Printr , c'est un petit projet que j'ai trouvé vraiment sympa et original qui permet de transformer une imprimante à tickets de caisse Epson TM-T88V en gadget utile pour toute la famille !!
Vous la branchez sur un Raspberry Pi, et depuis votre smartphone, vous composez un ticket au design de votre choix grâce à une quarantaine de blocs (météo, agenda, sudoku, énigmes, horoscope, photos...) disponibles. Ensuite, vous lancez l'impression, et ça sort sur le rouleau. Ou alors vous pouvez faire ça à demande, par exemple à 7 h 30 tous les matins de la semaine si vous le planifiez comme ça.
Le ticket du matin tel que le rend l'émulateur de la TM-T88V, de la météo jusqu'aux cases à cocher
Le ticket du matin, par exemple, vous donne la date et le saint du jour, la météo de votre ville (via Open-Meteo), la phase de la lune, une citation et votre liste de choses à faire dans la journée avec des cases à cocher.
Vous pouvez aussi y ajouter vos rendez-vous à partir d'un lien ICS (calendrier quoi), et même un bloc "poubelles" qui imprime "Ce soir, on sort le bac jaune" la veille du ramassage.
C'est vraiment sympa non comme façon de se faire des petits pense bêtes.
Et pour occuper les enfants (ou les grands au petit-déj), il y a également toute une série de jeux comme le sudoku, des mots mêlés en français, logimage, petit bac, calcul mental, mandala à colorier et 125 énigmes dont la réponse est imprimée à l'envers, histoire d'obliger à retourner le ticket pour la lire.
Côté horoscope, c'est Claude Haiku qui s'y colle, avec quatre tons au choix : Sérieux, farfelu, vachard ou insultant. Et le dernier ne fait pas semblant visiblement. Ce bloc et le mot du jour sont d'ailleurs les deux seuls à appeler l'API d'Anthropic (donc c'est payant) et leur texte restera en cache pour la journée. Après, si ça vous saoule de payer l'API d'Anthropic, le bloc Barnum vous calculera un horoscope gratuitement, un peu moins fun et hors ligne.
Tout ça se pilote depuis une appli web conçue pour le smartphone et chaque membre de votre famille peut avoir son compte et composer ses tickets avec un aperçu en direct, puis les enregistrer, les partager et les planifier à l'heure voulue.
L'éditeur sur ordinateur, avec à droite l'aperçu du ticket et la réponse de l'énigme imprimée à l'envers
Il y a aussi la possibilité de laisser un petit mot à distance sur l'imprimante de la maison, avec une photo prise avec le téléphone, un cœur dessiné, quelques mots...etc. Sympa quand on est loin de chez soi pour envoyer des petits mots d'amour à sa famille.
De son côté, la liste de courses est partagée entre tout le monde et se vide toute seule une fois imprimée. Et sur iOS, l'app Raccourcis peut même envoyer vos Rappels au Pi pour qu'il les imprime. Par contre, pour envoyer un mot depuis l'extérieur de chez vous, il faudra que le téléphone puisse joindre le Pi, donc soit un VPN type Tailscale, soit l'appli ouverte sur Internet derrière un reverse proxy HTTPS.
Maintenant, côté matériel, Printr, comme je vous le disais en début d'article, vise une seule imprimante bien précise, la TM-T88V, dont la largeur imprimable de 512 points est fixée en dur dans le code. Pour le reste, il vous faudra une machine Linux avec systemd, idéalement un Raspberry Pi sous Raspberry Pi OS Lite 64 bits, et l'imprimante en USB ou sur le réseau.
Et il faudra ensuite compiler tout ça, puisque le script de déploiement compile le programme pour l'architecture précise de la machine avant de l'envoyer en SSH et d'installer le service :
scripts/deploy.sh pi@printer.local
Si vous voulez voir ce que ça donne avant d'aller acheter une TM-T88V avec vos petits sousous, le dépôt fournit aussi un émulateur pour l'imprimante à lancer via la commande scripts/demo.sh qui imprimera le ticket complet dedans et en sortira une image PNG.
Merci à XNinety9 et bravo pour le boulot !!
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Je ne sais pas si vous avez déjà vu passer le truc, mais Fugleramme est un cadre à accrocher qui affiche les oiseaux qui passent dans votre jardin. Et en plus, c'est vachement joli parce que c'est fait comme un collage de planches naturalistes du XIXe siècle, où chaque oiseau dessiné correspond à une espèce que le micro installé dehors a réellement entendue chanter.
Apparaissent ainsi tous les oiseaux entendus dans les dernières 24 heures, jusqu'à 40 espèces sur la page, arrangés en spirale avec les plus gros au milieu. Et la taille de chaque bestiole n'est pas décorative, puisqu'elle vient de sa masse corporelle réelle, tirée de la base AVONET.
Après si vous êtes en ville et que rien ne chante dans le quartier (snif), la page dessinera juste une branche nue.
Derrière ce cadre, on retrouve deux logiciels. Le premier, vous le connaissez, c'est mon chouchou BirdNET-Go qui fait tout le boulot d'écoute et de reconnaissance, avec le modèle BirdNET que signent le Cornell Lab of Ornithology et l'université de Chemnitz. Le second logiciel s'appelle Fugleramme, et lui se contente d'interroger son API, d'associer chaque espèce à son illustration et de composer la page. Il ne redessine d'ailleurs l'image que quand la liste des oiseaux bouge, ce qui évite de faire clignoter un panneau e-ink à longueur de journée. Ah, et une version est aussi disponible en mode web si vous voulez regarder où vous en êtes depuis votre smartphone, ou si vous voulez l'afficher depuis un écran classique.
Par contre, BirdNET n'est pas infaillible et il vous collera parfois un oiseau qui n'a jamais mis une aile chez vous. Donc ne flippez pas si vous vous retrouvez avec un ptérodactyle ou une autruche. Ça se corrige sans douleur du côté de BirdNET-Go, en lui donnant vos coordonnées géographiques et en remontant les seuils de reconnaissance.
Le collage servi en direct par le cadre de l'auteur à Bergen, avec l'oie cendrée et le héron au centre
Côté matos, comptez un Raspberry Pi 5 avec son refroidisseur actif (non négociable, vu que le classificateur tourne en continu), un panneau Inky Impression 13,3 pouces, et un micro, avec sa carte son USB si vous prenez l'analogique qu'il recommande, parce que le Pi n'a pas d'entrée audio. N'importe quel micro USB marche aussi.
Et pour le cadre, l'auteur recommande le RÖDALM 21x30 d'IKEA, parce que le Inky Impression fait exactement une taille A4. Voilà... Si ça vous chauffe, prévoyez quand même un peu de budget parce que le plus cher, c'est l'écran, à un peu moins de 200 euros chez Pimoroni, et l'addition complète tourne entre 380 et 450 euros.
Pour l'installer sur le Pi, une seule commande :
curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/arnegiacomo/fugleramme/main/install.sh | bash
Le script vous demandera ensuite où installer BirdNET-Go, clonera le dépôt, installera ce qui manque, lancera le cadre en service systemd et demandera un reboot. Donc si une station écoute déjà ailleurs sur le réseau, vous lui donnez son adresse et le cadre peut s'accrocher à l'autre bout de la maison. Et si ça vous saoule d'acheter un écran e-ink rien que pour ça, une image Docker fera tourner, comme je vous le disais plus haut, un kiosque web qui vous affichera les piafs sur n'importe quel écran.
En tout cas, je ne sais pas pour vous, mais moi, je trouve ça super "chouette" comme élément de décoration.
Le code est sous licence MIT et c'est encore jeune, donc attendez-vous à croiser quelques bugs.
Merci à Lilian pour le partage !
Source : fugleramme sur GitHub
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Je suis trop content, le numéro d'août du magazine officiel Raspberry Pi est sorti avec un dossier spécial cyberdeck en couverture, et ses 132 pages sont téléchargeables gratuitement en PDF.
Un cyberdeck, si ça ne vous dit rien, c'est un ordinateur portable bricolé à la main. Petit écran, clavier physique, look cyberpunk assumé. On fabrique la machine que le commerce ne vend pas, pour un usage qui n'appartient qu'à soi. J'en ai déjà montré un y'a pas longtemps, même si faut encore voir ce que ça donne une fois posé sur un bureau.
Le dossier de Raspberry Pi Magazine en aligne une dizaine. Un Amstrad PPC 640 de 1987 vidé de ses entrailles pour loger un Raspberry Pi 3 et une appli de narration qui se déclenche à l'insertion d'une disquette. Une machine à écrire Smith Corona de 1989 refaite à neuf autour d'un Raspberry Pi 4. Un sac à dos qui trimballe un labo mobile, radio logicielle et outils Kali Linux...etc. Y'a de quoi faire !
On y croise aussi un Hackberry Pi monté en outil de pentest, une pochette rose façon clutch avec un Pi Model A+, et le PiDex Doomsday Companion, caisse étanche à panneau solaire qui embarque Wikipedia sur clé USB.
Vient ensuite le montage pas à pas. Brian Corteil y déroule la construction d'une machine logée dans une valise étanche de type Pelican (lien affilié), avec un Raspberry Pi 5, un écran tactile 7 pouces, un clavier Bluetooth, une carte son USB et une batterie LiPo protégée par un fusible.
Et rassurez-vous, le tuto ne se contente pas d'aligner des références à commander sur Amazon... Non, il détaille même le calcul d'alimentation à faire à la main, I = P/V, soit 28 W et environ 5,6 A pour un Pi 5 et son écran à pleine luminosité. Il conseille également de prototyper en carton votre cyberdeck avant de vous lancer dans la CAO, et préfère un power bank au LiPo pour ceux qui ne veulent pas jouer avec les batteries (BOUM !).
Pour récupérer le fichier PDF du magazine, le lien passe d'abord par une page de don. Si vous êtes un gros radin, le bouton No thanks, take me to the free PDF déclenchera quand même le téléchargement sans compte ni adresse mail. C'est en anglais bien sûr et pour ceux qui aiment le toucher du papier, l'édition physique coûte 7,99 livres.
Ah et le contenu est sous licence Creative Commons BY-NC-SA 3.0, sauf mention contraire. Amusez-vous bien !!
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Si vous avez eu une boîte à goûter M.A.S.K. dans les années 80 pour transporter vos BN, alors celle de RadioactiveArtist va vous plaire. Dans sa boite à goûter, pas de Princes ni de Balisto... lui, il embarque un Raspberry Pi 5, un écran tactile de 7 pouces et une IA qui tourne sans internet.
Le clin d'œil est calculé puisque M.A.S.K., c'était ce dessin animé de 85-86 dont les objets du quotidien planquaient tous une seconde vie. Fermé, l'engin reste donc une boîte à goûter d'époque. Mais ouverte, elle devient un cyberdeck complet, avec clavier et enceintes noyés dans la partie basse + un écran qui se redresse sur sa propre charnière.
Un cyberdeck, pour ceux qui débarquent des âges farouches (vous l'avez ?), c'est un ordinateur portable assemblé à la main dans un boîtier détourné, fait pour être réparé et modifié plutôt qu'acheté.
Dedans, y'a donc un Pi 5 avec 16 Go de RAM et une microSD de 128 Go. L'alimentation passe par un HAT UPS Geekworm, la carte d'onduleur qui se clipse sur le Pi, nourrie par 4 accus 18650. En façade, des lecteurs de cartes, des ports USB 3 et un jack casque, plus un hub audio USB Waveshare qui pilote les enceintes. Par contre, on ne sait rien de son autonomie...
L'Ethernet a été une vraie plaie apparemment puisqu'aucun adaptateur du marché ne rentrait dans l'espace disponible. Il a donc poncé à fond un connecteur RJ45 nu jusqu'à ce qu'il clipse dans le port. Les charnières, elles, se sont révélées bien plus dures que prévu, et les pattes du circuit imprimé de l'écran n'étaient pas faites pour encaisser cette tension. Une plaque ABS récupérée sur une vieille caisse de transport a réglé le problème.
Et la boîte ressort intacte !
Puis je sais pas si vous avez vu dans la vidéo, mais il y a aussi un LLM là-dedans. Un modèle de 3 milliards de paramètres via Ollama, qui répond sans la moindre connexion. L'écran de boot, l'écran de login et les icônes maison, eux, ont été codés avec Claude Code, qu'il a installé sur la machine le temps de la configuration.
Si le format vous parle, le Hackberry Pi CM5 dont je vous ai parlé joue dans la même cour, et les cyberdecks faits maison ont droit à leur guide sur le site.
Bref, à moitié jouet, à moitié machine de terrain, et zéro trou dans la boîte ça, c'est du respect pour l'objet !!
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Alors celle-là, c'est la meilleure ! Conroyy Jenkinss en avait tellement marre que sa famille lui vide la batterie de sa Steam Deck sans jamais la recharger qu'il a fini par coller des pics et un taser dessus. Oui, un taser, le mec est fou !
Il a posté son truc hier sur r/SteamDeck en racontant comment il s'y est pris. "J'en avais marre que ma famille vide toujours la batterie de ma console sans la recharger", donc il a modélisé une coque hérissée de pointes dans Blender, l'a imprimée en 3D et l'a clipsée sur la bête. Plus moyen comme ça de la tenir en main confortablement.
Vous allez me dire qu'il exagère, sauf qu'une Steam Deck n'est plus vraiment l'objet qu'on prête à la légère. Le modèle OLED 1 To est passé de 649 à 949 dollars, du jour au lendemain, à cause de la flambée du prix des composants donc à ce tarif, je comprends qu'il y tienne plus qu'à ses propres gosses ^^/
Sauf que la coque à pointes ça ne lui suffisait pas. Il a donc branché un Raspberry Pi avec un petit haut-parleur, une caméra de détection d'objets et un servomoteur, puis écrit un script Python.
Quand la caméra repère quelqu'un dans le champ, ça balance un clip audio débile, ça attend quelques secondes, et le servo déclenche un taser monté sur le dessus de la console. C'est la même techno que celle qui sert normalement à repérer un colis devant votre porte , sauf qu'ici elle repère votre petit frère.
Rassurez-vous quand même pour la famille. Quand on y regarde d'un peu plus près, le taser ne peut atteindre personne depuis son perchoir. Il crépite dans le vide, façon épouvantail. Ça fait donc quand même un peu peur, mais ça n'électrocute pas, sauf si on met son doigt.
Dans les commentaires sur Reddit, les gens se sont demandé pourquoi il n'avait pas juste mis un mot de passe. Mais lui explique que ça minimise le risque que sa famille y touche. Ils sont forcés de lui demander la permission maintenant.
Voilà, d'après l'auteur lui-même, c'est "clairement le truc le plus con que j'aie jamais construit, mais ça marche, et plus personne n'y touche". Après, c'est pénible aussi pour lui parce que quand il veut jouer, il faut qu'il enlève la coque avec les piques et qu'il désactive le taser.
Mais il reconnaît que ça vaut le coup quand même ^^.
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Si vous avez un Raspberry Pi et que Chromium commence à vous fatiguer, le VRAI Chrome, celui des chads que vous êtes, est enfin dispo en ARM64 !! Enfin, dispo... Si vous savez où chercher, parce que la page de téléchargement de Google vous propose toujours l'installeur amd64, qui ne tournera jamais sur votre machine. C'est Joey Sneddon, d'OMG! Ubuntu, qui a trouvé la combine en bidouillant l'URL depuis son Pi 5.
Avant toute chose, vérifiez que vous êtes bien en 64 bits, parce qu'un système 32 bits refusera le paquet :
dpkg --print-architecture
Si ça répond arm64, le fichier est là , 126 Mo. Il s'installe comme n'importe quel .deb local, en laissant apt gérer les dépendances :
wget https://dl.google.com/linux/direct/google-chrome-stable_current_arm64.deb
sudo apt install ./google-chrome-stable_current_arm64.deb
Le RPM existe aussi pour les distributions qui préfèrent, en remplaçant la fin du nom par aarch64.rpm.
J'ai ouvert le paquet pour regarder ce qu'il y avait dedans. Son fichier de contrôle annonce google-chrome-stable en version 150.0.7871.186, architecture arm64, un peu plus de 400 Mo une fois installé. Soit exactement la même version que le paquet x86 poussé le même soir. Le même Chrome, à la même révision.
Et le canal stable n'est pas seul. Le dépôt de Google sert aussi la beta (151.0.7922.47), la dev (152.0.7967.2) et la canary (152.0.7974.0) pour les puces ARM, et son fichier Release déclare noir sur blanc les deux architectures. Les quatre canaux ont été publiés dans la même minute que leurs équivalents x86.
Est-ce qu'on se retrouve coincé sur cette version, à re-télécharger le .deb à la main tous les mois ? Non. Le script de post-installation contenu dans le paquet ajoute le dépôt Google en précisant l'architecture, et les cinq paquets y sont indexés en arm64 exactement comme en x86. Les mises à jour ont donc de quoi arriver par apt, comme d'habitude.
Alors pourquoi s'embêter, puisque Chromium tourne sur ARM depuis des années ? Pour deux trucs. D'abord ma synchro du compte Google, qui ramène favoris, mots de passe et extensions. Et ensuite, Widevine, le module DRM, qui est ici un vrai binaire aarch64 et pas une couche de compatibilité comme l'émulateur FEX financé par Valve . Netflix et les autres plateformes à DRM s'ouvriront enfin sur un SBC !!!
Mais avec une nuance à connaître avant de vous réjouir qui est que sous Linux, Widevine reste au niveau "Software Secure". Cela veut dire que sur Netflix, la qualité plafonnera entre 720p et 1080p. De la HD donc et pas de la 4K. Désoléééé !
Google avait promis tout ça en mars, pour le deuxième trimestre et son billet annonçait même une installation via chrome.com/download pour les autres distributions, ce qui est malheureusement le morceau qui manque aujourd'hui.
Cela veut dire aussi que rien ne garantit que ce paquet soit considéré comme étant prêt par ses auteurs donc si votre machine doit rester stable, laissez passer quelques semaines avant de vous y essayer.
Manque plus que quelqu'un chez Google ait le courage d'appuyer sur "publier".
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Votre clé 4G ou Wifi que vous avez connectée en USB sur un vieux serveur situé au fond du garage, plante une fois ou deux fois par semaine et à chaque fois faut aller débrancher la clé et la rebrancher pour la réveiller / ressusciter ? Et bien c'est fini la galère les amis, puisque uhubctl règle ça en une commande. Cet outil coupe puis rallume le courant d'un port USB précis, sans que vous n'ayez à toucher au moindre câble.
C'est donc un petit utilitaire en ligne de commande, écrit en C par Vadim Mikhailov, qui pilote l'alimentation électrique de vos ports USB un par un. uhubctl -a off -p 2 éteint le port 2, -a on le rallume, et -a cycle enchaîne les deux avec une petite pause au milieu. C'est pile-poil ce qu'il faut pour rebooter par exemple un modem 4G figé ou une webcam qui ne répond plus.
Par contre, désolé mais ça ne fonctionne pas sur n'importe quel hub USB. Il vous faut un hub intelligent qui gère le per-port power switching, autrement dit capable de couper le jus d'un seul port sans toucher aux autres. Rassurez-vous, si vous ne savez pas quoi acheter, le projet maintient une liste de modèles compatibles que vous pouvez consulter ici .
Après y'a certains hubs qui coupent bien la connexion data mais laissent passer le courant (le fameux VBUS). Du coup vous croyez avoir éteint le port, et le téléphone branché dessus continue tranquillement de charger. Alors pour vérifier, branchez un ventilo ou une petite lampe USB et lancez la coupure. Si ça s'arrête vraiment, votre hub est bon. Sinon il sait uniquement couper la data, et pas l'alim.
Mais en tout cas, une fois le bon matériel entre les mains, les usages deviennent vraiment sympas ! Par exemple, avoir un disque dur USB alimenté seulement quand vous en avez besoin, histoire de tuer le phantom load qui bouffe du courant pour rien (pensez juste à bien le démonter avant de couper le jus, sinon bonjour la corruption ^^).
Y'a aussi le cluster de Raspberry Pi que vous allumez et éteignez nœud par nœud. Ou encore un plugin OctoPrint qui coupe l'alim USB de l'imprimante 3D une fois l'impression finie. Y'a même des bidouilleurs qui pilotent un ventilo ou une guirlande LED avec.
Côté installation, rien de méchant : apt install uhubctl sur Debian, Ubuntu et Raspbian, brew install uhubctl sur Mac. Sous Linux il faudra passer par sudo ou poser une règle udev pour les permissions, sinon l'outil râlera. Sur Windows par contre, laissez tomber pour la coupure d'alim. Le driver USB de Microsoft ne laisse pas passer la commande, donc uhubctl compile mais n'éteint rien du tout.
Et si vous visez le Raspberry Pi, gardez un œil sur ses bizarreries car sur pas mal de modèles, tous les ports sont liés. Si vous en coupez un, vous les coupez tous. La parade classique, c'est donc de brancher un vrai hub compatible sur le Pi et de piloter ses ports à lui.
Et si vous cherchez quoi en faire côté DIY de votre Pi, j'avais listé 130 idées pour votre Raspberry Pi qui se marient bien avec ce genre de contrôle à distance.
Bref, si vous bricolez de la domotique ou un rack de Raspberry Pi, vérifiez d'abord votre hub, puis foncez. C'est gratuit, open source et ça évite pas mal d'allers-retours vers la multiprise.
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Vous vous souvenez de BirdNet-Pi ? Ce montage dont je vous avais parlé, qui collait un micro sur un Raspberry Pi pour reconnaître les piafs du jardin à l'oreille ? Et bien Henry Sowell, un maker qui signe sous le pseudo de veteranbv, vient de pousser le délire un cran plus loin avec Inky Bird Frame. Il s'agit d'un cadre e-ink accroché au mur qui affiche les oiseaux repérés autour de chez vous, façon planches naturalistes de carnet de terrain du 19e siècle.
Dans le cadre, un écran Pimoroni Inky Impression de 13,3 pouces, du e-paper 6 couleurs en 1600x1200, avec un Raspberry Pi Zero 2 W planqué derrière qui se contente d'afficher l'image. Mais le vrai boulot se fait ailleurs, sur un contrôleur (un Pi 4, ou n'importe quel Mac ou Linux qui traîne chez vous) qui surveille les observations publiques d'oiseaux dans un rayon configurable autour de votre maison.
Le cadre en situation, avec sa planche Eastern Bluebird ( Source )
Pour les données, vous prenez ce qui vous arrange. iNaturalist par défaut, eBird si vous préférez (avec un plafond à 50 km et 30 jours), ou même votre propre station BirdWeather si vous en avez déjà une qui écoute le jardin. Et grâce à àa, dès que vos micros captent une fauvette, hop, elle s'affiche sur votre mur.
C'est chouette hein ? (vous l'avez ?)
Aussi, quand une espèce jamais croisée dans votre coin pointe le bout de son bec, et que sa planche n'existe pas encore, hé bien le contrôleur la fabrique alors avec Codex, le CLI d'OpenAI, que le projet fait tourner via un simple abonnement ChatGPT, en s'appuyant sur des photos de référence sous licence et une fiche documentée sur l'oiseau.
Et pour éviter l'effet slop IA, chaque planche passe ensuite devant une seconde IA qui joue les contrôleuses qualité, en la comparant avec des photos de référence (plumage, proportions, forme du bec), en la vérifiant avec 2 sources d'autorité minimum et les noms scientifiques exacts.
Le catalogue commun compte déjà 71 espèces approuvées via des pull requests validées par la CI, c'est vraiment joli en plus, regardez :
Une planche du catalogue, générée puis validée par le pipeline ( Source )
Bon, maintenant le tarif. Comptez environ 360 dollars pour le cadre seul, dont 275 dollars juste pour l'écran (l'e-paper couleur en 13 pouces, ça douille !), et si vous ajoutez le Raspberry Pi 4, la facture montera à 350$.
Autre point qui pique un peu, le catalogue actuel est bourré d'oiseaux nord-américains, Eastern Bluebird, Northern Cardinal et toute la clique. Vos mésanges charbonnières et vos rouges-gorges, il faudra donc les générer vous-même, ce qui rend l'abonnement ChatGPT quasi obligatoire pour un utilisateur français.
Après pour le reste, j'ai l'impression que c'est assez complet. Ça fait une rotation des planches en séquentiel, aléatoire ou pondérée selon le nombre d'observations. Vous recevez des notifications pushover. Ça peut se brancher sur Discord, Slack ou Home Assistant via Apprise. Et toute l'intelligence reste bien sûr du côté du contrôleur.
Voilà, si ça peut vous intéresser, c'est sous licence MIT sur GitHub Avec le guide de montage, la liste des courses et bien sûr les photos de la construction.
Et si vous aimez les piafs, mais que monter d'oras péripi, c'est pas trop votre truc., Merlin Bird ID jetez un oeil aussi à ce projet qui est beaucoup plus simple d'accès puisqu'il tourne directement sur votre smartphone.
Voilà, je parle souvent de petits bricolages dans ce style, et c'est assez rare que j'ai envie de me lancer moi-même dedans, mais là, celui-là me plaît vraiment bien. Je ne sais pas si j'aurai le temps, mais je me dis que c'est un projet cool que je ferais bien un jour.
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La société Maker's Pet vient de lancer oomwoo , un robot aspirateur open source que vous construisez vous-même ! C'est fait à base de Raspberry Pi 5, LiDAR 2D, ROS 2, châssis imprimé en 3D, et le tout fonctionne en local.
Sauf qu'il y a un détail rigolo, pour l'instant il fait à peu près tout... sauf aspirer ^^.
Je m'explique... Votre Roborock ou votre iRobot, vous ne le savez pas mais vous ne le possédez pas vraiment. Il se balade partout, cartographie votre apart ou votre maison, envoie tout sur des serveurs distants et surtout, le jour où le fabricant ferme boutique, bah votre robot il termine à la casse.
Alors c'est vrai, des bidouilleurs libèrent déjà ces engins du cloud en leur greffant un firmware ouvert. Mais oomwoo prend le problème à l'envers, puisqu'au lieu de libérer un robot fermé, vous en montez un qui soit libre dès la première vis !
Côté matos, vous allez avoir besoin, comme je vous le disais, d'un Raspberry Pi 5 (ou d'un Pi 4), d'un petit LiDAR 2D, de quelques moteurs et d'un châssis que vous sortirez de votre imprimante 3D. Son cerveau, lui, tourne sous ROS 2 avec Nav2 pour la navigation, et vous pouvez tout tester virtuellement dans une simulation Gazebo avant même de visser quoi que ce soit.
Côté maison connectée, ça se branche direct sur Home Assistant et toutes les datas restent chez vous en local. Le LiDAR c'est vraiment le cœur du projet puisque c'est ce capteur qui donne la vue en relief aux petits robots . Avant ça coûtait une petite fortune, mais aujourd'hui, ça peut se trouver pour une trentaine d'euros comme ce LDS02RR qui équipe notamment les Roborock.
Et pour orchestrer toute cette joyeuse bande hardware, le projet utilise un micro-contrôleur à quelques euros qui gère toutes les entrées et les sorties, pendant que le RPi se tape le gros des calculs.
oomwoo en est à sa toute première version, en mode RFC (request for comments), autrement dit le truc se conçoit en public au grand jour et leur objectif premier, c'est donc d'avoir un robot qui cartographie votre appart au LiDAR et se balade tout seul avant même de penser à aspirer.
Alors oui, pour le moment, c'est uniquement de la simulation et aucun proto n'a été assemblé mais ça ne saurait tarder. Quoiqu'il en soit, vous pouvez suivre toutes les étapes du projet en live sur GitHub et intervenir si vous voulez aider .
Après, un aspi robot qui n'aspire pas, ça ne vous inspire peut-être pas (jeux de moooots) mais c'est surtout un projet en train de naitre, qui si vous l'attrapez en route, vous permettra d'apprendre de nouveaux concepts en robotique comme le SLAM, la navigation autonome ou ROS 2 sans avoir à lâcher un billet dans du matos hors de prix (ils visent 200 dollars de matos au max).
Bref, c'est moins un aspirateur qu'un cours de robotique déguisé mais ça vaut le coup d'oeil. Le code vous attend sur GitHub .
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L'Apple II, ce vieux bouzin de 1977, n'a jamais eu le moindre secret pour personne. C'est d'autant plus vrai qu'Apple livrait carrément les schémas électronique de sa machine dans le manuel d'origine et à l'époque, des bouquins entier décortiquant chaque circuit étaient vendus dans le commerce.
C'était fou et ça a bien changé depuis ! Mais surtout c'est grâce à ça que Simon Boak s'est dit qu'il pouvait en refaire un de zéro !
Son projet s'appelle le SB-mini-II , et c'est un clone maison de l'Apple II Plus assemblé avec des puces qu'on trouve encore aujourd'hui. Le 65C02 (la version CMOS du fameux 6502) tourne à 1,024 MHz, à un cheveu de l'original qui carburait à 1,023 MHz et au lieu de la DRAM capricieuse d'époque, il lui a collé de la SRAM statique (48 Ko sur une puce et demie de 32 Ko, le surplus part à la poubelle, tant pis).
Et pour atteindre les 64 Ko complets, il enfiche à l'intérieur une carte Saturn 128K dans le slot 0, comme ça c'est réglé.
Mais le plus gros morceau, ça a été la vidéo. Boak a viré toute la "circuiterie" composite de l'Apple II, un vrai sac de nœuds bien connu des anciens, pour la remplacer par une carte Apple II VGA (un projet open source de markadev).
Celui lui a permis d'obtenir une image VGA bien nette sur un écran moderne. Autrement, sans cette carte, y'aurait rien eu à l'écran, malheureusmeent.
Et le clavier suit le même mouvement grâce à un Raspberry Pi Pico qui lui sert d'interface entre un clavier USB et la machine, en générant les mêmes signaux parallèles que le clavier ASCII d'origine. Bonus, Control + Print Screen redémarre le CPU comme aux temps jadis ! Et comme le Pico crache du 3,3V, il cause directement avec la logique 74HC en CMOS, sans le moindre convertisseur de niveau.
Côté fabrication, c'est son premier PCB en 4 couches, avec des plans internes dédiés à l'alimentation. Une entrée 12V passe par un régulateur Pololu pour sortir du 5V, et le tout rentre dans un boîtier imprimé en 3D, vaguement inspiré du vieux disque dur ProFile d'Apple. Les fichiers (schémas, nomenclature, CAO) sont sur GitHub sous licence MIT, si jamais vous voulez vous lancer.
Et ça tourne pour de vrai !! Boak a même posté une capture d'un vrai logiciel Apple II qui démarre dessus.
Je suis nul en soudure, mais si je savais souder, ça me donnerait envie de m'y coller, je pense. D'ailleurs, si le rétro vous chatouille, allez voir aussi ce malade qui fait tourner MS-DOS sur un Apple IIe , ou ce Pico qui émule un Z80 .
Bref, le SB-mini-II, c'est par ici, et c'est entièrement libre.
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Un bidouilleur du nom de Throaty Mumbo a décidé de s'attaquer à la Game Boy Color (sortie en 1998, ça ne nous rajeunit pas) pour y faire tourner YouTube ! Et du vrai YouTube hein, en streaming, sur 160x144 pixels. Ça s'appelle GBCYoutube et je vous explique tout en détail...
Ce qu'il a fait en fait, c'est se bricoler une cartouche maison avec dedans, un microcontrôleur RP2350B (le cerveau du Raspberry Pi Pico 2) qui fait tourner le lecteur, et une puce ESP32-C6 qui sert juste de pont WiFi. Vous tapez le titre d'une vidéo sur un clavier affiché à l'écran, la console balance l'info à votre PC, et là yt-dlp récupère la vidéo pendant que ffmpeg l'encode à la volée. Les images repartent ensuite par WiFi vers la cartouche qui les pousse à l'écran en flux continu, sans avoir besoin de stocker quoi que ce soit. Je vous laisse mater la vidéo, c'est impressionnant :
Côté rendu, vous avez le choix entre deux modes. Le premier c'est pour avoir du full screen (160x144 à 30 fps, c'est Las Vegas babyyy) et le second monte en couleurs mais tombe à 5 fps, donc forcément, ça ressemble plus à un diaporama qu'à une vidéo. Le son ne passe même pas par le haut-parleur d'origine. Throaty a glissé, pour cela, un petit haut-parleur dédié dans la cartouche, piloté par le RP2350B "pour libérer les cycles CPU de la Game Boy".
Puis comme le son est souvent désynchronisé avec l'image, c'est pas ouf non plus. Mais pour la beauté du geste, je salue !
Et c'est pas la première tentative, vous vous en doutez. Chromalock streamait déjà de la vidéo sur la même console, sauf que ça passait par le câble link, un goulot d'étranglement à 512 kHz qui plafonne vite. Alors que là, on passe au WiFi et à une vraie appli YouTube, avec recherche embarquée et tout le tralala.
Throaty Mumbo n'est pas un inconnu sur la scène, puisque c'est aussi le mec qui a porté Windows CE sur une Nintendo 64 et qui a fait lire des DVD à une Dreamcast . Un spécialiste des trucs aussi débiles qu'impressionnants, dans la lignée du LLM le plus lent du monde qui tourne sur une Game Boy Color ou de ces vraies Game Boy qu'on fait jouer en ligne .
Et surtout pas besoin de charcuter votre console pour reproduire le truc, puisque la cartouche passe par le port standard, donc un modèle d'origine suffit.
Le code est par ici si l'envie vous prend de vous lancer.
Source : Hackaday
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Le bidouilleur Starlarkus vient de sortir son nouveau projet, le GB-Link USB V2 qui n'est ni plus ni moins qu'un petit adaptateur permettant de brancher une VRAIE Game Boy sur le net.
Le truc se fait passer pour un câble link tout ce qu'il y a de plus normal, et la console n'y voit que du feu. D'un côté y'a le port link de la Game Boy, de l'autre un port USB-C que vous branchez sur un ordi ou un smartphone Android. Et là, tout passe ensuite par le navigateur en WebUSB. Vous ouvrez une page web et vous pouvez retrouver un autre joueur et enfin échanger des Pokemon comme en 1999 ou vous mettre sur la gueule avec un Tetris, tout ça à distance.
C'est magique ! Sous la coque en plastique de l'appareil, on retrouve surtout un PCB maison monté sur une puce RP2040 (la même puce que dans le Raspberry Pico) et ça cause avec la Game Boy, la Game Boy Color et la Game Boy Advance, et même avec les clones FPGA modernes .
Côté jeux, ça va de Dr. Mario à Advance Wars en passant par tous les Pokémon de la première à la troisième génération.
Le firmware, le client web et le launcher sont tous open source et le GB-Link USB V2 en lui-même sera bientôt dispo dans un crowdfunding .
Si vous avez encore une Game Boy qui prend la poussière dans un tiroir, c'est peut-être donc le moment de lui offrir une seconde vie connectée !
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Putain, j'sais pas si vous vous souvenez de cette galère que c'était de mettre la main sur un Raspberry Pi neuf y'a pas si longtemps. Et triste nouvelle, le site qui nous a tous sauvés pendant cette galère, rpilocator.com , fermera ses portes en juillet. Apparemment, faire tourner ce service est devenu trop galère pour André Costa son créateur.
Mais avant de vous expliquer tout ça, petit rappel pour ceux qui ont la mémoire courte. Entre 2021 et 2022, à cause d'une pénurie mondiale de composants électroniques, il était devenu quasiment impossible de trouver un Rpi à un prix "normal". Pourtant il y avait régulièrement des réassorts mais dès que des Rpi revenaient sur les sites e-commerce, les stocks fondaient comme neige sur le soleil (ouais je suis le champion de la métaphore). Alors André ça a commencé à lui courir sur le haricot. Du coup, il a codé pour lui en quelques jours un petit outil pour surveiller les stocks de Rpi, et a réussi à choper un Pi Zero 2 W en deux jours. Le concept étant validé, il a finalement rendu le site public quelques jours plus tard.
Ah et fun fact : Le site est hébergé sur un Raspberry Pi.
Le tweet d'époque qui m'avait incité à creuser et permis de tomber sur rpilocator
Sur Rpilocator, vous filtrez par modèle ou par région, vous activez une alerte sonore ou un flux RSS, et vous savez où acheter avant que tout reparte, puisque le service scanne en temps réel les stocks avec les modèles, les prix et les revendeurs PARTOUT dans le monde. C'est ouf hein ?
Et le succès est au rendez-vous puisque environ 11 000 personnes s'en servent encore chaque mois. Bref, un super outil pour tous les galériens du Rpi, comme je l'écrivais déjà ici en 2022.
Mais bon, la fête est finie comme dirait Orel car le bot de Rpilocator se fait maintenant bloquer de partout par les sites revendeurs. Il s'est donc lancé dans une espèce de lutte sans fin en bricolant des contournements pour son scraping, déjoués à leur tour et ainsi de suite...
Alors aujourd'hui, le bonhomme en a marre car c'est devenu trop pénible à maintenir et honnêtement, je le comprends.
Puis surtout, la pénurie est finie. Raspberry Pi gère très bien ses stocks, donc le problème aujourd'hui n'est plus de dénicher un Pi mais de le payer sans se ruiner. On a tous envie de faire tourner un Home Assistant ou émuler des processeurs mythiques dessus mais c'est devenu un peu trop cher pour ce que c'est... C'est dommage.
Adios Rpilocator, on t'aimait bien... Ta mission est accomplie, repose en paix !
Merci André, et bon vent.
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CrankGPT vous connaissez ? Elle fait tourner un assistant vocal complet, reconnaissance de la voix comprise, sans prise murale, sans batterie et sans serveur distant, et pour l'alimenter vous tournez une manivelle dont la résistance grimpe quand le modèle réfléchit.
Derrière, deux anciens de Google. Katrin Tomanek, informaticienne, et Alex Kauffmann, passé par le laboratoire ATAP, la division des projets un peu fous. Ils ont monté Squeez Labs ensemble.
Leur conviction tient en une phrase : des modèles d'IA minuscules, privés et spécialisés suffisent pour une bonne partie de nos usages, sans datacenter ni abonnement, à condition d'accepter du matériel modeste.
Le matériel en question ne paie vraiment pas de mine. Un Raspberry Pi 5 avec 8 Go de mémoire, ce petit ordinateur à 80 euros qu'on colle un peu partout. Un chargeur USB à manivelle de 20 watts, vendu comme matériel de survie. Et une carte de condensateurs maison qui garde 20 secondes de réserve, histoire que rien ne s'éteigne quand vos bras lâchent.
Côté logiciel, tout tourne sur le processeur du Pi, sans puce d'accélération. Moonshine transcrit votre voix. Piper répond avec la sienne. Entre les deux, un modèle de langage Liquid LFM2 de 1,2 milliard de paramètres, la même famille d'outils que ChatGPT en version lilliputienne, fabrique les réponses, et un Gemma 3 de Google s'occupe au passage de la traduction.
Le Linux embarqué, un DietPi taillé au plus court, démarre en 3 secondes. Il faut 30 secondes entre le premier tour de manivelle et la conversation. Ensuite, chaque réponse demande entre 0,8 et 2,9 secondes selon le modèle chargé.
Au repos, la machine tire 4 watts. 8 pendant la reconnaissance vocale. 15 quand le texte sort. Un cycliste entraîné tient 120 watts avec les jambes, et vous n'aurez que les biceps. Bon courage.
Le plus chouette : la résistance de la manivelle varie avec la charge de calcul, et quand l'IA réfléchit c'est physiquement plus dur à tourner. Kauffmann raconte qu'on sent littéralement l'inférence, ce moment où le modèle fabrique sa réponse. Le même résume d'ailleurs sa philosophie d'une formule : demander à Claude d'additionner deux nombres, c'est écraser une mouche avec une boule de démolition.
Squeez vise des usages très concrets. La reconnaissance vocale des personnes avec un accent prononcé. Une IA de jardinage ou de mécanique qui n'a quand même pas besoin d'un centre de données entier.
Le prototype coûte environ 300 dollars de matériel, contre 150 pour la toute première version. Les plans et schémas doivent être publiés prochainement, et l'agent vocal est déjà disponible sur GitHub si vous voulez bricoler le vôtre.
Si vous voulez mon avis, une IA qui fait transpirer à chaque question est le meilleur cours d'éducation énergétique jamais inventé.
Source : The Register
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Une radio FM posée dans la cuisine, qui diffuse 24 heures sur 24 un programme fabriqué sur mesure, sans application, sans écran et sans abonnement : voilà le projet d'un bricoleur connu sous le pseudo Trwmato.
Tout tient sur un Raspberry Pi Zero, ce mini ordinateur de la taille d'une carte de crédit vendu une quinzaine d'euros, piloté par six scripts bash.
L'idée de départ relève presque de l'hygiène de vie numérique. Trwmato passait trop de temps sur son téléphone et voulait retrouver l'écoute passive de la bonne vieille radio, sauf que voilà, la programmation des stations classiques ne l'intéressait pas des masses. Du coup, il s'est fabriqué la sienne.
La recette matérielle tient en trois objets. Le fameux Raspberry Pi Zero, un petit émetteur FM Bluetooth en 12 volts à une dizaine d'euros, le même genre de gadget qu'on branche dans une voiture pour écouter son téléphone sur l'autoradio, et n'importe quel poste de radio FM du commerce pour recevoir le tout.
Côté logiciel, la colonne vertébrale s'appelle podget, un outil en ligne de commande qui télécharge automatiquement les podcasts et les bulletins d'info depuis leurs flux RSS, le format qui permet de s'abonner aux publications d'un site. Les scripts bash, des petits programmes qu'on écrit pour le terminal Linux, orchestrent ensuite la lecture avec VLC avant d'envoyer le son en Bluetooth vers l'émetteur.
C'est dans la fabrication de la playlist que le projet est vraiment bien pensé. Le script make_playlist.sh assemble des blocs configurables qui mélangent podcasts, infos, musique locale, jingles et petites surprises cachées, en privilégiant le contenu frais et en espaçant les rediffusions pour éviter la lassitude.
Les émissions quotidiennes et hebdomadaires ont d'ailleurs chacune leurs règles de conservation, avec des quotas d'épisodes par flux histoire que la carte SD ne déborde jamais.
Trwmato a même prévu un script de secours qui retélécharge avec curl les épisodes que podget n'arrive pas à récupérer, un souci qu'il rencontre apparemment avec certains flux de la BBC. L'ensemble démarre tout seul à l'allumage grâce à systemd, le gestionnaire de services de Linux, et s'organise dans une arborescence de douze sous-dossiers bien rangés.
Tout n'est pas parfait. La configuration du Bluetooth sur le Pi a été la partie la plus pénible du chantier de son propre aveu, et certains podcasts publient leurs fichiers sous des noms génériques du genre media.mp3, ce qui glisse quelques doublons dans la rotation.
Pas d'inquiétude côté légalité : l'émetteur utilisé porte à quelques mètres, comme ceux des voitures, on est donc très loin de la radio pirate qui arrose tout le quartier.
Le projet complet est publié sur GitHub sous le nom pi-fm-kitchen-radio, avec les six scripts, les fichiers de configuration et un guide d'installation qui liste les dépendances : podget, VLC, bluealsa pour l'audio Bluetooth et même Samba, qui permet de déposer sa musique depuis un autre ordinateur de la maison.
Bref, troquer le smartphone contre une radio de cuisine pilotée en bash, c'est complètement à contre-courant, et c'est exactement pour ça que ça donne envie.
Source : Hackaday
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Difficile de faire plus minimaliste comme routeur. Celui que vient de bricoler Matt Deeds tient sur un Raspberry Pi Pico 2W, ce microcontrôleur grand comme une clé USB que l'on trouve pour une poignée d'euros, et il assure pourtant le pont entre un réseau WiFi et une bonne vieille prise Ethernet.
Le WiFi, le Pico 2W le gère nativement grâce à sa puce sans fil intégrée, donc rien d'extraordinaire de ce côté-là. Toute la malice se niche dans la partie filaire.
Car pour parler Ethernet, un appareil a normalement besoin d'un composant spécialisé, du type W5500, un petit circuit qui prend en charge l'intégralité du protocole réseau sans solliciter le processeur. Matt Deeds, lui, s'en passe complètement.
À la place, il génère du 10BASE-T, la toute première norme d'Ethernet sur paire torsadée, celle qui faisait tourner les réseaux d'entreprise à 10 mégabits par seconde au milieu des années 90. Et il la produit entièrement en bit-bang.
Le bit-banging consiste à fabriquer un signal électrique à la main, en faisant commuter les broches du microcontrôleur des centaines de milliers de fois par seconde pour dessiner la forme d'onde attendue, là où un vrai contrôleur Ethernet ferait tout le travail seul dans son coin.
Résultat, il ne reste presque rien autour de la carte. Un petit transformateur de signal pour isoler la ligne, un connecteur réseau, et c'est à peu près tout.
Le code, lui, est écrit en Rust, le langage que l'industrie adore pour la sûreté de sa gestion mémoire, et il reprend en partie le code d'un projet antérieur dont il constitue un portage.
Il ne faut évidemment pas en attendre des miracles de débit. La réception plafonne autour de 100 ko par seconde, l'émission grimpe jusqu'à un mégaoctet par seconde, et cette asymétrie un brin cocasse rappelle qu'on reste sur une démonstration, pas sur un produit fini.
On est donc à des années-lumière de la box du salon. Mais ce n'est pas le but.
Le but, c'est de montrer qu'on peut arracher une fonction réseau complète à une puce qui coûte le prix d'un sandwich, avec quelques lignes de code et deux composants soudés à la va-vite. Le tout est publié sur GitHub , pour qui veut remettre le nez dans le cambouis.
Bref, ça ne détrônera jamais votre routeur, mais voir un microcontrôleur cracher de l'Ethernet à la seule force du logiciel, c'est franchement impressionnant.
Source : Hackaday
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Un développeur qui se fait appeler cpaczek a eu une idée un peu folle, celle de transformer le plafond de son salon en fenêtre sur le ciel. Son projet, baptisé Skylight, affiche en temps réel chaque avion qui passe réellement au-dessus de chez lui, à l'endroit exact où il se trouve dans le ciel.
Tout part de l'ADS-B (Automatic Dependent Surveillance-Broadcast), la norme par laquelle les avions diffusent en continu leur position, leur altitude et leur identité depuis un transpondeur embarqué, des signaux que n'importe qui peut capter chez soi.
Et le matériel, justement, tient en trois pièces. Une clé radio USB à une trentaine d'euros, la RTL-SDR Blog V4, attrape les signaux. Un Raspberry Pi 5 (un petit ordinateur de la taille d'une carte bancaire, qu'on ne vous présente plus) les décode. Un vidéoprojecteur à ultra-courte focale, braqué vers le plafond, affiche le résultat.
Résultat au plafond, les avions glissent à soixante images par seconde, chacun coiffé d'une icône qui change selon le modèle d'appareil et flanqué de son code de vol, de sa destination et de sa trajectoire complète vers la piste visée. On dirait des rayons X braqués sur le toit. C'est hypnotique.
Mais Skylight va plus loin que les seuls avions. Derrière chaque appareil, le logiciel reconstitue le ciel réel de l'instant, avec le soleil, la lune et sa phase du jour, les étoiles brillantes et les constellations dessinées à leur position véritable pour vos coordonnées et l'heure qu'il est. Les satellites aussi. La Station spatiale internationale traverse le plafond au moment précis où elle vous survole pour de vrai.
Et tout ça reste abordable. Comptez moins de quatre cents dollars pour l'installation complète, sans forcément investir dans un projecteur laser, puisqu'un simple modèle LED 1080p suffit dès lors que la pièce est sombre.
Le projet est libre, sous licence MIT, code ouvert sur GitHub . Sous le capot s'empilent dump1090-fa de FlightAware pour décoder les ondes captées, la base adsbdb pour retrouver la destination de chaque vol et les éphémérides de Celestrak pour les satellites, le tout affiché par une interface en TypeScript et React que vous pilotez depuis un téléphone connecté au même réseau. La portée par défaut tourne autour de cinq kilomètres.
Franchement, voir défiler au-dessus de soi les avions qu'on entend sans jamais les voir, c'est le genre de projet inutile et magnifique que j'adore.
Source : Tom's Hardware , Reddit
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Un bidouilleur connu sous le pseudo ThatCrazyDcGuy a réussi à rendre sa radio CB entièrement pilotable depuis une simple page web, et la prouesse tient surtout à ce qu'il y soit parvenu sans pratiquement ouvrir l'appareil ni modifier le moindre composant d'origine de la machine.
L'engin en question est une Albrecht AE-5900 Mini SSB, une petite radio européenne de la fameuse Citizens Band, cette bande publique située autour de 27 MHz que les routiers et les passionnés utilisent depuis des décennies pour discuter librement, sans licence ni abonnement, et que ce modèle exploite jusqu'à 12 watts en mode SSB tout en affichant la fréquence et le niveau de signal sur un écran couleur.
Le point de départ du projet repose sur une particularité assez sympa du boîtier, puisque l'AE-5900 a la bonne idée de pouvoir être entièrement commandé depuis son micro d'origine, le AMM-500, lequel dialogue avec la radio en lui transmettant des codes en hexadécimal sur une banale liaison série, exactement comme deux puces qui s'échangeraient des instructions.
Plutôt que de toucher au circuit, ThatCrazyDcGuy s'est donc inséré pile au milieu de cette conversation entre le micro et la radio, en concevant un montage qui se fait passer pour le AMM-500 et rejoue les bonnes commandes au bon moment, si bien que l'électronique d'origine ne se rend compte de rien et continue d'obéir comme si tout était normal.
Côté matériel, l'ensemble reste étonnamment sobre, puisqu'un adaptateur FTDI, cette petite puce chargée de traduire l'USB en liaison série, gère toute la partie contrôle pendant qu'une carte son USB équipée de transformateurs d'isolation s'occupe de l'audio, le tout étant regroupé derrière un connecteur RJ45 et soudé sur une plaque à pastilles glissée dans un boîtier minuscule.
Le rôle de cerveau revient quant à lui à un Raspberry Pi, ce mini-ordinateur grand comme une carte bancaire, sur lequel tourne un script écrit en Python et reposant sur le framework Flask, qui se charge à lui seul de générer l'intégralité de l'interface web consultée par l'utilisateur.
Cette interface n'a d'ailleurs rien d'un gadget puisqu'elle expose le bouton PTT (le push-to-talk, c'est-à-dire la pédale qu'on presse pour parler), le déclenchement à la voix, le balayage des canaux à vitesse réglable, ainsi que le squelch, le clarifier et le réglage du volume du micro, alors que la voix elle-même transite par Mumble, un logiciel de voix sur IP capable de transporter le son en temps réel, ce qu'une page web seule serait bien incapable de faire.
Le système prévoit même un garde-fou plutôt rassurant, car en cas de coupure de la connexion un coupe-circuit interrompt automatiquement l'émission au bout de trente secondes, histoire d'éviter qu'une radio reste bloquée à émettre toute seule dans le vide pendant des heures sans que personne ne s'en aperçoive.
Pour piloter le poste depuis l'autre bout du pays et plus seulement sur le réseau local de la maison, le projet s'appuie enfin sur Tailscale, un outil qui tisse un réseau privé chiffré entre les différentes machines sans qu'on ait à reconfigurer sa box (que j'utilise d'ailleurs au quotidien), l'ensemble du code est disponible publiquement sur GitHub sous le nom AE5900_Remote_V2.
Ce qui est sympa dans cette réalisation, c'est justement qu'elle ne charcute rien du tout, sans conversion de bande hasardeuse ni fer à souder plongé dans les entrailles de l'émetteur, l'auteur se contentant de parler le même langage que le micro pour, dit-il, redonner un peu d'attrait à une CB que le smartphone a depuis longtemps reléguée au placard.
Franchement, piloter une radio de l'âge des routiers depuis un onglet de navigateur, c'est quand même bien rigolo.
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Dans le jeu Cyberpunk 2077, un des vêtements qui marquent l'environnement visuel, c'est cette veste avec un petit écran intégré dans le col, qui diffuse des images en boucle.
Un objet purement décoratif du jeu, le genre de détail qui pose l'ambiance futuriste sans qu'on puisse vraiment l'avoir. Sauf qu'un bidouilleur connu sous le pseudo Zibartas a décidé qu'il en voulait une, pour de vrai. Il l'a fabriquée. Et le résultat colle de très près au modèle vu dans le jeu.
Il y a d'abord quatre écrans OLED flexibles, c'est-à-dire des dalles capables de se courber légèrement, contrairement à un écran de smartphone classique qui est rigide. Chacune a un format allongé, façon téléphone, et coûte autour de 300 dollars pièce.
Faites le calcul : rien que pour les écrans, la facture grimpe à 1200 dollars. Autant dire que ce n'est pas le genre de bricolage qu'on lance un dimanche après-midi sans réfléchir.
Pour faire tourner tout ça, Zibartas a glissé deux Raspberry Pi 4, ces mini-ordinateurs de la taille d'une carte bancaire qu'on retrouve dans une bonne partie des projets de bidouille électronique. Un Pi gère une paire d'écrans, le second s'occupe de l'autre paire.
Le problème, c'est de garder les quatre dalles synchronisées pour que la vidéo défile partout en même temps, sans décalage. La solution choisie est simple : les deux Raspberry Pi communiquent entre eux via leurs broches GPIO, ces petites pattes de connexion qui servent normalement à brancher des composants, histoire de se mettre d'accord sur le tempo. Le Pi 4, pourtant un modèle plus ancien, a été choisi volontairement car il permet une astuce technique précise pour diffuser une vidéo bien fluide sur deux écrans à la fois.
Pour la couture, la veste n'a pas été achetée puis modifiée : elle a été cousue entièrement de zéro pour ce projet. Le vrai défi, c'était de loger les écrans dans le grand col sans qu'ils se cassent au moindre mouvement. Zibartas a donc imprimé en 3D une structure rigide pour les caler et les protéger. Détail un peu rigolo : une fois installés, les écrans flexibles ne plient quasiment plus. Leur souplesse aura surtout servi pendant le montage, pour les manipuler sans les briser.
Le projet laisse quand même une question de côté : l'autonomie. Deux Raspberry Pi et quatre écrans OLED, ça consomme, et il faut donc trimballer une batterie quelque part sur soi. Tenir une soirée entière avec la veste allumée risque d'être un peu tendax. Pour une démo ou une convention cosplay, par contre, c'est carrément rigolo.
Source : Hackaday
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Flipper Devices, les gens derrière le fameux Flipper Zero , viennent de dévoiler leur prochain joujou, le Flipper One . Et leur annonce démarre par cette phrase de Pavel Zhovner, le co-fondateur : « on est franchement terrifiés, et on a besoin de vous ».
Apparemment, ce nouveau projet l'angoisse et faut être honnête, y'a de quoi. Car le Flipper One, ce n'est pas un Flipper Zero en plus gros. C'est carrément un mini-PC Linux ARM de poche, pensé comme un couteau suisse pour le réseau. Et là où le Zero causait uniquement aux protocoles de proximité (NFC, RFID, sub-GHz, infrarouge), le One joue dans la cour du dessus, en s'adressant également au monde IP, donc tout ce qui est Wi-Fi, Ethernet, 5G et même satellite. Ahaha, j'adore !
Et côté tripes, s'ils tiennent leurs promesses, ça va envoyer du lourd ! En effet, on va y retrouver un Rockchip RK3576 8 cœurs cadencé avec GPU Mali et un NPU pour faire tourner des modèles d'IA en local, 8 Go de RAM, deux ports Gigabit Ethernet indépendants, du Wi-Fi 6E qui gère le monitor mode, un modem 5G en module M.2, et une sortie HDMI 2.1 en 4K.
En gros, vous avez un routeur, un analyseur de signaux et un thin client réunis dans un truc qui tient dans la poche.
Puis y'a surtout ce truc de "double cerveau" avec à côté du gros CPU, un microcontrôleur RP2350 (celui du Raspberry Pi Pico 2) en plus qui pilote l'écran, les boutons et l'alimentation. Comme ça, même quand le Linux est éteint, l'appareil reste vivant et vous pouvez toujours gérer le boot et l'affichage sans réveiller le monstre.
Mais le vrai sujet de cette annonce, ce n'est pas la fiche technique. C'est l'ouverture du bestiau car le Flipper One vise un noyau Linux pur, celui de kernel.org, sans patch vendeur, ni blob binaire ou autres drivers proprio. C'est un truc de puriste qui va faire plaisir à tous les barbus !
Parce que oui, chez Flipper Devices, ils en ont marre des fabricants ARM qui balancent leurs « board support packages » crades que personne ne comprend, comme le fait Raspberry Pi au passage. Alors pour y arriver, ils bossent à fond avec Collabora afin de pousser le support du RK3576 directement dans le kernel officiel.
Et c'est là qu'arrive le « we need your help » car plutôt que de bidouiller dans leur coin, ils ouvrent d'un coup tout le processus de développement dès le premier jour. Leurs trackers de tâches, leurs débats d'architecture, leurs docs à moitié finies, bref tout le bazar que les boîtes planquent d'habitude, bah eux, ils le mettent à dispo ! Et c'est pour cela qu'ils cherchent des gens pour le support du kernel, pour tester le Wi-Fi en audit et injection, pour trancher le choix du bureau (KDE Plasma ou un gestionnaire en tiling plus léger ?), et même pour entraîner un petit modèle d'IA maison.
Et au-dessus de tout ça, ils préparent leur Flipper OS, une couche sur du Debian qui introduit une notion de « profils » qui n'est ni plus ni moins qu'un instantané complet du système avec ses paquets préconfigurés. Vous bootez dessus, vous le clonez, vous le cassez, et hop vous revenez à une copie propre sans tout reflasher.
Ils bossent aussi sur FlipCTL, un framework pour habiller les utilitaires Linux en menus sur petit écran, avec comme objectif de le rendre installable d'un simple apt install ailleurs que sur leur produit.
Après, j'espère que ça va bien se passer pour eux car malgré leur succès, Flipper Devices traîne un passif chargé. Le Flipper Zero s'est écoulé à plus d'un million d'exemplaires, mais il a été viré d'Amazon en 2023, étiqueté « appareil de skimming », puis carrément banni au Canada début 2024 sous prétexte qu'il servait à voler des voitures.
C'était d'ailleurs des accusations bidons vu que le bestiau dans sa forme de base est incapable de mener les attaques par relais qu'on utilise en général pour voler des voitures. Heureusement pour eux, la justice canadienne a fini par reculer, mais bon, leur réputation grand public est faite malheureusement.
L'autre point qui va vous calmer, c'est que vous ne pourrez pas encore l'acheter... Le moyen le plus rapide sera de lâcher 350 $ dans leur prochaine campagne Kickstarter prévue cette année. Et encore, le projet pourrait ne jamais sortir...
Voilà, du coup, si l'idée d'un Linux de poche sans compromis vous parle, le mieux pour aider, c'est peut-être d'aller mettre les mains dans le cambouis sur leur portail dev.
Perso, un cyberdeck ouvert jusqu'au noyau, moi ça me plait bien. Le Flipper Zero, ça m'a jamais convaincu mais ce Flipper One, déjà pour moi, il est beaucoup plus convaincant... On verra s'ils tiennent la distance maintenant. Et si vous voulez creuser le genre, jetez un œil à ce cyberdeck fait maison , au WiFi Pineapple côté audit sans fil, et à Intercept pour l'analyse radio.
À suivre de très près !
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Un internaute connu sous le pseudo Several-Bar-6512 a transformé son PC de jeu en quelque chose qui n'a pas d'équivalent : à l'intérieur du boîtier, treize écrans diffusent en boucle plus de 15 000 GIF animés. Pas de RGB clignotant classique. Des écrans. Partout.
Le chiffre derrière le projet donne le vertige. Le bricoleur a d'abord téléchargé plus de 17 000 GIF, puis a passé environ 200 heures à les trier, les recadrer, ajuster leur format, leur vitesse d'animation et leur boucle, pour arriver à une sélection finale de plus de 15 000.
Regarder l'intégralité des tuiles, du premier au dernier GIF, prendrait 13 heures et demie. Treize heures et demie de mèmes en boucle dans un boîtier d'ordinateur.
Côté technique, c'est étonnamment débrouillard. Trois cartes Raspberry Pi 5 sont montées dans le boîtier. Les quatre plus grands écrans sont pilotés par ces Raspberry Pi, et les neuf autres lisent leurs vidéos directement depuis des cartes microSD, sans même avoir besoin d'un ordinateur derrière. Et tout ça cohabite avec une vraie config de jeu musclée, carte graphique haut de gamme comprise.
Le bricoleur explique sa démarche simplement : il voulait une machine unique, durable, et dont il pourrait être fier. Sa propre formule résume bien l'esprit du truc, il trouvait que le RGB classique faisait trop sage. Opinion qu'on ne partagera pas forcément mais bon...
Est-ce que c'est raisonnable ? Absolument pas. Plusieurs personnes qui ont vu le build le décrivent comme magnifique et insupportable en même temps, du genre à déclencher une migraine. Mais ce n'est pas le but.
Le but, c'est de posséder un objet que personne d'autre n'a, et là-dessus, mission accomplie. Et puis il y a le facteur découverte : impossible de tout voir d'un coup, vous tomberez toujours sur un GIF oublié que vous n'aviez jamais remarqué.
Bref, pendant que tout le monde se bat pour la config la plus puissante, lui a construit la plus distrayante. Et honnêtement, respect.
Source : PC Gamer
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Hendrik s'est attaqué à un problème classique des makers : électroplaquer une pièce imprimée en 3D un peu grosse, ça demande une cuve énorme remplie de produits chimiques pour la submerger entièrement.
Sa solution, fabriquée maison, prend le problème dans l'autre sens : si la pièce ne rentre pas dans la cuve, autant la faire tourner doucement dans une cuve plus petite.
Le principe est simple. Vous prenez votre pièce 3D, vous la poncez, vous la recouvrez de peinture conductrice (indispensable, sinon le métal ne s'accroche à rien).
Ensuite vous la fixez sur un axe motorisé piloté par un ESP32 (un petit microcontrôleur Wi-Fi du même style qu'un Raspberry Pi en plus modeste) qui fait tourner doucement la pièce via un moteur pas-à-pas. La pièce trempe à moitié dans la cuve d'électrolyte, et la rotation se charge du reste. Au bout d'une nuit complète, le cuivre s'est déposé uniformément sur toute la surface.
La cuve elle-même est fabriquée maison en acrylique, dimensionnée juste pour la zone immergée. Une carte électronique custom gère le moteur, un boîtier imprimé en 3D protège l'ensemble.
Une fois le cuivrage terminé, Hendrik polit la couche obtenue puis enchaîne avec d'autres bains pour ajouter d'autres métaux par-dessus si besoin, comme du nickel ou de l'or. Le résultat ressemble à une pièce métallique pleine, alors qu'en dessous c'est juste du plastique imprimé.
C'est exactement le genre de bricolage qui ne paie pas de mine mais qui débloque un truc bien utile. Une cuve d'électrolyse pour un casque ou une grosse pièce cosplay, c'est plusieurs centaines d'euros de produits chimiques, sans compter la place que ça prend dans un atelier.
Là, l'investissement matériel se réduit à un moteur pas-à-pas à 15 euros, un ESP32 à 5 euros, un bout d'acrylique et la peinture conductrice. Le tout est réutilisable indéfiniment, donc l'amortissement se fait rapidement.
Petit bémol quand même : si vous ne plaquez qu'une seule pièce dans votre vie, c'est sans doute plus simple de payer un pro pour vous le faire et il faut accepter de laisser tourner un montage chimique pendant douze heures dans son garage.
Mais pour quelqu'un qui produit des accessoires en série, des prototypes de bijoux ou des pièces cosplay régulièrement, c'est une vraie alternative.
Source : Hackaday
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Si vous avez déjà rêvé d'une machine portable qu'on peut démonter, réparer et améliorer pièce par pièce comme un Lego, l'objet construit par Jankbu va vous parler. Le YouTubeur, spécialisé dans la bidouille électronique, vient de publier la vidéo de son cyberdeck, c'est-à-dire un ordinateur portable maison taillé dans des composants choisis un par un, qui fait franchement penser à l'esthétique cyberpunk des années 80-90.
Au cœur de la bête, un Raspberry Pi 5 qui tourne sous Linux. Mais c'est tout autour que ça devient intéressant. Plutôt qu'une charnière classique d'ordi portable, Jankbu a opté pour un écran qui coulisse verticalement sur deux tiges en acier et roulements linéaires, avec une chaîne porte-câbles miniature pour éviter que les fils se coincent.
Le truc vraiment bien pensé, c'est le rail NATO qui équipe la machine. Ce rail standardisé permet de clipser et déclipser des modules à la volée. Et ça marche. Module d'alimentation avec des batteries NPF interchangeables (les mêmes que sur les caméras photo professionnelles), trackball récupéré d'une vieille souris Logitech Trackman Marble pour la navigation, poignée en aluminium massif usinée pour la robustesse... chaque pièce est pensée pour être démontable, remplaçable, modifiable.
La philosophie est claire : Jankbu déteste les laptops modernes scellés où vous ne pouvez rien réparer. Du coup, il a tout misé sur des connecteurs USB standard, du câblage modulaire, et des composants qu'on peut sourcer en magasin de bricolage. La machine est conçue pour faire du web et de la CAO, deux usages qu'on peut largement assurer avec un Pi 5 sans avoir à se ruiner sur un MacBook Pro.
Honnêtement, c'est franchement impressionnant ce qu'on peut sortir d'un Raspberry quand on a du temps, des compétences et l'envie de réparer plutôt que jeter.
Source : Hackster.io
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"Free the robot" !!!
C'est le slogan de Menlo Research, et pour une fois c'est pas du flan. En effet, leur Asimov v1 est un humanoïde de 1,20 m et 35 kg, entièrement open source ! Tout est fourni gratuitement donc, les plans de la mécanique, les schémas électriques, le modèle de simulation, ainsi que le code embarqué.
Vous avez donc la CAO complète, la nomenclature des pièces, le modèle MuJoCo pour simuler avant même de souder, et le firmware. Ensuite, y'a 2 façons de l'avoir : Soit le kit DIY (499 dollars d'acompte, puis environ 15 000 dollars au final, livré cet été), soit vous sortez la nomenclature complète et le manuel d'assemblage, et vous sourcez chaque pièce à la main. Ça peut faire un beau projet si vous avez un peu de blé mais surtout des compétences en électronique et du temps !
C'est vrai qu'en général, 1 robot "open source" sur 10, c'est un README qui se la raconte avec 3 STL et rien d'autre derrière, mais là je vous promets, c'est du solide. En janvier dernier, Asimov c'était juste une paire de jambes avec 12 degrés de liberté et basta. Et nous voilà quelques mois plus tard avec un humanoïde complet composé de 25 actionneurs (plus deux orteils passifs sur ressort pour le contact au sol), des bras qui lèvent 15 kg chacun, une tête avec caméra et micros, et un haut-parleur dans le torse pour causer.
Asimov v1, le robot humanoïde open source de Menlo Research
Et côté tripes, c'est du sérieux également avec 2 cerveaux à bord, un Raspberry Pi 5 pour le réseau et le média, et un Radxa CM5 pour le contrôle moteur en temps réel. Des bus CAN charrient ensuite les ordres dans tout le squelette. Niveau matériaux, c'est de l'alu 7075 pour les pièces qui encaissent, du nylon PA12 fritté pour le reste. Et la licence matérielle c'est du CERN-OHL-S-2.0 (je ne la connaissais pas celle-là), et de la GPL-2.0 pour le soft. Donc on est sur du vrai open hardware copyleft !
Maintenant, Menlo a baptisé son kit " Here Be Dragons ". Pour ceux qui n'auraient pas la ref, c'est la mention qu'on collait sur les vieilles cartes médiévales pour dire "ici, terrain inconnu, c'est à vos risques et périls".
Et c'est pas un hasard puisque vous devrez compter 50 à 100 heures rien que pour passer du carton de pièces à un robot qui s'allume proprement et sans danger. Attendez, pas pour le faire marcher, hein, juste pour l'allumage. Et utiliser votre imprimante 3D du dimanche pour les pièces porteuses, oubliez. Faudra passer par de l'alu usiné.
En effet, le plastique risque d'avoir du jeu et foutra en l'air les calculs du contrôleur, donc au mieux le robot marchera mal, au pire il viendra vous buter dans votre sommeil. Ensuite, le reste s'imprime, mais en nylon industriel. Et je vous passe la prise de tête avec le câblage des bus CAN et autres petites surprises... Un bidouilleur prévenu en vaut deux !
Du coup, entre lâcher 15 000 balles pour le kit clé en main et tout sourcer soi-même, perso si j'avais la thune (et l'usage d'un robot), j'opterais pour le kit. Mais si vous avez un atelier, une fraiseuse CNC et la patience d'un moine, la version DIY revient sans doute moins cher. Bref, chacun son délire.
Reste la vraie question que vous vous posez surement (ou pas) : Ça vaut quoi face à la concurrence ?
Hé bien un Unitree G1 tourne autour de 16 000 dollars, soit à peu près le même tarif. Sauf que chez Unitree, les plans du bestiau restent propriétaires et je vous parle pas du soft qui balance tout chez nos amis Chinois.
Alors qu'avec Asimov, vous êtes le propriétaire du robot jusqu'à la dernière vis. L'idée de Menlo c'est d'accélérer l'itération en ouvrant complètement leur robot afin que tout ça s'améliore dans un espèce de cercle vertueux. Et surtout les labos et les geeks de tout poil pourront avoir leur robot bien à eux. Sans ça, sur le marché ce sera uniquement Robot Apple, Robot Google, Robot Tesla ou NoName Chinois et voilà... Ce serait dommage quand même, je trouve.
Et si l'idée vous titille, jetez un œil à YOR, un autre robot open source à monter soi-même , ou à ce que coûte vraiment un humanoïde à la maison en 2026 .
Bref, si vous avez 15 000 balles, 100 heures devant vous et l'âme d'un bidouilleur, le bipède vous attend sur GitHub. Et les autres comme moi, regarderont ce dépôt en bavant... ce qui est déjà pas mal ^^.
Merci à philobois pour le lien !
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J'sais pas si vous avez vu le film ou lu le livre mais Rocky, c'est l'araignée de roche extraterrestre de Projet Dernière Chance (Project Hail Mary) qui communique en chantant. Et Lahiru Maramba, un dev Firebase en poste chez Google, vient de le recréer en vrai avec un Raspberry Pi Zero 2W et un LLM local. Et voilà comme avoir un vrai pote Eridien posé sur votre bureau, qui vous répond en accords polyphoniques au lieu de parler.
L'architecture c'est ce que son concepteur appelle du "Voice Box & Brain". Le Pi Zero 2W tout seul est bien trop faiblard pour faire tourner un modèle de langage, du coup le Pi gère juste le hardware (micro, écran LCD, LED RGB, synthèse des accords) et balance l'audio brut à un Mac qui fait le gros du calcul. Le Mac transcrit ce que vous racontez avec mlx-whisper (un modèle Whisper-Tiny optimisé Apple Silicon), passe le texte à LM Studio qui fait tourner un Gemma 4 quantifié en local, et renvoie la réponse au Pi qui la joue en musique. Latence totale annoncée sur le repo, environ 2 secondes, soit, selon son propre benchmark, le même temps que via l'API Gemini dans le cloud, sauf que là, tout en local !
Le langage Eridien, lui, est fidèle au bouquin d'Andy Weir puisque chaque réponse est synthétisée en accords. Certains mots sont mappés sur des accords émotionnels précis, par exemple "amaze" sort en Mi majeur bien lumineux. Et pour les mots inconnus, ils sont hashés mathématiquement vers une signature de 3 fréquences, déterministe et permanente. Autrement dit, le même mot bizarre produira toujours exactement le même accord, comme un vrai vocabulaire qui se construit. C'est ce genre de petit détail qui fait la diff...
Côté matériel, il faut un Raspberry Pi Zero 2W et un PiSugar Whisplay HAT, un module tout-en-un qui apporte l'écran LCD, le bouton, la LED RGB et l'audio. De son côté, le repo propose 2 chemins d'install : la méthode "It Just Works" avec les drivers système précompilés (apt-get et c'est parti), ou la méthode isolée avec uv pour ceux qui veulent un environnement propre. Côté Mac, vous lancez LM Studio avec le modèle 4-bit quantifié sur le port 1234 et Y'a même un mode cloud avec une clé API Gemini si vous n'avez pas de Mac sous la main, ainsi qu'une fonctionnalité expérimentale planquée avec un générateur de sons façon R2-D2.
Pour la petite histoire, le film Projet Dernière Chance réalisé par Phil Lord et Christopher Miller est sorti en mars, avec Ryan Gosling en Ryland Grace et pour donner une voix à Rocky, les sound designers d'Hollywood ont tout simplement bossé avec un ocarina pour les aigus, une jarre pour les graves, et des chants de baleine, après avoir consulté Andy Weir sur l'anatomie du bestiau.
Je l'ai vu, et franchement, j'ai bien aimé. Je suis bien rentré dedans, même si j'aurais préféré que ce soit un peu plus "hard science" et un peu plus bidouille DIY comme l'était "Seul Sur Mars"... mais bon, il en faut pour tous les goûts.
Après si l'idée d'un compagnon IA DIY vous branche mais que vous voulez un truc plus généraliste et pas un Eridien qui chante, jetez un œil à Adeus , l'assistant IA personnel open source que j'avais couvert.
Quoiqu'il en soit, voici la vidéo complète où Lahiru montre tout le process, du câblage à Rocky qui prend vie :
Bref, c'est gratuit, c'est sous licence MIT, et le repo est juste ici .
Amusez-vous bien à construire votre petit pote Eridien !
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Je ne vous apprends rien, un GPU, c'est la puce qui calcule l'image que vous voyez à l'écran. Pour qu'elle fonctionne, il lui faut un pilote, le logiciel qui fait le lien entre le matériel et le système d'exploitation.
Sur les puces Arm Mali, qu'on retrouve dans des tas de smartphones et de cartes type Raspberry Pi, Arm ne fournit pas de pilote libre. Du coup une bande de développeurs a monté Panfrost, un pilote libre reconstruit en grande partie par reverse-engineering, c'est-à-dire en observant le comportement du matériel pour deviner comment il marche.
Panfrost et son cousin PanVK, la version dédiée à Vulkan (l'interface graphique moderne pour les jeux et les applications 3D), viennent de prendre en charge le Mali G1 Pro. C'est le GPU le plus récent d'Arm, basé sur l'architecture maison baptisée "v14". Jusqu'ici, le haut du panier supporté s'arrêtait au Mali-G725 sorti en 2024. Le support arrivera officiellement avec Mesa 26.2, la prochaine grosse version de la bibliothèque graphique libre, attendue le trimestre prochain.
Pour comprendre pourquoi c'est un gros sujet, il faut savoir qui utilise Panfrost. Tous ceux qui font tourner Linux sur du matériel Arm, des cartes de bricolage aux ordinateurs portables ou aux téléphones reconvertis, en dépendent pour avoir une accélération graphique digne de ce nom.
Sans ces pilotes libres, ce matériel reste à moitié aveugle côté affichage. Que le projet suive d'aussi près les puces les plus récentes d'Arm, c'est donc tout sauf un détail.
Attention quand même, on est très loin d'un truc fini. Les tests sont encore limités, des morceaux peuvent manquer ou être carrément cassés. Et les développeurs ne s'en cachent pas : pour activer le pilote Vulkan sur ces nouvelles puces, il faut passer par une variable d'environnement nommée, je vous jure que c'est vrai, PAN_I_WANT_A_BROKEN_VULKAN_DRIVER=1. Soit "je veux un pilote Vulkan cassé" en français. Difficile d'être plus honnête.
Côté modèles, le G1 Pro est pris en charge mais ses grands frères, les G1-Premium et G1-Ultra, ne sont pas encore de la partie. Ça viendra sûrement, c'est souvent comme ça que le projet avance : une puce après l'autre, à mesure que le reverse-engineering progresse et que les développeurs comprennent les entrailles de chaque nouvelle architecture.
Source : Phoronix
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Un maker a transformé une réplique grandeur nature de C-3PO en assistant vocal interactif, et le résultat est franchement convaincant. Sa version du droïde papote, répond à vos questions, et tient même une conversation, le tout sans dépendre du moindre cloud une fois en local.
Le truc tient sur un Raspberry Pi 5 planqué dans la coque dorée du droïde. Un micro capte ce que vous racontez, un moteur de speech-to-text le transcrit, et un LLM local s'occupe de comprendre votre question pour formuler une réponse. Jusque-là, rien de fou c'est même devenu assez classique.
Le truc rigolo, c'est la couche par-dessus. L'auteur a ajouté un prompt système qui force le LLM à répondre comme C-3PO le ferait : un peu anxieux, très formel, avec ce ton un brin pompeux qu'on connaît tous. Du coup, quand vous lui demandez bêtement la météo, vous pouvez vous prendre une réponse genre "Oh dear, je crains que les conditions atmosphériques ne soient guère favorables à un déplacement humain". Très C-3PO.
Pour la voix, le projet utilise un modèle synthétique entraîné sur les dialogues d'Anthony Daniels, l'acteur original. Le son passe ensuite par une chaîne d'effets audio qui ajoute la résonance métallique et le léger souffle qu'on entend dans les films. Le résultat n'est pas parfait, mais ça reste franchement bluffant pour un projet bricolé à la maison.
Tout le code est dispo en open source, ce qui veut dire que vous pouvez théoriquement le reproduire chez vous, à condition d'avoir une réplique C-3PO sous la main. Ce qui n'est pas le plus simple. Pour les budgets plus modestes, l'auteur précise que le pipeline tourne aussi très bien dans une simple enceinte connectée custom, le côté droïde doré n'étant pas indispensable au fonctionnement.
Le seul vrai bémol, c'est la latence. Entre le moment où vous parlez et la réponse vocale, comptez quelques secondes, ce qui casse un peu l'illusion d'avoir affaire à un assistant réactif. Mais bon, le vrai C-3PO du film mettait aussi trois plombes à comprendre les ordres, donc on peut presque considérer ça comme un détail de fidélité au personnage.
Source : Hackaday
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Si vous avez plusieurs Raspberry Pi qui traînent chez vous, vous connaissez la galère du DHCP. Le routeur leur balance des IP différentes au gré des redémarrages, et impossible de savoir laquelle correspond à votre Pi-hole, votre Home Assistant ou votre média center sans aller fouiller dans l'interface admin du box.
Un développeur du nom de Philipp a sorti une appli Android qui résout ça en repérant automatiquement tous les Pi présents sur le LAN.
L'outil utilise deux méthodes de détection complémentaires. D'abord le MAC OUI, c'est-à-dire les premiers octets de l'adresse MAC qui identifient le constructeur du matériel. Tous les Raspberry Pi partagent une plage d'OUI réservée à la fondation, donc on peut les filtrer même au milieu d'une trentaine d'appareils connectés sur un même réseau.
Ensuite le mDNS, le protocole de découverte multicast qui permet à un Pi de répondre à raspberrypi.local même sans configuration serveur particulière.
L'appli n'est pas qu'un scanner. Elle embarque aussi les pinouts GPIO pour tous les modèles, du Pi 1 au Pi 5 en passant par le Zero et le Pico. Et quelques calculatrices électroniques pour les résistances, la loi d'Ohm et les diviseurs de tension. Du coup ça remplace les marque-pages que vous gardiez sur pinout.xyz et autres sites de référence quand vous bidouillez sur breadboard.
Le code est open source, dispo sur GitHub. Pas de pub. Suffisamment rare pour s'en réjouir, quand on voit les dizaines de scanners réseau sur le Play Store qui vous balancent une bannière toutes les trois secondes ou exigent une autorisation d'accès à votre carnet de contacts pour scanner un sous-réseau privé.
Philipp a clairement développé ça pour son usage personnel avant de le mettre à disposition, et ça se sent dans l'absence de fioritures.
À noter qu'il faut être sur le même sous-réseau Wi-Fi que les Pi pour que le scan fonctionne. Si vous avez segmenté votre réseau IoT, ce qui reste une bonne pratique côté sécurité, il faudra autoriser le multicast entre les VLAN ou faire le scan depuis un appareil branché côté domotique. Sinon le mDNS ne traverse pas et vous ne verrez que les Pi du segment courant.
L'intérêt va au-delà du simple gain de temps. Sur un parc Pi un peu costaud, savoir d'un coup d'oeil lesquels sont actifs permet de repérer rapidement un noeud qui a redémarré sans crier gare ou un conteneur tombé. Et pour ceux qui font du déploiement en série, c'est plus rapide que de scripter un nmap sur tout le /24.
Dans tous les cas c'est cool, un petit utilitaire qui résout un vrai problème quotidien et qui mérite sa place dans la boîte à outils de tout bidouilleur Pi. C'est par ici si ça vous branche .
Source : Hackaday
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Vous avez déjà voulu créer une appli desktop qui tourne sur Linux, Mac et Windows en même temps ? En Rust, c'était un peu compliqué jusqu'ici. Heureusement, Slint , créé par la société allemande SixtyFPS GmbH, propose une solution sympa !
L'idée, c'est de décrire votre interface dans des petits fichiers .slint (un genre de mini HTML/CSS pour appli native), et de brancher ça à du Rust, du C++, du JavaScript ou du Python. Comme ça, vous codez le visuel d'un côté, la logique de l'autre.
Et ce qui est encore plus cool c'est que leur runtime tient dans 300 KiB de RAM. A titre de comparaison, une appli Electron type Discord en bouffe plusieurs centaines de mégaoctets. Slint tourne donc aussi bien sur un Raspberry Pi, un microcontrôleur STM32, ou directement dans un navigateur via WebAssembly.
Par exemple, SK Signet, un fabricant sud-coréen leader sur le marché américain des bornes de recharge électrique, anime ses écrans tactiles 15 à 32 pouces avec. OTIV fait tourner ses trains autonomes dessus. WesAudio l'utilise également pour son plugin audio pro.
Donc c'est du sérieux et si vous voulez tester sans rien installer, direction
SlintPad
. Vous tapez du code, et le rendu apparaît dans le navigateur. Ensuite pour débuter un projet Slint en local, faudra faire un cargo install slint-lsp puis utiliser le template slint-rust-template dispo sur GitHub. 2 minutes de compilation plus tard et hop, vous avez votre première fenêtre.
Côté tarif, Slint est gratuit pour les projets open source et gratuit aussi pour les applis desktop, mobile ou web même propriétaires. Seul l'embarqué propriétaire est payant. Donc pour la majorité des gens, c'est gratos.
Le revers de la médaille c'est qu'il faudra apprendre un nouveau langage de description, et la bibliothèque de boutons et menus prêts à l'emploi est moins fournie qu'un Qt qui a 30 ans d'avance derrière lui. Mais ça vaut le coup d'essayer puis vu que tout le monde vibe code de toute façon, ça ne devrait pas vous poser trop de soucis.
Voilà, si vous bricolez vos propres outils sur Raspberry Pi ou que vous voulez juste une appli desktop ultra-légère sans embarquer un navigateur entier avec, c'est à regarder.
Merci Chrltc pour le lien !
Source : github.com/slint-ui/slint
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Il a zoné au-dessus de votre jardin durant 3 minutes la semaine dernière. Vous l'avez entendu, vous avez levé la tête, mais trop tard ! Encore un putain de drone. Mais lequel ? Et surtout, qui le pilotait ?
Alors voilà un projet qui tente de répondre à ces questions pour le prix d'un week-end entre potes ! DroneAware Node , c'est une station de détection de drones à bricoler soi-même à base de Raspberry Pi. Il vous faut un Pi, 2 dongles USB, une microSD, et vous avez un truc qui écoute les signaux Remote ID autour de chez vous. Son créateur, DroneAwareDan, annonce une portée allant jusqu'à 8 km, mais en conditions idéales, au-dessus de l'eau et avec de grosses antennes. Dans la vraie vie, tablez plutôt sur 1 à 2 km selon le bruit radio du quartier et la qualité des antennes.
Le principe est assez malin. La FAA a imposé le standard Remote ID aux opérateurs américains à partir de septembre 2023 (les constructeurs devaient être prêts un an plus tôt). Et l'EASA a suivi côté européen avec une obligation au 1er janvier 2024. Concrètement, la plupart des drones grand public (au-dessus de 250 g ou classés C1 à C3 en Europe) doivent obligatoirement émettre en continu une sorte de plaque d'immatriculation radio qui balance l'ID de l'appareil, sa position et généralement un point de décollage. Et DroneAware capte ces signaux en Bluetooth Low Energy et en WiFi 2,4 GHz sans rien émettre lui-même, donc du listening purement passif.
Je vois que vous kiffez alors je continue... ^^
Côté matos, faut donc prévoir comme je vous le disais un Raspberry Pi (1 Go de RAM suffit, 2 Go recommandés), un dongle Bluetooth USB un peu costaud (du genre le Sena UD100 avec son chipset CSR qui fait bien le taf), un dongle WiFi qui supporte le mode moniteur en dual-band 2,4 et 5 GHz (comme l'Alfa AWUS036ACM qui coche toutes les cases), une microSD de 16 Go et un chargeur 5V/3A. Les détails exacts des antennes resteront à votre bon vouloir, parce que les "massive antennas" montrées sur les photos du projet font une grosse différence sur la réception. Par exemple une antenne omnidirectionnelle 9 dBi gagne facilement un kilomètre de portée sur install normale.
Concrètement, on flashe d'abord une distrib Raspberry Pi OS Lite sur la microSD, ensuite on branche les deux dongles, et après on lance le script d'install qui configure les interfaces Bluetooth et WiFi en mode moniteur. Et hop, ça tourne. Vos détections remontent alors sur droneaware.io , une plateforme collaborative qui agrège les données des nodes pour former une carte temps réel. Plus il y a de stations, mieux le maillage couvre la zone.
Sauf que... et là c'est le bémol, certains drones plus anciens n'émettent rien du tout tant que leur constructeur n'aura pas poussé une mise à jour Remote ID. Donc votre voisin avec son vieux Mavic Pro de 2016 qui vient vous mater en slip peut très bien rester invisible (à moins qu'il ait collé dessus un module Remote ID... ça coûte dans les 100 balles, et ça rend un drone ancien détectable mais qui fait ça ???). Et si vous partez sur une clé WiFi monobande 2,4 GHz seulement, vous raterez les drones modernes qui émettent en WiFi 5 GHz, raison pour laquelle un adaptateur dual-band évite cet angle mort.
Je trouve que l'approche est assez cool car on n'émet rien, on écoute juste ce que les drones sont déjà obligés de gueuler en clair sur les ondes, et on remet un peu de visibilité du côté du citoyen. Pas mal, non ? D'ailleurs, si vous aimez ce genre de bidouille RF sur Raspberry Pi, j'avais déjà couvert un système de vidéo-surveillance DIY et une caméra de chasse sur Pi qui jouent dans le même registre.
Bref, le code est sur GitHub, et le réseau commence à se densifier. À tester si vous êtes curieux de savoir ce qui survole votre terrain !
Source : Hackster
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Et si vous pouviez lâcher un petit char d'assaut bardé d'IA dans votre jardin pour aller cartographier les monticules des taupes ? Hé bien bonne nouvelle puisque ça va être possible grâce à Waveshare qui vient de sortir le UGV Beast , un robot mobile à chenilles propulsé par Raspberry Pi 4 ou 5 qui promet de tenir la route là où les robots à roues s'enlisent connement.
L'engin pèse 2 kilos et des poussières (2,35 kg avec la caméra pan-tilt), soit à peu près le poids d'un gros chat. Il mesure 232 × 197 mm, soit la taille d'une boîte à chaussures, et avance à 0,35 m/s en vitesse de pointe... soit 1,26 km/h. Autant dire une marche de grand-père avec un genou en moins. C'est pas une Formule 1 donc si vous cherchez un robot qui va faire des courses de vitesse, passez votre chemin. Mais vu qu'il peut tourner sur lui même comme mon tracteur tondeuse, grâce à ses deux chenilles de 40 mm, il passe partout où un robot à roulettes viendrait se vautrer bêtement.
Sous le capot, même philosophie que le RaspRover dont je vous parlais déjà , mais en plus costaud. D'un côté y'a le Raspberry Pi qui gère l'IA haut niveau (vision, stratégie, interface web), et de l'autre un ESP32 qui s'occupe des moteurs et des capteurs en temps réel. Du coup, chaque ordre est précis parce que personne ne court après deux lièvres à la fois.
Côté perception, on retrouve une caméra grand angle 5 MP à 160° de champ de vision, un IMU 9 axes pour la stabilisation, et des connecteurs pour brancher un lidar (USB ou UART), un micro stéréo et un ampli audio. Bref, y'a de quoi bidouiller.
Si vous prenez la version pan-tilt, le servomoteur balance 30 kg par cm de couple, tourne à 360° en horizontal plus 120° en vertical, avec une LED haute luminosité pour filmer dans le noir. Moi je verrais bien ça en caméra mobile de surveillance dans mon garage, ou en robot qui suit mon chat sans le stresser (enfin, en théorie... parce qu'avec un chat, y'a jamais de garantie).
Le truc qui fait la différence, c'est surtout que le UGV Beast carbure à ROS2 Humble sur Raspberry Pi OS Bookworm, avec OpenCV et MediaPipe préinstallés. Reconnaissance de couleurs, détection de visages, contrôle par gestes, suivi de lignes, le tout en Python via JupyterLab pour apprendre sans prise de tête.
Le pilotage passe ensuite par une appli web Flask avec streaming WebRTC basse latence, donc vous pilotez depuis un navigateur (smartphone, tablette, PC) sans installer d'appli dédiée. L'alimentation se fait sur trois batteries avec module UPS intégré et même un petit capteur pour surveiller la tension.
Le châssis est en alu 2 mm, une suspension en inox, et le GPIO 40 broches reste facilement accessible pour la bidouille. Vous pouvez même lui coller un module 4G LTE ou 5G pour le piloter depuis l'autre bout du monde. Sauf que, à 1,26 km/h, il faudra être patient... Et évidemment, si y'a des marches dans votre terrain, y'aura pas de miracle... le UGV Beast les passera pas.
Niveau tarifs, comptez environ 265 dollars pour le châssis seul sur la boutique Waveshare, 500 euros pour le kit complet avec caméra et Raspberry Pi 4, et jusqu'à 1200 € pour la version Jetson Orin Nano 4GB si vous voulez taper dans le haut du panier. Sur AliExpress ou Amazon, les prix grimpent un peu (370 à 900 dollars selon la config) mais la livraison est plus rapide. Perso, à ce prix-là je préfère carrément la version avec caméra, parce que le châssis nu sans vision, ça sert pas à grand-chose je trouve.
Le Wiki officiel explique pas à pas comment monter l'engin, flasher l'OS et coder vos propres comportements. Bref, c'est un bon gros projet sur lequel vous mettre si vous aimez bidouiller et que vous avez un peu de temps libre.
Reste à voir si votre chat appréciera le nouveau colocataire.
Source : CNX Software
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Un développeur connu sous le pseudo ThroatyMumbo vient de réussir un petit exploit : faire lire des DVD à une Sega Dreamcast, la console qui n'a jamais eu droit à cette fonctionnalité.
Sa méthode passe par un Raspberry Pi 5, un Raspberry Pi Pico 2 et le port manette de la console, le tout sans la moindre modification hardware. Vingt-cinq ans après, la Dreamcast peut enfin lire des DVD.
La Dreamcast est sortie en 1998 au Japon et utilisait le format GD-ROM, un disque propriétaire développé avec Yamaha capable de stocker jusqu'à 1 Go de données. Sega avait choisi ce format pour éviter les frais de licence du DVD Forum et garder des coûts de production proches de ceux d'un CD classique.
Sur le papier, la console avait les capacités techniques pour lire des DVD, mais Sega n'a jamais franchi le pas. Un prototype d'extension DVD avait même été montré à l'E3 2000 avant de disparaitre dans les cartons. En face, Sony sortait la PlayStation 2 avec un lecteur DVD intégré, et on connait la suite.
Le montage imaginé par ThroatyMumbo est malin. Un Raspberry Pi 5 est connecté à un lecteur DVD USB externe et se charge d'encoder la vidéo en temps réel. Cette vidéo est ensuite envoyée par USB à un Raspberry Pi Pico 2, qui se fait passer pour un DreamEye, le petit accessoire photo que Sega avait sorti au Japon en 2000.
Le Pico 2 communique avec la Dreamcast via le bus Maple, le protocole qu'utilise la console pour ses manettes et périphériques. La Dreamcast croit recevoir des images d'une caméra, alors qu'elle affiche le contenu d'un DVD. Le créateur admet lui-même que le résultat est "un peu bancal", mais la vidéo de démonstration montre que ça tourne avec un DVD d'Aqua Teen Hunger Force.
Le gros avantage de cette bidouille, c'est qu'elle ne demande aucune modification de la Dreamcast. Tout transite par le port manette, ce qui veut dire que n'importe quelle console en état de marche peut en profiter.
Le code source et les instructions sont disponibles sur GitHub. Ça reste du bricolage : il faut un Raspberry Pi 5, un Pico 2, un lecteur DVD USB et de quoi relier tout ça. Pas le genre de truc qu'on met en place en deux minutes.
C'est quand même rigolo de se dire que la Dreamcast aura attendu plus de vingt-cinq ans pour lire un DVD. Sega avait prévu un accessoire dédié qui n'est jamais sorti, et c'est un bidouilleur avec deux Raspberry Pi qui finit par régler la question.
L'idée de détourner un accessoire photo japonais en lecteur DVD, c'est bien trouvé. Pas sûr que Sega aurait apprécié la méthode, mais bon, le résultat est là.
Source : The Dreamcast Junkyard
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Quand je vois tout le taf que j'ai à la maison, je vous avoue que je rêve d'un robot qui vide le lave-vaisselle, arrose les plantes et ramasse le linge pendant que moi je glandouille sur le canapé (ou que je bosse parce que je glandouille jamais en fait...Argh...). Hé bien bonne nouvelle, une équipe de chercheurs de NYU vient de publier les plans complets pour en construire un et tout ça en open source pour environ 9 200 dollars !
YOR, pour " Your Own Robot ", c'est un robot mobile avec deux bras articulés, une base sur roues qui se déplace dans tous les sens, et un lift télescopique qui est tout simplement... un vérin de bureau debout. Du coup le robot peut descendre à 60 cm du sol pour ramasser vos chaussettes et monter à 1,24 m pour atteindre un placard en hauteur. Et le vérin se verrouille tout seul en cas de coupure de courant (comme ça, pas de bras qui s'écrasent au sol...).
Le coût total des composants revient comme je vous le disais à environ 9 200 dollars. Les deux bras représentent à eux seuls plus de la moitié du budget (5 000 dollars), la base roulante un bon quart (2 700 dollars). Le reste, c'est de l'électronique grand public et des profilés alu et le cerveau, c'est un Raspberry Pi 5 avec 16 Go de RAM. Quand on sait qu'un Mobile ALOHA (le robot de Stanford) revient à environ 32 000 dollars et que les plateformes commerciales dépassent les 100 000... y'a pas photo !
YOR et ses deux bras articulés sur base omnidirectionnelle
Un truc original dans ce robot, ce sont les pinces. L'équipe a d'ailleurs conçu des grippers custom capables de manipuler des objets délicats ou de serrer fort ce qui est bien utile et y'a aussi une caméra stéréo sur la tête pour que le robot cartographie son environnement et se repère tout seul dans une pièce.
Pour le piloter, pas besoin de matériel exotique puisque des manettes Meta Quest 3 suffisent. Vous restez debout derrière le robot et vous contrôlez tout, les bras, la base, la hauteur. Et le truc cool, c'est que quand vous déplacez la base, les pinces restent stables sur l'objet qu'elles tiennent. Cela lui permet par exemple d'attraper une assiette et de se déplacer vers le lave-vaisselle sans tout faire valdinguer.
YOR en action : lave-vaisselle, arrosage et ramassage
Côté recherche, l'équipe est même allée encore plus loin. En pilotant le robot à la main une centaine de fois (avec des iPhones fixés sur les pinces comme caméras supplémentaires), ils ont entraîné une IA capable de reproduire les gestes toute seule. Résultat, 9 réussites sur 10 dans un test de tri des déchets en autonomie (la poubelle JAUNE !!!!), du genre donc attraper un carton avec les deux bras, le soulever, contourner un obstacle, le déposer dans la poubelle de tri... et tout ça sans intervention humaine. Et bien sûr, si vous voulez tester vos propres algos avant de risquer du vrai matos, y'a un simulateur pour ça.
L'empreinte au sol de cette bestiole fait 43 × 34,5 cm. En gros, la taille d'un carton à pizza. Le projet est porté par une équipe de NYU et UC Berkeley et parmi les auteurs, on retrouve Soumith Chintala (NYU), le co-créateur de PyTorch. Toute la doc de construction est dispo sur build.yourownrobot.ai , avec la liste complète des composants en Google Sheets, les modèles CAD et le code Python sous licence MIT sur GitHub .
YOR face à la concurrence : petit, pas cher, open source
J'ai rarement vu un projet aussi bien documenté pour ce niveau de complexité mais attention quand même, ça reste un projet de recherche, et pas un kit Lego. Faut savoir souder, câbler des batteries, et être à l'aise avec Python et Git. C'est donc un sacré projet de plusieurs week-ends (comptez plutôt des mois si vous débutez). Mais c'est aussi ça qui est cool, puisque vous construisez VOTRE robot, et pas celui d'un constructeur chinois que vous avez payé une couille en dropshipping.
Si les robots open source vous branchent, le ToddlerBot à 4 300 dollars propose également une approche bipède imprimable en 3D, et si vous voulez voir ce que la coordination bimanuelle donne à l'échelle industrielle ... y'a du choix.
Bref, 9 200 dollars, licence MIT, la liste complète des composants, ça fait grave envie !! En tout cas, c'est le genre de projet à suivre de prêt...
Pour la partie impression 3D du châssis, si vous n'avez pas encore d'imprimante, une Creality Ender-3 V3 fera l'affaire pour les pièces structurelles, et un Raspberry Pi 5 est au cœur du projet. (liens affiliés)
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La fondation Raspberry Pi vient d'annoncer une nouvelle version du Pi 4 avec 3 Go de RAM, vendue 83,75 dollars (environ 100 euros). Mais derrière cette annonce se cache une mauvaise nouvelle : les prix de toute la gamme augmentent à cause de la flambée de la mémoire.
Annoncé un 1er avril, ce nouveau Raspberry Pi 4 n'est pas une blague. Le modèle embarque deux puces LPDDR4 de 1,5 Go chacune, une configuration qui permet de réduire les coûts de production par rapport aux puces 2 Go classiques.
Le prix de la mémoire LPDDR4 a été multiplié par sept en un an, et c'est cette explosion qui a poussé la fondation à trouver une alternative. Le Pi 4 3 Go se positionne entre le modèle 2 Go et le 4 Go, avec un tarif de 83,75 dollars, soit environ 100 euros et 15% de moins que le nouveau prix du 4 Go.
La fondation a relevé les prix de l'ensemble de sa gamme pour les versions 4 Go et plus. En France, la douche est froide : le Raspberry Pi 4 4 Go est passé de 65 euros à 120 euros TTC chez Kubii, le principal revendeur agréé. Le Pi 5 16 Go grimpe de 212 à 353 euros. Seul le Pi 4 2 Go reste stable à environ 63 euros.
La cause est la même pour tout le monde : la demande en mémoire des centres de données, tirée par l'intelligence artificielle, fait grimper les prix des puces LPDDR4 et LPDDR5 sur l'ensemble du marché. Côté disponibilité du nouveau modèle 3 Go, c'est encore très limité par chez nous.
Cette situation inquiète pas mal de monde dans la communauté. Jeff Geerling, créateur de contenu bien connu dans l'univers Raspberry Pi, estime que ces hausses de prix risquent d'exclure une partie des bidouilleurs. Certains commencent d'ailleurs à se tourner vers des alternatives à base de microcontrôleurs comme les ESP32, qui restent abordables. Les anciens modèles de Raspberry Pi (Zero, 2, 3), qui utilisent de la mémoire LPDDR2, sont pour le moment moins touchés par la hausse.
C'est un peu le monde à l'envers : un Raspberry Pi, c'est censé être un petit ordinateur pas cher, et là on se retrouve avec un Pi 4 4 Go à 120 euros en France. La crise de la mémoire liée à l'IA touche tout le monde, même les petites cartes de bricolage.
Bon au moins, le modèle 3 Go montre que la fondation cherche des solutions pour garder des prix un minimum accessibles, et c'est quand même rassurant de voir qu'ils ne se contentent pas de répercuter les hausses sans réagir.
Source : Hackaday
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