J'sais pas si vous avez suivi, mais dès janvier 2027 , ce gros nul de Gmail ne saura plus aller chercher le courrier de vos autres boîtes via POP3, et encore moins vous laisser envoyer des mails depuis leurs adresses. De mon point de vue, c'est une sacrée régression...
Alors j'ai cherché une solution pour amortir le choc et je suis tombé sur plMail , un client mail que vous hébergez vous-même sur votre propre serveur / NAS qui n'est pas un serveur de messagerie (puisqu'il ne reçoit rien et n'héberge pas votre domaine) mais un formidable outil qui se connecte à vos boîtes existantes (IMAP, Gmail, Outlook), les synchronise dans une base PostgreSQL chez vous et vous affiche vos emails dans une seule et même boîte de réception, avec une recherche unifiée et la possibilité de mettre des tags...etc.
C'est vachement plus sympa que de se config je ne sais combien de boîtes dans Apple Mail ou Thunderbird et le moteur de recherche est assez puissant avec également la possibilité de faire des filtres, des alias ainsi qu'un agenda synchronisé avec Google, Microsoft et CalDAV.
Il y a aussi un modèle de langage (inactif de base) permettant de résumer un fil ou de chercher un truc en fonction de son sens.
Ce modèle, c'est à vous de le fournir, en indiquant à plMail l'adresse d'un Ollama qui tourne sur votre réseau ou de n'importe quel service compatible OpenAI. Et en plus du résumé et de la recherche par le sens, il sait rédiger des brouillons de réponse et trier votre courrier dans des onglets, chacune de ces quatre fonctions s'activant séparément.
Côté pièces jointes, plMail sait aussi aller chercher un fichier ou en ranger un dans Nextcloud, Immich, Paperless-ngx, Google Drive, Google Photos, OneDrive ou Dropbox. Et pour sécuriser l'accès, vous avez la double authentification, et la connexion via Authentik, Keycloak ou n'importe quel fournisseur OpenID Connect. Et l'interface est traduite en français.
Maintenant, pour brancher Gmail, il faut d'abord enregistrer une application OAuth dans la console Google Cloud, ce qui n'est pas forcément super simple pour tout le monde (tout est cependant très bien expliqué dans le doc). Par contre, un compte IMAP classique, lui, s'ajoute très rapidement dans le menu Settings > Mail accounts.
Après niveau mobile, c'est pas encore ça puisque même s'il y a bien une appli iPhone / Android, faudra compiler celle pour iPhone vous-même ( l'APK Android , lui, est fourni). De plus, côté serveur, marquer un message lu dans plMail le marque lu sur le serveur sans que l'inverse ne soit possible. Donc vaut mieux ne lire vos boîtes QUE dans plMail. Hé oui c'est un projet encore un peu jeune, c'est vrai.
En attendant mieux, sachez que plMail parle JMAP, donc un client mail compatible peut s'y brancher avec un mot de passe d'application généré dans Settings > App passwords. Et c'est aussi une PWA, ce qui permet à votre navigateur de l'installer comme une appli et de vous notifier des nouveaux mails même quand l'onglet est fermé, à condition d'avoir généré les clés VAPID du serveur (la doc explique comment).
Pour l'installer, il vous faut Docker :
git clone https://github.com/karatektus/pl_mail.git
cd pl_mail
docker compose up -d
Vous ouvrez ensuite le localhost ou votre NAS en https, vous créez votre compte et vous acceptez une fois pour toutes l'avertissement du certificat auto-signé. Sur TrueNAS, sachez que l'appli est dans leur catalogue.
Après pour sauvegarder les datas de PlMail, conservez bien ces 2 choses séparément : D'un côté la base PostgreSQL et de l'autre, le fichier var/secrets/generated.env, qui contient la clé des mots de passe de vos boîtes.
Source : Noted
![]()
Un dev prénommé Yllan vient de sortir OS9Map , une application qui affiche OpenStreetMap directement sur Mac OS 9. Oui, je parle bien du système d'exploitation de 1999 qui ronronnait sur nos vieux PowerPC.
Pour l'installer, c'est un bon vieux fichier .sit à décompresser (StuffIt Expander sur la machine d'époque, The Unarchiver si vous passez par un Mac moderne), et il vous faudra un PowerPC sous OS 9 avec 16 Mo de RAM (32 recommandés) et une connexion qui passe par Open Transport. Une fois lancé, vous avez alors une recherche d'adresses qui tape dans Nominatim, le moteur de géocodage d'OpenStreetMap, et vous pouvez mettre vos endroits favoris en signets pour y revenir d'un clic depuis le menu. Bref, un vrai petit client carto !
Et c'est là que je trouve ça beau puisque 16 Mo de RAM pour afficher une carte mondiale interactive, c'est très peu. Pour vous situer, un seul onglet Chrome aujourd'hui c'est plusieurs centaines de Mo, donc faut saluer l'exploit d'Yllan.
Maintenant si l'idée d'une carte minimaliste vous parle, dans le genre bien dépouillé j'avais aussi joué avec MapSCII qui balance le monde entier en ASCII dans un terminal. OS9Map joue dans une autre cour, mais on retrouve un peu la même philosophie.
Le truc qui rend tout ça possible, c'est évidemment OpenStreetMap qui propose toutes ses données en accès libre ! Alors rien que pour ça, merci à OpenStreetMap et ses contributeurs.
Et puis si vous n'avez plus de PowerPC qui traîne au grenier, vous pouvez quand même goûter à OS 9 dans votre navigateur via Infinite Mac .
OS9Map est en version 1.0.0 et se télécharge gratuitement sur le site de yllan .
![]()
Un truc franchement rageant remonte du côté de chez Google Cloud, et c'est The Register qui a mené l'enquête. Plusieurs développeurs ont vu leur facture Google Cloud exploser entre 3000 et 10000 dollars en quelques minutes, pour des services qu'ils n'ont jamais utilisés : génération vidéo Veo 3, tokens du modèle Gemini, le tout via leurs clés API Maps. Et le pire, c'est qu'ils avaient suivi à la lettre les recommandations officielles de Google.
La doc Google vous dit en effet de mettre votre clé Maps en clair côté client (dans le JavaScript de votre site, par exemple), parce qu'elle sert à afficher une carte dans un navigateur. Sauf que voilà, si vous activez sur votre projet Google Cloud d'autres APIs (comme Gemini ou Veo, l'outil de génération vidéo de Google), la même clé peut être utilisée pour appeler ces services.
Un bot malveillant trouve la clé sur n'importe quel site (le code source d'une page web est lisible par tout le monde), s'en sert pour générer des milliers de vidéos IA, et c'est le proprio du projet qui paie l'addition.
Le plus pénible, ce sont les spending caps, ces plafonds de dépenses que Google met en avant comme garde-fou. En pratique, ils ne déclenchent qu'une alerte par mail, pas une coupure réelle des services.
Vous recevez l'alerte alors que la facture grimpe déjà depuis dix minutes, et le temps de réagir, c'est déjà fini. Plusieurs devs disent avoir vu leur compte passer de quelques euros à plusieurs milliers en moins d'une heure. Ça pique.
Et Google ? La firme refuse les remboursements en parlant d'un problème "industrie-wide", autrement dit "tout le monde a ce souci, c'est pas notre faute". Pratique pour eux, moins pour les développeurs qui se retrouvent avec une note salée pour des services qu'ils n'ont jamais demandés.
Le vrai sujet, c'est le mélange clé Maps publique par design + accès Gemini activé par défaut sur le même projet. Ce n'est pas une faille au sens technique du terme, c'est une configuration que Google a choisie et qui transforme chaque clé Maps en bombe potentielle pour le portefeuille de celui qui l'utilise.
Si vous bossez sur Google Cloud, allez donc vérifier que Gemini et Veo ne sont pas activés sur les projets qui n'en ont pas besoin, et restreignez vos clés Maps à des domaines précis dans la console. C'est moche, mais visiblement c'est à vous de le faire.
Source : The Register
![]()