand vous l'aurez installé, la première étape consiste donc à sélectionner les moteurs de recherche que vous voulez utiliser.
Dès que c'est bon, l'interface se remplira alors automatiquement avec les résultats en provenance de tous services de recherche. Et quand plusieurs de ces services remontent la même page, degoog lui sait les fusionner afin d'éviter les doublons. Ce recoupement fait d'ailleurs monter le résultat dans le classement.
Et la colonne de droite de degoog vous dira le reste : quel moteur a répondu, en combien de temps, combien de résultats il a apportés...etc. Et surtout, si ça ne renvoie rien, il vous dira aussi pourquoi. Par exemple, si vous avez été bloqué par le moteur de recherche, si vous avez été limité parce que vous avez fait trop de requêtes rapprochées, s'il y a un captcha, s'il y a une page interstitielle, etc., avec le petit lien qui va bien pour relancer la recherche sur ce moteur-là tout seul.
Pour faire sa besogne, degoog embarque quatre outils (Fetch, Curl, Curl Fallback et Curl Impersonate), et son Store en propose d'autres qui pilotent FlareSolverr (un résolveur de captcha Cloudflare), un navigateur furtif comme Camoufox, ou carrément un vrai Firefox qui prête sa session au serveur.
Il y a bien longtemps, je vous avais présenté SearXNG , et l'auteur de degoog ne se cache pas d'avoir été inspiré par celui-ci. Mais degoog va plus loin en terme de fonctionnalités et est surtout moins gourmand en ressources. Ça permet de le faire tourner sur des petites configs par exemple à base de Raspberry Pi.
Pour l'installer voici comment faire (faudra Docker) :
mkdir -p ./data
sudo chown -R 1000:1000 ./data
docker run -d --name degoog -p 4444:4444 -v ./data:/app/data -e DEGOOG_SETTINGS_PASSWORDS=CHANGEZ_MOI --restart unless-stopped ghcr.io/degoog-org/degoog:latest
Puis je trouve qu'il est quand même vachement plus agréable à utiliser. Après, si vous voulez vraiment une page de résultats complète, il vous faudra un outil qui s'appelle 4play . C'est une extension qui s'installe dans un profil Firefox propre, qui permet d'aller faire des recherches par lui-même sur Internet comme si l'outil était un vrai internaute. Mais ça nécessite une vraie session de bureau et un écran allumé ou un adaptateur EDID.
degoog permet aussi d'intégrer dans l'outil des plugins que vous pouvez télécharger sur Internet. Mais méfiez-vous à ne pas installer n'importe quoi et faire entrer le loup dans la bergerie !!
Le projet est en stable beta, en version 0.25.0 sortie fin août, sous licence AGPL, et l'interface est traduite en français.
Source : degoog
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Si comme moi, vous êtes un jeune entrepreneur plein de talent, vous avez sûrement déjà signé des tas de contrats, de NDA et autres documents relatifs à votre société. Et pour cela, en général, nos interlocuteurs et autres avocats ne se font pas chier : ils nous envoient des liens vers des plateformes comme Yousign ou DocuSign,
Car oui, faire signer un contrat à trois personnes passe en général par un service en ligne qui compte le nombre de documents et facture au volume. Snif... Mais c'était sans compter sur le projet DocuSeal qui fait exactement le même travail depuis un conteneur Docker tout simplement posé sur votre serveur. C'est l'avantage d'avoir une solution open source, et surtout, ça permet de tout garder chez vous et de ne rien envoyer sur des serveurs tiers.
Vous chargez un PDF, vous posez les champs à la souris dans un éditeur visuel, et vous envoyez ça à vos interlocuteurs. Il y a 10 types de champs côté version libre, notamment case à cocher, image, date et sélection multiple. Plusieurs signataires se succèdent ensuite dans l'ordre que vous fixez, chacun ne recevant le document qu'une fois que le précédent est passé, et les invitations partent via votre propre serveur SMTP.
Les documents signés restent ensuite sur le disque de la machine, à moins que vous ne préfériez les envoyer vers votre S3, votre Google Storage ou votre Azure.
L'API REST et les webhooks sont également dispo dans la version open source, Mais attention, toutes les fonctionnalités proposées par la version SaaS qu'il propose en mode payant ne se retrouvent pas forcément dans la version open source. Par exemple, on n'a pas la possibilité de créer des modèles différents pour générer des documents sur mesure par client.
Et là où l'auto-hébergement se paie vraiment, c'est sur le certificat car le cloud de DocuSeal signe avec un certificat reconnu par Adobe, alors que votre instance génère le sien par défaut. Donc, il faudra faire avec, surtout que le nombre de documents gérables est limité. Ou alors, modifiez vous-même le code source pour vous faire votre propre version custom.
Pour l'installer avec Docker afin de tester, c'est simple :
sudo docker run --name docuseal -p 3000:3000 -v.:/data docuseal/docuseal
Côté juridique, ce que vous récupérez est une signature électronique simple au sens du règlement eIDAS. C'est le niveau d'entrée, parfaitement valable pour un devis ou un accord interne. Par contre, ça ne supporte pas la signature qualifiée, qui est la seule à valoir juridiquement une signature manuscrite dans toute l'Union européenne.
Ce n'est d'ailleurs pas une faiblesse de l'open source car chez DocuSign aussi, la signature qualifiée se vend en module complémentaire des forfaits classiques. Chez DocuSeal, elle passe par un prestataire de confiance partenaire et se facture aujourd'hui 2 à 4 dollars pièce. Ensuite, le logo maison, le SSO, les relances et l'envoi en masse demanderont la licence Pro. Si vous choisissez de passer par leur version payante, faites attention à bien vous mettre sur l'instance européenne pour que vos documents soient conformes au RGPD et ne partent pas dans les mains des Américains.
Par exemple, comme je vous disais, le code est sous AGPL. Donc, vous pouvez faire un peu ce que vous voulez dedans tant que vous gardez l'attribution DocuSeal dans l'interface.
Et si vous n'avez pas le temps et que ça vous saoule d'auto-héberger votre propre, certificateur de documents, il existe aussi Goodflag Community , un service gratuit pour les particuliers, indépendants et associations dont vous n'êtes pas le produit (lol), qui vous permettra de faire tout pareil sans débourser un centime et avec de la signature qualifiée (Merci à Karefil pour l'info).
Source : DocuSeal sur GitHub
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Le 1er septembre, Mark Harmstone a publié WinBtrfs 1.10 , le pilote qui fait lire et écrire des partitions Btrfs à Windows. Et je trouve qu'il était temps, parce que la version précédente datait quand même de mars 2024.
Le principe, lui, n'a pas bougé. Vous avez un disque formaté en Btrfs, celui de votre Linux en dual-boot par exemple, et plutôt que Windows l'ignore totalement comme votre date ignore vos textos le lendemain, celui-ci arrive dans l'explorateur de fichiers avec sa petite lettre de lecteur, en lecture comme en écriture. Ce driver pour le système de fichiers Btrfs a été réécrit from scratch, sans reprendre une seule ligne du noyau Linux, et c'est quand même du LGPL.
Alors regardons ce que cette 1.10 répare, parce que la liste vaut le détour. Déplacer un fichier d'un subvolume vers un autre faisait totalement planter le pilote, ce qui fait qu'il était compliqué de mettre un fichier à la corbeille. Laisser Steam créer plein de fichiers d'un coup le faisait aussi planter comme une merde, sans parler du fait qu'écrire sur un snapshot corrompait l'arbre d'extents.
Bref, c'était compliqué jusqu'alors, d'avoir un usage normal d'un disque formaté en Btrfs.
Cette nouvelle version répare aussi la préallocation, ce qui remet rclone d'aplomb, un blocage sur les liens durs, et une corruption mémoire liée à la surveillance du registre. Elle ajoute aussi l'écriture des bitmaps d'espace libre et des fichiers compressés en ligne, deux choses qu'elle savait jusqu'ici seulement lire. En échange, le RAID disparaît sur les périphériques amovibles (si vous en faisiez sur des clés USB, c'est finito pépito).
Reste à savoir comment Harmstone a fait pour nous pondre 370 commits en quatre semaines ? Est-ce la coke ? Est-ce la caféine ? Hé bien non, le README répond à cette question sans détour : C'est Claude d'Anthropic qui l'a, je cite, "grandement aidé" sur la chasse aux bugs et les revues de code. Il ajoute dans la foulée que tout le code a quand même été écrit à la main (wink wink ^^).
Maintenant, est-ce que vous avez besoin de ce driver ?
Chez Paragon, le produit Btrfs dédié est marqué "Legacy" et indisponible depuis octobre 2025, et dans leur suite qui reste vendue, Btrfs est encore en lecture seule. De son côté, WSL 2 sait aussi monter du Btrfs, car son noyau embarque le module, mais la documentation de Microsoft pose ses limites : ni clé USB ni lecteur de cartes, pas de partition du disque de démarrage, et un accès depuis Windows qui passe par un chemin réseau plutôt que par une lettre de lecteur.
Voilà pourquoi ce pilote incroyable n'a pas de réel équivalent.
Côté Windows, il y a quand même des petites surprises. Le pilote est bien signé et s'installe normalement, mais avec Secure Boot activé sur un Windows 10 ou 11, il peut refuser de se charger pour la simple et bonne raison que Microsoft a durci ses exigences de signature d'une façon que les pilotes libres n'ont pas encore réussi à régler. Il faut donc contourner la vérification, ou couper Secure Boot dans le BIOS. Ne vous inquiétez pas, Windows 11 demande en principe Secure Boot pour s'installer, mais tourne ensuite très bien sans. Cependant, je ne suis pas fan d'enlever des contrôles de sécurité sur l'ordinateur, donc, à vous de voir.
Et une fois le disque monté, ne le cherchez pas non plus dans la gestion des disques, car il n'y sera pas. Le pilote passe en fait par un faux périphérique bloc pour que le RAID fonctionne, et diskmgmt ne sait rien de tout ça. C'est donc dans l'explorateur que ça se passe, et nulle part ailleurs.
Et puis 370 commits en quatre semaines sur un pilote de système de fichiers, dont deux chemins d'écriture flambant neufs, ça reste quand même un peu chaud niveau vérification / bugs. Donc pensez bien à faire des backups avant d'installer ça.
Source : Neowin
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Je n'ai plus mes 5 hectares de jardin et de forêt, snif snif.... Maintenant c'est un immense jardin de 15 mètres carrés dans lequel je n'ai encore rien planté. Il y a des framboisiers, une pelouse en souffrance++ et deux ou trois trucs qui servent surtout de litière aux chats du quartier. Dans la maison, j'ai également deux spathiphyllums, ces fleurs de lune que tout le monde a chez soi, et une Monstera achetée chez Ikea.
Et je ne sais absolument pas m'en occuper. ^^
Alors quand je suis tombé sur HortusFox , j'ai regardé ça d'un autre œil que d'habitude. Il s'agit d'une application web que vous installez chez vous, qui est développée sous licence MIT depuis 2023 par un type tout seul, Daniel Brendel, qui va vous permettre de gérer toutes vos plantations et autres plantes vertes en intérieur.
Reste à comprendre ce que ça fait vraiment, parce que ce n'est pas ce à quoi on s'attend... Ça n'est pas vraiment un conseiller, ça ne va pas vous dire par exemple quand arroser votre Monstera, ni diagnostiquer une feuille jaune.
C'est simplement un carnet de bord, point. Vous déclarez vos lieux (le salon, la cuisine, la serre), vous y rattachez vos plantes avec leurs photos, vos notes et un journal, et vous créez des tâches dont c'est vous qui fixez l'intervalle. Le système vous rappelle alors ce que vous avez à faire selon l'échéance que vous avez décidée, et il garde la trace de ce que vous avez fait.
Dit comme ça, ça paraît maigre, sauf que quand vous êtes cinq à passer devant les mêmes pots de fleurs, c'est super pratique ! Est-ce que quelqu'un a arrosé pendant les vacances ? Est-ce que le petit s'est occupé de ses plantes carnivores ou pas ? Là, la réponse est dans le journal de la plante et pas dans la tête de X ou Y qui a mis son téléphone en mode avion.
C'est d'ailleurs ce qui fait sa différence. Plusieurs comptes partagent le même espace, avec les tâches en commun, un inventaire du matériel et même un chat de groupe pour se laisser des mots.
Plant-it , l'autre projet libre du genre, repose exactement sur la même philosophie. À la base, c'était également une application web, mais comme il y avait trop de bugs , l'auteur a préféré supprimer la version qu'il hébergeait. Et Plant-it est ainsi devenu une simple application Android. Adieu les versions web et la version iOS.
HortusFox, lui, a fait le chemin inverse et garde son serveur, mais du coup il n'a aucune application native en face : le dépôt Android du projet est archivé depuis 2024, ce qui fait que pour savoir ce qui se passe, vous devrez ouvrir la page web pour voir l'état de vos plantes. Je vous laisse deviner si mon fils va penser à ouvrir un onglet tout seul pour ses plantes carnivores... lol.
Ce n'est pas grave, je me suis acheté ces petites Oyas pour les plantes vertes (lien affilié), et ça fait super bien le taf pour garder la terre un petit peu humide en permanence.
Ça s'installe en Docker Compose avec une base MariaDB. Pas de SQLite, pas de PostgreSQL et n'attendez pas que ça change parce que ça demanderait trop de boulot à l'auteur... L'interface est également disponible en onze langues dont le français. Au niveau de la vie privée, il n'y a pas vraiment de télémétrie, il faut juste savoir que l'identification des photos passe par l'API de Pl@ntNet , qui est gratuite jusqu'à 500 identifications par jour, et la météo par OpenWeatherMap. Ces deux-là réclament donc vos propres clés, et vous n'êtes pas obligé de les activer. Les données botaniques, elles, viennent du GBIF sans rien demander.
Et si vous voulez juste identifier vos plantes sans monter un serveur, j'avais déjà parlé des applis qui font ça .
Un point quand même avant que vous ne lanciez le docker compose : Une XSS stockée a été remontée le 11 août 2026 dans la version 5.9, qui est la dernière en date. Cela veut dire que n'importe quel membre de votre espace HortusFox peut glisser du JavaScript persistant dans les notes d'une plante, qui s'exécutera ensuite chez tous ceux qui la consultent, admin compris ( CVE-2026-72559 ). Donc mettez bien cette application ailleurs que sur Internet et assurez-vous que votre grand-mère ou vos enfants ne sont pas des petits hackers en herbe.
Amusez-vous bien avec vos plantes vertes !
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Je ne sais pas vous, mais chez moi, mes câbles USB-C se ressemblent tous. Et dans le tas, j'en ai qui chargent mon MacBook deux fois plus vite que d'autres. Et franchement, en les regardant, je ne peux pas vous dire lesquels sont les plus efficaces. Alors que mon Mac, lui, apparemment, il le sait déjà.
En tout cas, c'est ce que j'ai compris en allant lire le site de WhatCable. Ce qu'ils expliquent, c'est qu'à chaque branchement, le contrôleur de port d'un Mac Apple Silicon envoie un message à la puce que certains câbles embarquent et récupère sa fiche d'identité : débit annoncé, ampérage, fabricant. De ce que j'ai compris, macOS range la réponse dans le registre IOKit sous forme d'objets bruts, et ne l'affiche nulle part en clair. Snif...
Et c'est cette réponse que WhatCable va chercher, puis traduit. L'app vit dans la barre de menus, vous branchez un câble, et elle vous dit alors instantanément lequel des trois maillons plafonne la charge : Soit le chargeur, soit le câble, soit le Mac lui-même quand sa batterie est presque pleine.
Et vous obtenez le même verdict côté débit.
L'app confronte aussi la fiche du câble à sa spécification USB-PD et lève un carton jaune quand quelque chose cloche. Ça peut être l'identifiant fabricant à zéro, les bits réservés utilisés de travers...etc. Moi, je parle bien ici de contrefaçon de câbles, mais l'app reste très prudente dans sa formulation. Elle signale juste des trucs bizarres, et elle ne dit jamais qu'un câble est une contrefaçon.
Après, la plupart des câbles sous 60 W n'ont aucune puce à interroger, donc il n'y a rien à lire, et certains ne répondent correctement qu'avec un appareil branché à l'autre bout. Sur les ports USB-C en façade d'un Mac mini ou d'un Studio, aucune donnée de câble ne remonte non plus. C'est à cause de l'architecture d'Apple.
Côté matériel, il vous faut donc un Mac Apple Silicon sous macOS 14 minimum, les Mac Intel ne publiant pas ces données du tout. L'app est gratuite et son code est sous licence MIT, sauf le dossier des fonctions Pro où là, faudra débourser environ 10 €.
Si vous avez Homebrew, vous pouvez installer l'app rapidement comme ceci :
brew install --cask darrylmorley/whatcable/whatcable
L'app est même en français si vous avez séché les cours d'anglais. Bref, de quoi trier votre caisse de câbles sans vous planter...
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Au départ, mon stockage était franchement bordélique. Ma bibliothèque Plex vivotait sur un vieux Synology, avec plusieurs SSD externes branchés au Mac mini, posés là au petit bonheur, avec les films rangés à plat et chaque disque qui traînait ses propres conventions et ses trous.
Je vous en avais d'ailleurs déjà parlé, et ça marchait, mais c'était un peu le foutraque, et surtout impossible à automatiser proprement, parce qu'une chaîne d'acquisition sérieuse exige un rangement carré jusqu'au moindre fichier.
D'où la grande décision de remettre tout ça à plat. L'objectif ? Consolider la médiathèque sur du matériel récent, séparer une bonne fois deux mondes qui n'ont rien à faire ensemble, les médias d'un côté et les sauvegardes de l'autre, et déléguer le plus gros de la configuration à Claude Code, l'assistant de codage d'Anthropic, piloté à distance depuis mon Mac mini.
UGREEN m'avait proposé depuis quelque temps de tester les deux NAS de sa gamme GT, j'ai donc accepté. Puis j'ai acheté mes disques une fortune, on y reviendra. Pour Plex, mon choix s'est porté sur le plus costaud de la gamme, un DXP4800 GT quatre baies sous AMD Ryzen.
Sa vraie raison d'être, c'est le débit. Ses deux ports réseau 10 Gbit confiés à des contrôleurs Aquantia ont craché 9,30 Gbit par seconde dès le premier flux en direct, soit le maximum théorique, sans une seule retransmission. Sur ce terrain, il est clairement irréprochable.
Sous le capot, on trouve un Ryzen Embedded R2514 à quatre cœurs, 8 Go de DDR4 extensibles à 64 Go, quatre baies qui se manipulent sans outil dont deux acceptent des SSD U.2 NVMe, plus deux emplacements M.2, le tout jusqu'à 144 To. Il tourne sous UGOS Pro, un système bâti sur une base Debian très peu verrouillée, avec un vrai SSH administrateur, Docker, et une plateforme x86 ouverte où l'on peut installer à peu près tout ce qu'on veut.
Le seul vrai bémol, c'est son moteur vidéo un peu daté, qui ne tient que deux flux Plex 4K transcodés en même temps et ignore l'AV1, donc pour une grosse médiathèque partagée à plusieurs, mieux vaut lui donner des fichiers déjà au bon format, ou transcoder sur une autre machine, ce qui est mon cas avec le Mac mini. Pour le stockage, j'ai récupéré 4 disques 28 To sur Amazon , à un prix que je n'ose même pas vous donner (660 euros pièce, et au moment où j'écris cet article leurs prix ont bondi à 780 euros).
Le gros morceau, c'était la migration, faire passer 36 To et 22 000 fichiers du Synology vers ce nouveau NAS. Perso je n'ai pas fait grand-chose, Claude Code s'est occupé de tout ça en SSH, en passant par les API de Plex, Radarr et Sonarr.
Derrière Plex tourne d'ailleurs toute une chaîne, Radarr et Sonarr, Prowlarr pour les sources, une seedbox Whatbox et Seerr.
Pour l'anecdote, le plus gros problème ça a été de régler les problèmes posés par les fichiers avec des accents. Près de 17 000 fichiers (de vidéos de vacances bien sûr) au chemin accentué devenaient injouables sur l'Apple TV alors que l'iPhone les lisait sans broncher, parce que Plex sur Mac jongle entre deux façons de coder un accent en Unicode quand le partage NFS strict d'UGOS n'en accepte qu'une seule à l'octet près.
Bon, maintenant on ne va pas se mentir, il y a eu des ratés avec l'IA, comme la disparition de près de 800 fichiers effacés par un bug des scripts, sans corbeille ni snapshot, mais comme le volume tourne en Btrfs et qu'il restait de la place, Claude a gelé le volume, remonté des centaines d'états internes du système de fichiers et rapatrié plus de 98 % des fichiers. Les pertes sont au final négligeables. C'était évitable, mais je n'ai pas été assez vigilant.
Ce socle sauvegarde même le code de Selene Racer, mon jeu de course de rovers sur la Lune hébergé dans le cloud sur lequel je bosse en ce moment ( vous pouvez le tester ici , il se joue dans n'importe quel navigateur, sur ordi ou téléphone), et dont les sources atterrissent sur le NAS via Dropbox. Quant au NAS deux baies qui encaisse Time Machine, les archives et les sauvegardes, c'est son petit frère le DXP2800 GT, que je teste sur Mac4ever .
Si comme moi vous n'êtes pas super fort en code et en réseau, et que vous avez suffisamment de sauvegardes de vos données, confier votre vie numérique à une IA et à un NAS de ce type est donc tout à fait envisageable, et c'est même assez chouette à mettre en place.
Les DXP4800 GT et le DXP2800 GT sont disponibles sur Amazon, et je vous les recommande les yeux fermés.
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Gadgetbridge est une application Android libre qui va vous faire zizir parce qu'elle permet de remplacer l'app merdique du fabricant de votre bracelet ou montre connectée ou encore de vos écouteurs Bluetooth. Comme ça, terminé le compte obligatoire pour utiliser vos "wearables" et fini les serveurs du constructeur localisés en Chine ou je ne sais où qui reçoivent vos heures de sommeil ou votre fréquence cardiaque minute par minute... Puis surtout, ça permet de n'avoir plus qu'une seule application Android pour tous vos appareils et ça c'est cool aussi !
Surtout que ça fonctionne en OFFLINE... Hé oui, le manifeste de cette app indique bien que jamais, Ô grand jamais, elle ne se connectera au net. Y'a même pas la permission dans l'app, c'est bloqué au niveau du code.
Maintenant, concrètement, Gadgetbridge permet de recevoir vos notifications à votre poignet, de répondre aux appels avec réponses préenregistrées, de paramétrer des alarmes, de lancer une lecture de musique, d'avoir du suivi d'activité et de sommeil, ainsi que vos tracés GPS de vos trop rares séances de sport. Et bien sûr, tout reste en local sur votre téléphone. Notez que AsteroidOS , dont je vous ai déjà parlé, fait pareil mais un cran plus bas, uniquement dans la montre.
Gadgetbridge supporte actuellement 529 modèles de 74 fabricants, d'Amazfit à Garmin, avec Pebble, Sony, Huawei et Xiaomi. Mais prenez le temps de lire la fiche technique de votre modèle car tous ne sont pas supportés en intégralité.
Reste maintenant le prix à payer, et il ne vient pas de Gadgetbridge.
En effet, sur les Amazfit et Xiaomi récents, l'appairage se négocie avec les serveurs du constructeur. Il faut donc appairer une première fois avec l'appli officielle, puis en extraire la clé. Même histoire chez Fossil, dont les montres HR sortent en plus avec un firmware de démo que seule l'appli maison sait remplacer. Chez Nothing aussi, la CMF Watch Pro veut une clé extraite d'un téléphone rooté, alors que les Pro 2 et Pro 3 s'en passent.
Une appli qui aurait la permission d'aller sur Internet irait chercher cette clé toute seule mais comme celle-ci ne peut pas, faudra le faire vous-même (c'est expliqué comment dans la doc).
De leur côté, les Garmin s'appairent directement, sauf quelques modèles qui veulent avoir vu l'appli officielle une fois. Mais la météo, et l'AGPS sur certaines montres, réclament des identifiants à renouveler tous les 90 jours, et Gadgetbridge propose d'y répondre avec de faux jetons OAuth. Après si vous voulez revenir ensuite à celle du constructeur, faudra peut-être relancer une remise à zéro d'usine.
Après pour les irréductibles qui voudraient quand même du réseau, un module séparé, Internet Helper, est arrivé début 2026. Il relaie les requêtes des applications de la montre, s'installe à part, et nécessite sa propre autorisation.
Voilà, tout cela s'installe depuis F-Droid sur tout Android 6.0 ou plus récent, sous licence AGPLv3, et le code est dispo sur Codeberg.
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Voici ce que je considère être une excellente nouvelle pour tous les utilisateurs de GIMP ! L'équipe derrière le projet est en train de préparer le successeur du XCF, son format de projet depuis 1997. C'est même devenu le plus gros chantier du mainteneur Jehan, et ce qui se dessine ressemble fortement à une espèce d'archive zip bourrée de XML.
À ce jour, ce bon vieux XCF stocke toute sa data dans un seul bloc qu'il faut alors relire et réécrire en entier, à chaque enregistrement. C'est lourdingue et c'est pour ça que sur sa roadmap, la team GIMP explique qu'un format basé sur une archive permettrait de charger les données à l'usage et d'ouvrir des projets bien plus lourds.
Le zip + du XML est une vieille recette côté graphisme. GIMP figure d'ailleurs déjà parmi les applications compatibles OpenRaster , dont la spécification décrit une archive zip contenant un document XML pour la structure des calques. Sauf que l'OpenRaster sert à échanger des images entre éditeurs, alors que ce nouveau format devra contenir un projet de travail complet.
Grâce à ce nouveau format, GIMP promet des sauvegardes plus rapides, puisqu'il n'y aura plus que les parties modifiées à mettre à jour. Et l'auto-save deviendra enfin faisable. Woohoo !!
Par contre, le vrai morceau, celui qui compte, arrivera plus tard. En effet, GIMP 3.6 doit apporter la gestion des pages et l'animation directement dans le logiciel, à la place du vieux plug-in d'animation bien connu des galériens que vous êtes ^^. Ce sont 2 fonctions que le XCF encaisse mal, comme tout ce qui devient gros ou compliqué, finalement...
Mais rassurez-vous, vos vieux fichiers ne partent pas à la benne pour autant car GIMP s'engage à charger les XCF dans toutes ses versions à venir. Jehan a même corrigé ce printemps, dans ce code XCF, un bug oublié depuis 1999 .
Alors je sais que vous êtes trèèèès impatients, mais les détails techniques sont encore en cours de conception, et la version de développement 3.3.2 qui doit ouvrir le bal se fait attendre. La 3.4 avance donc sans date ce qui fait que la roadmap reste flexible et évolutive.
D'ici là, c'est GIMP 3.2.6 qui arrive, avec les classiques corrections de bugs, en attendant cette épiphanie qui changera le quotidien de beaucoup de graphistes adeptes du libre !
Source : Development Update, August 2026
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Vous glissez une app dans la corbeille du Mac, elle disparaît du dossier Applications, et vous pensez que c'est réglé ? Que vous êtes naïfs ! Hé oui, ce que vous ne savez pas, c'est que ses préférences, ses caches et son container restent bien présent dans votre ~/Library, parfois pendant des années, encombrant votre espace disque pour rien.
Hé bien s'occuper de tout ce merdier, c'est le job de PureMac , une app native codée en SwiftUI qui piste ces fichiers-là pour libérer des ressources sur votre mac. Elle croise l'identifiant du bundle, celui de l'équipe de développement, les entitlements et les métadonnées Spotlight, selon trois niveaux d'agressivité en fonction de ce que vous voulez ratisser.
Elle sait aussi prendre le problème dans l'autre sens puisque son chercheur de fichiers orphelins parcourt ~/Library pour retrouver les restes d'applications que vous avez virées il y a trois ans et dont plus rien ne vous rappelle l'existence.
Et si vous développez, il y a de quoi récupérer bien plus de place avec les DerivedData, les runtimes de simulateur Xcode, les couches Docker, les caches npm, yarn, pnpm et Homebrew. Bon, ça vous savez déjà le faire avec docker system prune, deux ou trois autres commandes, ou avec
Mole en ligne de commande
dont je vous ai déjà parlé. Mais l'intérêt ici, c'est de tout voir d'un coup avant d'arbitrer.
Côté données, il n'y a rien à surveiller puisque PureMac n'embarque aucune télémétrie ni appel réseau. Et la licence, c'est du 100% licence MIT, là où d'autres outils similaires comme Pearcleaner ajoute une Commons Clause qui en interdit la revente, que AppCleaner, lui, s'arrête à la désinstallation, ou encore que CleanMyMac nécessite d'acheter une licence.
Pour le faire tourner, il vous faut macOS 13 au minimum, et ça s'installe en une ligne avec brew install --cask puremac. Sinon, il y a un .dmg signé et notarisé à récupérer directement.
Par contre, sachez que ça réclame le l'accès complet au disque, soit la permission la plus large que macOS distribue, et il ne garde aucun journal des chemins qu'il a supprimés. Surtout que quand un fichier est supprimé, il l'est pour de bon, donc vérifiez bien les choses avant de les supprimer.
Le nettoyeur de caches, est également une opération sans retour. Alors pour un cache ça n'a pas d'importance, puisqu'il se régénèrera tout seul. Mais pour un reste dans ~/Library qui contenait, j'sais pas, par exemple une licence, un wallet crypto ou vos réglages, c'est une autre affaire.
Donc soyez TRÈS prudent et lisez bien les chemins d'accès vers les fichiers avant de cliquer pour les supprimer, histoire de pas faire de conneries.
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Ce serait trop cool non, si avec un double-clic sur un .docx dans votre gestionnaire de fichiers Linux, Word s'ouvrait directement ? Et je ne vous parle pas d'un bureau Windows complet en plein écran ou d'une session de bureau à distance. Juste une fenêtre Word tout ce qu'il y a de plus classique, avec son icône dans votre barre des tâches, épinglable et "alt-tabbable" comme le reste.
Hé bien, c'est ce que fait
WinPodX
, qui fait tourner un conteneur Windows sous KVM en arrière-plan et découpe l'affichage application par application via FreeRDP RemoteApp. Comme ça, les liens mailto: partent vers Outlook ou les schémas slack: ou vnc: vers l'application qui les a déclarés.
Tout ce qui est presse-papiers, son, imprimantes et votre dossier personnel sont partagés d'office, et le conteneur se met en pause tout seul quand personne ne s'en sert.
Jusque-là, WinApps dont je vous ai déjà causé, qui fait tourner Office sous Linux , faisait déjà l'essentiel avec les fenêtres détachées, le dossier personnel partagé, le clic droit qui envoie un fichier vers une application Windows. Mais WinPodX se distingue aussi dans l'autre sens puisque vos applications Linux remontent également dans le menu "Ouvrir avec..." du Windows, et dans un dossier "Linux Apps" du menu Démarrer. Bref, l'accès aux apps et aux fichiers marche dans les 2 sens, pour plus de transparence dans vos usages.
Si ça vous intéresse, sachez qu'il vous faut une licence Windows valide, car WinPodX ne la fournit pas (logique), que la virtualisation doit être activée dans le BIOS, avoir un accès à /dev/kvm, 8 Go de RAM et une trentaine de gigas de libre. La première installation prend cinq à dix minutes le temps de télécharger l'ISO, et les suivantes sont quasi instantanées.
Pour l'installer :
curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/kernalix7/winpodx/main/install.sh | bash
Il y a également un paquet pour openSUSE, Fedora, Debian, Ubuntu, Arch et NixOS, un AppImage pour les autres. C'est sous licence MIT, et sans aucune télémétrie puisque celle de Windows a été elle-même coupée par défaut. Ah et l'interface du OuinOuin peut être configurée en français.
Par contre, pas d'accélération GPU, ce qui exclut les jeux et la 3D à moins de monter un passthrough à la main. Préférez Wine pour ça...
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Vous jouez sous Linux et votre bibliothèque Steam, GOG ou Epic tourne à peu près entièrement grâce à Proton ? Cela signifie que, malheureusement, vos jeux Xbox PC et ceux du Game Pass, eux, restent à la porte... C'est con d'avoir un catalogue entier, payé tous les mois rubis sur l'ongle et de ne pas pouvoir y toucher ailleurs que sous Windows, via le streaming cloud.
Mais cette époque est révolue puisque Xodus est un projet open source qui rétro-ingénierie la chaîne Xbox PC pour faire tourner ces jeux directement sur Linux. Son dépôt coche déjà la connexion de l'appareil, celle du compte, l'autorisation Xbox, la récupération des licences, le téléchargement des paquets de jeu et le déchiffrement des exécutables à la demande. Bref, la douane est passée (non pas Hamza, celle de Microsoft).
Ce qui bloquait n'a jamais été Proton puisqu'en fait un jeu Xbox PC moderne repose sur le GDK de Microsoft et arrive emballé dans un conteneur MSIXVC chiffré, dont les clés dépendent de la licence attachée au compte.
Rien à voir donc avec un .exe posé dans un dossier.
L'équipe, emmenée par Paweł Lidwin qui contribue aussi à Heroic , a donc dû fabriquer ses propres briques, une bibliothèque d'authentification Xbox, un lecteur capable de parcourir ces conteneurs, et surtout une réimplémentation libre de xgameruntime.dll, le composant par lequel les jeux réclament les services Xbox (Celle-là est toujours en chantier). Le projet entretient même ses propres versions modifiées de Wine et de Proton.
Sauf qu'on ne joue toujours pas... Aucun binaire n'est distribué, il faut tout compiler soi-même, et les fameux services Xbox doivent encore être servis aux jeux à travers Wine. Le lancement, c'est donc le gros morceau restant même si un jeu auquel vous avez droit se récupère et se déchiffre.
Côté catalogue, il faut du GDK et du MSIXVC. Le MSIXVC2 n'est pas géré, Gears of War 4 reste sur le carreau, et les titres rétrocompatibles se récupèrent mais réclameront peut-être des correctifs dans wine ou dxvk. Quant au déchiffrement, il s'appuie sur les instructions AES du processeur. Cela signifie que sur une machine trop vieille pour les avoir, ça ne ramera même pas... ça s'arrête juste net sur une instruction "illegal".
Et puis, vous vous en doutez, il y a Microsoft... Le projet n'est ni affilié ni approuvé par Redmond, donc c'est à utiliser à vos risques et périls, car rien n'empêche l'éditeur de changer une clé ou de modifier un bout du protocole et de refermer la porte du jour au lendemain. Avec Xodus, personne n'a rien promis, et c'est un pari sur un avenir incertain... Toutefois le dépôt avance bien quand même, sans binaire à la clé pour le moment.
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Lucas, lecteur de Korben.info, m'a écrit pour me montrer Wayland-Wheeltani , son outil qui ramène l'autoscroll au clic molette sous Wayland, et qu'il met à jour depuis ce printemps. C'est un peu dans l'air du temps de ce genre d'outils puisque fin juillet, je vous parlais déjà de midscroll , qui règle le même manque sous Linux. Wayland-Wheeltani vise le même geste, mais avec une idée nouvelle que l'autre n'a pas.
Le geste, donc... Vous le connaissez, on maintient le bouton du milieu, on éloigne la souris du point d'appui, et la page défile dans cette direction. Plus on s'éloigne, plus ça accélère et si on relâche, ça s'arrête net. Et si on repasse de l'autre côté du point de départ, hé bien le défilement s'inverse sur cet axe.
Toutefois, un mouvement minuscule ne déclenche rien, ce qui fait que sous le seuil, le clic molette reste un clic molette, collage de la sélection compris. Et comme le programme déchiffre les mouvements de la souris au niveau du noyau pour réémettre un genre de molette virtuelle, les applications au-dessus n'en savent rien. Pour elles, c'est juste une molette de souris ordinaire.
L'écart sur la méthode de fonctionnement avec Midscroll, c'est que Wayland-Wheeltani ne se lie pas à votre souris par son fichier dans /dev/input, dont le numéro bouge à chaque branchement, mais bien par son identifiant USB constructeur et produit. Le réglage survit ainsi aux redémarrages et aux changements de port, et le service la retrouve seul quand vous la rebranchez. C'est super si par exemple vous utilisez à certains moments un dock externe.
Le filtre par application, lui, existe des deux côtés, mais ne fonctionne pas dans le même sens. Midscroll démarre avec FreeCAD, OrcaSlicer et Minecraft déjà blacklistés alors qu'avec Wayland-Wheeltani, rien n'est filtré au départ, et vous pouvez exclure des applications ou n'en autoriser que quelques-unes grâce à une commande donnant l'identifiant précis de la fenêtre active. Hyprland, Sway et i3 sont ainsi supportés en direct, GNOME avec une extension fournie, KDE avec kdotool. Et l'autoscroll, lui, marche sur toute session Wayland.
Pour le reste, il faut une session Wayland, systemd en mode utilisateur et l'accès à /dev/uinput. L'installation dépose une règle udev visant votre souris, ce qui évite de faire tourner le service en root au quotidien.
Après la limite, vous la connaissez puisqu'elle est dans le nom : Wayland-Wheeltani ne couvre que Wayland, là où midscroll gère aussi X11. Donc si votre session est encore en X11, vous n'aurez pas le choix. Par contre, si elle est en Wayland et que vous passez votre temps à débrancher / rebrancher votre souris et qu'elle change de port sans cesse, c'est celui-ci qu'il vous faut.
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Bonne nouvelle les amis, je viens de vous mettre en ligne un sélecteur de distribution Linux !! 35 distributions dans la balance, vingt questions max et à l'arrivée, le nom du Linux qu'il vous faut !
Parce que oui, la "meilleure" distribution Linux n'existe pas dans l'absolu. En fait, le bon choix dépend de votre machine, de votre usage et du temps que vous acceptez d'y passer. Posez la question à deux personnes, l'une répondra Linux Mint, l'autre CachyOS, et les deux auront raison !
L'outil vous demande vos usages et ce que vous avez sous la main... L'âge de la machine, la RAM, la carte graphique, un Windows à garder à côté, et ce que vous comptez en faire, jouer compris.
Le questionnaire se raccourcit ensuite selon ce que vous avez déjà répondu et au final, vous repartez avec une distribution, sa fiche technique et 2 alternatives si celle-là ne vous branche pas.
J'ai remarqué que ce qui manquait à la plupart des classements de ce type, c'était le "pourquoi pas cette distrib ?". C'est pour cela que mon sélecteur affiche aussi les distributions écartées avec la raison de leur élimination, et celles qui ne démarreront même pas chez vous. Hé oui, un vieux PC en 32 bits n'a plus grand monde à se mettre sous la dent depuis que Debian 13 a supprimé son noyau i386.
Et quand Linux n'est pas la réponse à votre besoin, il vous prévient. Par exemple, si votre travail dépend de la suite Adobe ou d'un jeu avec un système anti-triche, l'outil ne fera pas semblant du contraire.
Et bien sûr, tout cela tourne exclusivement dans votre navigateur, et rien ne part ailleurs dans le cloud. En plus c'est gratuit ! 35 distributions ne font évidemment pas tout l'écosystème Linux, et j'ai dû faire des choix mais ça vous donne déjà un nom précis sur lequel vous lancer en toute sérénité.
Et si vous voulez découvrir les autres services Korben c'est par ici .
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La dernière release candidate de Linux 7.2 est bien plus "grosse" qu'elle ne devrait l'être à ce stade du cycle, mais cela n'a pas empêché Linus Torvalds de la publier dimanche en attribuant ce trop-plein aux outils IA qui relisent le code du noyau.
"Je ne peux pas dire que la taille de tout ça m'enthousiasme, mais c'est comme ça : la nouvelle normalité, avec beaucoup de correctifs, dont beaucoup viennent de la revue par divers outils IA."
Rien ne lui paraît effrayant pour autant, et il ne voit aucune raison de retarder la 7.2. Une grosse taille pour ce noyau, ça veut dire plus de 400 correctifs, signés par plus de 230 personnes alors que dans une Release Candidate en général, c'est le moment où le noyau est censé se calmer avant la sortie. Alors que là, ça ressemble plutôt à un nouveau début de cycle.
Et ça tape de partout : Pilotes graphiques, son, réseau, systèmes de fichiers, code d'architecture. Les plus gros blocs viennent de s390 et zcrypt, de btrfs qui remet en place une infrastructure interne, et de correctifs netfilter ipset.
Mais attention au contresens, parce que je l'ai vu passer sur certains tweets d'anti-IA. Torvalds parle de revue de code par des outils IA, et pas d'une IA qui écrirait le noyau à sa place. Sa position de fond, Vincent nous la racontait en juillet quand il envoyait les anti-IA forker le noyau. Ici, ça ne concerne que des outils qui relisent du code existant et signalent des trucs douteux. Après derrière, ce sont des humains qui trient.
À titre d'exemple, l'un des correctifs de cette rc7 traite un use-after-free dans ptdump, l'interface qui affiche les tables de pages du noyau en clair pour repérer les problèmes de mémoire. C'est ce type de bug qui se transforme en faille et il était là depuis mars 2018 (depuis Linux 4.16).
C'est Syzbot , le robot qui bombarde le noyau d'entrées tordues en continu, qui a levé le lièvre en juin dernier. David Carlier a écrit un premier correctif en s'aidant de Claude Opus 4.8 pour remonter la piste, et Lorenzo Stoakes, mainteneur de la gestion mémoire, l'a retravaillé avant qu'il parte dans la rc7. Il devrait ensuite être rétroporté vers les noyaux stables, donc vers les machines qui tournent aujourd'hui.
Autre exemple, Greg Kroah-Hartman, qui traque déjà des bugs du noyau avec une IA locale , vient de faire retirer le pilote Moxa Intellio, soit près de 2200 lignes écrites en 1999 qui supporte certaines cartes série multiports. Alors pourquoi est-ce qu'il a fait ça ? Eh bien il écrit dans son patch que : "C'est un très vieux pilote, aucun matériel connu ne circule encore pour lui, et la société dit ne plus en avoir besoin, alors retirons-le puisque les LLM commencent à venir le titiller et à y trouver des choses "intéressantes" qui vont juste faire perdre du temps à tout le monde, vu qu'il ne sert plus...".
Voilà donc un autre effet de l'analyse de code par IA. Elle oblige les mainteneurs de projet à tailler dans le gras pour virer du code obsolète que des modèles de langage viendraient renifler d'un peu trop près. Ça ne peut pas faire de mal.
Pour moi, le vrai risque de ces outils sur un projet ouvert tient au volume. Un flot de signalements produits par des gens qui ne relisent pas ce qu'ils envoient, où plus personne ne distingue l'hallucination du vrai bug, et là ça partirait en eau de boudin. Mais comme le noyau, lui, garde des mainteneurs qui comprennent les tenants et les aboutissants de ce qu'ils lisent, ça se passe très bien. Même si la quantité de problèmes remontés surprend Linus.
Voilà, si cette nouvelle version du noyau vous intéresse, sachez qu'elle devrait normalement sortir la semaine prochaine en version finale.
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CHERRY a annoncé deux appareils à carte à puce, un clavier complet avec lecteur intégré baptisé Smart Board 1150, et un terminal séparé, le Smart Terminal ST-1150. Ils remplacent le KC 1000 SC et le ST-1144.
Une carte à puce sert ici à prouver qui vous êtes. Vous l'insérez, elle signe électroniquement un document, elle ouvre une session sur un réseau ou elle déchiffre un fichier, sans que la clé privée qu'elle contient ne sorte jamais de la puce.
Les deux appareils s'appuient sur le pilote CCID que Microsoft livre déjà dans Windows, et sur pcsc-lite sous Linux et macOS. La norme CCID permet à un lecteur de dialoguer avec le système d'exploitation sans code maison, et pcsc-lite en est l'implémentation libre côté Unix.
Aucun pilote propriétaire à installer, donc. Vous branchez et ça fonctionne, y compris sur une machine Linux, ce qui est encore assez rare pour ce type de matériel.
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Les deux modèles embarquent aussi un contrôleur à mémoire flash, et le firmware peut être mis à jour après le déploiement. Ce genre de lecteur était jusqu'à présent figé pour toute sa durée de vie, avec les failles qu'il avait le jour de sa fabrication.
Le communiqué ne dit hélas rien sur la signature de ces mises à jour. Sur un périphérique de sécurité, la question n'a rien de cosmétique, parce qu'un firmware modifiable est aussi un firmware attaquable si personne ne vérifie d'où vient l'image installée.
Le terminal lit et écrit les cartes, pour ouvrir une porte, se connecter au réseau de l'entreprise ou valider une transaction en ligne. Il est fabriqué entièrement en Europe. CHERRY veut clairement faire les yeux doux aux administrations et aux organismes de défense, avec les certifications américaines TAA et FIPS-201 au passage, et une base lestée en métal qui permet d'y glisser la carte d'une seule main.
Le clavier ajoute pour sa part une touche Copilot, ce qui sur un poste à données sensibles est quand même quelque peu audacieux. Il existe aussi en version conforme au Trade Agreements Act américain, pour les agences fédérales et les installations militaires soumises à des règles d'approvisionnement particulières, mais bon a priori ça ne devrait pas trop vous concerner (même si on a de plus en plus de lecteurs américains depuis que le site est traduit !).
Le Smart Board 1150 est vendu 49,99 euros. Le Smart Terminal ST-1150 descend à 34,99 euros, et les deux sont disponibles dès maintenant.
J'avoue que je ne pensais plus voir sortir de nouveaux lecteurs de carte à puce en 2026.
Source : Cherry
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L'humain est paresseux par nature, mais alors je ne vous raconte pas quand il s'agit de taper des lignes de commande... Mais bon, l'IA est arrivée dans nos vies et maintenant nous ne sommes plus que des gros sacs de viande et de graisse dont le cerveau se ramollit jour après jour. Donc, foutu pour foutu, autant y aller à fond et c'est pour cela qu'aujourd'hui, je vais vous parler de l'application Deja.
Deja est un outil de remplacement intelligent pour un autre outil dont je vous ai déjà parlé qui s'appelle ZSH Auto Suggestions qui va carrément deviner votre prochaine commande ZSH. C'est un truc qui fait donc de la prédiction de commande. Pour l'installer, vous pouvez passer par homebrew ou curl et hop, comme par magie, ce sera intégré directement à votre fichier .zshrc. Ensuite, vous rechargez votre terminal et c'est parti.
Deja remplace zsh-autosuggestions, le plugin de complétion
dont dépend aussi zsh-copilot
, donc il ne faut surtout pas garder les deux dans votre plugins=(). En effet, les deux réécrivent les mêmes widgets ZLE, et heureusement, quand deja détecte que l'autre est chargé, il affiche une ligne d'avertissement et se met en retrait plutôt que de coincer votre éditeur de ligne. Si vous gérez votre zsh avec Oh My Zsh ou zinit, il existe aussi une intégration dédiée pour chacun, et dans ce cas il faut enlever la ligne eval que l'installeur a ajoutée au .zshrc, sinon l'intégration est chargée deux fois.
Autre chose à savoir tout de suite, sinon vous allez chercher un moment : la suggestion s'accepte avec la flèche droite, pas avec Entrée (ça c'est pour envoyer la commande). Ensuite, Ctrl et flèche droite n'acceptent que le mot suivant, Tab ouvre la liste des alternatives classées sans quitter la ligne, et Ctrl+X coupe les suggestions pour toute la session.
Ça se base sur tout un tas de paramètres que je ne vais pas tous vous lister, mais en gros Deja est au courant du répertoire où vous êtes. Ensuite, si vous tapez des commandes mal fichues, il sera capable de vous en suggérer qui devraient correspondre à votre besoin. Et puis après, il y a l'historique et un score de fréquence ce qui fait que l'outil est vraiment hyper prédictif. Il n'y a pas d'IA derrière, c'est vraiment de l'algorithmie pure, mais ça rend bien des services. Surtout si vous tapez à peu près tout le temps les mêmes commandes au même moment, aux mêmes endroits.
Par exemple, l'outil retient que vous lancez make test après make build, et pondère la suggestion en conséquence. Les quatre signaux, correspondance floue, fréquence combinée à la récence avec une demi-vie d'une semaine, affinité avec le répertoire courant et probabilité d'enchaînement, sont fondus dans un score unique.
Le "flou", lui, se règle en trois crans selon l'écart toléré entre les lettres que vous tapez. Tight n'en laisse passer qu'un seul, smart jusqu'à quatre (c'est le réglage par défaut), et loose jusqu'à huit. En smart, taper par exemple gco proposera git checkout main ; alors qu'en loose, ça partira chercher beaucoup plus loin. Et Shift + flèche droite permet de passer au cran de "flou" suivant sans quitter la ligne.
Bref, je pense que ça va vous faire gagner un max de temps.
deja
est publié sous licence MIT, se pose sur macOS et Linux, et ne connaît que zsh. Et si l'essai ne vous convainc pas, la désinstallation se fait en 4 étapes : enlever la ligne eval du .zshrc, tuer le démon avec pkill -f 'deja daemon', supprimer ~/.local/share/deja/, puis retirer le binaire avec brew uninstall deja ou, si vous êtes passé par le script curl, en supprimant le fichier posé dans ~/.local/bin/.
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Si vous êtes du genre à voir la gerboule dans des casques de réalité virtuelle, alors désolé, cette news n'est pas pour vous. En effet, y a un gars passionné qui s'est dit que ce serait cool d'adapter des jeux vidéo rétro en réalité virtuelle.
Le type a donc développé un rendu VR basé sur le standard OpenXR pour des jeux comme Super Mario 64 Co-op DX, Mario Kart 64, et Dr Robotnik Ring Racers. Pour cela, il a utilisé un standard ouvert commun aux Runtimes VR qui s'appelle OpenXR. Pour que le rendu soit fou dans le casque, le jeu entier est calculé une fois par oeil. Comme ça, au lieu d'être un simple écran à plat qui flotte devant vous, c'est un univers 3D bien immersif.
Tout ça est dispo sur son site et open source, et Ring Racers propose même quatre modes de vue, dont un diorama qui réduit tout le circuit à une maquette au-dessus de laquelle vous pouvez rouler.
Et alors, son petit dernier, il est incroyable ! C'est Sonic Robo Blast 2 dont voici la démo :
Alors moi j'ai pas eu la chance d'être élevé dans la team Sega quand j'étais plus jeune mais je sais que parmi vous il y a des gros fans de Sonic. Et quand je vois ce jeu revisité qui reprend exactement le jeu d'origine pour y jouer en 3D, ça me fait grave envie même si je sais que je n'aurai pas la patience d'avoir le museau au chaud pendant des heures à l'intérieur d'un casque de VR beaucoup trop lourd pour moi.
À côté de ces portages, il construit également son propre moteur 3D. Ça s'appelle Multiverse Engine et c'est conçu pour faire tourner Multiverse, un jeu d'exploration dimensionnelle prévu pour écran standard et en VR, où l'on voit tout à travers une caméra de type found footage qui respire, tangue et attrape des morceaux du monde suivant comme des parasites de VHS.
Rien de compliqué mais surtout des tonnes de références assumées à la SF de l'âge d'or, aux liminal spaces, aux Backrooms et au No Man's Sky d'avant sa sortie. Le jeu a démarré sous Unreal Engine 5 avant qu'il ne juge le plafond du moteur trop bas, d'où ce moteur maison écrit de zéro en C++ et Direct3D 12, avec son propre rendu et son propre éditeur.
Et sa petite obsession à lui, ce sont les failles dans le jeu (pas les failles de sécurité hein, les vraies failles au sens géologique du terme). C'est pourquoi quand une déchirure s'ouvre dans le décor, le monde derrière est calculé en direct, avec sa lumière, son brouillard et son ciel, au lieu d'être une image plaquée.
Attention quand même à la confusion, parce qu'il y a un autre Multiverse qui existe et qui est un projet No Man's Sky, sans rapport avec le jeu ci-dessus.
En tout cas, ce gars est trop fort et son prochain chef-d'œuvre, ce sera Star Fox 64 en VR dont le dev a déjà commencé. Je vous invite vraiment à vous abonner à son compte GitHub et à suivre régulièrement son site web .
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J'sais pas si vous l'avez vu passer lui, mais OpenNutriTracker est une app qui note ce que vous mangez et compte les calories, sans rien vous demander en échange. Hé oui, l'application est gratuite sur Android et sur iOS, sous licence GPL-3.0 en plus ! Que demande le peuple ?
Avec cette app, vous enregistrez vos repas, et elle additionne toutes les calories que vous ingérez. Pour remplir le journal de que vous mangez (journal qui au passage est chiffré en AES sur votre appareil, on n'est jamais trop prudent...), vous scannez le code-barres d'un produit avec l'appareil photo (ou vous tapez le code), ou vous tapez son nom et hop, la fiche nutritionnelle déboule sur l'écran directement depuis Open Food Facts, complétée par une sélection de l'USDA FoodData Central.
L'écran de scan visant le code-barres d'une brique de jus
Ce qui est cool avec cette application, c'est que pour un utilisateur français par exemple, la recherche remonte d'abord les aliments qui sont vendus son pays.
Et Open Food Facts , dont je vous ai déjà parlé, référence plus d'un million de produits vendus en France, c'est plutôt bien garni avec vos yaourts préféré et vos plats ultra transformés de supermarché ^^.
La journée de tracking se découpe alors en petit-déjeuner, déjeuner, dîner et collation, chacun avec son objectif de calories. Un dépassement se voit donc sur le repas fautif, pas seulement dans le total de la journée. Et quand vous savez déjà ce que vous avez avalé, un ajout rapide se contente d'un titre et d'un nombre.
La fiche du produit scanné, avec ses calories et ses macros avant l'ajout au repas
Et l'app ne s'arrête pas au compteur qu'on retrouve finalement dans pas mal d'autres app. Non, elle vous aide à suivre dix nutriments, des fibres au magnésium en passant par le fer et le sodium, avec les repères d'apport de référence des tables de l'Institute of Medicine pour situer où vous en êtes. À côté de ça, vous avez votre poids et sa courbe, un compteur d'eau et un catalogue d'activités pour remettre en face les calories dépensées.
Vos données sortent aussi quand vous le décidez avec export du journal complet en JSON ou en CSV, ou partage d'un repas par QR code vers un autre téléphone. De quoi bricoler d'autres app autour de ça donc.
Côté installation, c'est dispo sur Google Play ou l' App Store , avec iOS 15.5 minimum, et snif snif pas encore de version F-Droid. Par contre, l'app n'est pas encore traduite en français, donc n'hésitez pas à contribuer si ça vous dit.
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Hammer, l'outil dont je vais vous parler aujourd'hui, est né d'un manuscrit perdu. En septembre 2020, son développeur Adam Brown vivait dans un van et écrivait dans des coins souvent très isolés, avec un logiciel gratuit qui se présentait comme fonctionnant hors ligne. Mais malheureusement, au bout d'une semaine sans réseau, le soft a cessé de fonctionner.
De retour en ville quelques jours plus tard, il a alors remis la main sur une connexion, et le logiciel est reparti, mais son manuscrit avait disparu !
Alors, dégoûté, il s'est dit qu'il allait coder son propre éditeur offline pour éviter que ça se reproduise, car hé, on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même ! Et c'est pourquoi quand vous écrivez avec Hammer , chaque scène est un fichier texte enregistré sur votre disque dans le répertoire que vous avez spécifiquement choisi. Et c'est pareil pour tout ce qui est contenu annexe comme les notes et les fiches d'encyclopédie qui accompagnent les scènes.
Grâce à Hammer, qui est un logiciel gratuit sous licence MIT, vos idées sont rassemblées sous la forme d'un projet d'écriture avec tout ce qu'il faut pour prendre des notes, mettre des tags, faire des liens...etc.
L'éditeur de Hammer, avec la scène, son plan et ses notes sur le même écran.
Pour autant ce n'est pas un bloc-notes déguisé. Les scènes se réordonnent au glisser-déposer, ce qui est pratique quand vous décidez que deux personnages doivent se croiser trois chapitres plus tôt. L'encyclopédie catalogue les personnages, les lieux et les événements avec leurs images, et Hammer lit vos scènes pour repérer tout seul qui apparaît où.
La synchronisation entre vos appareils, elle, est totalement optionnelle. Et depuis la dernière version, le serveur de sync a une
image Docker officielle
. Un petit docker compose up -d et c'est en route, avec un volume pour vos données et le PostgreSQL embarqué directement dans le conteneur.
Si vous débutez en auto-hébergement , sachez quand même que le serveur ne parle que HTTP en local alors que les clients Hammer exigent du HTTPS, donc il faudra mettre en place un reverse proxy ou un certificat devant.
Et si vous n'avez pas envie de gérer un serveur, sachez que l'instance officielle hammer.ink est utilisable si vous êtes abonné au Patreon du projet. Vous pouvez aussi vous en passer et poser le dossier dans Syncthing ou Dropbox, mais ça ne marchera qu'entre vos ordinateurs, car les clients mobiles (Android / iOS) Hammer supportent uniquement le protocole intégré.
Bref, un super outil pour les écrivains, les journalistes et autres producteurs de contenu qui aiment bosser offline. Et si Hammer s'arrête de fonctionner un jour, votre roman sera encore avec vous.
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