J'ai pas mal de déplacements pro en ce moment, et comme je suis sur plein de projets en même temps, c'est un peu relou. Parce que tout ne tourne pas uniquement sur mon ordi portable. J'ai des traitements un peu plus lourds qui tournent par exemple sur mon Mac Studio et faut dire que je lui en fais vraiment voir de toutes les couleurs à celui-là...
La plupart du temps, j'arrive heureusement à tout gérer à distance en me connectant en SSH à l'ordinateur via mon VPN privé (ça me permet d'avoir toutes mes machines sur le même réseau local virtuel comme ça c'est chiffré et sécurisé) mais il arrive parfois que je doive cliquer sur un bouton ou taper un mot de passe via l'interface de macOS.
Jusqu'à présent pour ce genre de choses, j'utilisais donc l'application Partage d'Écran fournie par Apple, mais je ne sais pas vous, chez moi ça lag furieusement et c'est vraiment pas pratique à utiliser. Bref, j'aime pas.
Je me suis donc rabattu sur des Real VNC et compagnie, mais pareil, ce n'est pas un protocole et des clients que je trouve très efficaces. Et j'avais pas envie non plus de payer un peu au pif une app présentée comme meilleure comme celle-ci d'Apple pour voir ce que ça donne :
Du coup, je me suis créé à l'aide d'agent IA, ma propre application de prise de contrôle à distance en y mettant toutes les fonctionnalités dont j'avais besoin.
Ça s'appelle Korben Remote Desktop et ça fonctionne en deux parties. On a d'un côté un petit agent sur l'ordi à contrôler, qui demande juste les autorisations système "Enregistrement de l'écran" et "Accessibilité" (sans oublier la fonctionnalité de Session à distance activée dans Partage, pour le tunnel SSH au niveau des réglages de macOS), et de l'autre côté le client sur le Mac que vous avez sous les yeux. Les deux se parlent ensuite à travers un tunnel SSH chiffré, sur votre réseau local ou votre VPN privé, sans passer par aucun serveur chez moi ni ailleurs puisque l'appli refuse carrément les adresses IP publiques pour des questions de sécurité.
Voici tout ce que j'ai mis en place dans cette application :
Ce que ça ne fait pas encore par contre, c'est pas de réveil à distance, pas de déverrouillage FileVault après un redémarrage à froid (prévu sur macOS 26, mais pas encore validé), les gestes du trackpad comme la rotation ou le balayage à trois doigts ne passent pas, et le verrouillage des majuscules reste celui du Mac distant. Il faut macOS 14 minimum des deux côtés, et les deux applications sont universelles, Apple Silicon comme Intel (testées sur Apple Silicon, l'Intel et macOS 14 restent à valider).
Maintenant pour pour l'utiliser tous les jours, ce que je peux vous dire c'est que ça marche très bien. Maintenant, j'ai pas eu d'autres testeurs que moi-même pour le moment mais ça fait tout ce dont j'ai besoin.
Et je me suis payé le luxe également d'adapter le code (en version ultra alpha, j'ai pas encore assez testé ça) pour Windows et Linux. Et l'application iOS est également sur les rails.
Maintenant, comme d'hab, j'ai essayé de la mettre sur l'App Store d'Apple mais ils sont tellement casse couilles que je ne sais pas si j'y arriverai. Mais peu importe, je me suis dit que ça vous servirait alors je vous ai fait un petit site ici pour télécharger mon app : remotedesktop.korben.info .
C'est 100% gratuit, y'a aucune télémétrie ni pub dedans et je n'ai pas de plan de carrière avec ce logiciel si ce n'est de l'améliorer par petites touches au fil du temps. Je l'ai créé pour mes besoins et je me suis dit que ce serait dommage de ne pas vous en faire profiter, c'est tout.
Voilà, donc n'hésitez pas à tester. C'est conçu pour macOS mais j'ai décliné ça pour Windows et Linux (je le redis, c'est de l'alpha pour Win et Linux) afin que chaque client puisse prendre le contrôle de n'importe quelle machine peu importe son système d'exploitation.
Enjoy !
![]()
Omar Khaled, lecteur de Korben.info et développeur m'a envoyé un petit mail pour me faire découvrir sa dernière réalisation : Shotnix . Comme vous le savez, même si je fais une petite pause en ce moment, j'ai l'habitude de faire pour mes Patreons et ma chaine Youtube des tutos en screencast pour vous montrer quelques bidouilles.
Donc forcement c'est le genre d'outil qui m'intéresse puisque Shotnix permet d'enregistrer votre écran pour faire ce genre de contenus ou simplement montrer par exemple une manip à un collègue ou à un client. Cette app gratuite pour Mac est tellement bien conçue que quand vous avez terminé votre enregistrement, la vidéo qui s'ouvre alors est déjà montée !
En effet, pendant que vous filmez, l'app garde la trace de vos déplacements de souris et de chaque clic. Du coup, chaque série de clics reçoit son propre zoom, calé pour que l'image soit déjà là quand vous cliquez, et le vrai curseur de macOS est lissé pour que ce soit joli lors des agrandissements. Ces zooms sont des petits blocs sur la timeline que vous pouvez ensuite déplacer à la souris ou vous cadrer vous-même une zone que le pointeur ne cible pas forcément.
Les sous-titres liés à la vidéo viennent de ce que vous avez raconté dans votre micro, transcrit mot par mot sur votre Mac grâce la reconnaissance vocale d'Apple. Chaque mot étant horodaté, effacer un mot du texte le retire aussi de l'image. Ainsi, un "euh" saute d'un clic, et on raccourcit les longues pauses de la même façon. À l'export, vous obtenez ensuite du MP4 jusqu'en 4K à 60 images par seconde, du GIF, ou une version verticale (9:16, 4:5 ou 1:1) qui remplira l'écran sans les affreuses bandes noires.
Shotnix fait aussi les captures écran (en images quoi), ce qui évite d'avoir deux outils. Vous pouvez ainsi capturer une zone, une fenêtre, en plein écran, ou une page qu'on fait défiler et qu'il recollera ensuite en une seule image. L'OCR récupèrera aussi le texte affiché à l'écran, y compris celui d'une image, dans l'ordre de lecture, et vous pourrez ajouter des annotations, des flèches, des étapes numérotées mais aussi un flou qui recouvrira ce qu'il cache. Et si vous êtes du genre archiviste, sachez que l'historique vous retrouvera en un instant, n'importe quelle capture grâce au texte qu'elle contient.
Ça vous rappellera forcément Screen Studio, un outil sur abonnement ou encore Screen Now dont je vous ai déjà causé, qui tourne dans le navigateur. Shotnix, lui, est une vraie app native, codée en Swift qui en plus fait des captures écrans. Quel bonheur !!
Côté vie privée, l'enregistrement, la transcription et l'export tournent comme je vous le disais en local sur votre Mac, donc c'est clean. L'app se connecte quand même à Internet, mais seulement pour chercher ses mises à jour.
Après, si ça vous chauffe, sachez que c'est une bêta et que pour le moment, Omar est le seul contributeur du dépôt . Mais étant client de ce genre d'outils, je pense que je vais l'adopter sérieusement (et donc surement résilier mon abonnement Tella).
À récupérer sur shotnix.com , et merci à Omar pour le partage !
![]()
Si vous avez jeté un œil au stockage de votre Mac sous macOS 27 récemment, vous avez forcément croisé ce gros bloc "Données système" que Réglages Système ne vous explique jamais vraiment en détail.
Mais c'était sans compter sur MacSpace , une appli libre qui s'attaque justement à ce truc-là, et qui s'occupe également au passage des modèles d'Apple Intelligence histoire de gagner un peu de place.
En réalité, "Données système" n'est pas un dossier mais tout le bordel et l'espace dont macOS a besoin. Mais quand on creuse un peu, on peut découvrir grâce à MacSpace à quoi tout ceci correspond dans le détail.
Données système ventilé par catégorie, avec l'historique des versions marqué Irréversible
Le bouton "Libérer" supprimera alors ce qui ne craint pas. Je pense aux caches des applications fermées, les rapports de diagnostic et de plantage datés de plus de 7 jours, et les ressources système inutilisées. De son côté, l'historique des versions de vos documents a son propre bouton, marqué "Irréversible" puisque les anciennes versions partent pour de bon. En effet, n'espérez pas retrouver ce que vous avez supprimé avec MacSpace dans la corbeille.
Notez bien que pour ces ressources système, comme pour les fichiers marqués purgeables et les modèles d'IA, ce n'est pas MacSpace qui s'occupe de la suppression. L'app confie ce travail à CacheDelete, l'outil de purge que macOS lance lui-même quand le disque est presque plein, sans toutefois indiquer quels fichiers il emporte. Mais bon, vous ne prendrez pas grand risque puisque ces fichiers se téléchargeront ou se créeront à nouveau s'ils redeviennent nécessaires, et MacSpace ne touchera bien sûr jamais à vos documents, à Photos, à Mail ni à Messages.
Le module "Autres fichiers système" retirera aussi du Mac les copies locales de vos fichiers OneDrive ou iCloud Drive, qui resteront dans le cloud et reviendront dès que vous les ouvrirez.
Et puis il y a Apple Intelligence dont je vous parlais il y a quelques jours avec l'outil RemoveMacAI , qui supprime les modèles restés sur le disque et bloque leur retour avec un profil renvoyant leurs téléchargements vers un port local fermé. Hé bien MacSpace passe par une autre porte puisqu'il règle Siri sur une langue différente de celle du Mac, ce qui suffit à macOS pour décider qu'Apple Intelligence n'est pas dispo. MacSpace peut alors purger les modèles, qui peuvent peser 12 Go si pas plus.
Attention quand même, ça veut dire que Siri ne vous parlera plus dans la langue de votre Mac. Et avec la synchronisation iCloud de Siri activée, ce changement de langue débarquera aussi sur votre iPhone et votre iPad. MacSpace vous prévient bien sûr et vous montre comment couper cette synchro. Pour revenir en arrière, il suffit après de rebasculer l'interrupteur pour retrouver votre langue et votre voix Siri d'origine (macOS pourra alors retélécharger les modèles).
Le dernier module, Debloat, aligne 14 switchs pour couper la télémétrie, les publicités personnalisées, Siri AI ou l'indexation de vos données par Apple Intelligence, dont 6 via un profil de configuration à approuver une fois. Et comme macOS rallume certains réglages tout seul (l'identifiant publicitaire revient à peu près chaque jour, d'après le développeur), MacSpace vérifie toutes les 15 minutes tant qu'il tourne et coupe à nouveau ce que macOS a rallumé, hors règles du profil.
Les switchs de Debloat et le bouton "Tout activer"
Pour réussir à faire tout ça, MacSpace installe un daemon système qui n'exécute que des opérations inscrites dans son code et n'accepte que des clients signés par la même équipe. L'app n'a aucune télémétrie, et ne se sert du réseau que pour ses mises à jour.
Côté config, il vous faut évidemment un Mac Apple Silicon sous macOS 27. C'est gratos, sous licence MIT, dispo en français, et ça s'installe soit en DMG, soit via Homebrew comme ceci :
brew install --cask 1architect/macspace/macspace
Dernier détail, il n'y a pas de désinstalleur donc avant de virer l'app, appuyez sur "Tout activer" dans Debloat et rallumez Apple Intelligence si vous l'aviez coupé, sinon les réglages modifiés resteront en place.
Source : MacSpace sur GitHub
![]()
Vous avez envie de voir à quoi ressemble Googlebook OS , mais pas du tout envie de dégainer +1000 balles pour un ordi bridé ? Ça tombe bien, un développeur a codé gbos-vm , un outil open source sous licence MIT qui lance sur un Mac Apple Silicon l'image de recovery de Google (conçu à l'origine pour le Dell Googlebook), dans une machine virtuelle boostée par le GPU.
Ce n'est donc pas un Android générique habillé en Googlebook mais un script qui télécharge l'image officielle (la build 16471258, ARM64, Android 17), en vérifiant l'empreinte, puis la fait démarrer sous QEMU avec Vulkan traduit vers Metal. Et rien de chez Google n'est redistribué dans le dépôt (pas de Playstore de base donc...).
Côté Mac, il vous faut donc un Mac avec archi Silicon, Homebrew, les outils en ligne de commande de Xcode, un JDK et le SDK Android (plateforme API 34 minimum) avec son NDK. Et comptez 16 Go de RAM en pratique car la VM en squatte 4 mais les compilations successives en auront besoin d'un peu plus. Et le script installera de lui-même tout ce qui vous manquera côté Homebrew, sans jamais vous demander un accès via sudo. Comptez environ 9 Go pour le download de tout ça et minimum 60 Go de libre pour la VM.
git clone https://github.com/skylartaylor/gbos-vm.git
cd gbos-vm
./install.sh
Ensuite, vous ouvrez l'application construite (dispo dans work/host/Googlebook VM.app), dont la mission est de lancer la VM et de l'éteindre proprement quand vous la quittez.
Le premier boot prendra environ 45 secondes sur un MacBook M5 et si un sélecteur d'utilisateur s'affiche, cliquez juste sur "User" et y'a pas de mot de passe. Notez que la souris est capturée par défaut, et que le raccourci ⌃⌥ la libèrera.
Voilà, c'est pas encore parfait car le bluetooth peut crasher, on est limité à 60 images par seconde max et que les échanges entre la VM et l'hôte (le mac) sont un peu instables mais j'imagine que tout ceci se bonifiera avec le temps...
![]()
Si vous êtes sous macOS 27, vous avez peut-être remarqué que pour désactiver Apple Intelligence, il fallait couper les fonctions une par une. Mais ce que vous ne savez probablement pas, c'est que même si vous faites ça, les modèles restent stockés sur votre disque dur. Donc forcément, ça prend de la place !!
Heureusement, il existe une application nommée RemoveMacAI qui permet de supprimer ces modèles et empêcher macOS de les retélécharger.
Concernant la place que vous allez gagner, Apple et les média tech ne s'entendent pas sur les chiffres, mais grosso modo ça peut aller de 12 Go à 30 Go d'économisé.
Pour procéder à l'opération, il vous faudra un Mac Apple silicon sous macOS 27. L'outil installe ensuite un profil de configuration que macOS vous demandera d'approuver dans les Réglages Système, retirera les modèles via le service d'assets d'Apple et renverra leurs téléchargements vers un port local fermé. La protection SIP reste bien sûr activée et aucun fichier de /System n'est touché. La doc de l'outil dit d'ailleurs s'appuyer sur pared , un autre outil de 4evy qui a défriché ce service avant lui.
Voici comment en profiter :
brew install omlahore/tap/removemacai
removemacai
Bien sûr, par défaut, tout dégagera. Siri en entier, "Dis Siri" et l'icône de la barre des menus compris, Writing Tools, Genmoji, Image Playground, l'extension ChatGPT, les résumés dans Mail, Messages, Safari, Notes et les notifications, Clean Up dans Photos et la complétion de code d'Xcode. Les apps qui s'appuient sur les modèles d'Apple perdent aussi la main, comme l'action "Utiliser le modèle" de Raccourcis. La dictée, elle, continue de marcher. Pour épargner certaines fonctions, l'option --keep permet de les nommer, et l'option --dry-run montre les changements sans les appliquer.
Voilà, c'est bien qu'un tel outil existe, même si moi, perso, je trouve Apple Intelligence plutôt bien, et que c'est dommage de s'en débarrasser (surtout que c'est du local, hein...). Mais c'est vrai que sur un Mac à 256 Go d'espace de stockage, ces Go comptent ! Maintenant, si vous changez d'avis, l'auteur assure que removemacai revert remettra tout en place, avec les modèles qui se téléchargeront à nouveau quand une fonction que vous utilisez en aura besoin.
Source : MacRumors
![]()
Whisky , l'interface qui permettait de lancer des jeux Windows sur un Mac sans bidouiller Wine à la main, n'est malheureusement plus maintenue. Son dépôt est archivé et son README nous prévient que n'importe quel jeu lancé via Whisky peut péter à tout moment !! Et je sais, c'est assez insupportable de vivre avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête.
Alors je vais un peu soulager votre stress en vous présentant Highball qui est une appli Mac libre, avec une version en ligne de commande, qui installe et règle Wine, DXMT et DXVK à votre place, puis vous branche sur Steam ou sur votre bibliothèque Epic pour lancer n'importe quel jeu Windows sur votre bon vieux Mac OS. Par contre, on est sur de la bêta++ mais c'est vraiment un bon candidat à la relève de Whisky.
Pour installer Highball ça passe soit par un .dmg ou par la commande brew install --cask highball, ensuite vous cliquez sur "Get started" et il installera Rosetta si besoin, téléchargera le moteur et préparera un environnement Windows aux petits oignons. Au premier lancement, Steam déballera alors son gros client de 235 Mo, et sachez que sous Rosetta ça peut prendre de 15 à 25 minutes quand même ! Et ensuite, bah tout sera rassemblé dans le dossier ~/Library/Application Support/Highball/ . Donc si vous le supprimez, ce sera pareil qu'une désinstallation.
Le gros plus de Highball c'est surtout sa base de compatibilité et pour chaque jeu, l'app vous donne le mode graphique à utiliser, et signale d'avance ceux qui embarquent un anti-triche au niveau du noyau, donc ceux qui ne tourneront pas. Voilà c'est bien de le savoir avant de télécharger quoi que ce soit et de galérer avec l'install. Foutus anti-cheats !!
Moi je l'ai connecté à mon Steam et voici ce que j'obtiens :
La bibliothèque Steam dans Highball : Portal est Vérifié, Left 4 Dead 2 et Team Fortress 2 sont Communauté, THE FINALS est Bloqué
Une fois que vous avez sélectionné votre jeu, comme ici, le Portal que j'ai installé, ça vérifie si ça peut fonctionner sur votre ordinateur. Et ensuite, Highball applique pour vous la "recette" qui va bien pour que ça tourne sans encombre sur le Mac.
La fiche de Portal : vérifié sur un M1 Pro, avec la liste des réglages que Highball applique avant le lancement
Lisez quand même bien les fiches des jeux. Parce que pour certains, vous risquez d'être surpris. Par exemple, sur Red Dead Redemption 2, c'est marqué comme jouable sur un M1 Pro mais en réalité le jeu démarre et atteint le menu, mais il n'est pas jouable de manière "confortable" sur ce Mac puisque l'image saccade, et sur 16 Go, la mémoire déborde comme quand vous mettez vos grosses fesses dans la baignoire.
J'ai lancé Portal !!!
Pour le reste, il vous faudra un Mac Apple Silicon sous macOS 14 minimum. D3DMetal, le composant d'Apple, n'est pas fourni donc faut accepter la licence du Game Porting Toolkit et il se téléchargera à part (j'avais parlé de Game Porting Toolkit 4 à sa sortie). Côté launchers, Steam et Epic passent sans souci, Rockstar et l'app EA affichent leur screen de connexion et lancent leurs jeux, mais GOG Galaxy restera malheureusement à l'état d'écran noir.
Pour ma part, j'ai lancé aussi la version remasterisée de Command & Conquer / Red Alert et ça tourne du feu de Dieu, donc je suis très content de cette install !!
Voilà les amigos, le code est sous GPL-3.0 et le projet promet qu'il n'y aura jamais d'offre payante !! Voilà, vous pouvez revendre votre licence Crossover sauf si vous avez des besoins pointus que Highball n'arrive pas à résoudre.
![]()
Virtual Mac on iPad est un super projet sous licence libre qui permet de booter un bon vieux macOS dans une machine virtuelle sur... un iPad jailbreaké ! Hé ouais ! Les versions de Monterey à Tahoe sont prises en charge (la 27 étant encore bien bien expérimentale), et vous pouvez ainsi lancer Xcode, le Terminal ou Final Cut Pro, Logic Pro et Pixelmator Pro directement sur votre tablette Apple.
Côté matos, il faut un iPad Pro M1 ou M2, ou un iPad Air M1 (et ça fonctionne aussi semble-t-il sur les iPhone 14 Pro et 14 Pro Max). Les modèles de 1 To et 2 To, qui embarquent 16 Go de mémoire, sont ceux que les développeurs recommandent et niveau perf apparemment, on est au même niveau que ce qu'on peut obtenir avec VirtualBuddy ou UTM quand ils virtualisent macOS sur un Mac M1 ou M2.
Pour l'installer, faudra donc jailbreaker l'iPad (avec Dopamine par exemple), puis ajouter dans Sileo le dépôt du projet, dont voici l'adresse et y rechercher l'app Virtual Mac.
https://nfzerox.github.io/cydia/
Tout le process de jailbreak est décrit dans le readme du projet soit pour iPadOS 15 à 16.3.1 ou pour iPadOS 14 à 14.8.1. Par contre, la variante Dopamine-roothide n'est pas supportée, du coup faudra repasser sur le Dopamine officiel.
Côté utilisation, avoir un Magic Keyboard n'est pas obligatoire puisque le tactile suffit avec un tap pour cliquer, un tap à 2 doigts pour le clic secondaire et le défilement, sans oublier le clavier virtuel sous l'icône du clavier. En revanche, la connexion à iCloud ou à un compte Apple n'est pas prise en charge, donc pendant la configuration de macOS faudra choisir "Configurer plus tard" et vous vous en passez...
Maintenant ce projet exige iPadOS 16.3.1 au maximum, parce qu'Apple a retiré dès iPadOS 16.4, son hyperviseur du noyau. Et sans lui malheureusement, le portage vers les versions ultérieures est devenu très compliqué. Voilà donc cette bidouille de Virtual Mac sur iPad c'est avant tout un petit kiff technique réservé aux possesseurs d'iPad resté sur la 16.3.1 ou inférieur, car downgrader semble compliqué pour pas dire impossible.
Maintenant je tiens à vous rappeler que UTM SE tourne sur iPad sans jailbreak, mais n'a pas de JIT ce qui fait qu'il doit passer par un interpréteur donc c'est beaucoup plus lent. Ça sert donc surtout à faire tourner des systèmes + anciens ou allégés comme DOS ou Alpine Linux.
Bref, avant de jailbreaker quoi que ce soit comme des petits fifous, regardez bien dans les Réglages quelle version d'iPadOS tourne sur votre iPad pour voir si c'est jouable !
Source : Tom Dörr sur X
![]()
Windows 11 dans une machine virtuelle sur un Mac Apple Silicon, ça se fait depuis looooongtemps avec des outils comme Parallels ou UTM. Mais tart, l'outil en ligne de commande qui crée et clone des VM comme on le ferait avec des conteneurs, n'en est pas capable, parce que la virtualisation d'Apple sur laquelle il repose ne gère officiellement que macOS et Linux.
Sauf qu'un dev nommé Mustafa Akin, vient de publier un fork qui permet d'installer Windows 11 avec tart sans un seul clic.
Je viens de le tester sur mon Mac Studio M4 Max avec l'ISO française de Windows 11 et j'ai trouvé que ça fonctionnait super, d'où ce petit tuto.
Pour vous lancer là dedans, il vous faut donc un Mac Apple Silicon sous macOS 26.6 ou 27, Xcode pour compiler tout ça, et bien sûr une ISO de Windows 11 ARM64 ( faudra vous démerder ensuite avec la licence ). Par contre, faut le savoir, ce fork repose sur deux réglages privés d'Apple, non documentés, qu'une mise à jour de macOS pourra shooter à tout moment. Donc ne montez pas votre futur homelab là dessus sans un plan de repli.
Sur son site, Mustafa Akin publie un binaire tout fait, mais j'ai préféré compiler le programme car le script de création du paquet de son fork signe proprement l'application en local avec le droit de virtualisation qui va bien.
git clone --branch windows-guest-extras https://github.com/mustafaakin/tart.git
cd tart
git checkout e4c623c
./scripts/package-windows-preview.sh 0.1.0-windows-preview
export PATH="$PWD/dist/windows-preview/tart.app/Contents/MacOS:$PATH"
La commande export rend ce tart.app accessible au niveau du système prioritaire devant un éventuel tart déjà installé. Il ne reste alors qu'à lui passer votre ISO... tart téléchargera alors les pilotes virtio-win et WinFsp, fabriquera son propre média d'installation et démarrera Windows sans rien demander de plus.
tart create win11 --from-iso ~/Downloads/Win11_Arm64.iso
Ça m'a pris en tout et pour tout 26 minutes pour obtenir cette VM Windows fonctionnelle. Notez également que l'installation force l'anglais américain et que d'autres langues peuvent poser souci mais avec mon ISO française, l'interface est bien restée en français. Seul le clavier est resté en QWERTY au départ.
L'auteur écrit sur son blog que l'install de l'agent doit se faire manuellement pour l'instant mais ce qu'il a oublié de préciser c'est que le pilote viosock, celui qui relie le Mac à la VM, n'est pas dans la liste des pilotes que tart injecte (viostor, viogpudo, NetKVM, viorng et viofs). Résultat, chez moi, tart exec ne fonctionnait pas. Comme ce pilote se trouve dans l'ISO virtio-win que tart a gardée dans son cache, il suffit donc de le copier dans un dossier partagé, contenant l'agent publié avec la préversion :
hdiutil attach -readonly -nobrowse ~/.tart/cache/windows/sha256:303f7ae40dad495d6ae474fdc571df58958a4dbc5c37a522d80f9a203867949d.iso
mkdir -p ~/tart-share
cp -R /Volumes/virtio-win-0.1.302/viosock/w11/ARM64 ~/tart-share/viosock
hdiutil detach /Volumes/virtio-win-0.1.302
curl -L -o ~/tart-share/tart-guest-agent.exe https://github.com/mustafaakin/tart/releases/download/windows-preview-0.1.0/tart-guest-agent.exe
tart run win11 --dir=share:$HOME/tart-share
Comme la commande tart run garde la main, laissez-la tourner et ouvrez un second terminal pour la suite, en y refaisant l'export ci-dessous depuis le dossier tart, sinon vous appellerez un autre tart.
export PATH="$PWD/dist/windows-preview/tart.app/Contents/MacOS:$PATH"
Au démarrage, la session admin (mot de passe admin) s'ouvre alors toute seule et vous arrivez sur le bureau. Le dossier partagé apparaît sur le lecteur Z:, dans un dossier share. Ouvrez PowerShell en administrateur (et n'oubliez pas que le clavier est en QWERTY) pour installer le pilote, puis déclarer l'agent comme tâche lancée à l'ouverture de session, parce que c'est dans cette session que sont le presse-papiers et le bureau :
pnputil /add-driver Z:\share\viosock\viosock.inf /install
mkdir "C:\Program Files\Tart"
copy Z:\share\tart-guest-agent.exe "C:\Program Files\Tart\"
$a = New-ScheduledTaskAction -Execute "$env:SystemRoot\System32\conhost.exe" -Argument '--headless "C:\Program Files\Tart\tart-guest-agent.exe" --run-agent'
$t = New-ScheduledTaskTrigger -AtLogOn -User $env:USERNAME
$s = New-ScheduledTaskSettingsSet -ExecutionTimeLimit ([TimeSpan]::Zero) -RestartCount 999 -RestartInterval (New-TimeSpan -Minutes 1)
$p = New-ScheduledTaskPrincipal -UserId $env:USERNAME -LogonType Interactive -RunLevel Highest
Register-ScheduledTask -TaskName "Tart Guest Agent" -Action $a -Trigger $t -Settings $s -Principal $p
Start-ScheduledTask -TaskName "Tart Guest Agent"
Get-Service VirtioSocketWSP
Le service VirtioSocketWSP doit alors afficher Running. S'il n'existe pas, c'est que le pilote n'est pas passé et tart exec ne répondra pas. Relisez alors la sortie de pnputil et vérifiez que le dossier viosock contient bien viosock.inf.
Retournez ensuite dans le terminal du Mac et entrez cette commande pour connaitre le numéro de version du Windows :
tart exec win11 cmd /c ver
Microsoft Windows [version 10.0.26200.8037]
Informations système dans la VM : Windows 11 Famille, build 26200, sur une "Apple Virtualization Generic Platform" en ARM64
L'intérêt de tout ça c'est surtout d'avoir un Windows jetable. Vous devez arrêtez d'abord la VM de base avec tart exec win11 shutdown /s /t 0 puis pour cloner la VM, faites un : tart clone win11 w1 . C'est instantané, et y'a plus qu'à la démarrer avec un tart run w1 --no-graphics.
Avec --no-graphics ça démarre sans fenêtre et vous pouvez alors lancer ce que vous voulez avec tart exec. Ensuite pour tout stopper, un petit tart stop w1, et un tart delete w1 pour supprimer la VM et voilà...
En tout cas, n'en faites pas votre Windows de tous les jours car il n'y a ni son ni accélération graphique, pas de possibilité de suspendre le Windows et la virtualisation imbriquée se fige dès que Windows veut démarrer WSL2 ou Hyper-V.
La commande Get-Tpm confirme aussi l'absence de TPM. Et selon l'auteur, le disque est le point faible de ce Windows ARM 64 sous tart, en partie parce que tart rempli très vite les SSD avec ses logs. Pensez aussi à changer le mot de passe, puisque le compte est admin avec le mot de passe admin, et que SSH est ouvert sur le réseau interne de tart.
Mais pour tester des logiciels Windows ou scripter des trucs, ça tient bien la route.
Source : Mustafa Akin
![]()
AirCard , c'est une appli macOS gratuite qui permet de remplacer l'image par défaut d'une carte dans Apple Wallet, directement depuis votre Mac relié à l'iPhone par un câble USB et tout ça sans jailbreak. Je l'ai essayée sur mon iPhone 16 Pro Max et ça marche du tonnerre. Attention quand même, l'appli n'a aucun bouton pour revenir en arrière, mais ne vous inquiétez pas je vais tout vous expliquer.
Ce tour de passe-passe nous vient d'AirLift, une faille du service AirTraffic, celui là même qui synchronise les médias d'un Mac vers iOS. Et AirLift s'en sert pour lire et écrire dans des dossiers qu'il n'est pas censé toucher, depuis un Mac déjà appairé avec l'iPhone. Cette petite vuln a été testée à partir de iOS 18.0, et Apple peut évidement la corriger quand elle veut mais ce serait quand même vraiment dommage parce que c'est bien cool. Maintenant rassurez vous, côté paiement, rien ne bouge ou n'est transféré ou créé. On ne change que l'image d'une carte du wallet c'est tout !
Je vous propose maintenant de rentrer dans le dur.
Il vous faut donc un Mac (Apple Silicon ou Intel), un iPhone, un câble USB qui transmet les données et une carte déjà ajoutée à Wallet. Téléchargez AirCard.dmg dans les releases du dépôt, ouvrez-le et glissez l'appli dans le dossier des Applications. Si macOS refuse de la lancer parce que l'éditeur est inconnu, faites un clic droit sur l'appli, Ouvrir, puis Ouvrir une seconde fois. Sinon, faut passer par Sentinel ou par cette commande qui retire le blocage :
sudo xattr -cr /Applications/AirCard.app
Branchez l'iPhone au Mac en USB, déverrouillé, et acceptez de faire confiance à l'ordinateur. Dans AirCard, restez sur l'onglet Apple Wallet et cliquez sur Scan Cards. Sur l'iPhone, double-cliquez sur le bouton latéral et Apple Pay s'ouvrira comme quand vous faites un paiement, avec Face ID. Une fois authentifié, touchez la carte à relooker, et une deuxième fois si rien ne bouge. Ce geste permet en fait à AirCard de récupérer l'identifiant de la carte (un hash), et elle peut apparaître ensuite dans la fenêtre du Mac.
Si le scan ne trouve rien, ouvrez Log dans AirCard et cherchez "Connected to the unified device log stream". Relancez ensuite un scan, authentifiez-vous et touchez vraiment la carte, ou passez d'une carte à l'autre. Si ça bloque encore, débranchez, déverrouillez l'iPhone et rebranchez. Des utilisateurs disent sur le GitHub du projet que le scan ne détecte pas toutes les cartes voire aucune avec cette 1.2.5. Moi j'ai pas eu de problème mais il arrive parfois que iOS remplace certaines valeurs par "private", et le scanner ne peut alors pas les récupérer.
Ensuite, cliquez sur l'emplacement de la carte où il y a le symbole +, ou glissez-y directement une image. AirCard la recadre alors automatiquement en 1536 × 969 pixels bien centrée avec le ratio d'une carte. Cela veut dire que peu importe le design que vous voulez utiliser, gardez bien ce qui est important pour vous au centre de l'image. Ensuite cliquez sur Flash Skins et ça appliquera votre image sur votre carte dans Apple Wallet. Chez moi, l'opération a pris entre 30 secondes jusqu'à parfois 1 min (j'ai pas super chronométré non plus, hein) mais le flash est allé jusqu'au bout à chaque fois.
Ensuite quittez Wallet depuis le sélecteur d'apps et relancez-le, ou redémarrez carrément l'iPhone et hop, votre nouveau visuel de carte apparaîtra.
J'ai donc comme beaucoup commencé par un skin d'Amex Black, sans chichi sur l'une de mes CB, histoire de frimer...
Puis sur ma seconde CB, je me suis fait un skin de carte Vitale maison. Au départ, je me suis fait un PNG avec Pixelmator, tout ce qu'il y a de plus normal avec la bonne taille et tout et tout, mais ça n'a jamais voulu se mettre sur ma carte. Donc, j'ai refait l'image en important simplement mon visuel dans l' éditeur de cardart.cc , qui exporte un PNG clean au bon format en 1536 × 969 et ça a fonctionné.
Et voilà, quand je paie en sans contact, maintenant ça donne ça... Je pense que les caissier.es vont flipper.
D'ailleurs, si vous cherchez d'autres visuels, il y en a plein sur cardart en téléchargement gratuit. La carte d'identité de Bob l'Eponge m'a tenté aussi, je l'avoue....
Notez que AirCard sait aussi habiller le clavier du code de verrouillage avec des thèmes en .passthm. Suffit de vous rendre dans l'onglet Passcode, vous glissez le fichier passthm, vous l'appliquez puis vous redémarrez, et là, normalement, vous avez un super beau clavier. Pour ma part, je n'ai pas essayé parce que je m'en fous un peu, mais bon, c'est là.
Ah et sinon, si vous n'avez pas de Mac, il y a aussi une version AirCard-iOS qui fera le taf uniquement depuis l'iPhone, mais ça exige iOS 18 minimum, une installation par sideload (SideStore, AltStore, TrollStore ou LiveContainer) et un appairage par le mode développeur. Donc, c'est un peu plus relou qu'avec l'application pour macOS.
Et le petit piège dont je vous parle au début, c'est que la version 1.2.5 de Aircard n'a pas de bouton pour restaurer le visuel d'origine. Donc, si celui-ci ne vous plaît plus, vous pouvez soit le remplacer par un autre, soit vous devez retrouver votre visuel d'origine en téléchargement sur le web. Après, peut-être qu'en supprimant la carte du wallet et en la recréant, ça réparera le visuel, je ne sais pas... Faudra tester !
Source : AirCard
![]()
Je vous ai déjà parlé des fameuses collections de Retro-eXo , dont le fameux eXoDOS en tête qui contient des milliers de jeux DOS, Windows 3.x, Windows 95/98 et ScummVM livrés clé en main, tout bien configurés. Sauf que sur Mac, bah pas de bol, eXo n'est pas supporté faute de volontaire pour y porter l'interface.
Alors c'est là qu'arrive Exodium sur son cheval blanc, qui n'est ni plus ni moins qu'un merveilleux lanceur gratuit et open source pour Mac Apple Silicon, Linux et Windows et dont la mission est de remplacer LaunchBox, l'interface Windows fournie avec les collections. Le catalogue de jeux est bien sûr livré avec l'appli, donc vous parcourez les fiches sans rien télécharger, et quand un jeu vous branche, vous cliquez simplement sur "Download" et hop, il descend des torrents officiels d'eXo tel un rafteur en manque d'adrénaline, puis se lance dans l'émulateur qui va bien (ou presque... mais je vais y revenir).
L'étagère des collections, et un jeu en cours de téléchargement
Et surtout, ça ne se limite pas à eXoDOS puisque vous avez aussi ses packs allemand, espagnol et polonais, ainsi que eXoWin3x, et eXoScummVM, où chaque jeu tourne sur la version de ScummVM qui va bien pour lui (c'est eXo qui choisit).
Quant à eXoWin9x, il boote carrément un vrai Windows 95 / 98 sous DOSBox-X ou 86Box, que l'appli va chercher avec votre premier jeu Win9x, ainsi qu'environ 2,5 Go d'images système.
Moi, ce que j'adore, c'est l'ambiance avec de la musique MT-32 et General MIDI qui fonctionne au poil, puisque les ROM Roland et la banque de sons SoundCanvas sont récupérées direct dans la collection. Les manuels, les scans de boîtes et les pubs de magazines sont là aussi, et comme les vidéos d'aperçu sont lues directement dans les archives, vous pouvez voir ce que donne le jeu, avant même de le récupérer. Et pour chaque titre, vous pouvez aussi activer un shader CRT, régler les cycles CPU ou éditer la config DOSBox à la main. Bref, c'est assez souple pour que chacun s'y retrouve.
Par contre, hors Windows, les quelques 2 400 jeux qu'eXo a réglés pour DOSBox ECE (c'est une des variantes de DOSBox) passent tous sous DOSBox Staging, avec une config traduite automatiquement. La fiche du jeu vous prévient donc que l'expérience peut "varier", et comme y'a qu'une poignée de titres qui exploitent les spécificités d'ECE, comme par exemple les réglages 3dfx Voodoo ou le pistolet GunStick, les jeux peuvent se comporter parfois bizarrement ou différemment de ce dont vous avez l'habitude. Par contre, sous Windows, c'est le vrai ECE d'eXo qui se lance, donc 0 souci !
L'autre chose à savoir, et là c'est qu'Exodium est un client BitTorrent. Donc il rejoindra l'essaim d'eXoDOS et renverra des bouts de data aux autres joueurs tant qu'il restera ouvert. Ça c'est le comportement prévu par défaut, mais si vous ne voulez rien partager, il suffit de décocher l'option lors de l'installation.
Ou plus tard de couper le partage dans les réglages réseau de eXo. L'envoi tombera alors à 1 ko/s au lieu de s'arrêter. Maintenant si vous avez déjà la collection sur un disque, sachez que le mode hors ligne ne lancera pas le client torrent.
3 jeux en cours, avec le nombre de pairs et le volume partagé
Niveau installation, le DMG macOS est réservé aux Mac Apple Silicon, donc rien pour les malheureux qui sont encore sous Mac Intel. Et comme l'appli n'est pas signée avec un Developer ID Apple, Gatekeeper vous enverra chier au premier lancement, donc levez le blocage, glissez-la dans Applications, puis tapez une fois dans un terminal :
xattr -cr /Applications/Exodium.app
Ou passez par Sentinel , c'est plus simple.
Maintenant, sous Linux spécifiquement, Exodium n'est pas indispensable pour eXoDOS car les patchs Linux officiels le font déjà tourner avec leur interface exogui. Mais ça sert surtout pour eXoWin3x, eXoWin9x et eXoScummVM, qui sont totalement absents de la liste de ces patchs. Notez que sur Mac, il existe aussi le patch non officiel de NightsPaladin , mais il vous faudra la collection eXoDOS sur un disque ainsi que Homebrew et Python alors qu'Exodium, lui, vous laissera commencer l'aventure avec un seul jeu sans avoir à récup toute la collection !
Source : GitHub
![]()
OpenDisplay est un outil open source qui vous permet d'avoir un affichage déportée de macOS sur n'importe lequel de vos appareil Apple dont vous ne faites rien. Et ce n'est pas une recopie basique de votre bureau, mais bien un écran que macOS affichera dans ses réglages d'affichage, et sur lequel vous pourrez faire glisser vos fenêtres comme sur n'importe quel écran externe.
Alors oui, je saiiiis, Sidecar fait déjà ça, et gratuitement en plus, mais Apple s'est arrêté à l'iPad et les deux appareils (votre iPad + votre ordi) doivent être connectés avec le même compte Apple. Du coup, votre iPhone ou un vieux Mac qui ne sert plus, n'ont jamais été invité à la fête, et les appareils Apple de votre conjoint.e encore moins.
Pour faire fonctionner ça, une seconde application, OpenDisplay Receiver, s'installe dessus et le transforme ainsi en écran. Elle ne réclame que macOS 12 Monterey, ce qui permet à des Macs sortis à partir de 2015 environ de rester dans le game. Le Mac qui envoie l'image, lui, devra être sous macOS 14 minimum.
Côté installation, l'application iPhone et iPad est sur l'App Store, totalement gratuite, à partir d'iOS 16.4. Votre Mac principal, lui, récupère de son côté un DMG signé et notarisé par Apple (ça veut dire que ça s'ouvre au double-clic sans que Gatekeeper vienne râler et ça c'est cool).
Ensuite vous branchez le matos, et comme OpenDisplay passe par usbmuxd qui est un service déjà présent dans votre macOS, il n'y a pas d'outil tiers et pas de tunnel à monter, ça se connecte tout seul. Attention quand même au câble, car il doit transporter des données. Cela veut dire qu'un câble lambda de charge seule ne fonctionnera pas. Et une fois l'écran en place, l'appareil deviendra tactile pour le Mac, donc, vous pourrez faire défiler Korben.info avec vos deux doigts, like a boss !
Par contre, si vous souhaitez utiliser la connexion via le Wi-Fi, sachez qu'il y a un petit bug au niveau du curseur de la souris. Donc, en attendant que ce soit résolu, je vous invite vraiment à passer par le câble. Niveau sécurité, il y a un petit truc à savoir aussi : le flux vidéo qui circule sur le Wi-Fi se fait sans chiffrement.
Alors normalement, chez vous, ça ne devrait pas poser de problème, mais sur un réseau partagé ou public, je vous invite vraiment à brancher le câble USB. Parce que sinon, ça veut dire que n'importe qui pourrait récupérer votre flux d'écran en passant par la même borne Wi-Fi que vous. Un transport chiffré avec appairage des appareils est prévu, il n'est pas encore là.
Dernière chose à savoir avant de vous lancer : l'application Mac s'appuie sur CGVirtualDisplay, une API privée de CoreGraphics, la même que celle de DeskPad dont je vous avais parlé . C'est pour ça qu'elle n'est pas distribuée sur l'App Store, et malheureusement, une mise à jour de macOS peut très bien la casser.
Voilà, si vous avez un iPhone qui prend la poussière ou un vieux MacBook / iMac au fond d'un placard, c'est à tester !
![]()
Auberon López vient de publier sur son blog un bouton qui freeze complètement les Mac à partir d'un simple clic dans un navigateur. Il a baptisé ça le Deathray (le rayon de la mort quoi...) et c'est un shader WebGPU diffusé via une page web des plus ordinaires, qu'il suffit d'ouvrir d'un simple clic sur un lien.
Ce qui arrive ensuite change d'une fois sur l'autre : Vous aurez le doit à la roue multicolore, ou la souris qui se fige, ou encore parfois des saletés magenta sur une partie de l'écran. Le reste de l'ordinateur, lui, va très bien et vous pouvez vous y connecter en SSH depuis une autre machine sans souci. C'est juste l'affichage qui ne répond plus, et il ne reviendra pas sauf si vous rebootez.
Le fait est que macOS surveille également son WindowServer, le processus qui dessine tout ce que vous voyez. S'il ne répond plus pendant deux minutes, le chien de garde déclenche un kernel panic et la machine redémarre ensuite toute seule. Mais vous pouvez aussi appuyer sur le bouton d'alimentation si vous êtes pressé, mais en croisant les doigts pour que votre navigateur ne rouvre pas l'onglet au redémarrage...
Le truc tient dans un seul fichier HTML, et histoire de vous expliquer un peu plus, un compute shader part dans une boucle écrite sans incrément, donc elle ne se termine jamais, et recopie indéfiniment le même vecteur en mémoire. À côté, le vertex shader qui dessine l'image lit alors cette même zone, et comme le premier ne lâche jamais la main, le second ne peut pas avancer d'un pouce.
Sauf que l'embouteillage ne reste pas cantonné au navigateur. Tous les processus qui veulent le GPU se retrouvent alors à patienter derrière, WindowServer compris, d'où l'écran figé. López dit avoir reproduit la chose dans Chrome, Firefox et Safari, sur des MacBook à puce M tournant sous macOS Tahoe. Après sur les autres systèmes testés, l'onglet rame un bon coup, puis tout rentre dans l'ordre dès qu'on ferme la page.
Mais alors pourquoi eux et pas les autres OS comme Windows ?
Hé bien parce que Windows embarque un mécanisme appelé TDR , qui repère qu'une carte graphique met plus longtemps que prévu à répondre et qui la réinitialise pour éviter que tout le système se bloque. Deux secondes par défaut, et le shader qui déconne se fait éjecter.
Alors que sur Apple Silicon, c'est un coprocesseur maison, l'ASC, qui pilote le GPU avec un firmware Apple et qui s'occupe de tout : énergie, ordonnancement des commandes, préemption des tâches. Asahi Lina , qui a retourné la puce M1 pour écrire un pilote Linux , a d'ailleurs relevé que si ce firmware plante, il n'y a qu'un moyen de s'en sortir. La seule solution c'est de redémarrer complètement la machine.
López a signalé le problème à Apple Security fin juillet. Apple a reproduit le bug, annoncé un correctif et donné un calendrier (confidentiel, donc on ne le connaîtra pas). Puis le 26 août, revirement complet d'Apple qui explique ne voir "aucune implication de sécurité dans ce rapport", lequel n'entraînera donc aucun changement dans ses produits. Le dossier est ensuite parti vers une autre équipe pour d'éventuelles "considérations d'amélioration".
En 2023 pourtant, Ron Masas d'Imperva avait déjà fait planter des Mac, des iPhone et des iPad avec un shader, en WebGL cette fois. Apple avait alors sorti le CVE-2023-40441 , noté 6,5 sur 10, et l'avait bouché en renforçant la validation des entrées pour mieux repérer les boucles folles.
Seulement voilà, sa boucle à lui était énorme mais finie, donc détectable, alors que celle du Deathray tourne pour toujours. Et une boucle infinie, la repérer à coup sûr, c'est le problème de l'arrêt ... donc personne ne sait faire.
López l'écrit d'ailleurs sur son site, les chercheurs en sécurité avec qui la question a été discutée donnent plutôt raison à Apple. Pour la firme, le résultat n'est qu'un plantage, un gel ou une perte de données récupérable, et ça ne constitue pas un réel problème de sécurité. Et sur le principe, ça se défend. Sauf que dans la vraie vie, si vous avez oublié de sauvegarder vos fichiers et que vous cliquez sur ce lien, vous l'avez dans l'os (et pas dans le "MacOS"... roh roh roh).
Donc non, il n'y a rien à installer pour empêcher ça et rien à attendre de Cupertino pour le moment. Voilà, sachez juste que n'importe quel couillon qui aura lu cet article pourra vous envoyer un petit lien par mail, façon rickroll des enfers, ce qui aura pour effet de freezer et faire redémarrer votre Mac.
Désolé !! 🤷♂️
Source : le billet d'Auberon López .
![]()
Le développeur Mayuki Sawatari vient de publier ReProgman , un clone du Program Manager de Windows 3.1.
Ça ne vous dit rien ? C'est parce que vous êtes des bébés !
En fait, progman.exe, c'est ce truc qui servait d'interface principale à Windows avant que le menu Démarrer ne débarque avec Windows 95. Et aujourd'hui, grâce au taf de Sawatari, ça tourne aussi bien sur Windows 11 que sur macOS.
Pour ceux qui ont commencé l'informatique après 1995, faut savoir qu'avant ça, on n'avait pas de bureau, pas de barre des tâches, mais juste une grande fenêtre grise remplie de sous-fenêtres, et dans chaque sous-fenêtre y'avait des icônes de programmes alignées sur une grille. Vous double-cliquiez sur l'une d'elles, le programme se lançait, et voilà, vous aviez fait le tour de Windows !
Le groupe Main ouvert sur Windows 11, et la rangée de groupes réduits en bas de la fenêtre
Regardez bien les icônes sur cette capture : Docker, Edge et Claude rangés dans une ambiance de 1992...
Car ReProgman ne se contente pas de reproduire la déco. Au premier lancement, il scanne votre menu Démarrer (ou vos dossiers Applications si vous êtes sur Mac), transforme chaque dossier en groupe et range le tout dans son propre fichier Groups.ini. Après ça, il n'y retourne plus tout seul, et ce que vous déplacez, renommez ou supprimez dedans ne redescend jamais vers vos vrais raccourcis. Un menu permet quand même de relancer l'import à la main, et il n'ajoute alors que ce qui manque.
Du coup, vous récupérez les gestes de l'époque pour de vrai. Vous attrapez une icône, vous la lâchez dans une autre fenêtre et elle déménage, avec Ctrl enfoncé elle se copie, le menu Window vous range tout ça en cascade ou en mosaïque, et les fenêtres réduites redeviennent des icônes alignées en bas de la fenêtre principale. Même la boîte de dialogue de sortie a été refaite, à ceci près qu'elle annonce la fin de votre session ReProgman et non celle de Windows.
Maintenant, d'où ça sort comme délire ?
Hé bien, l'auteur raconte, dans un message relayé par Tom's Hardware, qu'il a simplement demandé à Claude de lui fabriquer ce clone, et que la première version obtenue en une heure était déjà plutôt correcte, même s'il a ensuite fallu rattraper les imperfections.
Ce qui est intéressant, c'est que dans son dépôt git, on trouve un document de spécification de plusieurs centaines de lignes qui décrit l'interface au pixel près, relevée sur des captures 640x480 du Windows original. Le cadre d'une fenêtre y fait 1 pixel noir, 2 pixels gris et encore 1 pixel noir, et la petite barre du menu système mesure 13 pixels sur la fenêtre principale contre 7 sur une fenêtre enfant. C'est d'ailleurs comme ça qu'on les distinguait à l'époque.... Fallait avoir l'oeil !
Si vous voulez l'essayer, ça se présente sous la forme d'un binaire autonome. Par contre sur Mac, la version distribuée n'est pas notarisée, il faudra donc lui passer un xattr -cr ReProgman.app ou utiliser
Sentinel
avant qu'elle accepte de démarrer. Ah et le code est sous licence MIT.
Le périmètre annoncé par le projet est d'ailleurs plus étroit qu'il en a l'air, puisque c'est Windows 11 en x64 et en Arm, et macOS uniquement sur Apple Silicon. Donc si vous êtes resté sur Windows 10 parce que vous aimez le risque ou sur un Mac Intel parce que vous aimez prendre votre temps, il n'y a rien pour vous amuser... Il faudra alors retourner du côté de ce musée de vieux systèmes d'exploitation que je vous avais montré, qui lui passe par l'émulation.
Après, je pense pas que vous y ferez votre vie mais ça vous donnera environ 30 secondes de nostalgie avant de refermer la fenêtre. C'est déjà ça de pris...
Source : Tom's Hardware
![]()
Le projet Asahi Linux vient enfin de fusionner le support des Mac M3 dans son installateur. En clair, ça veut dire que si vous avez un MacBook Air, un MacBook Pro ou un iMac équipé d'un M3, d'un M3 Pro ou d'un M3 Max, vous pouvez y installer Linux dès maintenant.
Et la liste de ce qui fonctionne est plus longue que ce que je pouvais craindre. La webcam, les micros internes, le WiFi, le Bluetooth, l'USB 3 jusqu'aux 10 Gb/s permis par la machine, et le décodage vidéo accéléré, AV1 compris.
Le Thunderbolt aussi, est même arrivé cet été. Apple avait troqué, sur les M3 Pro et M3 Max, son vieux contrôleur de ports USB contre une puce ACE3 posée sur un bus SPMI au lieu de l'I2C. Il a donc fallu reverse tout ce petit monde afin que l'USB 3 et le Thunderbolt marchent sur l'ensemble de la gamme M3.
Si vous voulez vous lancer, l'installation doit encore passer par le mode Expert de l'installeur, parce que c'est encore tout frais. Mais quand la bêta de Fedora Linux 45, sera implémentée d'ici quelques semaines, ça devrait fonctionner en install normale.
Après le gros manque, c'est la 3D. N'attendez ni performances, ni accélération 3D économe en énergie puisque tout est géré par la partie CPU du M3. Et ce n'est pas de la mauvaise volonté de la part des dev puisque le GPU du M3 s'écarte nettement de celui des M1 et M2 : ray tracing matériel, mesh shaders, et le Dynamic Caching maison d'Apple. Il y a donc énormément à refaire et même si le chantier a commencé, pour le moment, on n'a pas de date.
Les autres limites ont l'air nettement moins définitives comme pour la mise en veille qui ne fonctionne pas et le port HDMI des MacBook qui est coupé. Cela s'explique par le fait que le composant DCP qui gère ces 2 aspects là c'est pas encore piloté par Asahi, mais ça ne devrait pas tarder.
Le Mac Studio, lui, reste à la rue. Le M3 Ultra n'est pas supporté, et les M4 et M5 en sont au tout début, avec le stockage, le PCIe et le démarrage multicœur qui tournent mais pas grand-chose d'autre. Donc plus votre machine est récente, plus il va falloir être patient...
Perso, j'avais un iMac M3 et franchement, j'ai été très déçu par cette machine. Pour de la bureautique ça allait très bien, mais dès qu'on bidouille un peu fort, ça pédale dans la semoule. Je suis donc passé au Mac Studio depuis et je ne le regrette pas une seconde.
En tout cas, je sais que si je veux recycler ce "vieil" iMac M3, je peux maintenant lui installer Linux... ça vaut peut-être le coup, à condition d'assumer un desktop sans la moindre accélération 3D ^^.
Source : le billet d'annonce d'Asahi Linux et Neowin .
![]()
Je ne sais pas vous, mais chez moi, mes câbles USB-C se ressemblent tous. Et dans le tas, j'en ai qui chargent mon MacBook deux fois plus vite que d'autres. Et franchement, en les regardant, je ne peux pas vous dire lesquels sont les plus efficaces. Alors que mon Mac, lui, apparemment, il le sait déjà.
En tout cas, c'est ce que j'ai compris en allant lire le site de WhatCable. Ce qu'ils expliquent, c'est qu'à chaque branchement, le contrôleur de port d'un Mac Apple Silicon envoie un message à la puce que certains câbles embarquent et récupère sa fiche d'identité : débit annoncé, ampérage, fabricant. De ce que j'ai compris, macOS range la réponse dans le registre IOKit sous forme d'objets bruts, et ne l'affiche nulle part en clair. Snif...
Et c'est cette réponse que WhatCable va chercher, puis traduit. L'app vit dans la barre de menus, vous branchez un câble, et elle vous dit alors instantanément lequel des trois maillons plafonne la charge : Soit le chargeur, soit le câble, soit le Mac lui-même quand sa batterie est presque pleine.
Et vous obtenez le même verdict côté débit.
L'app confronte aussi la fiche du câble à sa spécification USB-PD et lève un carton jaune quand quelque chose cloche. Ça peut être l'identifiant fabricant à zéro, les bits réservés utilisés de travers...etc. Moi, je parle bien ici de contrefaçon de câbles, mais l'app reste très prudente dans sa formulation. Elle signale juste des trucs bizarres, et elle ne dit jamais qu'un câble est une contrefaçon.
Après, la plupart des câbles sous 60 W n'ont aucune puce à interroger, donc il n'y a rien à lire, et certains ne répondent correctement qu'avec un appareil branché à l'autre bout. Sur les ports USB-C en façade d'un Mac mini ou d'un Studio, aucune donnée de câble ne remonte non plus. C'est à cause de l'architecture d'Apple.
Côté matériel, il vous faut donc un Mac Apple Silicon sous macOS 14 minimum, les Mac Intel ne publiant pas ces données du tout. L'app est gratuite et son code est sous licence MIT, sauf le dossier des fonctions Pro où là, faudra débourser environ 10 €.
Si vous avez Homebrew, vous pouvez installer l'app rapidement comme ceci :
brew install --cask darrylmorley/whatcable/whatcable
L'app est même en français si vous avez séché les cours d'anglais. Bref, de quoi trier votre caisse de câbles sans vous planter...
![]()
Faire tourner un modèle en local sur un Mac, c'est réglé depuis un moment. Ce qui l'est moins par contre, c'est de brancher un agent de code dessus, parce qu'à chaque reprise de session, le serveur doit malheureusement remouliner des dizaines de milliers de tokens de contexte avant de sortir le premier mot...
Ce calcul, ça s'appelle le cache KV, et la plupart des serveurs le gardent en mémoire. Du coup, quand le modèle se décharge, le cache part avec dans le grand vide...
C'est pourquoi oMLX a pris le parti d'écrire ce cache sur le disque, au format safetensors, car le contexte déjà envoyé une fois, prompt système et fichiers lus compris, se recharge depuis le SSD au lieu d'être recalculé, y compris après un redémarrage du serveur.
De son côté, LM Studio conserve lui aussi son cache MLX sur disque , mais dans un fichier temporaire qu'il efface quand le modèle se décharge. Les deux outils écrivent sur le disque, mais un seul conserve réellement son cache.
Côté raccordement, le serveur oMLX expose l'API OpenAI et l'API Anthropic ce qui permet par exemple à Claude Code de taper directement sur localhost. Et y'a même un tableau de bord qui nous dit quoi faire dans le terminal pour brancher Claude Code ou d'autres avec oMLX.
Sur oMLX, le cache disque est donc actif d'office et son plafond par défaut, parce qu'il en faut bien un, se calcule à 10 % de la capacité du disque qui l'héberge. Sur un SSD d'un téraoctet par exemple, ça fait cent gigaoctets qui peuvent partir en cache sans que personne n'ait rien demandé. Donc prévoyez un peu de place... Après rassurez-vous, ça se vide d'un clic sur un bouton dans le tableau de bord et la taille peut se régler.
Le deuxième piège est plus sournois puisqu'une installation par défaut via pip ne compile pas les kernels Metal, et les modèles GLM-5.2, MiniMax M3 et Qwen3.5 retombent alors sans prévenir sur un chemin générique... Donc je vous incite fortement à utiliser uniquement les DMG proposés qui contiennent déjà les kernels Metal compilés comme il faut.
Reste à savoir ce que ça donne vraiment dans un usage quotidien... Le cache attaque l'attente avant le premier mot mais pas la vitesse à laquelle les mots sortent ensuite donc tout dépend du modèle et de la machine que vous avez. Mais en tout cas, pour un usage avec des agents (coding par exemple), ce sera plus efficace d'utiliser oMLX que Ollama ou LMStudio.
Source : omlx.ai
![]()
Hier, je suis tombé sur ce tweet :
Kuber, un développeur de 19 ans a demandé à Claude Code, de lui pondre un pilote pour sa vieille imprimante pour macOS. Et visiblement, ça a intéressé pas mal de monde puisque le tweet a fait +3 millions de vues.
Il a ensuite publié le dépôt sur Github et la transcription complète de la session. Et ce que ça raconte c'est surtout un bras de fer avec macOS, et un montage bidouillesque au possible qui finit par tenir sur une machine virtuelle Linux et un daemon root.
Pour la petite histoire, son imprimante est une HP Laser 1008a. C'est en réalité une Samsung rebrandée car HP a racheté la division impression de Samsung , il y a une dizaine d'années. Et ces machines parlent un langage un peu niche qui est le SPL3. C'est un langage maison qui n'est ni du PostScript ni du PCL standard. Et comme vous vous en doutez, HP n'a jamais sorti de pilote macOS pour cette gamme. Donc officiellement, cette imprimante ne peut pas imprimer depuis un Mac.
La mission a donc consisté à recompiler SpliX, un pilote libre qui parle le SPL3 et à se battre avec macOS pour qu'il puisse causer via l'interface USB de l'imprimante déclarée en IPP-over-USB. Il a fallu ensuite ruser en mettant en place une VM Linux afin de faire tourner h24 un codec de HP uniquement dispo sous Linux. Et voilà ! La file d'impression envoie le travail sur un port local, un daemon root le récupère, le fait passer par le codec dans cette VM, et écrit le résultat directement sur l'USB.
Bref, ça marche et ça imprime maintenant depuis n'importe quelle application.
Alors vous l'aurez compris, ce n'est pas vraiment un dev de pilote pour macOS mais plutôt une espèce d'assemblage de différents éléments pour la plupart libres, afin de réussir à imprimer sous macOS avec ce modèle d'imprimante. Mais ce qui est intéressant, c'est que le mainteneur de SpliX a débarqué sur le dépôt de Kuber avec une archive de fichiers de test et une série de questions. Cela veut dire que si lui et Kuber trouvent l'octet qui diffère, la VM Linux et le daemon root vont disparaître et il ne restera plus qu'un paquet tout ce qu'il y a de plus classique à installer.
Voilà c'est finalement la seule partie de l'histoire où on répare vraiment quelque chose. Mais ça reste quand même une belle histoire où l'IA permet de s'affranchir des limites techniques imposées par les fabricants et éditeurs de logiciels. Et ça, moi j'adore !
Source : le fil de Kuber sur X , avec la transcription intégrale de la session et le dépôt du projet .
![]()
Vous glissez une app dans la corbeille du Mac, elle disparaît du dossier Applications, et vous pensez que c'est réglé ? Que vous êtes naïfs ! Hé oui, ce que vous ne savez pas, c'est que ses préférences, ses caches et son container restent bien présent dans votre ~/Library, parfois pendant des années, encombrant votre espace disque pour rien.
Hé bien s'occuper de tout ce merdier, c'est le job de PureMac , une app native codée en SwiftUI qui piste ces fichiers-là pour libérer des ressources sur votre mac. Elle croise l'identifiant du bundle, celui de l'équipe de développement, les entitlements et les métadonnées Spotlight, selon trois niveaux d'agressivité en fonction de ce que vous voulez ratisser.
Elle sait aussi prendre le problème dans l'autre sens puisque son chercheur de fichiers orphelins parcourt ~/Library pour retrouver les restes d'applications que vous avez virées il y a trois ans et dont plus rien ne vous rappelle l'existence.
Et si vous développez, il y a de quoi récupérer bien plus de place avec les DerivedData, les runtimes de simulateur Xcode, les couches Docker, les caches npm, yarn, pnpm et Homebrew. Bon, ça vous savez déjà le faire avec docker system prune, deux ou trois autres commandes, ou avec
Mole en ligne de commande
dont je vous ai déjà parlé. Mais l'intérêt ici, c'est de tout voir d'un coup avant d'arbitrer.
Côté données, il n'y a rien à surveiller puisque PureMac n'embarque aucune télémétrie ni appel réseau. Et la licence, c'est du 100% licence MIT, là où d'autres outils similaires comme Pearcleaner ajoute une Commons Clause qui en interdit la revente, que AppCleaner, lui, s'arrête à la désinstallation, ou encore que CleanMyMac nécessite d'acheter une licence.
Pour le faire tourner, il vous faut macOS 13 au minimum, et ça s'installe en une ligne avec brew install --cask puremac. Sinon, il y a un .dmg signé et notarisé à récupérer directement.
Par contre, sachez que ça réclame le l'accès complet au disque, soit la permission la plus large que macOS distribue, et il ne garde aucun journal des chemins qu'il a supprimés. Surtout que quand un fichier est supprimé, il l'est pour de bon, donc vérifiez bien les choses avant de les supprimer.
Le nettoyeur de caches, est également une opération sans retour. Alors pour un cache ça n'a pas d'importance, puisqu'il se régénèrera tout seul. Mais pour un reste dans ~/Library qui contenait, j'sais pas, par exemple une licence, un wallet crypto ou vos réglages, c'est une autre affaire.
Donc soyez TRÈS prudent et lisez bien les chemins d'accès vers les fichiers avant de cliquer pour les supprimer, histoire de pas faire de conneries.
![]()
Si vous avez un serveur Pi-hole à la maison, il a dû vous arriver qu'un site déconne, qu'une image ne charge pas, ou qu'un simple bouton ne réponde plus. Alors pour remédier à ça, vous ouvrez un onglet vers l'admin Pi-hole, vous fouillez dans les requêtes bloquées, vous whitelistez au jugé, puis vous rechargez pour voir si ça marche. Ça prend 30 secondes à chaque fois, ça casse les couilles et ça arrive plus souvent que ce qu'on aimerait...
Mais heureusement, Holeberry met tout ça dans la barre de menus de macOS pour vous faire gagner grave de temps
L'app détecte l'onglet actif de Safari, Chrome ou Firefox et débloque le domaine correspondant en un clic. Comme ça, plus besoin de deviner lequel des quarante domaines bloqués casse la page. Elle affiche aussi les derniers blocages en direct, et permet de couper le filtrage pour une durée choisie, le temps de finir un achat en ligne qui n'aime pas les bloqueurs.
Elle peut aussi gérer deux instances Pi-hole en parallèle avec synchronisation, pratique quand on a un Pi principal et un secondaire qui prend le relais. Les identifiants partent dans la Keychain macOS et pas dans un fichier de conf qui traîne comme ça c'est sécurisé. Et surtout, ça supporte Pi-hole v5 et v6 aussi bien en local qu'à distance.
Si ça vous branche, notez que l'app n'est pas notarisée, donc Gatekeeper va faire la gueule. La commande pour passer outre est indiquée dans le README :
xattr -cr /Applications/Holeberry.app
Mais vous pouvez aussi utiliser Sentinel pour faire ça.
À récupérer sur GitHub pour ceux qui veulent !
![]()
L'humain est paresseux par nature, mais alors je ne vous raconte pas quand il s'agit de taper des lignes de commande... Mais bon, l'IA est arrivée dans nos vies et maintenant nous ne sommes plus que des gros sacs de viande et de graisse dont le cerveau se ramollit jour après jour. Donc, foutu pour foutu, autant y aller à fond et c'est pour cela qu'aujourd'hui, je vais vous parler de l'application Deja.
Deja est un outil de remplacement intelligent pour un autre outil dont je vous ai déjà parlé qui s'appelle ZSH Auto Suggestions qui va carrément deviner votre prochaine commande ZSH. C'est un truc qui fait donc de la prédiction de commande. Pour l'installer, vous pouvez passer par homebrew ou curl et hop, comme par magie, ce sera intégré directement à votre fichier .zshrc. Ensuite, vous rechargez votre terminal et c'est parti.
Deja remplace zsh-autosuggestions, le plugin de complétion
dont dépend aussi zsh-copilot
, donc il ne faut surtout pas garder les deux dans votre plugins=(). En effet, les deux réécrivent les mêmes widgets ZLE, et heureusement, quand deja détecte que l'autre est chargé, il affiche une ligne d'avertissement et se met en retrait plutôt que de coincer votre éditeur de ligne. Si vous gérez votre zsh avec Oh My Zsh ou zinit, il existe aussi une intégration dédiée pour chacun, et dans ce cas il faut enlever la ligne eval que l'installeur a ajoutée au .zshrc, sinon l'intégration est chargée deux fois.
Autre chose à savoir tout de suite, sinon vous allez chercher un moment : la suggestion s'accepte avec la flèche droite, pas avec Entrée (ça c'est pour envoyer la commande). Ensuite, Ctrl et flèche droite n'acceptent que le mot suivant, Tab ouvre la liste des alternatives classées sans quitter la ligne, et Ctrl+X coupe les suggestions pour toute la session.
Ça se base sur tout un tas de paramètres que je ne vais pas tous vous lister, mais en gros Deja est au courant du répertoire où vous êtes. Ensuite, si vous tapez des commandes mal fichues, il sera capable de vous en suggérer qui devraient correspondre à votre besoin. Et puis après, il y a l'historique et un score de fréquence ce qui fait que l'outil est vraiment hyper prédictif. Il n'y a pas d'IA derrière, c'est vraiment de l'algorithmie pure, mais ça rend bien des services. Surtout si vous tapez à peu près tout le temps les mêmes commandes au même moment, aux mêmes endroits.
Par exemple, l'outil retient que vous lancez make test après make build, et pondère la suggestion en conséquence. Les quatre signaux, correspondance floue, fréquence combinée à la récence avec une demi-vie d'une semaine, affinité avec le répertoire courant et probabilité d'enchaînement, sont fondus dans un score unique.
Le "flou", lui, se règle en trois crans selon l'écart toléré entre les lettres que vous tapez. Tight n'en laisse passer qu'un seul, smart jusqu'à quatre (c'est le réglage par défaut), et loose jusqu'à huit. En smart, taper par exemple gco proposera git checkout main ; alors qu'en loose, ça partira chercher beaucoup plus loin. Et Shift + flèche droite permet de passer au cran de "flou" suivant sans quitter la ligne.
Bref, je pense que ça va vous faire gagner un max de temps.
deja
est publié sous licence MIT, se pose sur macOS et Linux, et ne connaît que zsh. Et si l'essai ne vous convainc pas, la désinstallation se fait en 4 étapes : enlever la ligne eval du .zshrc, tuer le démon avec pkill -f 'deja daemon', supprimer ~/.local/share/deja/, puis retirer le binaire avec brew uninstall deja ou, si vous êtes passé par le script curl, en supprimant le fichier posé dans ~/.local/bin/.
![]()
Vous ouvrez une de vos notes écrite en Markdown pour corriger 3 lignes et PAF vous voilà dans un éditeur qui met 3 siècles à se charger, à mater des balises tout en pestant contre le bouton de prévisualisation que vous ne trouvez pas... Bref, vous êtes grognon !
Hé bien Wander retire ce choix et vous propose de travailler uniquement en WYSIWYG même si derrière, ce sont toujours des fichiers .md stockés bien au chaud dans votre dossier "Plan de conquête du web". (Quoi y'a que moi qui ait un dossier comme ça ?)
Dans cet éditeur d'un nouveau genre, les tableaux, les images et les listes de tâches se manipulent comme des blocs. Les raccourcis Markdown restent là pour ceux qui les ont dans les doigts, avec une barre de mise en forme pour les autres. Vous corrigez donc une note longue en gardant son rendu sous les yeux, sans refaire l'aller-retour entre le texte brut et l'aperçu pour chaque tableau de travers.
L'interface de Wander à côté du Markdown et du diff correspondant
Le dossier peut être un simple tas de .md ou un coffre Obsidian déjà trop rempli, c'est pas grave puisque Wander conserve les wikiliens, les pièces jointes, les tags et le front matter, et ajoute même la recherche plein texte et les backlinks. Vous circulez ainsi dans les notes sans import ni conversion, et leur organisation actuelle ne bougera pas.
Les commentaires, de leur côté, vivent dans un dossier caché .wander à côté des fichiers. Comme ça, tout l'historique de versions reste sur votre Mac et permet de comparer ou restaurer une note sans avoir à vous monter un serveur Git juste pour récupérer un paragraphe effacé bêtement la veille. Si vous mettez tout ça sur iCloud ou Dropbox, vous serez tranquille. Les commentaires peuvent également être suivis via Git si vous préférez.
Wander est gratuit sur l' App Store et il vous faut iOS ou iPadOS 17, ou un Mac Apple Silicon sous macOS 15 au minimum pour le faire tourner. L'app est encore toute jeune mais si votre matériel suit et que vous voulez garder la main sur vos .md, je pense que ça peut coller à votre usage !
![]()
Si vous avez un Mac Apple Silicon et que vous en avez assez de payer des tokens à chaque requête, Rapid-MLX vaut le détour. C'est un moteur d'inférence local maintenu par Raullen Chai, qui tape directement dans les kernels MLX d'Apple, sans repli sur llama.cpp ni couche Metal intermédiaire. Et si le nom vous dit vaguement quelque chose, c'est normal puisque c'est un fork de vLLM-MLX, le serveur de Wayner Barrios dont je vous parlais en mai . Rapid-MLX a juste pris un rythme de publication plus soutenu des deux.
Ce que ça vous donne, c'est donc un serveur HTTP qui parle le même langage que l'API d'OpenAI et celle d'Anthropic. Vos scripts, Cursor, Aider, LangChain ou Claude Code continuent de fonctionner, sauf qu'ils tapent sur votre machine au lieu d'un datacenter.
Donc je vous propose de voir ensemble comment installer ça.
Le script d'installation contrôle plusieurs choses avant de lancer quoi que ce soit, et autant les connaître d'avance. Il faut une puce Apple Silicon et il n'y a pas de version Linux ni Windows, ni de support CUDA ou AMD.
Le script d'installation accepte encore macOS 13 Ventura, mais le vrai plancher est macOS 14 Sonoma. La formule Homebrew l'exige, et surtout MLX, la brique Apple sur laquelle tout repose, ne publie de paquets macOS que pour les versions 14, 15 et 26. Sur un Mac resté en Ventura, ça cassera donc à l'installation des dépendances, quel que soit le chemin choisi.
Dernier point à avoir en tête, c'est pensé pour votre machine à vous et pas pour un serveur. Vous n'y trouverez donc ni authentification multi-utilisateurs, ni quotas de requêtes.
Le plus simple, c'est Homebrew :
brew install rapid-mlx
Si vous gérez déjà vos environnements Python vous-même, les autres chemins existent :
uv tool install rapid-mlx@latest
python3.12 -m pip install rapid-mlx
Il y a aussi un installeur en une ligne (curl -fsSL https://rapidmlx.com/install.sh | bash) qui détecte votre RAM et vous propose un modèle adapté. Il crée un venv isolé dans ~/.rapid-mlx/ et pose le binaire dans ~/.local/bin/. Un curl | bash reste un curl | bash. La formule Homebrew fait exactement le même boulot, donc l'installeur en ligne perd de son intérêt.
L'installation de base pèse dans les 460 Mo et la vision, l'audio et les embeddings sont des extras optionnels, vous les ajouterez seulement si vous en avez l'usage.
C'est là que la plupart des gens se plantent, en chargeant un modèle trop gros et en concluant que "ça rame". Sur Mac, la RAM est unifiée, donc le modèle mange directement dans la mémoire que se partagent le CPU et le GPU.
Les paliers recommandés par le projet :
| RAM | Modèle conseillé |
|---|---|
| 8 à 23 Go | `qwen3.5-4b-4bit` |
| 24 à 47 Go | `gpt-oss-20b-mxfp4-q8` |
| 48 à 95 Go | `qwen3.6-35b-8bit` |
| 96 Go et plus | `gpt-oss-120b-mxfp4-q8` |
Le catalogue complet se liste avec la commande rapid-mlx models, et rapid-mlx info <alias> vous donne le profil détaillé d'un modèle. Si vous voulez sortir du catalogue maison,
le filtre matériel de Hugging Face
que je vous montrais fin juin fait exactement ce tri à votre place.
Pour utiliser un autre modèle que celui par défaut, il suffit de reprendre l'alias affiché par rapid-mlx models et de le passer en argument. Et si vous préférez télécharger les poids à l'avance, sans rien lancer, c'est le boulot de rapid-mlx pull, qui accepte aussi bien un alias du catalogue qu'un identifiant Hugging Face :
rapid-mlx pull qwen3.5-9b-4bit
Le modèle atterrit dans le cache Hugging Face de votre machine, et ensuite rapid-mlx chat qwen3.5-9b-4bit ou rapid-mlx serve qwen3.5-9b-4bit chargeront ce modèle-là. Le pull préalable reste facultatif, chat et serve téléchargent d'eux-mêmes ce qui manque, mais autant rapatrier les gigas tranquillement avant plutôt qu'au moment où vous voulez bosser.
Avant de bricoler des intégrations, testez en direct :
rapid-mlx chat
Ça part sur qwen3.5-4b-4bit par défaut, télécharge les poids au premier lancement (comptez 2,5 Go) et vous lâche dans une interface (REPL). /help listera les commandes slash, et /exit vous permettra de quitter le chat.
Une subtilité qui évite de mal interpréter ce premier test, c'est que dans le chat, le raisonnement est coupé par défaut, histoire que le modèle ne vous déballe pas sa réflexion à l'écran. En mode serveur par contre c'est l'inverse, et ça change la vitesse ressentie du tout au tout. J'y reviens plus bas.
Le vrai intérêt, c'est le mode serveur :
rapid-mlx serve qwen3.5-4b-4bit
Vous récupérez un endpoint sur http://localhost:8000. Le test qui confirme que tout est en place :
curl http://localhost:8000/v1/chat/completions \
-H "Content-Type: application/json" \
-d '{"model":"default","messages":[{"role":"user","content":"Dis bonjour !!"}]}'
Et côté Python, vous gardez le SDK OpenAI tel quel, seule l'URL de base change :
from openai import OpenAI
client = OpenAI(base_url="http://localhost:8000/v1", api_key="not-needed")
print(client.chat.completions.create(
model="default",
messages=[{"role": "user", "content": "Say hello"}],
).choices[0].message.content)
Pointez n'importe quel client compatible OpenAI sur http://localhost:8000/v1 et c'est réglé. Cursor, Aider, LibreChat, Open WebUI, LangChain, tous marchent avec ce seul changement d'URL. Il y a aussi /v1/embeddings pour du RAG local et /v1/responses pour le Codex CLI.
C'est le morceau le plus intéressant du lot, et il tient en deux variables d'environnement. Serveur lancé d'un côté, puis dans un autre terminal :
ANTHROPIC_BASE_URL=http://localhost:8000 ANTHROPIC_API_KEY=not-needed claude
Attention quand même, l'URL de base doit être la racine, sans /v1 à la fin. Le SDK Anthropic ajoute /v1/messages tout seul, donc si vous mettez /v1 vous obtenez /v1/v1/messages et ça casse.
Depuis la 0.10.14, l'appel d'outils passe par une grammaire contrainte activée par défaut, donc plus besoin de bidouiller un --tool-call-parser à la main pour que les tool calls soient parsables. Pour du Claude Code sérieux, visez plutôt un gros modèle, la doc officielle recommande par exemple qwen3.6-35b-4bit en exemple.
Le réflexe à avoir avant de chercher ailleurs :
rapid-mlx doctor
Les trois pannes les plus courantes sont toujours les mêmes.
Débit décevant côté serveur, c'est le raisonnement : les Qwen 3.5 et 3.6 démarrent en mode réflexion, donc ils pensent à voix haute avant de répondre, et --no-think règle l'affaire.
Plantage mémoire, votre modèle est trop gros pour la RAM disponible, redescendez d'un palier ou prenez une quantification plus agressive. Appels d'outils qui arrivent en texte brut, la récupération automatique gère la plupart des cas, sinon vous forcez le parser correspondant à votre modèle.
Voilà, grâce à ça, votre Mac est maintenant un serveur d'IA super rapide ! Plus de facture au token, et vos prompts ne sortent plus de la pièce.
Merci à Philobois pour le lien !
![]()
Odysseus, c'est le workspace IA que PewDiePie a balancé sur GitHub fin mai. Chat, agents, recherche web, email, calendrier, notes et documents, tout est réuni dans un superbe cockpit auto-hébergé dans lequel les modèles et l'historique peuvent rester sur VOTRE machine. Vous avez aussi un éditeur Markdown avec historique de versions, une génération d'images intégrée, et un mode Compare pour opposer deux modèles côte à côte en aveugle (exclusion faite des services tiers liés à la recherche web, l'email et le calendrier, évidemment...).
J'ai voulu l'installer sur mon Mac, mais j'ai quand même rencontré un petit piège qui a failli transformer l'expérience en échec... Voici donc comment le faire tourner correctement sous Mac + quelques idées de ce que vous allez pouvoir faire avec ce truc.
Odysseus évolue vite. La branche main est stable et testée, mais la branche dev peut casser n'importe quand. Privilégiez la branche stable en la clonant explicitement :
git clone https://github.com/odysseus-dev/odysseus.git
cd odysseus
git checkout main
Sur Apple Silicon, Docker ne peut pas accéder au GPU Metal. Les modèles tournent sur le CPU, et ça rame comme pas permis. Du coup, sur Mac, on est obligé d'installer ça en natif.
Ouvrez un terminal et lancez ça :
git clone https://github.com/odysseus-dev/odysseus.git
cd odysseus
./start-macos.sh
Le script installe alors les dépendances et démarre le serveur. Sur mon Mac, AirPlay squattait le port 7000, donc l'interface s'est ouverte automatiquement sur http://127.0.0.1:7860. Ensuite, au premier lancement, il faut renseigner un nouveau mot de passe pour le compte admin.
Si vous accédez à Odysseus depuis une autre machine (VPS ou serveur distant), ouvrez un tunnel SSH plutôt que d'exposer le port directement sur Internet :
ssh -L 7860:127.0.0.1:7860 user@votre-serveur.com
Ensuite, accédez simplement à http://127.0.0.1:7860 en local. C'est plus sécurisé que d'ouvrir le port sur le public.
Pour du rapidos sans que ça devienne stupidos, j'ai choisi pour mes tests Qwen3-30B-A3B. Ce modèle n'active qu'une partie de ses paramètres à chaque réponse, ce qui colle bien à la RAM unifiée d'un gros Mac.
La première fonctionnalité assez cool dans cet outil, c'est le Cookbook qui permet de télécharger des modèles adaptés à notre config. Ce dernier a correctement reconnu mon M4 Max et ses 128 Go mais s'est ensuite planté comme une merde sur llama.cpp avec cette option --flash-attn auto invalide. Après avoir retiré le paramètre, le serveur restait aux abonnés absents tandis que l'interface l'affichait toujours comme actif. Bref, j'ai laissé tombé llama.cpp.
Le Cookbook reconnaît bien le M4 Max et propose des modèles adaptés. Le lancement, lui, a planté.
L'autre option qui s'est offerte à moi, ça a été Ollama ( je vous ai montré comment l'installer par ici ). Vous récupérez le modèle qui vous intéresse avec et vous lancez le serveur ouvert sur le réseau local :
ollama pull qwen3:30b-a3b
OLLAMA_HOST=0.0.0.0:11434 ollama serve
Dans les réglages d'Odysseus, ajoutez ensuite http://localhost:11434/v1. Et hop, ça fonctionne !! La version 1.0.2 propose aussi maintenant MLX dans le Cookbook, mais Ollama reste le chemin qui a vraiment tenu bon durant mes tests. Vous aurez peut-être plus de chances que moi.
L'ajout manuel de l'endpoint Ollama a été le chemin le plus fiable.
Bonus : Si vous n'avez pas de GPU ou que vous préférez la fiabilité, vous pouvez aussi connecter une API externe comme OpenAI ou OpenRouter. Dans les réglages, ajoutez simplement votre clé API et Odysseus basculera sur ces modèles cloud. C'est moins gratuit que du local, mais ça marche sans galère.
Alors, cet outil fait plein de choses et on peut l'utiliser vraiment pour ce qu'on veut, mais pour ma part, je vous ai isolé trois cas d'usage compatibles avec mon activité.
Premier scénario, la tournée de veille du matin. Je lui donne les liens reçus durant la nuit, il les classe par sujet, repère les doublons et propose trois angles courts. Je garde les sources dans un document local, avec les objections et les points à vérifier. Et comme vous l'avez vu sur mes captures d'écran, le chat sait déjà faire du brainstorming puisqu'il m'a sorti trois angles exploitables en quelques secondes...
Trois angles d'articles en 29 secondes, avec un brouillon versionné ouvert à droite.
Deuxième scénario, un dossier par article. J'y range le brief, les liens primaires, les citations, les captures et les versions du texte. L'éditeur Markdown récupère le titre depuis le premier H1 et conserve l'historique. Avec deux modèles configurés, le mode Compare permet d'opposer deux intros ou deux plans côte à côte sans envoyer le brouillon chez un fournisseur.
Troisième scénario, le secrétaire de rédaction local. Il surveillerait une boîte dédiée aux alertes de sécurité, préparerait la liste des sujets urgents et poserait des rappels dans le calendrier. Sur le papier, c'est exactement le type de corvées chiantes qu'un agent devrait pouvoir absorber mais en pratique, jamais de la vie, je ne lui laisse faire des actions automatiques comme envoyer des mails, ou gérer mon calendrier. Pour moi, c'est pas encore assez safe.
J'ai demandé à l'agent de retrouver un document et de le résumer. Il a dépensé près de 1 800 jetons à deviner comment appeler manage_documents, sans jamais lancer l'outil de recherche. De son côté, le calendrier a terminé sur un Could not extract JSON puis la recherche web a trouvé le bon dépôt GitHub, mais le modèle en a choisi un faux.
Le pompon, c'est la fonctionnalité Deep Research. Après 4 minutes de boulot, ça m'a généré 13 pages issues de 6 sources retenues. L'outil a donné la bonne conclusion au document, mais ensuite, a totalement inventé une vidéo, un numéro de marque et plusieurs statistiques. Donc pour l'utiliser dans un cadre journalistique, sans contre-vérification intégrale, ça ne sera pas possible.
Le rapport affirme que le site est vide alors qu'il contient un guide complet. Jolie hallucination, présentée comme une preuve.
Bon, je suis content de l'avoir testé mais Odysseus ressemble encore à un super cockpit dont plusieurs boutons ne sont pas encore reliés au moteur. Le chat via Ollama et les documents sont utilisables, mais le Cookbook, les agents, le calendrier et la recherche factuelle restent trop fragiles. Mais attention, n'allez pas croire que je critique le travail de PewDiePie, car le projet est encore très jeune, donc tous ces petits défauts sont normaux. Le potentiel d'Odysseus est énorme, mais pour le moment, je ne suis pas prêt de lui confier la gestion de mes sources, ou la rédaction d'un brouillon d'article sans perdre des heures à tout vérifier.
Voilà, le code est sur GitHub sous licence AGPL . Je vous laisse découvrir ça !
Merci à Remouk pour le partage et pour finir, je vous laisse avec cette vidéo de Renaud Dékode qui a aussi testé Odysseus :
![]()
Microsoft vient de publier Mage-Flow, un modèle de génération d'images de 4 milliards de paramètres, et dont l'objectif est d'atteindre la qualité des gros modèles sans en avoir la taille. Là où FLUX.2 embarque 32 milliards de paramètres, Qwen-Image 20 et Z-Image 6, Mage-Flow joue dans la même cour mais seulement avec 4 milliards de paramètres.
Le pari de Microsoft, c'est ce qu'on appelle le co-design. Au lieu d'empiler les paramètres, Mage-Flow mise sur deux briques taillées ensemble. D'abord Mage-VAE, un tokenizer latent qui encode et décode les images avec 12 à 22 fois moins de calcul par pixel que le VAE de FLUX.2, à qualité de reconstruction équivalente. C'est ce qui débloque la haute résolution, habituellement le point où ces modèles s'étranglent.
Et ensuite un transformer de diffusion multimodal baptisé NR-MMDiT, entraîné en rectified flow matching, avec Qwen3-VL comme encodeur de texte. Un seul checkpoint génère alors de 512 à 2048 pixels, dans n'importe quel ratio, jusqu'à des formats extrêmes en 4:1 sans buckets ni padding. Vous demandez du 512×2048 ou du 2048×512, il vous le sort.
Le modèle existe en trois saveurs. La Base qui tourne en 30 étapes de débruitage, la version RL-aligned à 20 étapes, et la Turbo distillée qui crache une image en 4 étapes seulement. Et il y a son jumeau, Mage-Flow-Edit, qui fait de l'édition d'image par instruction. Vous lui donnez une photo et une consigne en langage naturel, et lui la modifie. Le tout sous licence MIT, poids libres sur Hugging Face, usage commercial compris.
Côté chiffres officiels, tout vient d'un A100 donc c'est pas représentatif sur nos machins mais en gros, on est à 0,59 seconde par image en Turbo, avec un pic mémoire de 18 à 20 Go. Sauf que moi, je n'ai pas d'A100. J'ai un Mac Studio. Et le dépôt ne parle que de CUDA. La doc d'install vous fait compiler flash-attn, qui est une extension qui a besoin d'un toolkit NVIDIA. Zéro mention d'Apple Silicon, zéro mention de MPS, et les exemples sont tous en mode device="cuda" en dur. Bref, pour le moment, je ne suis pas invité à la fête.
Mais en fouillant le code, j'ai trouvé la porte de sortie. Un fichier planqué dans les modules expose un backend alternatif basé sur scaled_dot_product_attention, le mécanisme d'attention natif de PyTorch, prévu JUSTEMENT pour quand flash-attn n'est pas dispo.
Et ce backend-là, il tourne nickel sur Metal. Le piège, c'est que le modèle réclame lui aussi flash-attn par défaut à deux endroits : le transformer, mais aussi l'encodeur Qwen3-VL. Le transformer accepte qu'on bascule plus tard alors que l'encodeur non. Lui, il lit son réglage au moment où il se construit et plante si flash-attn manque. Il faut donc forcer le mode SDPA avant de charger le modèle.
Voici ce que j'ai fait tourner, pour de vrai. On monte un environnement Python, on installe tout sauf flash-attn :
python3 -m venv mageflow && source mageflow/bin/activate
pip install torch torchvision diffusers==0.38.0 "transformers>=5.3,<5.6" accelerate safetensors huggingface_hub einops pydantic pillow loguru
pip install "git+https://github.com/microsoft/Mage.git#subdirectory=mage_flow" --no-deps
Une fois que c'est fait, y'a plus qu'à vous créer un petit script mage.py par exemple qui basculera l'attention sur SDPA avant le chargement, pointera sur mps et génèrera votre image :
import os
os.environ["PYTORCH_ENABLE_MPS_FALLBACK"] = "1"
from mage_flow.models.mage_flow import ModelConfig
ModelConfig.model_fields["attn_type"].default = "sdpa" # AVANT de charger, sinon Qwen3-VL exige flash-attn
ModelConfig.model_rebuild(force=True)
from mage_flow import MageFlowPipeline
pipe = MageFlowPipeline.from_pretrained("microsoft/Mage-Flow-Turbo", device="mps")
img = pipe.generate(["un barista avec un chapeau de cowboy qui réalise un latte art, lumière chaude"], heights=[1024], widths=[1024], steps=4, cfg=1.0)[0]
img.save("out.png")
Ensuite, lancez le script :
python3 mage.py
Le PYTORCH_ENABLE_MPS_FALLBACK sert de filet comme ça si une opération n'existe pas côté Metal, elle basculera sur le CPU au lieu de tout faire tomber. Premier lancement, le modèle se téléchargera, donc comptez une bonne dizaine de Go entre le transformer 4B, l'encodeur Qwen3-VL et le VAE.
Et ça marche !!! Sur mon M4 Max de 128 Go, le modèle charge en une vingtaine de secondes puis génère une image 1024×1024 en 10 secondes une fois chaud.
Mon barista à chapeau de cowboy est sorti impeccable.
Ma toute première génération Mage-Flow sur le Mac Studio : un barista, 1024x1024, 4 etapes en Turbo.
Cette image 1920x1080 a été générée en moins de 6 secondes,
Pour du batch industriel, une carte NVIDIA restera toujours mieux mais pour générer tranquillement chez soi des petites images sans envoyer ses prompts dans le cloud, c'est parfaitement utilisable, et ça rejoint la logique de l'IA qui tourne en local sur votre Mac que je creuse depuis un moment.
Deux détails à connaître avant de vous lancer. Chaque prompt passe par un filtre de contenu obligatoire côté encodeur, sans option pour le désactiver : les prompts jugés interdits reviennent en images de refus. Et chaque image générée porte un watermark Gaussian-Shading planqué dans le bruit initial, lui non plus désactivable. Hé oui, Microsoft trace ses sorties, donc autant le savoir.
Y'a des garde-fous ! J'ai donc très hâte que ce modèle se fasse "libérer".
Reste que c'est un très joli cadeau de la part de Microsoft ! Un modèle libre, compact, qui gère l'édition et n'importe quel ratio, et qui tient sur une machine Apple avec un petit réglage bien caché ^^...
ps: L'image d'illustration de cet article a été générée avec ce modèle.
![]()
bHive, c'est une app Mac qui lit l'intérieur de vos fichiers au lieu de se contenter de leur nom, et qui sait maintenant répondre à des questions dessus. Vous lui demandez "qu'est-ce que dit mon bail sur la résiliation anticipée ?", elle va fouiller vos PDF et vous sortir la réponse en clair, tout ça en local sur votre machine, sans rien envoyer nulle part.
Vous pointez bHive vers des dossiers que vous avez déjà, et elle lit ce qu'il y a dedans. Vos documents, les PDF, les images dont elle fait l'OCR, et depuis la 2.0 l'audio et la vidéo, transcrits directement sur le Mac. Ensuite vous cherchez en décrivant ce que vous voulez, plutôt qu'en essayant de vous souvenir du nom que vous aviez collé au fichier. Rien ne bouge, rien n'est copié dans une bibliothèque, vos fichiers restent exactement où ils sont, ils sont tout simplement indexés dans un RAG.
La vraie nouveauté de cette version, c'est "Ask bHive". Vous posez une question, l'app trouve les fichiers concernés, les lit, et vous répond en langage clair. Elle vous montre alors quels fichiers elle a utilisés, donc vous pouvez les ouvrir et vérifier vous-même et surtout, quand elle ne sait pas, elle le dit, au lieu d'inventer un truc qui sonne juste. Ça paraît con dit comme ça, mais c'est avec ça que la plupart des assistants IA vous plantent.
Bon, moi, je n'en ai pas vraiment besoin de cet outil parce que j'ai mis en place mes propres RAG, mais je me dis que si j'avais trouvé ça avant, je ne me serais pas fait chier.
Côté moteur, tout tourne en local, et le modèle intégré à macOS marche tout de suite, donc vous n'avez rien à télécharger. Si vous voulez de la recherche plus fine, il y a bien sûr un modèle plus costaud à récupérer, de 515 Mo.
Il y a aussi une vue "santé de la bibliothèque", histoire que vous sachiez ce qui n'est pas cherchable et pourquoi. Fichiers déplacés, disque externe débranché, format illisible, OCR raté, éléments encore dans la file d'attente. En gros, un tableau de bord de confiance au lieu de vous laisser deviner si la recherche couvre vraiment tout. Vous pouvez aussi sauvegarder vos collections, tags et notes dans un fichier pour les restaurer plus tard.
Je vous avais déjà parlé de Cardinal , qui rend la recherche de fichiers instantanée sur Mac sauf que Cardinal cherche par nom, là où bHive lit ce qu'il y a à l'intérieur et sait vous répondre avec beaucoup plus de richesse. On est une gamme au-dessus selon moi.
Après, bHive 2.0 réclame macOS 26 et une puce Apple Silicon donc si vous êtes resté sur macOS 15 comme un homme de cro-magnon, vous devrez rester sur la vieille version 1.3.1 qui continue de tourner, mais sans toutes ces nouveautés... sniiif.
Voilà, c'est gratuit, et ça respecte vos données puisque tout reste en local.
![]()
Si vous avez installé la beta de macOS 27 Golden Gate, apparemment, vous avez déjà sur votre Mac une interface Siri complète qu'Apple a pris soin de désactiver avant de vous la livrer. Un membre du subreddit r/MacOSBeta l'a débusquée, et elle peut être rallumée rapidement grâce à une seule commande dans le Terminal.
Le principe de cette interface c'est que vous sélectionnez du texte, n'importe où, et une petite icône flottante apparaît en haut à gauche de votre sélection. Vous mettez le pointeur de votre souris dessus, et hop, elle se déplie pour vous proposer des trucs en rapport avec Siri.
Dedans, vous avez donc les outils d'écriture maison (Rewrite, Proofread, "How does this sound?" et "Edit with Siri"), plus la génération de points clés et le résumé. Le reste s'adapte à ce que vous avez sélectionné comme ajouter des coordonnées à vos contacts, écrire un message ou un mail, créer un événement dans le calendrier, afficher un lieu dans Maps, suivre un colis ou un vol.
Pour la réveiller, une ligne dans le Terminal puis un redémarrage :
sudo mkdir -p /Library/Preferences/FeatureFlags/Domain && sudo defaults write /Library/Preferences/FeatureFlags/Domain/WritingTools LightweightUI_macOS -dict Enabled -bool true
Et si ça vous saoule, vous repassez le flag à false, toujours suivi d'un redémarrage :
sudo defaults write /Library/Preferences/FeatureFlags/Domain/WritingTools LightweightUI_macOS -dict Enabled -bool false
Sauf que vous n'allez pas y trouver un truc fini. Le flag est privé, désactivé par défaut dans la beta développeur 3 et la beta publique 1, et une bonne partie du machin ne répond tout simplement pas. Rien ne garantit non plus que cette interface arrive dans la version finale de macOS 27 cet automne. Vous bidouillez un truc encore en chantier, quoi. Cette beta a d'ailleurs déjà fait sauter le support d'Asahi Linux sur les Mac , comme Vincent vous l'a montré.
Un utilisateur note au passage que les Writing Tools ont disparu du menu contextuel classique, donc si c'est bien le cas, ce popover serait leur nouvelle maison plutôt qu'un ajout, mais Apple n'a rien confirmé là-dessus.
Le vrai truc à savoir, si vous êtes en France, c'est que vous avez le droit d'y toucher. Apple a confirmé le 8 juin que les utilisateurs européens auraient bien accès à Siri AI sur macOS 27 et visionOS 27, alors que le nouvel assistant reste bloqué sur iOS 27, iPadOS 27 et watchOS 27 au nom du DMA. Vincent nous racontait le renvoi de balle entre Bruxelles et Cupertino sur ce blocage, du coup, votre iPhone européen n'y aura pas droit à la sortie, votre Mac si. Allez comprendre !
En tout cas, je trouve l'idée de ce menu plutôt bonne. J'espère que ça se concrétisera. Bref, si vous avez une machine de test sur la version beta, amusez-vous bien !
Source : MacRumors
![]()
Maik Klotz, un développeur allemand, a sorti une app menu bar qui repeint votre Mac aux couleurs de Snow Leopard, System 6, Windows 98 ou encore BeOS. Elle s'appelle RetroMac et elle ne touche pas une ligne de votre système, donc pas de risques de tout casser.
Le catalogue des thèmes couvre à peu près tout ce qui nous a fait vieillir : le System 6 de 1988 en noir et blanc 1 bit avec ses barres de titre à rayures et sa police Chicago, Mac OS 9 et son Control Strip, l'Aqua bleu bonbon de 2001, le Snow Leopard de 2009, Windows 98, Windows XP et même BeOS. Chaque thème embarque son dock d'époque, ses curseurs, ses icônes et son écran de démarrage animé.
Les économiseurs d'écran sont de la partie aussi, un par thème avec 3D Pipes, FlowerBox, Flying Toasters, Flurry. Si vous ne voyez pas de quoi je parle, c'est que vous êtes trop jeune. Vous en avez de la chance !!
Par-dessus, y'a une trentaine de shaders qui simulent les vieilles dalles : CRT Royal, Sony Trinity, NTSC Composite, VHS, VCR, Game Boy. Vous pouvez les balancer en plein écran, sur un seul moniteur si vous en avez plusieurs, ou sur une seule fenêtre.
Le shader CRT Royal, scanlines et bombement d'écran compris
Le truc auquel je ne m'attendais pas, c'est la caméra virtuelle. RetroMac s'expose également comme une webcam système donc vous débarquez en réunion Zoom, Meet ou Teams avec une tête de VHS mal rembobinée. Effet garanti !! lol.
Et comme RetroMac se contente de peindre un shader par-dessus ce qui est déjà à l'écran, vos apps, vos fichiers et vos réglages système restent totalement intacts, donc c'est sans risques.
Après les thèmes, eux, modifient bel et bien des réglages du dock, de la barre de menus, des icônes du bureau et du fond d'écran, mais c'est rien d'irréversible. Et surtout RetroMac embarque un Health check et un bouton de restauration qui remet tout en place en un clic
Et le rythme de dev est assez dingue puisque le dépôt date du 22 mai et il en est déjà à sa dix-neuvième version. La 2.2, sortie il y a deux jours, ajoute Warcraft I et II qui tournent nativement sur le moteur open source Stratagus , avec le shader CRT qui se pose par-dessus le jeu.
Après le reste, c'est carré de chez Carré, il y a un binaire universel Intel et Apple Silicon. Et côté tarifs, tous les thèmes, tous les curseurs et une vingtaine de shaders sont gratuits. Après il y a un mode pro qui coûtera 8,88 euros une fois pour toutes et ajoutera le shader webcam et le fond d'écran animé.
Autrement, il n'y a pas d'abonnement. Et les sources sont sous GitHub sous licence GPL 3.0 avec même les fonctions payantes dedans. Donc c'est plutôt très ouvert mais pas encore complètement libre.
J'avais déjà parlé de ShaderBeam pour retrouver la netteté du CRT sur un écran moderne, d' Infinite Mac pour glisser un vieux Mac dans une page web, et du Virtual OS Museum et ses 1700 systèmes mais RetroMac la joue autrement, puisqu'il ne vous colle pas un vieil OS dans une fenêtre, mais déguise celui dont vous vous servez ;).
Voilà, si l'idée de faire booter votre M4 comme un Mac de 2001 vous amuse, c'est par ici . Et le jour où ça vous saoule, un clic et tout revient en place.
![]()
Pour une raison que je ne m'explique pas, parfois quand j'upload des vidéos sur mon WordPress, celles-ci ne fonctionnent pas correctement une fois l'article publié. Je pense que c'est parce qu'elles sont mal encodées et que par conséquent le navigateur ne sait pas les lire. Pour remédier à ça, je faisais donc un petit coup de FFmpeg , mais ouvrir le terminal et recoller les mêmes paramètres à chaque fois, c'était un peu lourdingue.
Alors j'ai repris un peu l'idée
Magicbrake
, mais en version automatique gérée directement dans le Finder de macOS. Un clic droit sur une ou plusieurs vidéos, et hop, le MP4 apparaît à côté de l'original sous le nom compressed_nom-original.mp4 et la source est préservée.
Je vous ai tout mis dans cette archive ZIP qui réunit le script, l'installateur, le désinstallateur et le mode d'emploi. Tout est sous licence MIT , donc modifiable et redistribuable.
Le seul prérequis est FFmpeg. Installez-le d'abord via Homebrew si nécessaire, puis lancez ceci dans le Terminal :
brew install ffmpeg
Décompressez l'archive. Dans le Terminal, tapez cd avec une espace, glissez le dossier compresser-video-macos dans la fenêtre et validez avec Entrée. Lancez ensuite :
chmod +x *.sh
./install.sh
L'installateur copie le convertisseur dans votre bibliothèque utilisateur et crée une Action rapide Automator dans le Finder. Du coup, aucune app de conversion à garder ouverte ni réglage à refaire.
L'Action rapide installée dans Automator, avec son unique script shell
Le hic, c'est que l'Action peut ne pas apparaître tout de suite. Relancez le Finder, ouvrez Actions rapides et cliquez sur Personnaliser… tout en bas. Activez ensuite Compresser la vidéo dans les
extensions du Finder
. Elle reste aussi disponible dans Services. Et si votre clic droit est désactivé, faites un Ctrl + clic sur le fichier.
Sélectionnez une vidéo, ou carrément plusieurs, puis faites clic droit > Actions rapides > Compresser la vidéo. La conversion tourne en arrière-plan et, pour les vidéos un peu longues, un pourcentage d'avancement s'affiche dans la barre des menus en haut de l'écran. Une notification vous prévient quand le nouveau MP4 est prêt, dans le même dossier que sa source.
Le script ajoute compressed_ devant le nom, remplace l'extension par .mp4 et ne touche pas à l'original. Si ce nom existe déjà, il ajoute -2, puis -3. Pas d'écrasement !
Si l'Action ne marche pas, le détail est dans ~/Library/Logs/Compresser-la-video.log. Depuis le dossier du kit, lancez ./compress.sh "/chemin/vers/video.mov" pour voir FFmpeg pédaler. Si un fichier d'un lot échoue, les conversions réussies restent à côté de leurs sources.
La sortie est un MP4 en H.264, avec une image plafonnée à 1080p, une cadence moyenne limitée à 30 images par seconde et une piste AAC stéréo si la source contient du son. J'ai choisi un CRF de 22 car je voulais un compromis simple entre poids et qualité. Une petite vidéo n'est pas agrandie, et faststart place l'index MP4 au début pour accélérer la lecture web.
J'ai testé du 60 i/s, du 24 i/s et une définition impaire. La première est tombée à 30, la deuxième a gardé ses 24 et la troisième a reçu des dimensions paires pour libx264 et yuv420p. Finalement, ça marche !
Perso, je garde ce réglage. Après pour mieux maîtriser la taille finale, utilisez HandBrake avec un débit moyen et deux passes .
Par contre, ce bouton vise les vidéos SDR courantes à partager et ne garantit pas une sortie plus petite. Il ne conserve que la première piste vidéo et la première piste audio. Attention, les sous-titres, les pistes supplémentaires et le HDR demanderont un réglage sur mesure.
Et si ça ne vous convient pas, pour retirer l'Action rapide, retournez dans le dossier du kit et lancez ./uninstall.sh.
Bref, vous avez maintenant la compression vidéo directement sous le clic droit... En tout cas, même si le besoin est niche, moi ça va me servir.
Amusez-vous bien !
![]()
Si vous cherchez un logiciel de dictée vocale sérieux sur Mac, vous avez sûrement remarqué que le marché ressemble à un désert. Nuance a débranché Dragon pour Mac en octobre 2018, la dictée intégrée de macOS dépanne pour 2 SMS mais s'essouffle sur un vrai document, et la plupart des services actuels envoient votre voix mouliner sur un serveur à l'autre bout du monde. Et quand vous êtes avocat, médecin, journaliste ou juste quelqu'un qui dicte des trucs confidentiels, bah ça pique un peu.
Alors comme vous le savez, j'ai fini par coder ma propre solution, et bonne nouvelle, Kassis débarque aujourd'hui sur le Mac App Store ! Jusqu'ici, mon app de saisie vocale était réservée à mes abonnés Patreon (je vous en parlais ici à sa sortie), mais vous pouvez maintenant l'installer en 2 clics et la tester gratuitement, sans compte, sans carte bleue.
Le principe reste le même : vous laissez le doigt appuyé sur un raccourci clavier (⌥ + Espace par défaut), vous parlez, vous relâchez, et hop, le texte atterrit pile là où se balade votre curseur. Dans Mail, Slack, Word, votre terminal ou n'importe quelle autre app macOS. Moi, je m'en sers vachement pour discuter avec Claude Code, notamment. Ça fait gagner un temps de dingue et surtout votre voix ne quittera jamais votre Mac. Puis une fois les modèles téléchargés, ça pourra même marcher sans connexion.
Je l'ai pensé pour un usage professionnel, donc que ce soit le secret médical, les dossiers clients, les sources d'une enquête journalistique... Absolument rien ne part dans le cloud. Et contrairement à d'autres solutions, il n'y a même pas besoin de vous créer un compte.
Côté moteurs, vous avez le choix entre 5 modèles de reconnaissance vocale. Tout d'abord, Parakeet qui est ultra rapide et qui est mon préféré au quotidien. Mais également Whisper d'OpenAI, un classique un peu plus costaud, mais très fiable. Et puis des modèles un peu plus confidentiels comme Canary de Nvidia (le grand frère de Parakeet) ou encore Cohere qui est vachement précis. Sans oublier le moteur d'Apple intégré à macOS 26 qui utilise le Neural Engine pour retranscrire votre voix instantanément !
La détection de langue est également automatique parmi 99 langues, donc vous dictez par exemple en français, en anglais ou en japonais sans avoir à toucher un réglage.
Et Kassis ne fait pas que de la dictée ! L'outil sait également faire de la transcription audio en texte à partir d'un fichier audio ou vidéo que vous glissez-déposez sur la fenêtre. Avec ça, il vous ressortira en texte dans le presse-papier tout ce qui a été dit dans le son ou la vidéo, avec l'identification des locuteurs (qui parle et quand). C'est super pratique pour les réunions enregistrées, les interviews, les podcasts, les mémos vocaux ou encore les rushs vidéo.
Le texte qui sort est nickel, et vous pouvez le coller tel quel. Les "euh" et les hésitations dégagent tout seuls, la ponctuation et les majuscules tombent où il faut (typographie française comprise, avec ses espaces avant les points d'interrogation), et y'a même un dictionnaire de substitutions qui apprend vos termes techniques, vos noms propres et vos abréviations. Et les noms de marque que les moteurs massacrent d'habitude ? Une correction phonétique optionnelle se charge de les rattraper.
Et le texte transcrit, vous pouvez également le retravailler en local à l'aide de 7 styles de reformulation (professionnel, concis, structuré, décontracté...), ou une traduction dans 13 langues, toujours sans cloud. Genre vous marmonnez votre brouillon en français, vous relâchez la touche, et c'est un email propre en anglais prêt à partir.
Perso, je m'en sers tous les jours pour dicter mes emails, mes articles et mes prompts, et visiblement je ne suis pas le seul accro, puisque la version 1.1 doit également beaucoup aux retours des utilisateurs de la première heure. Par contre, les possesseurs de vieux Mac Intel, désolé, c'est mort... il vous faudra une puce Silicon.
Côté tarifs, la version gratuite offre donc 2 000 mots pour vous faire une idée et Kassis Pro passe en illimité pour 7,99 € par mois ou 49,99 € par an, avec 7 jours d'essai gratuit sur la formule annuelle. Les allergiques à l'abonnement ont également le choix d'opter pour une licence à vie à 129,99 €, et mes soutiens Patreon gardent leur accès direct, comme avant. L'app est dispo sur l'App Store du monde entier, avec une fiche traduite en 15 langues (même en japonais, 音声入力 !).
Bref, si votre Mac vous sert à écrire, foncez essayer Kassis sur le Mac App Store , la version gratuite suffit pour vous faire une idée.
Kassis fait partie des nombreux logiciels que je développe sous le nom Korben et que vous pouvez tous retrouver sur ma page Korben Logiciels .
![]()
Logitech Options+, vous connaissez ce délire, je pense... Pour régler 3 boutons de souris, on vous pousse à créer un compte, à partager vos data, et à laisser une usine à gaz tourner H24 en tâche de fond. Le dev AprilNEA en a eu marre, du coup il a écrit OpenLogi en Rust et son truc fait le même boulot côté réglages, mais sans rien envoyer chez Logitech.
Si vous me lisez régulièrement, ça devrait vous rappeler Mouser , dont je vous parlais en mars dernier. C'est la même philosophie, sauf que Mouser restait coincé, à l'époque, sur la MX Master 3S en Bluetooth uniquement, sans SmartShift et sans Linux. OpenLogi reprend donc le flambeau et va beaucoup plus loin.
Alors, qu'est-ce que vous pouvez faire avec ?
Hé bien d'abord remapper vos boutons (41 actions prêtes à l'emploi, quand même), régler le DPI, activer le SmartShift, ce fameux défilement en roue libre. Vous pouvez aussi créer des profils qui basculent tout seuls selon l'appli active. Et tout ça cause directement avec le protocole HID++ de Logitech à votre MX Master , sans jamais lancer le pilote maison.
Peu importe comment la bête est branchée d'ailleurs, récepteur Bolt, clé Unifying, Bluetooth ou un bon vieux câble, les quatre passent ! Toute votre config ensuite se trouve dans un simple fichier TOML posé en local, que vous pouvez versionner dans un Git si ça vous chante. L'outil dispose d'une interface graphique, mais vous pouvez également l'utiliser en ligne de commande.
Pour l'installer sous macOS, c'est facile, il suffit de faire un brew install --cask openlogi et voilà ! Quant à Linux, vous avez des paquets .deb et .rpm. Notez que ça tourne aussi sous Windows, mais uniquement en beta.
OpenLogi est compatible avec les MX Master 4, 3S et 3, MX Anywhere 3, Signature M650, Ergo M575 et le code est libre sous double licence Apache 2.0 et MIT au choix.
Voilà, si Options+ vous gonfle de fou, OpenLogi mérite sans doute un petit test de votre part. C'est par ici , et le code est sur GitHub .
Vous m'en direz des nouvelles !
![]()
Windows serait passé sous la barre des 60 % de parts de marché. C'est ce qu'on peut lire un peu partout dans la presse tech cette semaine. C'est StatCounter qui le dit avec précisément 56,61 % de Windows comptabilisé en juin 2026. Et juste en dessous, sur la ligne suivante du même tableau, il y a une case bien étrange qui s'appelle "Unknown" et qui est évaluée à 21,45 %. Presque 5 fois Linux ! Et ça, pas grand monde n'en parle...
StatCounter compte ce "Unknown" comme un OS, à côté de macOS, de Chrome OS, de Linux et même de la PlayStation, et si vous cliquez sur le petit bouton "Download" de la page Statcounter, le CSV que vous récupérez ne contient aucune case "Unknown". Le site recalcule tout sans elle et dans ce fichier, Windows remonte à 72 % de part de marché.
Du coup, je me suis demandé quelle était la bonne mesure pour connaître la part de Windows sur le desktop. Est-ce que c'est 56,61 % en comptant les visiteurs non identifiés comme un système d'exploitation, ou 72 % en ne les comptant pas. Si vous faites la division vous-même, 56,61 sur 78,55 (100 − 21,45 = 78,55) donne bien les 72 % du CSV.
Et là, si vous comparez avec l'an dernier, vous verrez qu'en juin 2025, Windows était à 70,13 % dans ce tableau, et "Unknown" à 9,17 %.
Et 12 mois plus tard, v'la ti pas que Windows perd un peu plus de 13 points et la case des non-identifiés en gagne 12. Étrange non ?
Les 2 courbes sont presque symétriques ( Source : StatCounter )
Mais la domination de Microsoft s'effrite quand même, car même sur la base ils sont passés de 77,22 % à ces 72 % en un an. Donc y'a bien une tendance, mais ça n'a rien de l'effondrement annoncé partout. Linux, lui, grimpe de 4,50 % à 5,59 % sur cette même base, et le gros gagnant de l'année, c'est Apple, qui passe de 16,90 % à 20,87 % !
Alors qu'est-ce qu'il y a dans cette case Unknown en réalité ? Et bien on ne le sait pas car StatCounter ne dit pas ce qu'il y a dedans. Mais sur Hacker News , les hypothèses tournent autour des scrapers d'IA qui n'envoient pas d'user-agent standard, des bots qui se déguisent en Windows, et des navigateurs qui brouillent votre empreinte .
Mais pour le moment, aucune n'est réellement prouvée. Ce qui est mesurable par contre, c'est que la case des inconnus gonfle... Nous sommes à peine en juillet 2026 et elle est déjà à 23,67 % de part de marché. Perso, ça m'intrigue plus que le podium Windows / Apple / Linux.
Après, le parseur de StatCounter s'est d'ailleurs déjà planté en beauté par le passé. En octobre 2025, il affichait Windows 7 à 9,61 % pour le mois de septembre, contre 0,88 % en juillet et suite à une résurrection / correction aussi miraculeuse que silencieuse, si vous allez regarder la même case aujourd'hui, vous y lirez 1,62 %.
Leur FAQ précise tout de même que les stats restent révisables durant 45 jours donc ces chiffres qu'on voit actuellement peuvent encore bouger jusqu'à la mi-août... On verra bien.
En tout cas, je suis content de voir que la poussée de Linux n'est pas une illusion. La plupart des jeux Windows tournent maintenant sous Proton , Windows 11 continue de refuser les machines trop vieilles , sans parler du fait que Windows 10 est mort et enterré depuis octobre 2025 (même si les rustines de sécurité de l'ESU tiennent encore la baraque jusqu'en octobre 2027...) donc vous avez tous de vraies raisons de bouger.
Bref, Windows baisse, Linux monte mais un cinquième du panel est devenu invisible, et ça c'est louche...
![]()
Snif, snif, macOS 28 ne lira plus vos disques chiffrés en Mac OS Étendu . C'est écrit dans un document de support Apple publié le 7 juillet, alors si vous stockiez là-dessus vos photos de 2014, vos factures, votre mémoire de fac ou une sauvegarde Time Machine chiffrée de l'ancienne époque, bah c'est grave le moment de vous en occuper.
Pas de panique cela dit, seul le chiffrement dégage. Un volume HFS+ non chiffré restera donc lisible sous macOS 28 et après. Ce qui part à la benne, c'est surtout CoreStorage, la couche qui chiffre ces volumes... Et c'est aussi elle qui fait tourner les Fusion Drives avec lesquels j'aimais bien m'amuser à l'époque. Mais hormis ça, rien ne change.
Et vu qu'APFS est le format par défaut depuis High Sierra en 2017, les disques concernés ont, pour la plupart, grosso modo 9 ans au compteur, donc ce sont des disques d'archives que vous ne branchez jamais j'imagine... jusqu'au jour où vous en avez vraiment besoin évidemment !
Alors pour vérifier si vous êtes concerné, ouvrez l'Utilitaire de disque et regardez le libellé sous le nom de vos volumes externes. S'il affiche "CoreStorage Logical Volume" avec la mention "Encrypted", c'est lui. Et si vous êtes sous macOS 26, le système peut aussi vous envoyer une notification quand il détecte un disque qui ne passera pas le cap. Même si ça fait chier, c'est quand même assez réglo de la part d'Apple de prévenir 1 an à l'avance.
Côté solutions, Apple vous laisse 2 portes de sortie. La douce d'abord... Vous faites un clic droit sur le volume dans le Finder pour le déchiffrer, et si le cœur vous en dit, vous le convertissez ensuite en APFS sans perdre le moindre fichier. Ou alors la radicale ensuite où vous reformatez le volume direct en APFS. Attention hein, ça efface tout, et définitivement donc on sauvegarde bien avant de jouer à ça, les amis ^^.
Apple prévient aussi que le déchiffrement prend beaucoup de temps, spécialement si le volume est gros. Du coup lancez la machine avant d'aller vous coucher, et vous pourrez ensuite faire un petit diskutil cs list dans le Terminal pour savoir où ça en est !
Malheureusement, la méthode douce, vous pouvez l'oublier pour les disques de sauvegarde Time Machine chiffrés. Howard Oakley en parlait déjà sur Eclectic Light Company 3 semaines avant que les gros sites américains ne captent le truc et il a expliqué pourquoi dans son article. En fait, ces vieilles sauvegardes s'appuient sur des liens en dur de répertoires, et c'est un mécanisme qu'APFS ne sait tout simplement pas reproduire.
Du coup, ces sauvegardes-là, c'est impossible de les convertir, donc... il faudra repartir de zéro avec une sauvegarde toute neuve. Rassurez-vous, vos fichiers actuels ne craignent rien. Par contre, tout votre historique de versions restera coincé sur le vieux disque, que vous pourrez encore lire sous macOS 26 et 27, et après, ce sera terminé.
Donc si vous êtes motivé (et avez-vous bien le choix ?), vous branchez vos vieux disques, vous faites des backups, vous checkez le format, vous déchiffrez ou reformatez ce qu'il faut puis vous relancez une sauvegarde propre, que vous pouvez d'ailleurs accélérer avec cette astuce . Allez, un petit week-end là-dessus à le laisser tourner et c'est plié !
Bref, prenez 10 minutes maintenant, plutôt que de vous retrouver dans 1 an devant un disque qui refusera de répondre. Votre moi du futur vous dira merci !!
![]()
J'sais pas si vous avez remarqué mais autant sous iOS on peut mettre une authentification Face ID sur n'importe quel app, autant sous MacOS, on peut certes verrouiller tout son ordi, mais on ne peut pas locker une app en particulier.
Et c'est chiant parce que parfois, on doit laisser son ordi à un collègue, un enfant ou PIRE sa mère, et ils ont alors accès sans restriction à vos Messages, vos Photos, votre gestionnaire de mots de passe , votre boîte mail et j'en passe des vertes et des pas mûres...
Dweep Desai, un développeur qui s'est visiblement retrouvé dans cette galère, a heureusement sorti FaceGate , un petit utilitaire open source tiers qui ajoute enfin du verrouillage par application sur macOS, avec déverrouillage à la trombine !
Dans FaceGate, vous choisissez quelles apps protéger, et à chaque lancement, l'outil intercepte et vous demande alors une authentification. Au choix, ça peut être de la reconnaissance faciale via le Neural Engine d'Apple (ça tourne on-device, rien ne part sur un serveur), Touch ID, ou un mot de passe. Rassurez-vous, vos empreintes faciales sont chiffrées en AES-256-GCM et stockées en local, et les clés au chaud dans le trousseau macOS.
Pour l'installer, suffit d'aller télécharger le DMG ici ou de lancer la commande curl suivante :
curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/dweep-desai/FaceGate-Mac/main/install.sh | bash
Le truc intéressant avec FaceGate, c'est qu'il fait ce qu'on appelle de la "détection du vivant". L'outil ne se contente pas de comparer votre visage à une photo, mais vous demande de tourner la tête à gauche ou à droite, du coup, mettre devant la cam une photo imprimée ou une vidéo de votre face ne marche pas en principe (une vidéo deepfake soignée reste l'angle mort évidemment...).
Vous pouvez même enroller jusqu'à 3 visages, brancher une webcam USB, programmer des plages de verrouillage horaires, ou balancer un raccourci clavier qui ferme tout net en cas d'urgence.
FaceGate n'est pas le premier app-locker sur Mac puisque MakLock fait ça aussi en open source, avec Touch ID, déverrouillage par Apple Watch et bientôt du Wi-Fi de confiance. Mais par contre, c'est le premier à proposer du Face ID et ça c'est top ! Puis macOS, faut pas l'oublier, propose aussi en natif des limites d'applications dans ses paramètres de Temps d'Écran mais c'est moins fun que FaceGate, c'est sûr !
Et n'oubliez pas que même un Mac verrouillé, ça se contourne si on sait s'y prendre...
![]()
Il y a deux ans, Apple lâchait le Game Porting Toolkit en jurant ses grands dieux qu'on pourrait faire tourner des jeux Windows sur un Mac Apple Silicon. À l'époque je vous disais que le gaming Windows sur Mac, c'était donc plié. Hé bien la version 4.0 vient de sortir en bêta, et cette fois les chiffres donnent raison à cette promesse !
La nouvelle version du traducteur maison de GPTK (baptisé D3DMetal 4) transforme dorénavant le DirectX 12 des jeux en Metal 4, le moteur graphique d'Apple.
Le youtubeur Andrew Tsai, dont j'ai mis le test dans cet article, a donc benchmarké 20 gros titres Windows pour mesurer le gain, et certains résultats piquent fort.
Black Myth Wukong passe par exemple de 60 à 80 fps sur un MacBook Pro M3 Max, juste en changeant de système et de version de traduction ! Red Dead Redemption 2 gagne 25% de perfs sur le MacBook Neo, la petite machine d'Apple à 600 balles avec sa puce A18 Pro et ses tout petits 8 Go de RAM (le chip de l'iPhone 16 Pro, quoi).
Black Myth Wukong : à gauche GPTK 3.0 sur macOS 26 (~60 fps), à droite GPTK 4.0 sur macOS 27 bêta (~80 fps).
Et le phénomène c'est 007 First Light, un AAA tout récent que personne ne pensait voir démarrer sur Mac, qui tranquillou nous crache du 70 fps en 1080p sur le M3 Max. Mais bien sûr, y'a un petit piège caché quand même pour celui-là. En fait, à chaque lancement, comptez 20 bonnes minutes de compilation de shaders avant de pouvoir jouer. Mais une fois dans le jeu c'est nickel. CodeWeavers finira sûrement par corriger ça, cela dit...
D'ailleurs, petit ajout, Alexandre, un lecteur, m'a signalé qu'un utilisateur de Reddit a pondu un outil open source pour contourner ça, 007 Shader Commander . Le principe, sauvegarder le cache de shaders D3DMetal une fois qu'il est constitué, puis le restaurer avant chaque lancement histoire de ne pas tout recompiler. Résultat chez lui, on passe de 20 minutes à 3 secondes au démarrage. Le projet est tout jeune (v0.0.1) et pensé pour CrossOver, mais si vous galérez sur 007, ça vaut le coup d'œil. Merci à lui !
007 First Light en 1080p sur un MacBook Pro M3 Max, environ 73 fps via GPTK 4.0 et le chemin DirectX 12 vers Metal 4.
Mais alors pourquoi ça va plus vite, ma chère Micheline ?
Hé bien ("ma chère Maïté", allez, on joue le jeu !!) parce que GPTK 4 est taillé pour Apple Silicon et ne traîne plus ce boulet qu'est la compatibilité Intel. Ça débloque donc des trucs comme l'interpolation d'images de MetalFX. Notez qu'en dessous, c'est toujours CrossOver et ce bon vieux Wine qui font le sale boulot de traduction, comme depuis le début.
Autre bonne surprise, les fameuses fuites mémoire des jeux Naughty Dog. Avant, Uncharted 4 ou The Last of Us 2 qui vous bouffaient 34 Go de RAM en quelques minutes, ben maintenant il vous faudra des heures pour atteindre le même niveau de conso RAM. C'est donc pas encore parfait, mais c'est largement jouable.
De son côté, comme on peut le voir dans la vidéo, Spider-Man 2 nous colle un magnifique bug de T-pose si vous n'avez pas une puce M5, parce que le jeu réclame des fonctions GPU absentes des puces précédentes. Et de leur côté, Monster Hunter Wilds bégaie, Street Fighter 6 plante une fois sur deux.
Spiderman en T-Pose
Bref, on est sur de la bêta, faut le savoir.
Mais quand ça marche, ça marche fort ! Rien que Tekken 8 qui tourne à 60 fps en ligne, c'est le plus fluide que ce jeu ait jamais eu sur un Mac. Star Wars Battlefront 2 dépasse aussi les 120 fps et Hellblade 2, Expedition 33 ou Resident Evil 9 tournent sans broncher.
Pour jouer correctement, prévoyez quand même un Mac avec de la RAM et de quoi installer la bêta de macOS 27.
En tout cas, voir un James Bond next-gen tourner sur un MacBook, moi ça me plait !
Source (les 20 benchmarks d'Andrew Tsai) et AppleInsider .
![]()
Krystian Pierz, un développeur polonais qui se planque derrière le pseudo Kruszoneq, en a eu marre de se galérer à chaque fois pour faire des clés USB bootable pour Mac, alors il a sorti macUSB , une app Mac native (du vrai Swift, pas un machin Electron quoi) qui fait tout le sale boulot à votre place. C'est gratuit, le code est ouvert, et surtout c'est notarisé par Apple, donc pas besoin de bidouiller la sécurité de votre Mac avec Sentinel pour la lancer.
Et ça se fait en trois clics. Vous balancez votre image (un .dmg, un .app d'installation macOS, ou même un .iso), vous désignez votre clé USB, et macUSB se débrouille pour calculer le checksum, détecter la version et l'architecture, formater le support dans le bon système de fichiers et écrire le tout en vous affichant la vitesse en temps réel. Pas de Terminal, pas de commande à rallonge à recopier sans se tromper d'un espace, et surtout l'Utilitaire de disque qu'on déteste tous reste fermé.
Le vrai exploit de Kruszoneq c'est surtout qu'il a réussi à régler les cas de figure où createinstallmedia, l'outil officiel d'Apple, se crashait comme une merde. Je pense que si vous avez déjà essayé de vous faire une clé Monterey ou Big Sur depuis un Mac Silicon par exemple, pour réparer un autre Mac Intel, vous avez dû vous galérer avec des erreurs de validation et autres messages d'erreur pour cause d'architecture incompatible.
Bah macUSB contourne tout ça tout seul comme un grand, et répare même les certificats expirés des installeurs High Sierra et Mojave sans rien vous demander.
Pour situer le progrès, la méthode "propre" côté Apple ressemble à ça :
sudo /Applications/Install macOS Sequoia.app/Contents/Resources/createinstallmedia --volume /Volumes/MaCle
...et encore, à condition d'avoir déjà récupéré le bon installeur dans l'App Store. Je ne vous parle même pas de l'époque où il fallait extraire à la main le fichier InstallESD.dmg planqué dans le paquet de l'installeur (j'expliquais déjà ce bricolage en 2011 pour OSX Lion ). Alors que macUSB, lui, embarque un téléchargeur qui va chercher les installeurs directement sur les serveurs d'Apple. Vous n'avez plus rien à préparer en amont.
L'outil sait donc préparer des clés USB de macOS Tahoe (la version 26, celle de cette année) jusqu'à Tiger 10.4 sorti en 2005, PowerPC compris. Oui, vous pouvez ressusciter un iMac G5 depuis votre MacBook M4. Pour les collectionneurs de vieilles machines, les labos qui gardent des Macs d'époque, ou juste pour remettre d'aplomb un ordi que vous comptez revendre, c'est du bonbon ^^.
Et la v2.3, sortie hier, en remet une couche côté Windows puisqu'elle sait également préparer des clés Windows 10 et 11 en contournant le check TPM 2.0 (le compte Microsoft obligatoire avec la connexion Wi-Fi forcée pendant l'installation, argh !). Et elle écrit aussi les images Linux en .iso et en .img. Après si c'est juste faire une clé Windows depuis votre Mac que vous cherchez, WinDiskWriter fait déjà très bien le job, mais macUSB a l'avantage de tout regrouper au même endroit.
Côté prérequis, votre Mac doit donc tourner au minimum sous Sonoma 14.6 (Apple Silicon ou Intel), et il faudra lui accorder l'accès complet au disque dans les réglages système, rien d'anormal puisqu'il écrit directement sur vos volumes. Une fois ça réglé, vous récupérez le .dmg sur la page des releases GitHub , ou vous l'installez en une ligne avec Homebrew :
brew install --cask macusb
C'est super impressionnant pour un projet développé par une seule personne et qui plus est n'a que 6 mois d'existence. Bref, si vous avez un Mac à réinstaller, un vieux coucou à dépanner ou une machine à remettre d'aplomb avant de la revendre, foncez !
![]()
Un dev prénommé Yllan vient de sortir OS9Map , une application qui affiche OpenStreetMap directement sur Mac OS 9. Oui, je parle bien du système d'exploitation de 1999 qui ronronnait sur nos vieux PowerPC.
Pour l'installer, c'est un bon vieux fichier .sit à décompresser (StuffIt Expander sur la machine d'époque, The Unarchiver si vous passez par un Mac moderne), et il vous faudra un PowerPC sous OS 9 avec 16 Mo de RAM (32 recommandés) et une connexion qui passe par Open Transport. Une fois lancé, vous avez alors une recherche d'adresses qui tape dans Nominatim, le moteur de géocodage d'OpenStreetMap, et vous pouvez mettre vos endroits favoris en signets pour y revenir d'un clic depuis le menu. Bref, un vrai petit client carto !
Et c'est là que je trouve ça beau puisque 16 Mo de RAM pour afficher une carte mondiale interactive, c'est très peu. Pour vous situer, un seul onglet Chrome aujourd'hui c'est plusieurs centaines de Mo, donc faut saluer l'exploit d'Yllan.
Maintenant si l'idée d'une carte minimaliste vous parle, dans le genre bien dépouillé j'avais aussi joué avec MapSCII qui balance le monde entier en ASCII dans un terminal. OS9Map joue dans une autre cour, mais on retrouve un peu la même philosophie.
Le truc qui rend tout ça possible, c'est évidemment OpenStreetMap qui propose toutes ses données en accès libre ! Alors rien que pour ça, merci à OpenStreetMap et ses contributeurs.
Et puis si vous n'avez plus de PowerPC qui traîne au grenier, vous pouvez quand même goûter à OS 9 dans votre navigateur via Infinite Mac .
OS9Map est en version 1.0.0 et se télécharge gratuitement sur le site de yllan .
![]()
Quand je regarde la liste des navigateurs divers et variés qu'on a à notre disposition, franchement, je déprime... Chrome, Edge, Brave, Opera, Vivaldi, et même feu Arc... tous tournent sur Chromium, donc sur le moteur de Google. C'est naze pour la diversité de l'écosystème, vous ne trouvez pas ?
Alors on a toujours notre bon vieux Firefox évidemment mais il en existe un autre dont on parle très peu qui s'appelle Orion. C'est Kagi (la boîte derrière le moteur de recherche payant du même nom, fondée par Vladimir Prelovac) qui le développe pour Mac, iPhone et iPad et sa particularité, c'est qu'il est bâti sur WebKit (utilisé aussi par Safari), ne contient pas la moindre télémétrie et dispose également d'un bloqueur de pub et de traqueurs déjà câblé à l'intérieur.
Et surtout, Orion sait faire tourner les extensions Chrome ET Firefox, en même temps, ce qu'aucun autre navigateur au monde ne sait faire. Vous récupérez votre uBlock Origin, votre gestionnaire de mots de passe ou votre Dark Reader habituels, sans vous prendre la tête, tout ça en utilisant un moteur qui n'est pas Chromium. Et comme Chrome est justement en train de tuer les dernières astuces qui faisaient survivre uBlock Origin , l'abandon de Chrome et ses dérivés est quelque chose qui s'envisage de plus en plus pour beaucoup d'entre nous.
En plus c'est hyper simple... Vous chopez le .dmg sur Orion , vous importez vos petites affaires, et vous voilà sur un navigateur sait préserver votre vie privée.
Et en plus, c'est mui mui rapido puisque sur le benchmark Speedometer , Orion sort en tête avec 34,5, devant Safari et ses 33,5, et il laisse looooiiiiin derrière à la ramasse Chrome (25,6) tout comme Firefox qui reste quand même mon chouchou (20,7). Après si vous êtes déjà un utilisateur aguerri de Safari, la différence est minime, c'est vrai.
Mais là où ça se sent vraiment, c'est sur la mémoire occupée car Orion sait profiter des années d'optimisations qu'Apple a peaufinées dans WebKit, comme ça, une fois vos onglets fermés il squatte deux à trois fois moins de RAM que les autres gloutons à base de Chromium. Sur un MacBook par exemple, ça se traduit notamment par un ventilo qui la ferme et une batterie qui tient toute la journée.
Orion a aussi ses propres idées (fortement emprunté à Firefox si vous voulez mon avis, mais c'est pas un reproche, je trouve que c'est bien). Je pense au mode Focus qui transforme n'importe quel site en application plein écran, sans barre d'outils ni onglets, ce qui est super pratique par exemple pour bosser dans un Google Docs ou un Notion sans avoir la tentation des 40 onglets qui clignotent à côté.
Y'a aussi les Profiles as Apps qui cloisonnent complètement votre navigation perso et votre navigation pro, comme deux navigateurs distincts qui ne se parlent pas. Puis le Link Preview pour jeter un œil à un lien sans l'ouvrir, et enfin un Page Tweaker pour bidouiller l'apparence d'un site qui vous pique les yeux. Bref, là où Safari vous laisse choisir entre trois fonds d'écran et puis c'est tout, Orion se customise jusqu'à l'os comme un Firefox.
Mais le vrai sujet avec Orion, c'est qui le fabrique et surtout comment.
Car Kagi n'est pas une entreprise comme les autres. C'est une Public Benefit Corporation bootstrappée par Prelovac, qui ne vit que grâce à l'argent de ses abonnés, et ça c'est beau ^^.
Y'a plus que 3 moteurs sérieux sur la planète : Blink (le Chromium de Google), WebKit (Safari, et donc Orion) et Gecko (Firefox) alors garder un WebKit vivant en dehors d'Apple, moi je vois ça comme un acte de résistance face à Google. Comme dans la nature avec les maladies, l' homogénéité logicielle est une faiblesse... On peut le constater quand la moindre faille dans Chromium touche d'un coup la quasi-totalité du web.
Korben.info est dispo en anglais maintenant... hé ouaiiis !
Mais bon, bref, je vais pas vous vendre du rêve non plus car Orion a aussi des défauts et des vrais. Le premier, c'est qu'il n'est pas open source, ce qui est quand même un comble pour un navigateur qui se vend sur la confiance et la vie privée. Quand Kagi jure qu'il y a zéro télémétrie, vous devez les croire sur parole (ou reverser le logiciel...). Et puis c'est vrai que les extension Chrome et Firefox fonctionnent mais pas systématiquement. Y'en a parfois qui réclament des permissions tordues, d'autres qui plantent comme des merdes. Et si vous blindez des trucs comme Tampermonkey avec des tas de userscripts trop cool, y'a des chances qu'Orion parte en cacahuète.
Et comme le bloqueur de pub laisse passer parfois des pubs (oupsy oups), gardez sous le coude de quoi bloquer les pubs et les trackers par vous-même.
Toutefois, rien de rédhibitoire, mais à savoir avant de déménager dessus.
Voili voilou. C'est dispo sur macOS, iOS, iPadOS, Linux en beta x86_64 et Windos un jour peut-être. Et Android ? Euh comment vous dire... bah nan.
La version de base d'Orion est gratuite, et Orion Plus, qui débloque le reste des fonctions, se prend soit en abonnement, soit en licence à vie payée une bonne fois pour toutes, ce qui change agréablement des abonnements à rallonge.
A découvrir ici (vous verrez, le premier lancement d'Orion, c'est Hollywood le truc).
![]()
Si vous êtes sous macOS, vous avez peut-être une petite app en tête, un truc tout bête que vous cherchez depuis des années sur Korben.info ou ailleurs sans jamais le trouver. Par exemple une app pour renommer des dossiers de captures par date et titre de fenêtre, ou pour splitter régulièrement des PDF page par page pour votre comptable qui n'a pas de molette sur sa souris, ou virer les paramètres de tracking des URL que vous copiez... Bref, tout un tas de petits usages qui ne valent pas forcément le coup d'installer une usine à gaz pour en bénéficier.
Heureusement, il existe un outil génial pour macOS qui est peut-être le "futur" de ce que sera le logiciel plus tard. Ça s'appelle Ironsmith , c'est signé Jade Westover, et ça permet à partir d'un prompt, de se fabriquer une app macos native correspondant à votre besoin précis.
Et quand je dis native, c'est native puisque chaque app qui sort de là, est codée en Swift + SwiftUI, ce qui permet de récupérer à la fois les sources et un vrai .app.
Ironsmith se loge dans la barre de menu de macOS et offre ainsi de quoi créer une nouvelle app, relancer les anciennes, éditer le code, ou restaurer une version précédente quand votre dernière idée a tout cassé.
Mais le meilleur se situe du côté de l'IA locale, pensée dès le départ. Ollama est supporté d'origine, et vous pouvez brancher n'importe quel endpoint compatible OpenAI , genre LM Studio ou llama.cpp avec le modèle de votre choix genre Gemma de Google ou Qwen d'Alibaba. Ah et il y a même Foundation Model planqué dans votre Mac via Apple Intelligence pour les trucs les plus basiques...
C'est peut-être à ce genre de truc que ressembleront tous les appstore dans le futur... Qui sait ? Chacun va pouvoir créer ses propres outils privés directement sur son ordi, sans avoir à payer quoi que ce soit, ou à passer par le cloud.
Vous pouvez aussi utiliser vos propres clés API OpenAI, Anthropic ou Gemini. Ou alors vous vous connectez à Ironsmith sans aucune clé, avec 10 crédits offerts pour tester. Avec un gros modèle genre GPT-5.5 ou Opus 4.8, on dépasse alors vite le simple gadget et on arrive à faire des apps étonnamment sophistiquées.
Un éditeur SVG natif sorti d'une simple description
Côté coulisses, le bouzin réclamera uniquement Xcode Command Line Tools qu'on installe avec un petit xcode-select --install. Et quand le code généré ne se compile pas du premier coup, l'app sait lire les erreurs du compilateur et tente alors de les réparer toute seule, d'abord avec des correctifs déterministes, puis en redemandant un diff au modèle. En gros, elle débugge sa propre merde avant de vous la mettre dans l'assiette. Miam !
Et niveau sécu, c'est assez carré même si je vous recommande TOUJOURS de relire le code avant de lancer des trucs random sur votre ordi. En tout cas, les dev ont bien pensé le truc en vous permettant de garder chaque app signée, sandboxée et lancée en "hardened runtime" par défaut, et autoriser explicitement l'accès à la caméra ou au micro.
Voilà, en fonction du modèle, vous n'aurez pas forcément les mêmes résultats. C'est assez expérimental, mais moi j'aime beaucoup voir ça parce que je me dis une fois encore, que c'est peut-être l'avenir. Permettre à tout un chacun de répondre à des besoins précis sans avoir besoin de mettre les mains dans le code ni de se battre avec des outils de dev, c'est chouette !
Voilà, si vous tournez sous macOS 26 et que vous avez une petite app en tête, vous pouvez télécharger le soft sur sa page GitHub ou sur le site, c'est gratuit et open source !
![]()
Mauvaise surprise pour les utilisateurs d'Asahi Linux, le projet qui fait tourner Linux nativement sur les Mac équipés de puces Apple Silicon (les fameuses M1, M2 et suivantes). La première beta développeur de macOS 27, alias "Golden Gate", distribuée le 8 juin juste après la keynote de la WWDC (la grande conférence annuelle d'Apple), fait disparaître leur partition Linux du menu de démarrage.
Le coupable est un changement dans la façon dont le boot picker (l'écran qui permet de choisir sur quel système démarrer à l'allumage du Mac) et l'application Disque de démarrage détectent les volumes jugés valides. Avec macOS 27, la partition Asahi, c'est à dire la zone du disque où Linux est installé, n'est plus reconnue comme un système amorçable.
Elle est toujours là, intacte, avec toutes vos données. Sauf que voilà. Impossible de démarrer dessus.
L'équipe du projet a publié un avertissement très clair sur Mastodon : ne mettez PAS à jour vers macOS 27 si vous utilisez Asahi. Et pour éviter les accidents, l'installateur a été modifié pour refuser de s'exécuter sur une machine déjà passée sous la nouvelle beta. Ceux qui passent outre sont prévenus, il n'y aura pas de support.
Personne ne crie au complot pour autant. L'équipe Asahi penche pour une modification accidentelle plutôt que pour une volonté délibérée d'Apple de chasser Linux de ses machines, et un rapport de bug a été déposé sous la référence FB22994760.
D'autant que la régression dépasse le seul cas de Linux : des testeurs qui gardent une ancienne version de macOS sur une partition séparée se retrouvent avec le même sélecteur amnésique. C'est donc toute la mécanique du multi-boot qui semble cassée dans cette première beta, pas une attaque ciblée contre Linux.
Une parade existe d'ailleurs pour les plus téméraires. Si une copie de macOS 26 traîne sur un second volume, il suffit de la définir comme disque de démarrage par défaut : le sélecteur se lance alors depuis cette partition, où la logique de détection fonctionne encore, et Asahi réapparaît comme par magie.
Pour rappel, Asahi Linux est né d'un travail de rétro-ingénierie assez dingue. Apple ne documente ni la séquence de démarrage de ses machines, ni le fonctionnement de ses puces graphiques, et l'équipe a tout reconstruit à la main pour aboutir à Fedora Asahi Remix, la distribution de référence quand on veut du Linux sur un Mac récent. Le projet a traversé une année 2025 agitée, avec le départ de son fondateur Hector Martin, mais c'est toujours la meilleure option pour faire vivre Linux sur ces machines.
La version finale de macOS 27 n'arrivera qu'à l'automne, ce qui laisse plusieurs mois à Apple pour corriger le tir. Le bug est signalé, la balle est dans le camp de Cupertino.
Bref, dépendre d'un sélecteur de démarrage qu'Apple peut casser à chaque beta, c'est toute la fragilité du Linux sur Mac résumée en une mise à jour.
Source : The Register
![]()
Quand on est habitué à Linux et qu'on se retrouve avec un Mac, même si c'est une base unix, c'est déroutant. Heureusement, Apple est de plus en plus ouvert au monde du libre et vient de publier la version 1.0 de Container , avec dedans des "container machines" qui ressemblent furieusement à WSL. Et ça nous permet comme ça d'avoir le meilleur des deux mondes : un macOS pour le quotidien, et un vrai Linux pour vos folles bidouilles.
Vous vous souvenez forcément de mon article où je vous présentais Apple Container , cet outil écrit en Swift qui fait tourner des conteneurs Linux dans des petites machines virtuelles. Et bien un an plus tard, le projet passe en 1.0, pile pour la WWDC, et la grosse nouveauté c'est donc ce mode "machine".
Le CLI container en action, sobre comme un terminal qui bosse ( Source )
Il s'agit d'un environnement qui vous permet de faire tourner de vraies distributions Linux comme Ubuntu, Debian ou Alpine, et pas juste un conteneur modelé sur une application. La machine lance le système d'init de l'image, donc un systemctl start postgresql fonctionnera comme sur un vrai serveur.
Et à la reconnexion, à partir du même terminal ou d'un autre, l'état de la machine n'est pas perdu. Surtout, elle mappe automatiquement votre utilisateur et votre répertoire home. Votre repo vit ainsi dans le $HOME de macOS, du coup vous éditez avec votre IDE côté Mac et vous compilez côté Linux, sans étape de copie entre les 2.
Pour la prise en main, entrez les commandes suivantes en prenant soin de remplacer alpine par la distrib de votre choix :
container machine create alpine:latest --name dev
container machine run -n dev whoami # votre user, pas root
container machine run -n dev # shell interactif
Ensuite, pour aller plus loin, vous pouvez le faire via un terminal en choisissant l'image que vous voulez ou concevoir votre propre image : n'importe quelle image Linux avec un /sbin/init fait l'affaire.
Après vous l'aurez compris parce que vous êtes les plus malins, il vous faut un Mac Apple silicon, et si ça se lance encore sur macOS 15, c'est avec des limitations et sans filet car les mainteneurs ne s'occupent actuellement que des bugs reproductibles sur macOS 26. Et migrer toute votre stack dev dessus aujourd'hui, c'est ce que je ne vous recommande pas sachant que c'est tout frais...
Mais ainsi, grâce à ces machines, plus besoin de choisir entre un Mac et une distribution Linux. Après est-ce que ça enterre OrbStack et Colima ? Pas tout de suite je pense, car ces outils tournent depuis des années sur des Mac Intel et des macOS pas tout neufs, alors que là, Apple exige sa puce maison.
Ah et côté x86, container fait aussi tourner des images amd64 via Rosetta, alors c'est le bonheur ! Et si le sujet vous branche, j'avais aussi causé de Mocker , un clone Docker natif pour Mac, et de WSL côté Windows si pour vous Mac c'est pas encore un projet ^^.
Bref, l'installeur signé est sur la page des releases , vous faites un petit container system start, et hop hop hop, à vous le kif du Linux sur votre petit Mac !
![]()
Vous appuyez sur la touche ▶ Play de votre clavier pour mettre en pause une vidéo. Et c'est ce couillon d'Apple Music qui s'ouvre en grand alors que vous n'avez rien demandé. Ou alors vous branchez votre casque Bluetooth, et le revoilà qui débarque comme votre ex à votre anniversaire. Sachez que si ce truc vous rend dingue depuis des années (moi le premier), les Low-Tech Guys (Alin Panaitiu, le dev derrière Lunar) ont pondu Music Decoy , une petite app gratuite qui règle le problème une bonne fois pour toutes.
Et cette app minimaliste ne fait rien d'autre que tourner en arrière-plan en se faisant passer pour l'app Musique, avec le même identifiant interne, le fameux com.apple.Music. Comme ça, quand vous appuyez sur Play, macOS regarde, voit que "Musique" est déjà là, et ne lance rien. Rideau on ferme ! Pour l'installer, suffit de faire brew install --cask music-decoy en ligne de commande, ou de passer par le ZIP à télécharger si vous préférez cliquer cliquer cliquer...
Ensuite, vous lancez, et voilà, y'a même pas d'icône.
Maintenant pour comprendre pourquoi il faut en arriver là, sachez qu'un petit démon nommé rcd (Remote Control Daemon) gère les touches média sur votre Mac. À chaque pression sur la touche Play, il vérifie si une app joue déjà du son. Si oui, il lui envoie la commande. Si non... bah il ouvre Apple Music par défaut, parce qu'Apple a décidé que c'était ça que vous vouliez. Merci les gars !
Toute l'astuce de Music Decoy, c'est donc qu'il occupe le terrain. L'alternative la plus connue, noTunes , surveille le système et referme Musique dès qu'elle tente de s'ouvrir. Donc il doit tourner en permanence pour monter la garde. Music Decoy, lui, fait juste croire que Musique tourne déjà. Donc il n'y a rien à surveiller ni à refermer. C'est mieux je trouve... Et comme c'est open source , vous pouvez aller voir vous-même les quelques lignes qui suffisent à berner le système ^^.
Et si vous écoutez vraiment de la musique, mais sur Spotify par exemple, vous pouvez carrément rediriger la touche Play vers elle grâce à cette commande dans le Terminal :
defaults write com.lowtechguys.MusicDecoy mediaAppPath /Applications/Spotify.app
Et pour revenir en arrière en mode "Si tu reviens j'annule tout", un defaults delete com.lowtechguys.MusicDecoy mediaAppPath et basta.
Vous l'aurez compris, comme Music Decoy squatte l'identité d'Apple Music, vous ne pourrez plus lancer la vraie app Musique tant qu'il tourne. Et y'a certaines applications qui essaient de dialoguer avec Musique, comme VLC, qui risquent de tousser au passage. Donc si vous ouvrez Apple Music dix fois par jour, bah passez votre chemin les amigos.
Et pour le quitter, comme il n'a ni icône ni menu, il faudra passer par le Moniteur d'activité ou taper un petit killall 'Music Decoy' dans le Terminal comme tout bon barbu.e qui se respecte.
Après si installer cette app vous saoule, il vous reste la méthode bourrine, à savoir faire un launchctl unload -w /System/Library/LaunchAgents/com.apple.rcd.plist pour désactiver complètement rcd. Mais là vous flinguez le play/pause et toutes les commandes de lecture légitimes d'un coup.
Music Decoy fait donc plus dans la dentelle, et si vous l'ajoutez à vos ouvertures au démarrage, vous n'y penserez plus jamais. C'est dans la lignée de ces petits softs dont je vous parle souvent, qui réparent les oublis de macOS, comme Boring Notch pour l'encoche ou iFetch pour reprendre la main sur iCloud.
Bref, un petit soft qui fait pas grand chose mais qui le fait bien.
![]()
VoxDrop , ma petite app de dictée vocale qui tourne 100% en local sur Mac, passe en version 1.1. Et le gros morceau de cette release, c'est le grand ménage que j'ai fait dans les moteurs de reconnaissance vocale.
Le nouveau venu, c'est donc le moteur d'Apple intégré à macOS 26. Il ne pèse rien à télécharger (0 Mo car il est carrément intégré au système), il gère une tonne de langues et il transcrit quasi en temps réel. Perso, c'est devenu mon préféré et je dicte avec tous les jours depuis des jours ! Seul hic, attention, faudra macOS 26, donc si vous êtes encore sous Sequoia, celui-là vous passera sous le nez.
Du coup j'ai viré Voxtral et Qwen, dont le gain n'était pas dingue, et j'ai mis du lourd à la place : Canary 1B de NVIDIA (le grand frère de Parakeet) et Cohere Transcribe. Ces deux-là squattent le haut du classement des meilleurs modèles de reconnaissance vocale, côté précision donc vous êtes servis !
Le principe, lui, ne bouge pas, vous appuyez sur votre raccourci (⌥+Espace par défaut), vous parlez, et hop, le texte arrive directement là où se trouve votre curseur. Et maintenant, VoxDrop sait aussi transcrire vos fichiers audio ET vidéo par simple glisser-déposer, sur la fenêtre ou sur l'icône dans la barre de menu et identifie même les locuteurs (qui parle, et quand) dans vos enregistrements.
Maintenant, oui, je sais, c'est un outil uniquement macOS parce que j'exploite au maximum les capacités de l'OS d'Apple (CoreML, MLX...etc) pour vous proposer l'expérience la plus rapide qui soit en termes de Speech To Text. Je pourrais porter VoxDrop sous Linux et Windows mais je ne ferais pas mieux que d'autres outils comme Murmure ou Handy qui font très bien le job sur ces OS.
J'ai codé cet outil parce que j'étais frustré par les autres apps que je trouvais peu réactives et là je m'en sers tous les jours, notamment pour dicter mes emails, mes articles et discuter avec Claude Code. C'est instantané et ça me fait gagner un temps de dingue !
VoxDrop peut aussi reformuler ou traduire votre texte en local toujours via Apple Intelligence, en plus du modèle de traduction maison déjà embarqué depuis la version précédente (TranslateGemma). Et j'ai rajouté tous les petits trucs qui changent la vie, comme la suppression automatique des "euh" et autres hésitations pour avoir un texte propre, et j'ai mis aussi le fonctionnement capot fermé du MacBook quand vous bossez sur un écran externe ainsi qu'un dictionnaire de substitutions qui corrige les variantes de vos termes, et un démarrage plus rapide grâce au préchargement du moteur.
Encore une fois, la perf sur cet outil c'est mon obsession.
J'ai aussi corrigé pas mal de bricoles que vous m'aviez remontées, l'espace parasite en début de phrase, le support des AirPods, les raccourcis clavier qui déconnaient et plein de petits gains de stabilité.
Comme pour la version précédente , VoxDrop reste réservé à mes abonnés Patreon. Alors pourquoi pas sur l'App Store ou en open source ? Parce que les deux, c'est un job à plein temps, c'est gérer des clients et du SAV d'un côté, des pull requests et des contributeurs de l'autre. J'ai pas le temps, et franchement pas l'envie.
Je code des outils pour moi depuis l'époque de RockXP, depuis le début des années 2000 et j'en ai profité l'année dernière pour mettre au point un système de licence Patreon maison que j'implémente dans tous mes outils. Comme ça, je développe ce qui me plaît quand je veux pour moi, et ceux qui me soutiennent y ont aussi accès directement, sans pub, ni intermédiaire. C'est un genre de bonus pour mes Patreons quoi...
D'ailleurs, VoxDrop n'est pas mon seul joujou du genre, y'a aussi Evapor8 qui efface le watermark des images générées par Gemini, sous la même licence. Mais ça, je vous en reparle très vite !
Bref, si vous êtes déjà sur mon Patreon , la 1.1 vous attend. Et sinon, vous savez quoi faire. 🙏
Ps : Je mets à jour le site de VoxDrop prochainement, et je vais aussi modifier le nom de l'app car depuis que je l'ai sortie en 2025, y'a eu des copycats qui sont arrivés avec le même nom donc je vais changer ça rapidement pour leur couper l'herbe sous le pied.
![]()
Faire s'afficher un site en HTTPS sur une machine qui tournait déjà sous Mac OS 9, le système d'exploitation d'Apple antérieur à Mac OS X, relevait jusqu'ici de l'impossible, et c'est pourtant ce qu'a réussi un développeur connu sous le pseudonyme mplsllc avec un projet baptisé MacSurf.
MacSurf est un portage de NetSurf, un navigateur web léger et open-source déjà connu sur d'autres plateformes anciennes, adapté cette fois aux vieux Mac équipés d'un processeur PowerPC, l'architecture qu'Apple a employée pendant des années avant de basculer vers les puces Intel au milieu des années 2000.
Ces premiers PowerPC occupent une position un peu ingrate dans l'histoire d'Apple, puisqu'ils sont trop anciens pour faire tourner Mac OS X comme leurs successeurs en G3, ce qui les avait jusqu'ici condamnés à un web figé sur les standards du début des années 2000, sans accès raisonnable aux sites d'aujourd'hui.
C'est précisément ce que MacSurf fait sauter, en gérant le CSS3, le JavaScript ES5 et les images PNG avec transparence, soit de quoi afficher convenablement des pages pensées pour des navigateurs récents, le tout démontré sur un iMac G3, ce fameux ordinateur tout-en-un au boîtier de plastique coloré translucide.
La partie la plus spectaculaire concerne la sécurité, puisque la version 1.3 a apporté la toute première implémentation native de TLS 1.3 jamais réalisée sur Mac OS 9, TLS étant le protocole de chiffrement qui se cache derrière le petit cadenas des connexions HTTPS et qui empêche quiconque d'intercepter ce que vous échangez avec un site.
Dans le détail, cette implémentation s'appuie sur la bibliothèque cryptographique BearSSL et sur la poignée de main définie par la norme RFC 8446, avec des algorithmes modernes comme ChaCha20-Poly1305 et AES-128-GCM, alors que la mouture 1.3.1 a ajouté plusieurs courbes elliptiques récentes, dont X25519 et les classiques P-256 et P-384.
Tout cela a été développé avec les outils d'époque de la plateforme, à savoir l'environnement CodeWarrior, l'API Carbon, le moteur graphique QuickDraw et la pile réseau Open Transport, sans la moindre émulation, puisqu'il s'agit d'un vrai logiciel natif compilé directement pour ces machines.
Il ne faut évidemment pas s'attendre à un équivalent de Chrome, et mplsllc prévient lui-même que les sites exigeant les tout derniers standards risquent de coincer sur sa création, qui reste un navigateur fonctionnel plus qu'une bête de course.
Pour ceux qui voudraient essayer, le code source ainsi que des binaires prêts à installer sont disponibles sur GitHub , et le projet dispose même de son propre site.
Faire entrer le web chiffré d'aujourd'hui dans une machine de vingt-cinq ans, alors que l'industrie laisse mourir des systèmes plus récents, c'est une bidouille qui force le respect.
Source : Hackaday
![]()
Multimodal Solutions, une boîte grecque, vient de sortir Taphouse 1.5 qui est une GUI native macOS pour Homebrew. GUI c'est pas que le nom de votre collègue qui fout rien, c'est surtout un acronyme qui veut dire Graphic User Interface (Interface Graphique !). Et pour Homebrew, bah c'était pas du luxe.
Parce que Homebrew, c'est le standard chez les développeurs Mac, mais tout passe par le terminal. Faut taper brew install, gérer les services, fouiller l'arbre de dépendances en CLI (Command Line Interface), et c'est pas le pied quand on veut juste installer Firefox et passer à autre chose dans sa vie !
Des interfaces graphiques pour Homebrew, y'en a déjà quelques-unes (par exemple Cakebrew, Applite, Cork, WailBrew) sauf que Taphouse arrive avec 2 trucs qu'on voit rarement ailleurs : un scanner CVE intégré et un détecteur d'apps Intel qui tournent encore sous Rosetta.
Le scanner CVE, fait qu'à chaque installation, Taphouse compare la version de chaque package avec les feeds de vulnérabilités, avec des codes couleur selon la sévérité, et linke directement vers la base NVD et les rapports fournisseur.
Ainsi, quand une nouvelle CVE tombe, ça rescan en arrière-plan comme ça, sur des dépendances qu'on oublie de mettre à jour pendant des mois, y a de quoi repérer les vulnérabilités connues avant qu'elles posent un vrai problème côté sécurité.
L'autre feature pas mal, c'est donc la détection des apps Intel qui tournent encore sous Rosetta. Si vous êtes passé d'un Intel à un Mac M* , vous avez sûrement traîné des binaires Intel dans /Applications sans même vous en rendre compte. Taphouse scanne le dossier, repère les x86_64 et, quand un cask compatible existe, il vous propose la version Apple Silicon native via Homebrew. J'ai testé sur mon install et, ça m'a remonté tous mes binaires Intel oubliés comme ça j'ai pu faire un peu de ménage.
Dans sa version gratuit, vous avez le droit à +14 000 formules et casks, l'installation en un clic, la gestion des services Homebrew (start, stop, restart), le nettoyage de l'espace disque, l'aperçu des dépendances, et un gestionnaire de quarantaine Gatekeeper. Y'a aussi de quoi repousser une mise à jour pour 1 jour, 1 semaine ou 1 mois quand on n'a pas envie de se taper un brew upgrade en plein rush de boulot.
Pour les power-users, la version pro débloque la migration Apple Silicon assistée, l'aperçu des release notes GitHub en direct dans l'app, et un tableau de bord "santé du système" avec un score global. Je ne sais pas si ça vous sera utile mais ça coute moins de 10 balles pour une licence à vie, ce qui se fait de plus en plus rare maintenant.
Notez que Taphouse n'est pas open source malgré le repo GitHub qui n'héberge que les rapports de bug. Maintenant entre une app gratuite et Taphouse Pro à 9,99 €, ça dépend de ce que vous cherchez. Applite couvre 80% du besoin si vous n'installez que des casks (pas les formules), et de son côté, Cork est open-source et gratuit mais le binaire pré-compilé est payant.
Y'a aussi Cakebrew qui est encore dispo mais le projet ne semble plus maintenu. Ce qui est surtout cool avec Taphouse c'est le CVE scanning et cette migration Apple Silicon assistée dont je vous parlais.
Si vous voulez l'installer, ça peut se faire via Homebrew lui-même avec brew install --cask taphouse. Sinon, téléchargement direct sur le
site officiel
.
Bref, si vous gérez votre Mac avec Homebrew et que vous en avez marre du terminal, Taphouse mérite un petit coup d'œil.
![]()
Depuis 2021, Apple colle une encoche en haut des écrans de MacBook et n'en fait à peu près rien. C'est juste une zone sombre pour cacher la caméra et qui mange la barre des menus.
Heureusement, l'équipe TheBoredTeam a décidé que ça suffisait et vient de sortir boring.notch , une app gratuite et open source qui transforme ce trou noir en un vrai centre de contrôle dynamique, dans l'esprit de la Dynamic Island de l'iPhone.
L'installation se fait avec Homebrew comme ceci :
brew install --cask TheBoredTeam/boring-notch/boring-notch
Et ensuite, suffit de poser le curseur sur l'encoche, elle se déploie, et vous tombez sur les contrôles de votre musique avec un visualiseur animé, une zone où glisser-déposer vos fichiers, un affichage pour le volume et luminosité entièrement refait, l'indicateur de batterie et même votre prochain rendez-vous Tinder dans votre agenda.
La zone pour les fichiers est la fonction que je trouve la plus pratique car vous balancez un fichier et il reste là, accessible, à tout moment. Vous pouvez alors le ré-attraper depuis n'importe quelle fenêtre, façon presse-papier physique. La fonctionnalité est inspirée du projet DropNotch et reprend même un comportement type AirDrop. C'est pratique par exemple pour trimballer un screenshot d'une app à l'autre sans le perdre dans tout le bazar que vous avez sur votre Bureau (mon Bureau ressemblant à un champ de bataille, je valide).
L'app joue donc dans la même cour que NotchNook, l'app d'encoche la plus connue sauf que NotchNook, ça coute 25 dollars de licence ou 3 dollars par mois en abonnement. Boring Notch, lui, est gratuit et sous licence libre.
Notez que l'équipe n'a pas encore de compte développeur Apple, du coup, au premier lancement, macOS va gueuler que l'app vient d'un développeur non identifié. Si vous passez par Homebrew, le souci est réglé automatiquement mais sinon, après avoir déposé l'app dans Applications, une seule commande dans le Terminal lèvera le blocage de Gatekeeper.
xattr -dr com.apple.quarantine /Applications/boringNotch.app
Vous pouvez aussi passer par Sentinel si vous n'êtes pas à l'aise avec le terminal.
Dans le genre petit utilitaire macOS qu'on installe et qu'on ne lâche plus, ça rejoint des trucs comme Lolgato pour dompter ses Elgato ou DeskPad et son écran virtuel. Et le projet ne compte pas s'arrêter là puisque la roadmap annonce l'intégration des rappels, une fonction miroir pour vérifier sa tête en visio, le contrôle gestuel personnalisable, des widgets d'écran verrouillé, la météo et carrément un système d'extensions. Bref, cette encoche qui rime avec moche pourrait devenir un hub central du Mac à l'avenir.
Et il est également très probable qu'Apple s'empare de l'idée pour da prochaine release majeure de macOS, qui sait ?
![]()
Si comme moi, vous bloguez encore à l'ancienne, c'est à dire depuis l'interface web de WordPress.com, sachez qu'Automattic vient de balancer une app pour Mac qui s'est donné pour mission de vraiment bousculer votre façon d'écrire.
WordPress Workspace est donc un éditeur de site, un agent IA, un outil de prise de note... Bref, un outil fourre-tout qui est en réalité un agent IA branché sur votre contenu et capable aussi d'uploader des médias vers la médiathèque de votre site. Ça se présente donc comme un chat auquel on peut demander tout et n'importe quoi, du style "Voici mon article [TEXTE]. Publie le" ou encore "J'ai la flemme, écris moi un article sur ça : [SUJET]".
Vous pouvez aussi l'utiliser pour interroger votre site web, corriger des trucs, mettre à jour des articles...etc.
Le DMG se télécharge en direct depuis le GitHub d'Automattic , et c'est entièrement gratuit avec n'importe quel plan WordPress.com durant la bêta. Et ça fonctionne aussi avec les sites auto-hébergés comme le mien, pour peu que vous l'ayez lié avec Jetpack.
Ce qui est cool avec cet outil c'est surtout que c'est un agent qui connaît déjà votre site WordPress, son contenu, ses médias, ses guidelines et les permissions liées à votre compte. Donc ça va vite...
Au menu des fonctionnalités, vous aurez de la dictée vocale qui s'alignera sur le ton du site, l'envoi de captures d'écran que vous balancez directement dans l'outil, et un raccourci clavier global qui invoque l'agent depuis n'importe quelle app Mac où vous écrivez, même hors WordPress.
Côté multi-sites, vous pouvez aussi naviguer entre plusieurs sites, où chacun devient son propre workspace avec ses propres réglages et ses propres "guidelines" comme on dit, déjà mémorisées.
Sur la roadmap, Automattic prépare une fonctionnalité Guidelines dans le cœur de WordPress, plus des Memories (apprentissage continu de l'agent), des Skills (capacités partageables en équipe) et des Artifacts (stockage de contenu en cours). L'objectif est donc plutôt clair : Ils veulent transformer WordPress en couche de contexte permanente pour les outils IA, et plus simplement en CMS où on dépose des articles.
Donc à tester si vous publiez régulièrement sur WordPress.
![]()
Si vous avez un Mac avec une puce Silicon et que vous en avez marre de raquer pour des tokens à chaque requête API à un LLM à la con, y'a un projet qui mérite, je trouve, le détour. Ça s'appelle vLLM-MLX , et c'est un serveur d'inférence local qui transforme votre Mac en machine à générer du texte, à analyser des images et vidéos, et même capable de gérer de l'audio... et tout ça sans que l'inférence ne passe par le cloud des zaméricains.
Pour installer le bouzin, ça se fait avec :
uv tool install vllm-mlx
Puis vous lancez suivi du nom d'un modèle et hop, vous obtenez un endpoint API compatible OpenAI qui tourne en local sur votre machine :
vllm-mlx serve %MODEL%
Au début je pensais que j'étais parti pour une séance de configuration qui aller durer des heures mais en fait non. Par exemple moi j'ai lancé ça :
vllm-mlx serve mlx-community/GLM-4.7-Flash-4bit
Vous pouvez aussi opter pour un modèle plus petit :
vllm-mlx serve mlx-community/Qwen2.5-Coder-3B-Instruct-4bit
Du coup, si vos scripts causent déjà avec l'API d'OpenAI, basculer sur ça en local rien qu'en changeant l'URL de base, c'est un jeu d'enfant !
Côté perfs, et là je reprends les benchmarks officiels du repo (M4 Max 128 Go, mono-requête), on tourne autour de 418 tok/s sur un petit Qwen3-0.6B en 8-bit. Ensuite, ça tombe à environ 206 tok/s sur du Llama-3.2-3B et 128 tok/s sur un gros Qwen3-30B-A3B.
Le débit grimpe aussi quand plusieurs requêtes tapent en même temps à la porte... Donc sur les petits modèles ça file vite, mais par contre, sur les gros, faudra pas s'attendre à la même vitesse, hein... Et un Qwen3-30B vous bouffera dans les 18 Go de RAM unifiée, donc sur un Mac à 8 ou 16 Go vous pouvez oublier les gros modèles (Mais qui n'a pas encore un Mac Studio 128 Go ?? hein ? Quiiii ?).
Et c'est pas juste un serveur de texte comme je vous le disais, puisque le projet gère les modèles de vision type Gemma 3, Qwen3-VL, Pixtral, pour analyser images et les vidéos, et côté audio y'a du TTS natif (avec Kokoro, Chatterbox et compagnie) + de la transcription Whisper qui monte jusqu'à 197x le temps réel avec whisper-tiny, ou 55x avec le modèle turbo.
Attention par contre, il vous faudra la version avec l'extra audio (espeak-ng et un modèle spaCy), car c'est pas inclus dans la commande de base. Mais une fois en place, y a de quoi se monter un vrai assistant vocal 100% local et causer synthèse vocale sans louer un GPU chez Azure ou AWS.
Même le endpoint /v1/messages est compatible Anthropic, ce qui permet de brancher Claude Code ou OpenCode directement sur votre serveur
comme je vous l'expliquais ici
. Suffit d'utiliser ces variables d'environnement et votre éditeur IA ira taper sur votre propre machine plutôt que sur des serveurs distants.
unset ANTHROPIC_API_KEY
export ANTHROPIC_BASE_URL="http://127.0.0.1:8000"
export ANTHROPIC_AUTH_TOKEN="dummy"
claude --model mlx-community/GLM-4.7-Flash-4bit
ou :
claude --model mlx-community/Qwen2.5-Coder-3B-Instruct-4bit
Avouez que c'est trop cool hein ? Vous pouvez trouver tous les modèles pour MLX ici sur HugginFace si vous cherchez un truc plus spécifique.
Y'a aussi un endpoint d'embeddings pour faire du RAG en local, de l'appel d'outils externe via MCP avec une douzaine de parsers et le support des modèles de raisonnement qui extraient proprement le processus de réflexion entre les balises <think> pour Qwen3 et DeepSeek-R1.
J'adore !
Côté bidouille si vous vous lancer, sachez qu'il y a 2 ou 3 flags vachement utiles à connaitre.
Par exemple, le --warm-prompts (couplé au continuous batching) précharge les préfixes populaires au démarrage et, dans le bon scénario, vous gagne entre 1,3 et 2,25x sur le temps de première réponse.
Sur les gros modèles MoE genre Qwen3-30B-A3B, le --moe-top-k réduit aussi le nombre d'experts activés pour gratter 7 à 16% de débit. Le hic, c'est que vous y perdez un poil de qualité.
Et pour les agents qui brassent des contextes énormes, le --ssd-cache-dir déverse le cache de préfixes sur SSD pour soulager la RAM, au prix d'un peu de latence quand ça tape sur le disque.
Bref, si vous cherchez une alternative à Ollama qui tape direct dans le GPU de votre Mac avec du batching et du multimodal, le tout avec une compatibilité API aux petits oignons, foncez les amis ! C'est open source (Apache 2.0), ça dépote et ça s'installe en deux commandes !
Et si vous êtes sur PC plutôt que sur Mac, j'ai écrit la suite sur Lemonade SDK , l'équivalent côté AMD qui tape dans le NPU Ryzen AI.
Merci à Christian pour la découverte !
![]()
Vous vous souvenez de l'encoche des MacBook Pro et autres Air d'Apple ? Mais siiii, celle qu'on avait tous trouvée bien moche en 2022, au point que je vous avais pondu un article entier pour la faire disparaître ! Hé bien 4 ans plus tard, sk-ruban a décidé de lui donner une vraie utilité avec notchi qui transforme proprement cette encoche maudite en un compagnon fait de pixel-art et d'amour qui réagit en temps réel à votre Claude Code.
La boucle est bouclée, mes amis !
Une fois installée, l'app détecte les événements de votre session Claude Code via les hooks officiels car ce sont eux qui balancent les "events" sur un socket Unix local qui sont ensuite parsés en temps réel afin d'animer les sprites logés dans le creux de votre encoche.
Cette mascotte a cinq états bien distincts. Elle se balade en mode idle quand vous bricolez à côté, elle s'agite quand Claude réfléchit, elle pique un roupillon en cas de pause prolongée, elle se concentre quand le contexte se compacte, et elle vous fait les gros yeux quand l'IA attend une validation.
Ça bosse fort !
Un clic sur l'encoche et le panneau s'étend pour afficher le feed des événements, votre temps de session, et le quota d'usage restant.
L'option d'analyse de sentiment est également très sympa. Si vous lui fournissez une clé API Anthropic, l'app analysera alors vos prompts pour faire varier l'humeur de la mascotte entre joyeux, triste, neutre ou pleurnichard. À noter quand même que chaque prompt déclenche un appel API facturé sur votre compte Anthropic, donc à activer en conscience si vous bombardez Claude toute la journée et que vous êtes pété de thunes. Ce dont je ne doute pas un instant !!
Les options de Notchi
Et pour ceux qui jonglent avec plusieurs instances de Claude Code, les sessions concurrentes sont également supportées avec un sprite individuel par session, histoire d'éviter la confusion quand vous lancez 3 agents en parallèle.
Sk-ruban s'est inspiré de Claude Island et Readout (deux autres projets qui détournent l'encoche), et les sprites sont dessinés sur Aseprite. C'est un peu dans le même esprit que Peon Ping qui balance des sons de Warcraft à chaque action de votre agent, mais avec un aspect visuel ludique plutôt que sonore. Il y a même déjà un portage Windows réalisé par AptatoX pour ceux qui ne sont pas sur Mac.
Au niveau prérequis, comptez macOS 15 Sequoia minimum et un MacBook avec une vraie encoche, ce qui exclut les MacBook Air sans notch et les MBP d'avant la refonte 14/16 pouces. Le projet est sous licence GPL-3.0 et l'install se fait par Homebrew avec brew install --cask notchi, ou en DMG direct depuis les releases.
Et un grand merci à Camille Roux pour le partage !
![]()
Comme vous le savez, les LLMs sont assez probabilistes de par leur nature. C'est leur force mais également leur principal problème de sécurité car si votre agent IA a une probabilité de 1% de faire une grosse connerie des enfers par session, sur 100 sessions vous montez à environ 63% de chances qu'il en arrive au moins une.
Heureusement, Agent Safehouse vous permet d'encapsuler votre agent préféré dans un profil sandbox macOS au niveau du kernel afin de réduire drastiquement la surface d'attaque sur votre système de fichiers.
Le principe de base, c'est le deny-default. Tout est refusé par défaut puis des autorisations sont ensuite ouvertes au compte-gouttes : lecture/écriture dans le répertoire du projet, accès lecture seule aux toolchains installés, et les exceptions système nécessaires au fonctionnement (runtimes, homebrew, réseau).
Par défaut, les clés privées SSH et les fichiers de credentials AWS ne sont pas lisibles donc si l'agent essaie d'accéder à ~/.ssh, il se prend une erreur "operation not permitted". C'est une couche de durcissement mais pas une barrière de sécurité absolue puisque le réseau, lui, reste ouvert par défaut, et des variables d'environnement peuvent encore exposer vos credentials. Mais pour tout ce qui est erreurs accidentelles et autres hallucinations destructrices en mode Claude a fumé la moquette, ça permet de leur couper la chique.
Cela repose sur le mécanisme sandbox-exec , l'outil natif macOS qu'Apple a fini par marquer "deprecated" sans vraiment le retirer. Agent Safehouse s'en sert tout simplement comme fondation et y ajoute de la configuration par profil et les intégrations agents par dessus.
Sandbox-exec est en effet le seul mécanisme natif macOS qui s'applique en wrapper arbitraire depuis la ligne de commande, sans avoir besoin de se taper un setup préalable comme on pourrait le faire avec Docker ou une VM.
Et c'est surtout plus léger et plus pratique pour un usage au quotidien donc si vous faites tourner Claude Code ou Codex plusieurs heures par jour, ça peut servir, au moins pour votre tranquillité d'esprit.
L'installation se fait via Homebrew comme ceci :
brew install eugene1g/safehouse/agent-safehouse
Ou via un script curl si vous évitez Homebrew. Ensuite, vous remplacez votre appel habituel par safehouse [agent] [options]. Donc pour Claude Code ça donnerait ceci :
safehouse claude --dangerously-skip-permissions
Les functions shell (bash, zsh, fish) peuvent encapsuler ça automatiquement pour que votre agent soit sandbox par défaut à chaque appel et il est toujours possible de contourner cela via un simple command claude si besoin.
La liste des agents supportés est Claude Code, Codex, OpenCode, Amp, Copilot CLI, Gemini CLI, Aider, Goose, Cursor Agent, Cline, Kilo Code et d'autres.
Après c'est macOS uniquement pour l'instant, et surtout sandbox-exec étant techniquement plus maintenu par Apple, il pourrait très bien disparaître dans une future version de macOS. Donc faudra vivre avec ce risque ^^.
Si vous faites tourner des agents locaux et que l'idée d'un agent qui décide de miner de la crypto ou d'effacer votre répertoire home vous stresse de ouf, ça vaut le coup d'essayer. C'est dispo sur GitHub .
![]()
Andrey Letov vient de sortir Notepad++ for Mac , un portage natif Apple Silicon de l'éditeur culte créé par Don Ho. Notez quand même que Don Ho n'a rien à voir avec ce projet. C'est un portage communautaire indépendant, lancé en mars dernier.
Vous récupérez le binaire universel qui tourne nativement sur les puces M1 à M5 et sur les vieux Macs Intel. C'est de l'Objective-C++ compilé pur jus avec le même moteur d'édition Scintilla qu'utilise la version Windows (Scintilla est cross-platform avec un build Cocoa officiel).
Après, tout le reste a dû être refait à la main, parce que le Notepad++ original utilise massivement Win32 pour son interface. Letov a donc réécrit la couche UI from scratch en Cocoa pour coller aux conventions macOS, avec menus, dialogues, file pickers et raccourcis clavier qui se comportent comme ceux d'une vraie app Mac.
L'interface de Notepad++ sous macOS
Côté prérequis, comptez sur macOS 11 (Big Sur) au minimum, en dessous ça ne tournera pas. Donc si vous êtes resté sur Catalina ou plus vieux, ouais, désolé pour vous, faut passer votre tour.
Côté fonctionnalités, on retrouve le pack classique du Notepad++ qu'on connaît, coloration syntaxique pour 80 langages, recherche regex, find in files, bookmark de lignes, recherche incrémentale, split view pour bosser sur deux fichiers en parallèle, enregistrement de macros pour automatiser les tâches répétitives, écosystème de plugins, et l'interface dispo dans plus de 90 langues.
C'est gratuit, sous licence GPL v3 mais attention quand même, les plugins Windows compilés en .dll ne sont pas portables tels quels. Il vous faudra une version macOS recompilée pour chacun, et le catalogue dispo aujourd'hui est forcément plus maigre qu'en face. Bref, du Notepad++ comme on l'aime, mais avec moins d'extensions pour l'instant.
Après tant que Letov tiendra le rythme, ça roulera, mais le jour où il décrochera ou que la version Windows partira dans une direction qu'il ne suit pas, le port macOS va probablement diverger ou s'éteindre. On verra bien.
En attendant, si vous bossez sur Mac et que Notepad++ vous manque depuis votre époque Windows (on fait tous des erreurs ^^), foncez le tester, l'app a l'air bien fichue à première vue et le projet itère vite.
Bref, j'espère que ça durera.
![]()