Vous le savez, je suis un grand défenseur des flux RSS . C'est d'ailleurs pour ça que le mien est complet !! Je dois être le dernier à faire ça, alors, abonnez-vous (c'est gratuit) car ça me permet de continuer à faire ce que j'aime et ce que vous aimez aussi apparemment, puisque vous êtes de plus en plus nombreux à venir ici !
Mais bon, bref, si je vous parle de ça aujourd'hui, c'est parce que j'ai découvert RSSMonster, un lecteur de flux RSS que vous installez sur votre machine, et qui a la particularité de rapprocher tout seul les articles qui parlent du même truc et qui leur met une note.
J'ai de la lecture...
La qualité d'écriture compte pour moitié, le ton pour un quart, et le dernier quart mesure à quel point le texte est promotionnel, si bien qu'un publireportage descendra tout seul. J'ai trouvé ça plutôt malin. Et les articles qui racontent le même "fait" sont regroupés dans un Event, donc vous lisez l'actu qu'une fois sans vous fader tous les copycats.
Et le plus cool, c'est que ce tri tourne sur votre ordi, sans avoir besoin de la moindre clé d'API. Chez Miniflux ou FreshRSS, la liste officielle des fonctionnalités ne mentionne rien de tel. Quant à NewsBlur, celui-ci apprend à masquer ou surligner les articles selon ce que vous lui dites aimer, ce qui n'est pas la même chose que rapprocher deux actus pour les dédupliquer. Dans le même genre, je vous avais quand même déjà parlé d' un lecteur RSS qui s'y met aussi.
RSSMonster est livré avec deux fichiers Docker Compose. Le premier monte l'application et un collecteur de flux au-dessus de SQLite, sans un seul modèle (c'est celui de la procédure express du README). Le second ajoute MySQL, un worker dédié à l'IA et le service d'inférence, et c'est lui qui allume tout ça.
En fait, si vous choisissiez SQLite, la concurrence des traitements optionnels sera plafonnée à un, donc, ce sera un peu plus lent. Et surtout, le profil léger tel qu'il est livré ne démarre pas le worker IA et coupe l'inférence, donc pas de regroupement ni de notes tant que vous ne les activez pas à la main. Ça ira donc pour une install perso, mais si vous voulez mettre ça sur un serveur pour le partager à tous vos potes ou dans votre entreprise, je vous conseille vraiment de choisir MySQL directement. Parce qu'après, la bascule de l'un vers l'autre a l'air plus hasardeuse.
Enfin, rassurez-vous, il y aura toujours la possibilité d'exporter un fichier OPML avec tous vos abonnements et les catégories. Par contre, ça ne transporte que votre liste de flux, pas les articles déjà collectés ni ce que vous avez lu.
C'est celui que je vous conseille pour commencer. Côté prérequis : git, Docker et Docker Compose. On commence par cloner le dépôt :
git clone https://github.com/pietheinstrengholt/rssmonster.git
cd rssmonster
Ensuite, faut générer deux secrets. Lancez cette commande deux fois, les résultats doivent différer :
openssl rand -hex 32
Créez un .env à la racine, lisible par vous seul :
touch .env && chmod 600 .env
JWT_SECRET=votre-premier-secret
FEVER_CREDENTIAL_SECRET=votre-second-secret
Ajoutez-y RSSMONSTER_BIND_ADDRESS=0.0.0.0 tout de suite pour y accéder depuis une autre machine, le port n'écoutant que sur la boucle locale. Et ne sautez pas les secrets, car le Compose refuse de démarrer si l'un des deux manque :
docker compose up -d
Ouvrez http://localhost:3000. Pas de compte admin par défaut, c'est le premier que vous créez qui devient l'administrateur, et notez bien vos identifiants. Ensuite, allez dans réglages puis flux, et importez ensuite votre OPML.
L'écran de connexion au premier démarrage
Si vous aviez déjà lancé le profil léger, coupez-le d'abord avec docker compose down, qui arrête les conteneurs sans toucher à vos données. N'y ajoutez surtout pas -v, car ça supprimera le volume et la base. Et MySQL démarrera vide et vous devrez réimporter votre OPML comme sur une install neuve.
Ensuite, ajoutez ces quatre valeurs dans le même .env, à côté de vos deux secrets :
DB_DATABASE=rssmonster
DB_USERNAME=rssmonster
DB_PASSWORD=un-mot-de-passe-solide
MYSQL_ROOT_PASSWORD=un-autre-mot-de-passe-solide
Et lancez l'autre fichier :
docker compose -f docker-compose.mysql.yml up -d --build
Ne paniquez pas si localhost:3000 ne répond pas dans la foulée. L'application attend que MySQL et l'inférence soient dispo, et celle-ci commence par télécharger ses trois modèles donc ça prend quelques minutes. Le contrôle de santé de l'outil lui laisse dix minutes, donc allez vous faire un ti café (dans sa couche ? nooon).
L'ajout d'un flux, sa catégorie et sa fenêtre de rattrapage
Voilà, amusez-vous bien.
Source : le dépôt GitHub de RSSMonster
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JFrog, une société spécialisée dans la sécurité de la chaîne logicielle, a passé au crible les 55 vulnérabilités déposées par un seul compte GitHub. Cinquante-quatre étaient entièrement fabriquées, une seule décrivait un vrai bug.
Six d'entre elles visaient SQLite, la petite base de données embarquée qu'on retrouve dans à peu près tous les téléphones et navigateurs de la planète, avec des scores de gravité affichés jusqu'à 9,8 sur 10. Les quarante-neuf autres s'en prenaient à libraw, une bibliothèque de traitement d'images, et à un module audio pour cartes ESP32.
Les rapports ne résistent pas à une vérification. L'un s'appuie sur une fonction qui n'existe pas dans la version de SQLite qu'il prétend attaquer. Un autre cite les lignes 3555 et 3575 d'un fichier qui n'en compte que 2706.
Ces failles n'ont été bloquées à aucune étape. Elles ont atterri dans le NVD, la base de référence américaine des vulnérabilités, avec un enrichissement fourni par la CISA, l'agence fédérale de cybersécurité, qui a validé les scores critiques au passage. Red Hat a dû redescendre l'une d'elles de 10 sur 10 à 7,6.
Le formulaire public par lequel on déclare une faille ne vérifie pas sérieusement l'identité du déclarant. Aucune étape du processus n'exige de preuve de concept ni la moindre reproduction du bug. Un texte plausible suffit.
Le reste est automatique. La fiche descend dans les bases dérivées, puis dans les scanners que les entreprises font tourner sur leur propre code, et une équipe finit par chercher un correctif à un problème qui n'a jamais existé. MITRE, l'organisme qui attribue ces identifiants, a rejeté le lot le 1er août.
Le NIST, chargé d'analyser ces fiches, avait déjà plus de 27 000 vulnérabilités en attente fin 2025, et un rapport officiel de mai dernier lui reprochait un manque de planification et de décision.
Les mainteneurs de logiciels libres décrochent. Le projet curl a fermé son programme de primes début 2026, après sept ans, son taux de rapports confirmés étant passé de 15 % à moins de 5 % sous le déluge de textes générés par IA.
Daniel Stenberg, qui le maintient, a ensuite fermé le guichet aux signalements du 1er juillet au 3 août. Bref, ce qui faisait tenir le système, c'est que fabriquer un faux rapport crédible demandait du temps à quelqu'un.
Source et visuel : The Register et JFROG
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Un chercheur en sécurité nommé Ian Carroll s'est amusé à lâcher Claude Opus sur la billetterie de Live Nation, afin d'y trouver des failles de sécurité, et l'IA lui a carrément écrit toute la chaîne d'exploitation sans aucune aide. Lui n'a eu qu'à le lancer...
Tout démarre avec une session de fuzzing sur l'API des terminaux, fgtapi.frontgatetickets.com. Carroll repère un truc... chaque endpoint qui contient le mot "device" réclame un paramètre deviceUID, et ce paramètre ne demande aucune authentification. Il colle un simple guillemet à la fin, la requête se met à ramer, et là, signe classique, le paramètre file direct dans une requête SQL sans le moindre échappement.
Une injection SQL bien à l'ancienne (si vous voulez voir à quoi ça ressemble, j'avais déjà décortiqué le principe il y a un bail).
Sauf qu'un WAF AWS est planté devant pour bloquer ce genre de payload. Et c'est là que Claude entre en scène. L'IA pige toute seule que le pare-feu n'inspecte que la couche extérieure de la requête, et qu'il suffit de planquer l'injection dans une sous-requête imbriquée pour passer sous le radar.
Ensuite elle se fabrique un oracle booléen aveugle qui fait que selon que la condition testée est vraie ou fausse, le serveur renvoie deux réponses différentes, "MC70-023" pour vrai, "Intellitix Upload" pour faux. Vous enchaînez ensuite les questions oui/non, et vous reconstituez la base entière, caractère par caractère.
Et la base, elle est bien garnie. Plus de 500 tables dans un ensemble baptisé fgs avec dedans les emails et mots de passe du personnel, ceux des clients, les tokens de reset, les tokens d'API et les jetons OAuth encore actifs. Avec ça, Carroll précise qu'il aurait pu émettre autant de billets gratuits qu'il voulait, pour n'importe quel événement.
Mais c'est une personne pleine de sagesse (et qui ne veut pas aller en prison) alors il ne l'a pas fait. Et surtout, il a tout remonté à Live Nation. Le lendemain où il les a contactés, la boîte confirmait le déploiement d'un correctif.
Ce qui est intéressant ici, c'est que le contournement du WAF par sous-requête, et la construction de l'oracle, tout ça a été proposé par Claude, et ne vient pas d'une demande du chercheur. On avait certes, déjà vu l'IA d'Anthropic dénicher des failles dans Firefox ou éplucher du code Apple II vieux de 40 ans mais là, c'est un sacré cran plus loin, je trouve.
Merci à Ian Carroll pour le writeup détaillé .
Source : CyberSecurityNews
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